La vie d'une traductrice, mère célibataire de famille nombreuse
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samedi 25 février 2017
Jardinage radical
Ah, chic ! me dis-je en passant devant l'endroit où, il y a trois ans, j'ai balancé n'importe comment une boîte de bulbes que j'ai vaguement recouverts de terre. Ça repousse encore ! Décidément, c'est increvable, ces machins-là. Heureusement, d'ailleurs, parce que vu le temps que je consacre au jardinage, si je veux avoir quelques fleurs, il faut vraiment qu'elles se débrouillent toutes seules et qu'elles résistent à tout. Ce qui semble être le cas de celles-ci.
Mais au fait, j'avais balancé deux boîtes de bulbes, à deux endroits différents. Pourquoi les autres fleurs ne pointent-elles pas encore leur feuilles et leurs bourgeons ?
Réponse : parce qu'en fait, les bulbes, ça ne résiste pas vraiment à tout. Les velléités de jardinage des enfants ne font pas toujours le bonheur des végétaux...
mardi 16 juin 2015
Arbre à salade
J'ai un potager. D'un mètre carré seulement : manque de place. N'empêche que ça m'amuse beaucoup. Je fais des expériences. Parisienne incapable jusqu'ici de distinguer un plant de tomates d'un géranium, j'essaie d'apprendre à jardiner. Je découvre que déverser l'intégralité d'un sachet de graines de carottes sur un lopin grand comme un mouchoir de poche, ce n'est pas une bonne idée. Qu'au bout d'un moment, la roquette oubliée en place finit par fleurir. Et qu'il ne faut pas laisser pousser la salade trop longtemps dans l'espoir qu'elle deviendra plus grosse.
Sans rire, vous saviez que ça existait, vous, des arbres à salade ?
Sans rire, vous saviez que ça existait, vous, des arbres à salade ?
vendredi 28 novembre 2014
Angoisse au jardin
Ce matin, un monsieur qui me donne parfois un petit coup de main avec les travaux de jardinage vient arracher un buisson mal placé. Je l'accompagne dans le jardin derrière la maison, et une fois là, je m'arrête net, horrifiée, en découvrant mon beau figuier complètement déplumé, alors qu'il était parfaitement bien portant hier encore. Je glapis :
— Oh la la, qu'est-ce qui est arrivé à mon figuier pour qu'il perde toutes ses feuilles comme ça ? Il y a eu une tempête ? Un gamin a essayé de grimper dessus ? Il est malade ? C'est grave, vous croyez ? Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
Le monsieur me regarde, un peu étonné :
— Ben, heu... C'est l'automne...
— Oh la la, qu'est-ce qui est arrivé à mon figuier pour qu'il perde toutes ses feuilles comme ça ? Il y a eu une tempête ? Un gamin a essayé de grimper dessus ? Il est malade ? C'est grave, vous croyez ? Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
Le monsieur me regarde, un peu étonné :
— Ben, heu... C'est l'automne...
lundi 22 septembre 2014
Mes arbres fruitiers
Quand nous avons pendu la crémaillère, des amis nous ont offert des arbres fruitiers, à ma grande joie. Un figuier, tout d'abord. On m'avait dit "attention, ça pousse vite, un figuier". C'est vrai.
En mars :
Comme vous pouvez le constater, nous l'avions entouré de grosses pierres pour que les enfants ne décapitent pas par inadvertance ses trois malheureuses branches de quinze centimètres de long.
Six mois plus tard, il y a peu de chances qu'on marche dessus sans le voir :
Nous avons aussi eu un pommier. Lui aussi a pris quelques centimètres, même si c'est moins spectaculaire, parce qu'il mesurait déjà un mètre de haut. Mais surtout, en revenant de vacances, j'y ai trouvé ça :
Il y en a trois. Une demi-pomme chacun. Elles sont belles, hein ? Et elles ont l'air si bonnes ! Je rêve déjà aux tartes et aux compotes que je ferai dans quelques années.
Maintenant, je n'ai plus qu'un seul désir (concernant les arbres fruitiers, comprenons-nous bien) : un cerisier. J'ai vérifié s'il y en avait d'autres dans le quartier, puisque la plupart ne sont pas auto-fertiles ; c'est le cas. Ne reste plus qu'à trouver un emplacement. Hélas, mon jardin n'est pas grand. En gros, la seule possibilité, c'est au beau milieu de la pelouse. Est-ce que ce serait vraiment très méchant de ma part de priver les enfants de jeux de ballons ad vitam aeternam en échange de quelques cerises chaque année ?
En mars :
Six mois plus tard, il y a peu de chances qu'on marche dessus sans le voir :
Nous avons aussi eu un pommier. Lui aussi a pris quelques centimètres, même si c'est moins spectaculaire, parce qu'il mesurait déjà un mètre de haut. Mais surtout, en revenant de vacances, j'y ai trouvé ça :
Il y en a trois. Une demi-pomme chacun. Elles sont belles, hein ? Et elles ont l'air si bonnes ! Je rêve déjà aux tartes et aux compotes que je ferai dans quelques années.
Maintenant, je n'ai plus qu'un seul désir (concernant les arbres fruitiers, comprenons-nous bien) : un cerisier. J'ai vérifié s'il y en avait d'autres dans le quartier, puisque la plupart ne sont pas auto-fertiles ; c'est le cas. Ne reste plus qu'à trouver un emplacement. Hélas, mon jardin n'est pas grand. En gros, la seule possibilité, c'est au beau milieu de la pelouse. Est-ce que ce serait vraiment très méchant de ma part de priver les enfants de jeux de ballons ad vitam aeternam en échange de quelques cerises chaque année ?
lundi 17 mars 2014
Premier printemps au jardin (et fête des deux printemps du Filou)
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| Tiens, j'avais planté des jonquilles ? |
Il faut dire que c'est un gros chantier. Pour des raisons évidentes, au moment où nous avons vraiment commencé à nous installer, à la rentrée, nous avons privilégié l'intérieur de la maison. Et le jardin, qui était en friche depuis presque deux ans, l'est resté, malgré quelques velléités de ma part et quelques efforts ponctuels de certains proches. Du coup, il y avait fort à faire. Et en effet, j'ai fait fort. Depuis deux semaines, j'ai :
- semé de la pelouse là où celle de l'année dernière n'avait pas pris, en ratissant et arrosant, cette fois ;
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| Dix jours plus tôt : la jungle. |
- arraché le lierre qui couvrait un énorme mur, ce qui nous a donné l'impression que la surface du terrain avait doublé ;
- ratissé des montagnes de feuilles mortes ;
- taillé des arbres, des arbustes, des buissons, pour libérer le passage ;
- planté quelques herbes aromatiques ;
- protégé des fleurs naissantes, issues de bulbes que j'avais mis en terre très tard et n'importe comment (au passage, applaudissons leur opiniatreté), par des petites barrières de buches ou des murets de pierres, pour que les gamins cessent de les piétiner ;
- entassé le bois coupé qui traînait partout le long du mur, en attendant d'avoir une cheminée en état de marche ;
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| Un cognassier du japon (paraît-il) |
- tondu avec ma belle tondeuse manuelle l'herbe que j'avais totalement ignorée depuis juin dernier ;
- broyé des dizaines de kilos de branches avec un broyeur à végétaux flambant neuf, et rempli mon composteur à ras bord...
Et l'autre jour, je me suis rendu compte que le miracle avait eu lieu, et que tout à coup, grâce aux efforts combinés de mes petits bras musclés et de la nature, la jungle était redevenue jardin.
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| Le forsythia (merci le correcteur orthographique) |
jeudi 9 mai 2013
Marronnier
Il était temps de désherber le gravier de ma nouvelle maison, on dirait.
Qui veut un marronnier pour son jardin ?
Qui veut un marronnier pour son jardin ?
dimanche 28 avril 2013
Je peux le faire !
Moi, ce matin, avec ma toute nouvelle tondeuse manuelle.
Surprise : elle marche très bien, même avec un réglage assez bas, et même dans les coins du jardin où il y a de l'herbe (on peut douter qu'il y en ait en voyant la photo, mais si si, croyez-moi, il y en a) (pas au point d'installer le bac de ramassage, mais ça pourrait venir)
Franchement, je l'adore déjà. Pas de bruit, on peut tondre à deux heures du matin sans problème ; pas trop fatiguant, et même nettement moins que lorsque je poussais la poussette double de 15 kilos avec 30 kilos de gamins dedans ; parfaitement écolo, et efficace... Et dire qu'il y a quelques mois, je m'en faisais toute une montagne !
Allez, prochaine étape, je ramone la cheminée.
mercredi 17 avril 2013
Tondeuse
Et donc, une tondeuse. Parce que si jamais mon semis simplifié donne des résultats, il va bien falloir se décider à tondre, à un moment ou à un autre.
Sauf que la tondeuse, c'est un peu le cauchemar des zécolos. D'abord, ça fait un boucan épouvantable, et ça sent mauvais. Dans le genre "j'ai acheté une maison avec un jardin parce que j'aime la nature", on fait mieux. Ensuite, c'est un engin avec un moteur, qui tombe forcément en panne, qui doit être entretenu, qui finit par être balancé à la poubelle. Dans la catégorie "réduisons les déchets et les tracas", on fait mieux aussi. Enfin, et surtout, ça pollue atrocement : une heure de tonte équivaudrait à un trajet en voiture de 150 à 550 kilomètres selon les modèles ! Dans la série "je suis contre les voitures parce que ça esquinte la planète", on fait difficilement pire.
C'est alors que quelqu'un m'a annoncé qu'il existait des tondeuses électriques, pour les petits terrains. Et cette idée m'a beaucoup plu. Pas d'essence à acheter, pas de moteur encrassé, pas de panne de carburateur, pas d'odeur nauséabonde : excellent ! J'étais déjà convaincue quand mon interlocuteur a ajouté que le seul défaut de ces modèles, c'était qu'il fallait faire attention à ne pas couper le fil en passant dessus ; quant à lui, ça lui était déjà arrivé deux fois. Est-ce que je me sentais assez adroite et prudente pour... ?
Non.
Cependant, s'il existe des tondeuses électriques, ai-je pensé par la suite, il doit y avoir des tondeuses électriques avec une batterie, non ? Les avantages sans les inconvénients ?
Vérification faite, il y en a. Pas beaucoup. Pas très puissantes. Avec des batteries qui se déchargent assez vite. Et de plus en plus vite, même, au fur et à mesure qu'elles s'usent, comme toutes les batteries. Jusqu'au moment où il faut changer la batterie, et où en fait, on finit par changer de portable ou de tondeuse parce que ça coûte moins cher que faire remplacer la batterie, parce qu'il faut trouver les pièces détachées, et puis il y a le coût de la main d’œuvre, et puis c'est compliqué parce que ce modèle-là on ne le fait plus, et puis franchement, Madame, pourquoi voulez-vous changer la batterie alors que pour le même prix, vous pouvez avoir un modèle tout neuf qui fait aussi broyeur à végétaux et confiturier ?
Bon, alors quoi, un mouton ?
Heureusement, avant d'en arriver là, j'ai trouvé une solution à mon problème. Attention, je vous préviens, j'ai découvert le fil à couper le beurre. Ce qui n'est pas si ridicule de la part de quelqu'un qui n'a jamais eu de beurre – je veux dire de pelouse.
La solution, donc, c'est une tondeuse manuelle. Un truc sans moteur, qui fonctionne à la sueur de mon front (ou de celui de Darling) (on peut toujours rêver). Avec des lames hélicoïdales, qui coupent l'herbe comme des ciseaux au lieu de la décapiter, même que c'est l'idéal pour du gazon anglais, paraît-il, ce qui est un peu loin de mes préoccupations actuelles, mais sait-on jamais. C'est magique : on pousse, et les lames tournent, et clac clac les brins d'herbe. S'ils ne sont pas trop hauts. Ou trop mouillés. Ou trop durs. Oui, bon, ce n'est pas parfait, mais les autres non plus, d'abord.
Naturellement, toujours dans l'idée d'investir une bonne fois pour toutes, j'ai opté pour la Rolls des tondeuses manuelles, d'origine allemande (évidemment), avec des tas de qualités que j'ai rien pigé mais j'y crois dur comme fer : la Fiskars Momentum. Jolie, solide, pratique, elle a tout pour plaire, paraît-il. Je suis tellement contente de mon choix que j'ai hâte qu'elle arrive, et même hâte de devoir tondre !
Ma mère, à qui j'expose mes cas de conscience et à qui je décris, toute fière, la solution que j'ai trouvée :
— Oh, c'était pas la peine de te dépêcher comme ça, elle ne poussera jamais, ta pelouse semée n'importe comment. Tu ferais mieux de commencer par ôter les quelques centaines de chardons qui envahissent ton jardin avant que les gamins marchent dessus en nu-pieds...
Sauf que la tondeuse, c'est un peu le cauchemar des zécolos. D'abord, ça fait un boucan épouvantable, et ça sent mauvais. Dans le genre "j'ai acheté une maison avec un jardin parce que j'aime la nature", on fait mieux. Ensuite, c'est un engin avec un moteur, qui tombe forcément en panne, qui doit être entretenu, qui finit par être balancé à la poubelle. Dans la catégorie "réduisons les déchets et les tracas", on fait mieux aussi. Enfin, et surtout, ça pollue atrocement : une heure de tonte équivaudrait à un trajet en voiture de 150 à 550 kilomètres selon les modèles ! Dans la série "je suis contre les voitures parce que ça esquinte la planète", on fait difficilement pire.
C'est alors que quelqu'un m'a annoncé qu'il existait des tondeuses électriques, pour les petits terrains. Et cette idée m'a beaucoup plu. Pas d'essence à acheter, pas de moteur encrassé, pas de panne de carburateur, pas d'odeur nauséabonde : excellent ! J'étais déjà convaincue quand mon interlocuteur a ajouté que le seul défaut de ces modèles, c'était qu'il fallait faire attention à ne pas couper le fil en passant dessus ; quant à lui, ça lui était déjà arrivé deux fois. Est-ce que je me sentais assez adroite et prudente pour... ?
Non.
Cependant, s'il existe des tondeuses électriques, ai-je pensé par la suite, il doit y avoir des tondeuses électriques avec une batterie, non ? Les avantages sans les inconvénients ?
Vérification faite, il y en a. Pas beaucoup. Pas très puissantes. Avec des batteries qui se déchargent assez vite. Et de plus en plus vite, même, au fur et à mesure qu'elles s'usent, comme toutes les batteries. Jusqu'au moment où il faut changer la batterie, et où en fait, on finit par changer de portable ou de tondeuse parce que ça coûte moins cher que faire remplacer la batterie, parce qu'il faut trouver les pièces détachées, et puis il y a le coût de la main d’œuvre, et puis c'est compliqué parce que ce modèle-là on ne le fait plus, et puis franchement, Madame, pourquoi voulez-vous changer la batterie alors que pour le même prix, vous pouvez avoir un modèle tout neuf qui fait aussi broyeur à végétaux et confiturier ?
Bon, alors quoi, un mouton ?
Heureusement, avant d'en arriver là, j'ai trouvé une solution à mon problème. Attention, je vous préviens, j'ai découvert le fil à couper le beurre. Ce qui n'est pas si ridicule de la part de quelqu'un qui n'a jamais eu de beurre – je veux dire de pelouse.La solution, donc, c'est une tondeuse manuelle. Un truc sans moteur, qui fonctionne à la sueur de mon front (ou de celui de Darling) (on peut toujours rêver). Avec des lames hélicoïdales, qui coupent l'herbe comme des ciseaux au lieu de la décapiter, même que c'est l'idéal pour du gazon anglais, paraît-il, ce qui est un peu loin de mes préoccupations actuelles, mais sait-on jamais. C'est magique : on pousse, et les lames tournent, et clac clac les brins d'herbe. S'ils ne sont pas trop hauts. Ou trop mouillés. Ou trop durs. Oui, bon, ce n'est pas parfait, mais les autres non plus, d'abord.
Naturellement, toujours dans l'idée d'investir une bonne fois pour toutes, j'ai opté pour la Rolls des tondeuses manuelles, d'origine allemande (évidemment), avec des tas de qualités que j'ai rien pigé mais j'y crois dur comme fer : la Fiskars Momentum. Jolie, solide, pratique, elle a tout pour plaire, paraît-il. Je suis tellement contente de mon choix que j'ai hâte qu'elle arrive, et même hâte de devoir tondre !
Ma mère, à qui j'expose mes cas de conscience et à qui je décris, toute fière, la solution que j'ai trouvée :
— Oh, c'était pas la peine de te dépêcher comme ça, elle ne poussera jamais, ta pelouse semée n'importe comment. Tu ferais mieux de commencer par ôter les quelques centaines de chardons qui envahissent ton jardin avant que les gamins marchent dessus en nu-pieds...
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