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lundi 30 mai 2022

Mauvaise surprise sous la tente

 Les enfants me cassaient les pieds. Ils avaient passé le mercredi à la maison, et puis le jeudi, et je n'arrivais pas à travailler, et il y avait encore trois jours à tenir. Du coup, jeudi soir, j'ai vérifié que j'avais tout le nécessaire, j'ai acheté des billets de train à minuit et quelques, et vendredi matin, je suis partie pour Briare avec mon vélo, un peu de nourriture, quelques affaires. Une première : j'ai déjà fait quelques cyclorandonnées au cours des deux dernières années, mais pour la première fois, j'avais décidé de passer la nuit en camping !

J'ai pédalé sur une soixantaine de kilomètres, à un rythme tranquille, en admirant quelques églises et écluses sur le chemin, et je suis arrivée à Montargis, que j'ai parcourue à pied avant d'aller me poser au camping. Après avoir fait le tour trois fois (je fais partie de ces gens qui paniquent quand ils arrivent sur un parking vide) (dites-moi que je ne suis pas la seule !), j'ai choisi l'emplacement le plus isolé que j'ai pu trouver, j'ai soigneusement ôté tous les cailloux et bouts de bois, j'ai vérifié l'horizontalité du sol, j'ai étalé une bâche de protection, et enfin, j'ai monté ma tente toute neuve : une tente minuscule une fois repliée, achetée exprès pour ça. J'ai gonflé mon matelas, j'ai déballé mon sac de couchage, j'ai déplié mon oreiller, j'ai accroché une lampe de poche au plafond, et je me suis réjouie de ce petit nid que je m'étais préparé.


 Après une douche bien méritée, un dîner rapide, et un peu de lecture, je me suis glissée sous la toile et j'ai fait l'inventaire de ce qui allait ou méritait d'être amélioré pour la prochaine fois.
- Sac de couchage bien chaud. Tant mieux, car on prévoyait 8°C cette nuit-là.
- Oreiller confortable. Parfait : pour moi, c'est presque plus important que le matelas.
- Tente pas assez sombre : je vois les lumières du camping. Penser à me coudre un cache-yeux.
- Matelas vraiment trop étroit (si possible, en racheter un pour ne pas avoir soit les fesses, soit les genoux sur le sol glacial quand on plie les jambes). Par contre, épaisseur correcte, et tant mieux, car je sens quelque chose qui remue dessous...

HEIN ?

Y A QUELQUE CHOSE QUI GIGOTE SOUS MOI !!!

Je me rassois, horrifiée. Les mouvements sont trop importants pour que ce soit des insectes : je les sens à travers la bâche ET le sol de la tente ET le matelas. Un lézard ? Non, plus gros. Un serpent ? Je rallume, je scrute le sol. Rien. Je me rallonge. Ai-je rêvé ? Non, ça recommence ! ÇA BOUGE ! Et pas exactement au même endroit ! Puis-je me décaler ? Non, la tente est vraiment trop étroite. Qu'est-ce que je fais ? AH, ENCORE ! Comment voulez-vous que je dorme avec ça ? Qu'est-ce que je fais, je me lève et je remonte ma tente ailleurs ? Mais il est 23h passées, et ça caille, et il fait nuit noire...

Bref, j'ai passé la nuit sur une galerie de taupe (du moins, je suppose que c'était ça).

Autant vous dire que malgré l'oreiller confortable et le sac de couchage moelleux, j'ai assez mal dormi. C'est vraiment une sensation bizarre, de sentir quelque chose bouger sous votre dos (ou votre ventre, ou vos côtes). On a beau se dire rationnellement "Ce n'est pas grave, dormons, cette bestiole ne peut pas me toucher", le corps se met en alerte maximale à chaque nouveau mouvement perçu.

Heureusement, ça ne doit pas être si fréquent, car je n'ai jamais vécu ça alors que j'ai quand même dormi sous la tente un certain nombre de fois dans ma vie, et tous les campeurs réguliers à qui j'ai parlé de cette mésaventure m'ont dit que ça ne leur était jamais arrivé. N'empêche, je m'en souviendrai, de ma première nuit de cyclocampeuse...


PS : coût total des deux jours : 35 euros en tout. 20 € le TER à l'aller, 5 € le transilien depuis Souppes-sur-Loing au retour, 7 € le camping (forfait sans voiture), 3 € un sandwich acheté pour compléter les vivres apportées. Même en comptant l'amortissement du vélo et du matériel de camping, on peut difficilement imaginer un weekend moins cher. Je recommencerai – si possible sans taupe !


jeudi 28 octobre 2021

Cartes postales vénitiennes (2)

Dire que j'étais convaincue, quand j'ai décidé un peu en dernière minute de venir à Venise fin octobre, que j'allais pouvoir profiter de la ville sous la bruine, dans une atmosphère mélancolique, et que mes photos seraient toutes en nuances de gris.

Je regrette presque. Mais presque seulement, parce qu'il faut avouer que ça fait des jolies couleurs...
 

mercredi 27 octobre 2021

Cates postales

Comment est-ce possible de pouvoir dire sérieusement "Ça faisait trente ans que je n'étais pas venue ici" ?
Et pourtant, c'est le cas. Trente ans, bon sang ! Et plein de souvenirs, à la fois de l'atmosphère du lieu, et de l'amie qui m'accompagnait alors. Là j'ai profité de l'absence de mes gamins pour faire une escapade de 48h, toute seule, en coup de vent, mais j'espère que je reviendrai un jour ici avec elle. Je suis prête à l'attente trente ans de plus, s'il le faut!
 

dimanche 27 octobre 2019

Cartes postales de Londres

À Londres, en un peu moins de quatre jours, j'ai vu...

Des sculptures inattendues, parfois dans des lieux improbables




Un vélo entièrement en bois (je veux faire ça un jour)


Une œuvre d'art conceptuelle (si, si, sérieusement) sous la forme d'un distributeur à "cafthé"


Un dragon en légos très british


Un numéro de rue inhabituel


Un portrait d'Hermione crevée après un double cours d'arithmancie


Des touristes qui faisaient de l'alpinisme sur une sculpture géante


Une tasse comestible, en farine et flocons d'avoine, pour remplacer le plastique


Une féministe, Emmeline Pankhurst, l'une des rares statues de femmes à ne pas être une allégorie


Une indication sur la manière de faire la queue pour prendre le bus



Des panneaux contradictoires (à trois mètres l'un de l'autre) mettant à rude épreuve le sens de la discipline des Britanniques




Et puis deux comédies musicales, et puis un afternoon tea si copieux que je n'en suis pas venue à bout, et puis plein d'immeubles ultra-modernes à côté de très vieux bâtiments, et puis des canards se dandinant sous la pluie, et puis un arbre à chaussures, et puis des Pro-Brexit et des Pro-remain qui manifestaient avec des pancartes bien tranquillement à trois mètres les uns des autres, et puis une adorable boule à thé en argent en forme de théière (très très chère), et puis un livre imprimé bien avant Gutenberg (en Asie), et plein d'autres choses encore.

Et surtout, j'ai trouvé encore plein plein plein de trucs que j'avais envie de voir, du coup maintenant je me demande déjà quand est-ce que je vais pouvoir y retourner...

dimanche 2 juin 2019

Quelques jours au vert

Une maison idyllique...


Des promenades au milieu des paysages normands...


Un immense terrain pour faire du frisbee, des parties de cache-cache ou des goûters bucoliques...


La visite d'un superbe château (Vendeuvre)...



Des lectures au coin du feu quand les températures fraîchissaient...


Bref, un long weekend de rêve, qui ne m'a coûté que le prix de la location de voiture, grâce à un échange de maison. Quelques jours de pause pendant lesquels je n'ai même pas ouvert mon ordinateur ("Tu veux dire que tu prends des vraies vacances, cette fois ?" m'a demandé le Grand, estomaqué). Que des clichés : la douceur de la brise, l'odeur de l'herbe, le concert des oiseaux du matin au soir. A refaire absolument !








lundi 3 décembre 2018

Résumé des derniers épisodes...

... que vous avez manqués suite à une interruption des programmes pour des raisons indépendantes de notre volonté (mais c'était trop long, comme titre).

Donc, donc, donc.
En juillet, les enfants sont allés passer quelques jours en Espagne chez leur père pendant que je déménageais. Tout ce que j'ai su, c'est que "tout s'est bien passé". Ça me suffisait, remarquez bien.

A leur retour, ils ont eu moins de 48 heures pour faire la connaissance de notre nouvel appart parisien avant le départ vers les Alpes, chez ma mère. Nous avons fait des randonnées, avec en prime mon neveu Gnafron que je portais sur le dos (ce qui m'a rappelé des souvenirs). De tout l'été, la "douche" prise avec une bassine d'eau (glacée) dans une "cabine" en tissu ouverte sur la vallée, dans un refuge de haute montagne, après une montée éreintante, est peut-être mon moment préféré (en tous cas le plus dépaysant).

Ensuite, en août, nous avons passé une douzaine de jours à Berlin dans le cadre d'un échange d'appartement. Dans l'ensemble, c'était fort sympathique et intéressant. Nous avons révisé intensément l'histoire allemande, vu de bien jolies choses, et très mal mangé (on ne peut pas tout avoir).
Et puis nous avons terminé notre périple par la maison de famille où nous allons tous les ans, et où Darling nous a rejoints quelques jours. Des moustiques horriblement virulents, une chaleur écrasante, et trop de travail pour pouvoir faire des excursions : ce n'était pas, à mes yeux, la meilleure partie des vacances. Mais les enfants s'y plaisent toujours.

(Donc oui, mes mômes ont partagé leurs vacances entre la mer en Espagne, la montagne en France, la grande ville en Allemagne, et la campagne en Italie. Je pense qu'ils ont battu tous les records.) (Tout ça sans une seule nuit d'hôtel ou de location, en plus.)

Et puis ce fut le retour, et puis ce fut la rentrée dans une nouvelle école, en CP pour le Filou, en CE2 pour les Things, tandis que le Grand a fait connaissance avec le RER à l'heure de pointe, puisqu'il a choisi de continuer sa scolarité dans le lycée où il était l'an dernier. Une nouvelle traduction à commencer de toute urgence une fois la précédente enfin terminée, des meubles à monter, des placards et une cuisine à réorganiser, 130 cartons à déballer, et les immanquables formulaires scolaires à remplir et livres à couvrir, en plus des corvées ordinaires et du quartier à découvrir. Autant vous dire que je n'ai pas vraiment vu passer le mois de septembre.

Ni le mois d'octobre. Sauf les quatre jours d'escapade à Vienne avec une amie, pendant que les enfants étaient de nouveau chez leur père. L'occasion de découvrir que Vienne est une ville très, très belle, bourrée de monuments, de salles de concert et de pâtisseries, et de pas grand-chose d'autre. Ça me convient assez bien, remarquez. Surtout les pâtisseries. (Oui oui, les châteaux, et Klimt, et Egon Schiele, et Sissi, et la cathédrale impressionnante, et l'architecture incroyable de Hunderwasser, et les rues piétonnes, et la grande roue, et tout ça, mais quand même, mon meilleur souvenir restera ce Kaiserschmarren exquis pris dans un resto choisi au hasard.)

Après je suppose qu'en toute logique, il y a dû y avoir un mois de novembre, mais je n'en ai aucun souvenir. Ou alors très vagues. Rendez-vous orthoptiste, et banque, et instits, et kiné, et plombier qui ne répond pas aux relances, et livraison IKEA repoussée de semaine en semaine, et cours de natation le weekend pour les gamins, et coupures d'eau à répétition dans l'immeuble, et dossier de demande de tiers-temps à monter pour le Grand, et Filou malade encore et encore, et nouvelles lunettes pour Miss Thing One, et fiches de lectures urgente en plus de la trad en retard, et... oui bon en fait c'est peut-être aussi bien que je ne me souvienne pas de ce mois de novembre, finalement.

Mais, mais, mais. J'aime cet appart. J'aime ce quartier. J'aime ces enfants qui grandissent et sont de plus en plus autonomes. J'aime ma vie de mère célibataire. J'aime ma traduction en cours. J'aime mes projets de vacances. Alors même si parfois, c'est dur, et même si je ne dors jamais assez, et même si j'ai le plus grand mal à trouver quelques minutes de libre, ne serait-ce que pour bloguer (et ne parlons même pas de lire, ou d'écrire, ou de faire du sport, voire de sortir), j'essaie de ne pas perdre de vue l'essentiel : dans l'ensemble, en ce moment, je suis heureuse.
Cela mérite d'être dit, non ?


lundi 30 juillet 2018

Froid (si, si)

Oui, je sais, vous avez tous chaud, où que vous soyez. Mais nous, en arrivant le soir dans ce refuge à 2700m d'altitude, entre les plaques de neige, nous avons apprécié notre soupe réconfortante. Et le lendemain matin, quand l'orage a éclaté juste au moment où nous franchissions le col, nous nous sommes réjouis d'avoir emporté polaires et k-ways. Cela dit, personnellement, comme j'avais Gnafron dans le porte-bébé sur mon dos,  j'ai dû m'en passer, car il a fallu l'envelopper dedans pour qu'il cesse de chouiner. Il devait être suffisamment abrité, car il s'est endormi très vite, pendant que je me protégeais de mon mieux contre la grèle avec mon chapeau de soleil et que mes bras nus prenaient une jolie couleur carotte...

lundi 21 mai 2018

Weekend au vert

Et donc, l'intérêt des échanges de maison quand on voyage à cinq ou plus et qu'on veut s'offrir un weekend dépaysant sans devoir vendre un rein (ou un enfant)... Il faut vraiment que je vous fasse un dessin ?

Ah bon ?

Bon, mettons une photo, alors. Ou deux, ou trois.

Sympatoche, non ?

Allez, si, avouez...

Et je ne vous parle pas du jardin... Là, une toute petite fraction du terrain.
(Il y a trois enfants sur la photos, mais il faut bien chercher)

Voilà, c'était quelque part en Normandie, à la campagne. Nous n'avons pas beaucoup visité les environs (à part le minuscule village de Camembert et son musée du même nom). Il faut dire que la superbe maison et son immense terrain ne nous incitaient pas vraiment à aller chercher ailleurs. 48 heures seulement, mais l'impression d'avoir pris une semaine de vacances. Juste ce qu'il fallait pour affronter les semaines à venir, qui ne seront pas de tout repos. Avec ce commentaire de Miss Thing One, au retour : "J'aurais jamais cru que ce serait aussi super." A refaire absolument !

Et au retour, une halte au château des Andélys,
pour bien terminer le weekend !

dimanche 3 décembre 2017

Echange de maison

Cet été, j'ai passé deux semaines à Londres avec ma mère, ma soeur-ado, et les Things (pendant que Darling emmenait le Grand et le Filou à la mer). Je m'étais promis de vous raconter nos vacances, ce que je n'ai pas fait, et de vous envoyer des cartes postales virtuelles, ce que je n'ai pas pu faire. Mais surtout, je voulais vous raconter comment nous avions fait pour loger à Londres, à cinq, pendant 14 nuits, sans devoir braquer une banque ou vendre un enfant.

La réponse tient dans les trois mots du titre : échange de maison.

Si jamais certains d'entre vous ne connaissent pas le concept, c'est tout simple : vous allez loger chez une famille qui, en retour, vient loger chez vous, soit à la même date, soit en décalé dans le cas d'un échange non-simultané. C'est gratuit (sauf l'inscription au site), ça repose sur la confiance (les problèmes sont très rares, mais il y a une assurance), et c'est génial. Non seulement pour des raisons économiques (c'est LE frein aux vacances, surtout quand on a un certain nombre d'enfants et qu'on veut partir plus qu'un weekend : trouver un hôtel ou une location à un prix raisonnable pour cinq ou six est impossible), mais aussi parce que ça permet de vivre dans un endroit vivant, comme les autochtone, avec une cuisine (ce qui évite de se ruiner au restaurant ou de se contenter de sandwichs), avec des jouets (qui vous sauvent la vie quand vous avez des mômes), avec une machine à laver, des livres, des DVD, des vélos, etc., selon l'endroit où l'on tombe.

Mes parents avaient pratiqué quelques fois quand j'étais adolescente, et je me souviens en particulier de quinze jours dans une très belle maison au bord de la mer en Toscane ; par la suite, ma mère était aussi allée en Californie, à l'époque où Internet n'existait pas et où il fallait mettre une petite annonce dans un catalogue et contacter les gens par lettre ou téléphone. Je m'étais toujours promis d'en faire autant, mais malheureusement, Darling fait partie de ces gens qui ne supportent pas l'idée que des inconnus puissent fouiller dans leurs sous-vêtements ou lire leur correspondance de jeunesse (alors que, soyons clairs, non seulement les gens qui viennent en vacances dans votre région ont autre chose à faire qu'espionner votre vie intime, mais en plus, même s'ils tombent sur un sex-toy rigolo ou le journal intime où vous confiiez vos amours impossibles à quinze ans, on s'en fiche complètement, non ?).

Du coup, quand nous avons décidé d'aller à Londres, c'est ma mère qui a mis sa maison sur Homelink, et j'y ai ajouté la maison de ma grand-mère en Italie pour augmenter nos chances. Nous nous y sommes prises un peu tard (les gens commencent à proposer des échange environ six mois avant les vacances, or nous étions déjà au printemps), mais par miracle, après vingt ou trente tentatives vaines, nous avons trouvé une famille qui a accepté un échange non-simultané : ils étaient absents en août et voulaient bien nous céder leur maison si nous pouvions faire en sorte de libérer la nôtre pendant les vacances de Noël. Et voilà comment nous avons eu à notre disposition, pendant quinze jours, une maison dans une ruelle adorable et typiquement anglaise, avec quatre chambres, trois salles de bain, une grande cuisine, le tout près d'un très grand parc et pas loin d'une station de métro qui conduisait tout droit vers le centre de Londres.
Et franchement, ces vacances font parties des meilleures vacances que j'ai passées depuis la naissance des Things. Puisque, pour la première fois, nous avions le temps de profiter de Londres (alors qu'à chaque fois que j'y vais, c'est en coup de vent, justement pour des question de prix d'hôtel ou parce que je suis logée chez quelqu'un et que je ne veux pas abuser de son hospitalité), nous avons pu voir tout ce qui nous faisait envie, sans pour autant faire de stakhanovisme touristique.

J'ajouterai que ces échanges permettent aussi parfois de faire la connaissance de gens qui, par définition, sont ouverts d'esprit, curieux, et aiment voyager en découvrant la culture d'autres pays (plutôt qu'en se prélassant dans un club med aseptisé avec piscine et repas standardisés). J'ai même fini par recevoir des Danois chez qui je doute pouvoir aller moi-même, simplement parce qu'ils m'étaient sympathiques et que ma maison italienne était disponible aux dates demandées ; nous sommes arrivés là-bas quelques heures avant qu'ils repartent, et nous avons déjeuner ensemble dans une ambiance très détendue. De même, nous rencontrerons bientôt nos hôtes anglais à Noël, quand ils arriveront chez ma mère juste avant notre départ.

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça maintenant ? Parce que sur Homelink, les échanges de proposition concernant les prochaines vacances d'été sont en train de commencer. Et que je me suis dit qu'il fallait vraiment que j'en parle à ceux qui ne connaissent pas ou qui hésitent à sauter le pas. Les choix qui s'offrent à moi me donnent presque le tournis. Berlin ? Édimbourg ? Rome ? Bruges ? Aarhus ? Rennes ? Je ne pensais pas que j'aurai un jour l'occasion d'hésiter entre toutes ces destinations en ne m'inquiétant que du prix du transport... Vivement les prochaines vacances, où qu'elles soient !



PS: Homelink n'est pas le seul site qui propose ce genre de choses, mais après une rapide étude de marché, c'est celui qui nous a le plus convaincu, et c'était déjà l'organisation par laquelle passaient mes parents autrefois. Il va sans dire que ce billet est spontané et absolument pas sponsorisé !  

PS du 04-12 : pour ceux qui hésitent, on peut faire une inscription temporaire d'un mois gratuitement avant de s'inscrire pour de bon.

mardi 25 juillet 2017

Cartes postales de la Drôme

Mon appareil photo est tombé en panne juste avant les vacances (sinon c'est pas drôle). Il n'est toujours pas réparé. Du coup mes photos ont été faites avec un téléphone tout bête. J'en ai pris assez peu, et elles sont très mauvaises. Je n'en ai même pas une seule potable du camping. M'enfin, pour ce que ça vaut, en voilà quelques-unes...

Une rando-canyoning pour les deux frangins.

La mascotte du camping portait un aimant à son collier. Je voudrais bien
savoir pourquoi. J'aurais dû le filmer quand il est resté collé à la boîte
de thon qu'il venait de lécher : j'aurais fait un tabac sur YouTube.
Avec le couteau, c'était pas mal non plus...

Une rando de montagne très sympa...

... qui s'achevait sur une grotte immense, impressionnante !

Le village le plus proche était joli. Tout petit et désertique, mais joli.

Mais pour les gamins, le mieux (à part la piscine),
c'était tout de même les rivières !
Demain, l'Italie. Changement de décor !

samedi 22 juillet 2017

Camping : rapide bilan

J'ai survécu au camping en famille. Aucun enfant ne s'est noyé ou perdu, les autres campeurs ne nous ont pas expulsés au bout de deux jours, et je n'ai pas assassiné Darling quand il me demandait pour le troisième soir de suite où était l'éponge. Donc j'estime que tout va bien, non ? A part le coup de soleil de Mr Thing Two, les trois petits terrorisés par un chaton qui devait peser 800 grammes, la tique sous mon aisselle, les problèmes féminins (non, je ne donnerai pas de détail) (disons seulement que j'ai connu situation plus agréable que me retrouver assise sur le trône, avec une porte et plusieurs personnes entre moi et le lavabo le plus proche, une coupe menstruelle sanguinolente à la main, le papier toilette oublié dans la tente, et un pantalon magnifiquement taché à l'entrejambe) (sans parler du matin où... non, j'arrête), le piquet de tente détruit par Mr Thing Two et le Filou, l'orage diluvien du dernier après-midi qui a trempé l'extérieur des tentes (histoire qu'elles soient encore mouillées au moment du repliage) et l'intérieur de l'une d'elles, et le fait que même les vacances les plus basiques ne sont pas économiques à six, je le répète, tout s'est bien passé. Si.

Les deux choses qui m'ont manqué le plus : une assise avec un dossier (faute de place dans la voiture pleine comme un oeuf, nous n'avons pu emporter ni table ni chaises), et puis ma couette. "Oh la la, il fait chaud, dans la Drôme", m'avait-on dit avec commisération quand j'avais annoncé notre destination. Personne ne m'avait avertie qu'à 500m d'altitude, même dans la Drôme, même en juillet, à 2h du matin, sous la tente, on GÈLE. Je n'avais pas eu aussi froid la nuit depuis mon voyage en Grèce il y a vingt ans.

Mais il y a eu plein de bons moments et, j'espère, des bons souvenirs pour les enfants. Quelques cartes postales demain. Pour l'instant, je vais profiter du fait d'avoir de nouveau un vrai lit à disposition, et surtout une couette. Je tombe de fatigue, va savoir pourquoi !

vendredi 30 juin 2017

Gand (Gent)

Un château, un canal, des fleurs, un ciel bleu pendant quelques minutes. Gent (Belgique), avant-dernière étape de notre voyage. Nous en aurons vu, des belles villes et des beaux paysages, en une semaine...

mercredi 28 juin 2017

Avec la mer du Nord comme dernier terrain vague...

Ce matin, j'ai quitté le groupe et je suis partie toute seule avec mon vélo. Une piste cyclable courait sur les dunes en direction de la plus grande digue des Pays-Bas (du monde ?). Marais, roseaux, lacs, champs, moutons. Le ciel était gris, comme il se doit. Tout en pédalant avec acharnement contre un méchant vent contraire, je n'entendais que le bruit des vagues, les cris des mouettes, le sifflement du vent. Et au bout, la mer du Nord. Il est certains paysages qui méritent qu'on les découvre dans la solitude.

mardi 27 juin 2017

Moulins

Ce n'est pas seulement une légende. En plus des moulins que l'on voit encore à l'entrée de chaque ville et qui servaient tout bêtement à faire de la farine, il y a ceux qui pompaient l'eau pour que les champs ne soient pas noyés. Mais pas trop non plus, sinon la terre se ratatinait comme une éponge desséchée, s'affaissait... et donc devenait encore plus inondable.
De nos jours, ce ne sont plus les moulins qui pompent, mais la problématique est la même.
Aujourd'hui, pour faire une pause entre deux dizaines de kilomètres (59 en tout), nous avons visité un musée sur l'inondation terrible de 1953. Depuis, je me dis que même si c'est très joli et très fleuri et surtout très cyclable, ici, je préfère passer mes vacances aux Pays-Bas qu'y habiter...

lundi 26 juin 2017

Incroyables jardins

Pour les vélos, je savais. Mais j'ai découvert le deuxième hobby national des Pays-Bas : le jardinage. Je n'ai jamais vu autant de fleurs en quelques heures. Tous les jardins ressemblent à des décors de cinéma. J'ai l'impression de voyager à travers une immense carte postale. Je n'arrête pas de chercher la vraie vie, en vain...
(Vous remarquerez le toit de chaume)

dimanche 25 juin 2017

Départ d'Amsterdam

C'est un voyage à vélo, comme je l'ai dit, mais notre hôtel nous suit. Un hôtel mobile : une péniche. Nous sommes donc sorti de la ville par les canaux, en faisant ouvrir une quinzaine de ponts sur notre passage, avant de monter enfin sur nos bicyclettes pour une première balade de 20 kilomètres environ. Et puis dîner et nuit à bord. Ma première nuit sur un bateau.
Sur les 24 personnes du groupe, je suis la seule Française, la seule à ne pas être venue en couple, en famille ou entre amis, et à vue de nez, la plus jeune. Et aussi la seule à avoir attrapé un coup de soleil après avoir roulé sous les nuages gris et la pluie avec un énorme chapeau de soleil (si, si), mais qu'importe ! Cela n'entamera pas ma bonne humeur...

samedi 24 juin 2017

Les hauteurs d'Amsterdam

Quand j'ai fait des études comparatives avant d'acheter mon triporteur hollandais, je me souviens avoir été frappée par un argument qui revenait souvent : "Ce vélo-cargo est si maniable que, même sans assistance électrique, vous franchirez les ponts facilement !"
Ce qui me laissait totalement perplexe. Pourquoi diable aurait-on besoin d'une assistance électrique pour franchir un pont ?
Maintenant, je sais. Les ponts, pour les Hollandais, c'est Montmartre, c'est la Croix-Rousse, c'est l'Everest !