lundi 3 septembre 2018

Les animaux sont nos amis (quoique...)

Quel est l'animal le plus détesté par tous les parents même en temps ordinaire, mais particulièrement une veille de rentrée?
Réponse : le poux.
(Soupir)
(Ça faisait longtemps, tiens)
(Merci la copine de Miss Thing One invitée il y a trois jours)
(Allez, pas grave, j'ai survécu à pire)
Bonne reprise à tous ceux qui reprennent, et pleins de bises aux instits qui m'ont bien manqué ces dernières semaines!

lundi 30 juillet 2018

Froid (si, si)

Oui, je sais, vous avez tous chaud, où que vous soyez. Mais nous, en arrivant le soir dans ce refuge à 2700m d'altitude, entre les plaques de neige, nous avons apprécié notre soupe réconfortante. Et le lendemain matin, quand l'orage a éclaté juste au moment où nous franchissions le col, nous nous sommes réjouis d'avoir emporté polaires et k-ways. Cela dit, personnellement, comme j'avais Gnafron dans le porte-bébé sur mon dos,  j'ai dû m'en passer, car il a fallu l'envelopper dedans pour qu'il cesse de chouiner. Il devait être suffisamment abrité, car il s'est endormi très vite, pendant que je me protégeais de mon mieux contre la grèle avec mon chapeau de soleil et que mes bras nus prenaient une jolie couleur carotte...

vendredi 27 juillet 2018

Aventurier nocturne

Dormir avec Gnafron, c'est aussi se réveiller plusieurs fois par nuit pour le remettre dans un position convenable, avec de préférence la couette sur le corps plutôt que sur la tête. Peine perdue, d'ailleurs, car il ne tardera pas à essayer une autre position encore plus acrobatique que la précédente, par exemple avec la tête hors du lit, coincée entre la table de chevet et le radiateur. Mais peut-être ai-je tort d'intervenir. Qui suis-je pour nier à cet enfant le droit d'imiter Fifi Brindacier - ou sa mère, d'ailleurs, que je retrouvais parfois dans les positions les plus incongrues (par exemple SOUS le lit) quand elle avait cet âge-là et moi 10 ou 11 ans, alors que nous partagions notre chambre pour cause de vacances?  L'histoire se répète...

lundi 23 juillet 2018

Automatismes

Départ stressant, surtout quand le Grand est enfin sorti de son lit au moment où je disais aux trois autres de mettre leurs chaussures et qu'il m'a dit qu'il ne trouvait pas ses t-shirts alors que j'avais déjà les valises à la main.
Voyage en train fatigant, car si le Grand comatait (naturellement) et si les trois autres nauséaient, le petit Gnafron, lui, était en pleine forme.
Mais le moment vraiment épique, c'est quand, une fois la voiture de location obtenue et les cinq mômes enfin installés dedans, je me suis assise derrière le volant et je me suis rendu compte... que je ne savais pas conduire cette bagnole. Je ne savais même pas comment démarrer. C'était une boîte automatique, et je n'avais jamais rien eu de tel entre les mains...
(Par bonheur, je me suis rappelé que j'avais un oncle qui avait une voiture semblable)
("Allô, Tonton ? Dis-moi, j'ai un petit problème : je viens de louer une voiture, mais le moteur ne s'allume pas, et il y a des lettres à la place des chiffres sur le levier de vitesses... Tu peux me donner un petit cours de conduite express et à distance ?)
(Finalement, une fois que j'ai réussi à démarrer et à rassurer le Grand, tout s'est bien passé)
(Je sens qu'après avoir lu ce billet, ma soeur va commencer à regretter de m'avoir confié son bambin...)

dimanche 22 juillet 2018

Émulation

"Ouh ! C'est dur !" dit mon neveu, Gnafron, 2 ans et demi, en essayant  de suivre ses cousins et sa cousine.
C'est dans ce genre de cas que je me rends compte à quel point les miens ont grandi...


PS: A côté de la toile d'araignée, il y avait un poteau. Je mets Mr Thing Two au défi de grimper jusqu'en haut. Il le fait sans trop de difficulté : ce gamin a des muscles en acier. Miss Thing One tente à son tour, et bien sûr, elle n'y arrive pas. Elle recommence. Encore. Encore. S'acharne. Échoue. Tente une autre technique. Encore. Insiste. Les autres changent de jeux, s'éparpillent. Elle s'obstine, même si elle est de plus en plus fatiguée et glissante de sueur. 25 minutes plus tard, je sonne le départ. Et là, avec l'énergie du désespoir, elle s'agrippe, monte, monte... et arrive en haut. J'étais SCIÉE. Une telle persévérance, si jeune, ça vaut toutes les facilités innées du monde. Bravo ma championne !

vendredi 20 juillet 2018

La nouvelle chambre du Grand

Aujourd'hui, retour des enfants qui étaient chez leur père depuis juste avant le déménagement. Ça fait une semaine que nous (moi, mais aussi ma mère, mon ami-bricoleur, et même un invité de passage) trimons pour rendre l'appart aussi présentable que possible, en particulier la chambre du Grand, histoire de faire passer la pilule. Il a une chambre neuve du sol au plafond, un lit double, une carte du monde géante sur tout un mur (une idée dont je suis très fière), et sa collection de Picsou a été soigneusement rangée sur l'étagère.
- Alors, ça te plaît ?
- Mouais, ça va.
Sur quoi il s'est jeté sur son nouveau lit et a réclamé le code wifi.
Il y a des choses qui ne changent pas.
("Sale gosse", a commenté ma mère par texto)

jeudi 19 juillet 2018

Couloir hanté

— Quand j'aurai fini la chambre de la miss, j'attaquerai le couloir hanté, m'annonce l'homme qui me refait la peinture de l'appart.
Je suis ahurie. Comment connaît-il l'existence de Gus, notre fantôme maison, celui qui nous suit à chaque déménagement et qui fait grincer des portes, déplace facétieusement des objets, et se nourrit sans doute de chaussettes dépareillées ? Aurait-il déjà eu affaire à lui ?
— Tu as croisé un revenant dans le couloir ?
Il me regarde avec perplexité pendant quelques secondes, puis il comprend et s'exclame :
— Je parle du couloir en T, en forme de lettre T !
Ah, d'accord. Dommage, c'est moins drôle...