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vendredi 12 février 2021

Un gel douche innovant (ou pas)

 En faisant mes courses et en cherchant des savons (ça fait des années que nous utilisons savons et shampoing en pain, pour réduire les emballages plastique), je suis tombée sur ça :

Résultat de recherche d'images pour "unbottled gel douche" 

Oui oui, c'est un gel douche, c'est à-dire un savon liquide.

Mais solide.

On n'arrête pas le progrès.

jeudi 17 décembre 2020

Piscine incongrue

 Réponse à la devinette : cette jeune femme avec une fleur dans les cheveux est apparemment en train de se baigner...

... dans des toilettes.



Ce que je voudrais bien savoir, c'est QUI a eu ce coup de génie marketing.

"Alors, on cherche une image pour décorer les cartons de nos sièges de toilettes. On a conçu une lunette bien solide et un abattant qui se referme en silence. Ça vous évoque quoi ? Pardon ? Une fille glamour au regard aguicheur ? Oui, génial, adopté !"

Et visiblement, personne n'a songé que les clients s'imagineraient immédiatement qu'elle est en train de se baigner dans la cuvette. Et pourtant, une des premières images que j'ai trouvée quand j'ai tapé le nom de la marque, c'est celle-ci :

Ça donne envie, non ?




mardi 15 décembre 2020

Devinette

D'après la magnifique photo qui orne la boîte, parviendrez-vous à trouver quel objet à 59 euros j'ai acheté aujourd'hui? 

(Je parie que non.)
 
(Je vous laisse chercher 24h ou 48h et ensuite je mettrai la réponse ci-dessous)
 
 

vendredi 6 novembre 2020

Taie-xagère

Question du vendredi soir (au moment où on range le linge propre, où on pousse un grand cri de rage parce que ça ne tient pas dans le placard, et où on décide tout à coup, comme ça, juste à l'heure de préparer le dîner, que ce n'est PLUS possible, ce qui fait qu'on balance tout par terre et qu'on commence à trier les draps au lieu de faire chauffer l'eau des pâtes) :

 

Est-ce bien raisonnable d'avoir 58 (cinquante-huit) taies d'oreillers chez soi, sans compter les sous-taies ?


Moi qui cherchais des tissus pour faire des masques, je crois que j'ai trouvé...

vendredi 7 juin 2019

Sèche-linge et calculs

Le Grand me découvre en train de larmoyer dans la salle de bain.
— Ben qu'est-ce qui t'arrive, maman ?
— Le sèche-linge est cassé ! Bouaaaaaaahhhhh !
— On peut peut-être le faire réparer ?
— Ça m'étonnerait. Il n'est pas en panne, il est cassé, littéralement. Regarde.
Il observe le trou dans le tambour, le gros morceau de métal qui dépasse dans un coin, et admet qu'en effet, ça n'a pas l'air facilement réparable.
— Et alors, qu'est-ce que tu vas faire ?
— Je ne sais pas... j'hésite. Ce n'est pas très écologique, même si j'ai vu qu'on en fait maintenant qui ont une pompe à chaleur et qui consomment beaucoup moins... Et puis c'est cher. Environ 500 euros pour un bon modèle. Mais je n'ai vraiment pas la place d'étendre le linge quelque part dans la maison. Sans même parler du temps !
— Ça prend combien de temps, d'étendre le linge ?
— 10 kilos de linge à chaque fois, avec tous les sous-vêtements et les petits t-shirts et tout... Mettons vingt minutes ?
— Et il a quel âge, celui-ci ?
— Neuf ans et quelques. Je l'ai acheté à la naissance des jumeaux.
— Et il tourne combien de fois par semaine ?
— En temps normal, environ cinq fois... Si on prend en compte les vacances, mettons trois ou quatre fois par semaine ?
— Donc un peu plus de 150 fois par an, donc environ 1500 fois depuis qu'on l'a ?

Ah oui, soit largement 3000 heures en tout. Je ne peux pas trop lui en vouloir d'avoir fini par exploser, dis donc.
Le Grand continue :

— Et alors, 1500 fois vingt minutes...
— Vu que vingt minutes, c'est un tiers d'une heure, tu peux diviser 1500 par trois, ce sera plus simple.
— Ah oui. Donc il t'a fait gagner 500 heures en tout ?
— ....
— ....
— OK, je vais en commander un autre.

Ce que j'ai fait. Le nouveau arrive demain matin. Pourvu qu'il me rende d'aussi fidèles services que l'ancien.

(Maintenant que j'y pense, je me demande si le Grand ne m'a pas poussée à la consommation par peur que je lui refile la corvée d'étendage ?)

mercredi 29 novembre 2017

Peluche diététique

Début des achats de Noël. Dans la mesure du possible, je vais dans des "vrais" magasins, surtout pour les livres ; mais parfois, pour certains trucs bien spécifique, Internet est la seule solution (il est loin le temps où j'avais appelé quinze magasins à la suite avant d'envoyer Darling à l'autre bout de Paris chercher la seule peluche en forme de flamand rose de la capitale, parce que le Grand, à trois ans, faisait une fixation sur cet animal !)

Miss Thing One veut une peluche de Tiplouf. Pour les ignorants, c'est un pokemon – un parmi des centaines d'autres. Autant dire que je pourrais chercher longtemps "en vrai". Mais heureusement, il y a Amazon Marketplace, la plate-forme d'Amazon pour les marchands divers et variés !

Je trouve trois ou quatre références. L'une des boutiques virtuelles, nommée Maillacq, est située en France, ce qui devrait signifier que l'objet ne mettra pas deux mois à arriver. Je passe commande. Gagné : moins de deux jours plus tard, le facteur m'apporte une enveloppée. Qui contient un paquet rigide. Étonnant, pour une peluche. Ils ont dû la glisser dans une boîte.

Sauf que dedans, il y avait de la levure de bière diététique au malt d'orge. Une "pépite nutritionnelle de la nature", d'après le paquet. Un "cocktail de bienfaits", une "source de vitalité" qui "contribue à votre bien-être".

Je suis sûre que ma fille sera très sensible à cet argument quand elle trouvera ça sous le sapin à la place de sa peluche de Tiplouf...


(PS : on m'a remboursée. Et en fin de compte, j'ai eu de la chance. En enquêtant, je suis tombée sur un forum avec tout un fil de discussion consacré à Maillacq : des dizaines de gens avaient commandé des appareils à raclette en promo, et avaient reçu à la place... des cagoules ! Du coup je n'ai pas retenté le coup : j'ai commandé la peluche à un autre vendeur, situé en Grande-Bretagne.)



mardi 14 mars 2017

Eloge du portage dorsal

(Photo du site Ergobaby)
Cela fait environ quatre ans que je me dis qu'il faut que je fasse cet article. Et puis j'oublie, et je ne m'en souviens que quand je croise des parents encombrés par une poussette dans un bus, face à un escalier, ou pire dans le métro ; ou quand je vois des parents, généralement des mères, avec un enfant trop lourd sur le ventre, trop cambrées et ayant des difficultés à s'occuper de leurs enfants plus âgés.

Donc voici mon avis résumé en un mot : le porte-bébé dorsal est une invention géniale. La plus belle innovation des cinquante dernières années en matière de puériculture. Vous voyez, je n'y vais pas de main morte.

Quand le Grand était petit (ça me fait toujours sourire d'écrire cette phrase), j'en rêvais. J'aurais voulu pouvoir prendre le train avec une valise, prendre le métro, me promener sur des chemins de randonnée, sans la poussette. Malheureusement, à l'époque, on n'en trouvait nulle part. J'avais fini par acheter un énorme porte-bébé de randonnée, avec cadre métallique, un engin à la fois inconfortable et intransportable.

Bien sûr, à la naissance, j'avais eu un porte-bébé ventral, mais c'était de ceux où l'enfant est très bas et face à la route, donc encore une fois, position physiologique horrible, à la fois pour le bébé et pour le parent.

Et puis à la naissance des jumeaux, j'ai acheté une écharpe. Et là, déjà, c'était beaucoup mieux. Très confortable – à condition de bien savoir la nouer, et à condition qu'il ne fasse pas trop chaud. Sauf qu'il ne fallait pas vouloir l'ôter trop souvent, parce que 5m de tissu qui traînent dans la rue, ce n'est pas terrible. Et pour installer l'enfant dans le dos, c'était loin d'être évident.

Et pourtant, si vous y réfléchissez deux secondes, le portage dorsal  n'a que des avantages. On a les mains libres. L'enfant regarde dans la même direction que vous. Vous pouvez vous pencher, vous pouvez tenir d'autres enfants par la main, vous pouvez même les porter si nécessaire : vous n'êtes pas déséquilibré. Je ne comprends pas pourquoi on ne voit jamais de parents qui portent leurs enfants sur le dos (à part les Africaines). Pourquoi se casser le dos à les prendre sur le ventre, ce qu'on ne peut faire de toute façon que pendant quelques mois (essayez donc avec un bambin de 15 kg), ou s'embêter à emporter une poussette quand la situation (escaliers, foule, terrain accidenté) ne s'y prête pas ?
Vous vous voyez avec une gamine aussi grande sur le ventre ?
Ou en randonnée en pleine campagne avec une poussette ?

Avec le Filou, ça m'a vraiment sauvé la vie. A l'âge où il voulait sans cesse être dans les bras, je le mettais sur le dos, et je vaquais à mes occupations - cuisine, vaisselle, courses, rangement, douches aux jumeaux, n'importe quoi. Quand je poussais la poussette double, je pouvais emporter le Filou en prime. Plus tard, j'avais les mains libres pour tenir les Things par la main. Et en été, j'ai pu faire de grandes promenades, visites, voyages, n'importe quoi : il s'endormait parfois, et j'utilisais alors le rabat prévu pour lui caler la tête. J'ai trouvé ça tellement pratique que je me suis acheté un manteau spécial avec une ouverture dans le dos, pour pouvoir continuer à le porter ainsi même en plein hiver. De fait, le Filou n'a quasiment pas connu la poussette.

Occasionnellement, il m'est même arrivé
d'en porter deux à la fois...
Et comme ce n'est, en fin de compte, qu'une sorte de sac à dos en tissu (avec une sangle autour de la taille, ce qui fait qu'on porte surtout sur les hanches, comme dans les sacs à dos de randonnée), c'est très léger, ça se fourre dans n'importe quel sac, et il en existe même un modèle type "K-way" que j'ai longtemps transporté dans mon sac à main. Ce qui permet un usage très ponctuel, en cas de gros coup de fatigue imprévu, ou de bobo, ou n'importe quoi. Ce n'est pas tout ou rien, comme avec la poussette qui est très pénible à pousser quand l'enfant veut marcher et qu'il faut le tenir par la main. Cela peut être "au cas où".

Dernier avantage : si on n'a pas de problèmes de dos et qu'on est capable de porter un sac de randonnée, on peut utiliser ce truc très longtemps. À Bâle, j'ai encore pu y mettre le Filou, cinq ans et presque 20 kg. C'était sans doute la dernière fois, mais franchement, je le regrette un peu...

PS1 : Mon modèle était un Ergobaby qui a, par rapport aux autres modèles que je connais, l'avantage de pouvoir être complété avec une banane très pratique (que l'on peut fixer où on veut), ce qui permet d'emporter au moins un portefeuille, des clefs, un paquet de mouchoirs et une couche de rechange.
PS2 : Celui qui se replie comme un k-way est le Boba. Un tout petit peu moins confortable que l'Ergobaby, car moins rembourré, mais il se glisse vraiment partout.
PS3 : Un billet de la Poule Pondeuse sur ce sujet, où elle aussi s'étonne que ce mode de portage soit si peu utilisé. Son billet est moins fouillis que le mien, donc si le sujet vous intéresse, lisez-le.

mardi 4 octobre 2016

Privée de Decathlon

Vendredi, j'écris à une éditrice dont les bureaux sont proches du Decathlon :

Je dois aller acheter un kimono pour l'un de mes gamins qui commence le karaté, mardi ou mercredi matin, je peux passer te voir avant ? Juste quelques minutes, histoire de vérifier le planning des traductions à venir et de parler de mes dernières lectures ?

Sa réponse :

Pas de problème, mardi à 10h ? Quel âge a ton fils ?

Je lui dis que c'est Mr Thing Two, six ans. Ce matin, quand j'arrive dans son bureau, elle m'accueille en souriant :
— Bonjour ! Alors, commençons par les choses importantes.
— Le planning des traductions ?
— Non. Tiens !

Sur quoi elle me tend un sac qui contient deux kimonos, taille 6 ans et taille 8 ans. Son gamin a fait du karaté, lui aussi, et il a grandi.

Du coup, à cause d'elle, je n'avais plus d'excuse d'aller au Decathlon, et je n'ai pas pu revenir avec deux paires de gants, cinq paires de chaussettes, une gourde, des lunettes, trois bonnets, un jogging, des chaussures de sport, un ballon, une couverture de pique-nique...
(J'ai rapporté plein de bouquins, par contre.)

vendredi 11 mars 2016

Un pyjama transgenre et transgénérationnel

Quand ma mère a vidé l'appartement de ma grand-mère, elle m'a proposé de prendre ce qui pouvait m'être utile, ou me faire plaisir. De la vaisselle, un tabouret, quelques livres, un jeu de société, des petites jumelles de théâtre... A tout hasard, j'ai aussi regardé les vêtements.

— Tu peux prendre quelques pulls, m'a dit ma mère : ils devraient t'aller.
— D'accord. C'est vrai que je n'en ai pas beaucoup. Tiens, les pyjamas... tu crois que si j'en prends un pour le Grand... ?
— Non. Alors là, non. Hors de question. Tu ne vas pas lui refiler un pyjama de vieille dame, à ce pauvre garçon !
Quand ma mère prend ce ton-là, moi, je file doux. Je n'ai pas protesté.

Quelques jours plus tard, j'ai offert au Grand un nouveau pyjama blanc cassé, tout simple, bien chaud. Il a beaucoup apprécié. Il faut dire qu'il n'était écrit nulle part dessus qu'il avait appartenu à son arrière-grand-mère, et je me suis bien gardée de le lui signaler. Darling a d'ailleurs approuvé mon "achat". Ma mère n'a rien remarqué.

Franchement, quand on voit le prix d'un pyjama d'homme de bonne qualité, ça n'aurait pas été du gâchis, dites ?

dimanche 8 novembre 2015

Clignotant

L'ampoule du plafonnier de la salle de bain a claqué. Je vais à la cave chercher une ampoule de rechange, en espérant en trouver le bon modèle. Oui, il m'en reste une, IKEA. Je remonte, je l'installe, je m'électrocute au passage (oui, j'aurais dû couper le courant, mais comment voulez-vous trouver le bon disjoncteur si on ne peut pas faire des tests pour déterminer lequel fait éteindre la lumière, hein ?), puis je presse sur le bouton, et là, sous mes yeux ahuris, la lampe s'allume, puis s'éteint, puis s'allume, puis s'éteint, puis s'allume, puis s'éteint...

Après avoir fait le test avec une autre lampe, je dois me rendre à l'évidence : c'est l'ampoule qui est en cause. Mais ça ne semble pas être un problème de fabrication : l'alternance allumé/éteint est trop régulière. J'examine l'emballage, et finalement, je comprends : c'est une ampoule dotée d'un capteur de lumière, faite pour être utilisée en extérieur, s'allumant toute seule à la tombée de la nuit et s’éteignant au lever du soleil. Très pratique dans le jardin, mais dans un plafonnier ou avec un abat-jour, ça donne ça :
- L'ampoule s'allume, et la lumière se réfléchit sur le plafond ou l'abat-jour, du coup le capteur de lumière détecte qu'il y a de la lumière, du coup...
- ... l'ampoule s'éteint, et le capteur de lumière se rend compte qu'il fait noir, du coup...
- ... l'ampoule s'allume, du coup le capteur de lumière se dit que le soleil s'est levé, du coup...
- ... l'ampoule s'éteint...
... etc.
Bref, elle clignote.
Remarquez bien que c'est original, au moins. Ça donne une petite ambiance de Noël au lavage de dents...

(J'ai déjà vu un jour une veilleuse avec capteur de lumière qui faisait la même chose quand elle était branchée contre un mur blanc. Il fallait donc lui mettre une rallonge pour qu'elle ne clignote pas toute la nuit. Pratique.)

dimanche 18 octobre 2015

Livres à volonté (deux fois)

Hier, je suis partie en vacances avec mes gamins, et pour la première fois de ma vie, je n'ai emporté aucun livre papier pour moi : uniquement ma liseuse Kindle. Il faut dire que les bagages étaient limités, puisque nous partions à cinq (Darling bosse) alors que seuls deux d'entre nous pouvaient porter des valises. Normalement, dans cette situation, j'emporte au moins trois gros romans pour la semaine (autrefois, en vacances, je calculais environ 300 pages par jour, mais ça c'était avant les mômes), plus un quatrième "au cas où". Si, il y a plein de bouquins chez ma mère, où je suis actuellement, mais pas forcément ceux que j'ai envie de lire là maintenant, et puis si je termine le troisième dans le train alors qu'on nous annonce un retard de trois heures et que par miracle les enfants se sont tous endormis, hein ?
(Je vous ai déjà parlé de ma rienàlirophobie ?)
Cette fois, donc, Kindle, et rien d'autre. Les trois pavés de la trilogie que je lis actuellement, plus un très gros classique, plus deux ou trois autres en attente d'être lus et quelques dizaines à relire à volonté. Tout ça pour 150 grammes. J'économise au bas mot deux kilos de bouquins. Joie.

Sauf que.
Sauf que les liseuses posent des problèmes que les livres ne posent pas. Tous les lecteurs ont, un jour ou l'autre, renversé leur mug de thé sur leur bouquin, ou fait tomber celui-ci du haut d'une étagère. Les livres papier n'en sortent pas toujours en excellent état, mais ils restent lisibles. Ce n'est pas le cas d'un appareil électronique. Et même en supposant qu'on soit très soigneux, on n'est jamais à l'abri d'une panne.
Oui, je sais, il y a d'autres bouquins chez ma mère, mais je n'aimerais pas du tout m'interrompre au beau milieu de ma trilogie. Non, je ne pourrais pas la racheter aussitôt : elle est en anglais. Et puis le coup du train en retard, hein, vous y avez pensé, au train ? Sans compter que j'ai toujours peur que quelqu'un prenne ma liseuse pour une tablette et me la chipe dans les transports en commun. Avec un poche, aucun risque. Ou alors, on pourrait me voler mon sac à main avec ma liseuse dedans. Des livres papiers, il y en a toujours d'autres dans un autre sac ou une autre valise. Avec une liseuse, on met tous ses romans dans le même panier.

Qu'est-ce que je fais, alors ?

Et voilà comment j'ai finalement décidé de partir avec DEUX liseuses Kindle*, sur lesquelles sont téléchargés les mêmes livres**. On ne sait jamais.

(Je me demande si ça se soigne ?)


*Non tactiles, achetées toutes les deux à un prix très bas (environ 45 euros, de mémoire) à l'occasion d'une promo, avant que ces modèles-là ne soient plus commercialisés.
** Bon à savoir pour ceux qui ne téléchargent pas essentiellement des classiques gratuits ou des pdf fournis par des éditeurs (ce qui est à peu près mon cas, donc ne m'accusez pas d'engraisser Amazon) : on peut avoir jusqu'à trois kindles différents sur le même compte, ce qui signifie que trois personnes dans une même famille peuvent télécharger les mêmes livres en les payant une seule fois. Ou, donc, qu'on peut avoir des liseuses "doublon" par sécurité...

mardi 7 juillet 2015

Concombres à gogo

Ils étaient vendus par deux, et après réflexion, j'en avais acheté deux lots.
Puis il y en a eu dans mon panier bio. Deux, encore une fois. Sauf que cette semaine-là, exceptionnellement, j'ai eu deux paniers.
Et voilà comment je me suis retrouvée avec huit énormes concombres dans mon frigo.
Des recettes, quelqu'un ?

mercredi 1 juillet 2015

Ça va chauffer !

Travaux de rénovation dans ma maison, isolée comme une maison des années 1900, c'est-à-dire pas du tout. Après les fenêtres à double vitrage il y a quelques mois, nous remplaçons la chaudière qui ne serait pas anachronique dans une adaptation des Trois Mousquetaires, avant de passer un de ces mois à l'isolation des combles perdus (ce qui permettra peut-être d'éviter que le deuxième et dernier étage, où dorment quatre des six habitants de la maison, fasse trois degrés de moins que le rez-de-chaussée en hiver, et quatre degrés de plus en été. Depuis deux jours, Miss Thing One dort en compagnie de son jumeau, au premier : j'avais peur de la retrouver cuite au matin...)

Le chauffagiste est plein d'ardeur enthousiaste :
— Vous verrez, cette nouvelle chaudière à condensation va vous changer la vie !
— Vous croyez ? Tant mieux, parce que j'avoue que ça me fait mal au coeur de remplacer l'autre alors qu'elle fonctionnait encore à peu près...
— Ah oui, mais de toute façon, la vôtre, elle serait devenue illégale à partir de septembre, à cause des nouvelles normes. Et puis celle-là, elle consommera beaucoup moins de gaz. Et vous pourrez régler séparément la température du chauffage et celle de l'eau chaude, ça évitera à vos enfants de risquer de se brûler en prenant leur bain. Et puis il y a un thermostat réglable intégré, vous pourrez le programmer pour que les radiateurs se mettent en marche une heure avant votre réveil, pour ne pas sortir du lit et aller vous doucher quand la maison est encore à 16°C. Et ça va chauffer beaucoup mieux, vous verrez, ça va bien chauffer !

C'est donc l'un des jours les plus caniculaires de l'année que j'ai dû me m'enflammer me passionner pour une chaudière super-puissante...

(En compensation, plus d'eau chaude pendant trois ou quatre jours. Douches froides pour tout le monde. Ça tombe bien ? Bof, pas forcément. Par contraste, l'eau paraît vraiment glaciale...)

vendredi 26 juin 2015

Vol d'ordinateur

Je crois que j'y avais fait allusion ici à un moment donné : lors de mon dernier voyage en train, je me suis fait voler mon ordinateur.
Bon, OK, je l'ai oublié à bord.
Mais la personne qui l'a retrouvé ne l'a pas apporté aux objets trouvés, alors c'est bien du vol, ça, non ?
Je me console en me disant que puisque je suis sûre de ne pas m'être levée de mon siège pendant le trajet, et que j'étais une des dernières à sortir du wagon, ce n'est pas un passager qui l'a emporté, mais le personnel de nettoyage, certainement pas très bien payé. Tant qu'à être volée, je préfère l'être par un pauvre. C'est mon côté bobo de gauche.

Bref, le moment était très mal choisi pour causes de compte en banque écarlate. Or, même si j'ai un ordinateur de bureau, j'ai vraiment besoin d'un ordinateur portable pour bosser quand je suis en déplacement, en particulier l'été.
A tout hasard, j'ai contacté mon assurance. Et là, surprise, on m'a dit que oui, ce genre de vol était couvert. Il fallait juste que je porte plainte.

Je suis donc allée au commissariat du coin faire perdre du temps à un flic. Fort charmant, au demeurant. Oui, oui, je suis désolée, hein, je connais pourtant tout Renaud par cœur, mais ce flic-là était vraiment charmant, je n'y peux rien. Il était noir, aussi, donc je me dis qu'il ne devait pas être facho.
(Je suis à fond dans les clichés, ce soir, non ?)

Ensuite, j'ai rappelé mon assurance, qui m'a dit qu'à la réflexion, puisque j'avais travaillé avec dans le train, cet ordinateur pouvait être considéré comme du matériel professionnel, et donc il fallait que je me tourne vers mon assurance professionnelle. Sachez-le, brave gens : pour peu que vous répondiez à un email de votre patron de temps en temps, paf, votre bécane payée avec vos propres deniers devient un ordinateur professionnel. Et tant pis pour vous si, comme moi, vous n'avez pas d'assurance professionnelle.
J'ai rétropédalé aussitôt et j'ai affirmé que je l'avais sorti dans le train pour regarder un film. Ce qui était vrai aussi, en plus.

Bref, après quelques négociations, l'assurance a fini par me rembourser. Une fois déduite la décote pour "vétusté" (oulala oui, il avait presque deux ans, dites donc) et la franchise, j'ai touché à peu près la moitié du prix d'origine de l'ordinateur. Franchement, je n'en espérais pas tant. Néanmoins, cela ne suffisait pas pour racheter le même.
Mais, me suis-je dit alors, peut-être que je peux m'en acheter un autre plus basique, à ce prix-là ? Après tout, je n'ai pas besoin d'un truc ultra puissant. Je m'en sers exclusivement pour mes traductions (donc il faut juste que je puisse y installer un logiciel de traitement de texte et quelques dictionnaires), et de temps en temps pour mettre un DVD aux enfants, en vacances ou dans le train.
A ma grande joie, j'ai en effet trouvé un ordinateur portable qui coûtait quasiment à l'euro près la même somme que celle remboursée par l'assurance. Je l'ai reçu aujourd'hui, et j'ai été ravie de constater qu'il était encore plus léger et fin que le précédent. Je me suis empressée d'installer LibreOffice, et Dropbox, et Firefox. Et puis j'ai pris mon premier dictionnaire à installer, le Robert & Collins, et je me suis approchée avec le CD-ROM à la main...
... et j'ai poussé un hurlement.

Oui, mesdames et messieurs, avec la grande intelligence qui me caractérise, j'ai acheté un ordinateur sans lecteur CD.


(soupir)

(Heureusement, après avoir copieusement juré – "Ah mais non mais c'est pas vrai mais MINCE !!" – j'ai découvert qu'on peut acheter des lecteurs externes à un prix raisonnable. C'est juste un truc de plus à trimbaler, quoi.)

(Re-soupir).

samedi 17 janvier 2015

Tasse avec mélangeur automatique

Après le pot parlant qui félicite l'enfant, le tube de papier toilette qui se désagrège dans l'eau, le seau à technologie bionique, et quelques autres objets indispensables pour le quotidien, je viens de découvrir le mug qui mélange automatiquement la boisson.

Je vous jure. Regardez :



Il ne mixe pas, hein : ce n'est pas un mousseur à lait pour faire du cappuccino, par exemple. Mais si vous buvez du café au lait, par exemple, il mélange le café et le lait. Et même le sucre, si vous mettez du sucre.
Mais si.

Vous vous rendez compte ? Plus besoin de petite cuillère ! Quel gain de temps, quel soulagement pour les paresseux ! Bon, certes, il fonctionne avec des piles, ce qui signifie qu'il ne passe pas au lave-vaisselle. Il faut donc le laver à la main. En revanche, pas besoin de laver la petite cuillère : vous voyez bien qu'on y gagne.

Cet engin en plastique à moteur qui fonctionne à piles serait même écologique, selon un commentaire lu quelque part : plus besoin d'utiliser les petits bâtonnets jetables qui sont distribués pour mélanger les boissons en l'absence de petites cuillères. Écologique. Puisqu'on vous le dit.

Franchement, je ne sais pas si j'ai davantage envie de rire ou de me pendre...


dimanche 9 novembre 2014

Dépenses inconsidérées

- Chez l'opticien, des nouvelles montures pour Mr Thing Two qui a cassé ses lunettes : 100 euros.
- Chez Darty, une nouvelle table de cuisson avec cinq feux, pour remplacer ma superbe table mi gaz mi induction très chère que j'ai cassée après dix mois d'utilisation (plus jamais de verre, même s'il faut me passer de l'induction) (j'aurais dû me méfier, je me connais, pourtant) : 300 euros.
- Sur Le bon coin, un lit pour le Filou qui ne va pas pouvoir rester encore très longtemps dans son lit à barreaux, lit que je suis allée chercher en triporteur dans la commune voisine : 100 euros.
- Chez Picard et au marché, des courses d'appoint : 100 euros.
- Sur Le bon coin encore, des étagères Lundia (sans commentaire) : 300 euros.
- Sur Amazon, un doudou de remplacement pour le Filou qui en a perdu un (nous le retrouverons sans doute le lendemain de l'arrivée du doudou neuf, ou dans deux ou trois ans dans un endroit improbable), et par la même occasion, des DVD en promotion : 50 euros.
- Sur eBay, des mugs Disney pour compléter ma collection, mugs dont je n'avais absolument pas besoin (ça m'apprendra à créer des alertes, je n'ai pas pu résister) : 50 euros.

Et voilà comment, en un seul weekend tout à fait ordinaire, sans même s'en rendre compte, on dépense 1000 euros.

(Gloups)
(Ce n'était pas le moment, en plus)




lundi 3 novembre 2014

Avion et train de nuit

Vous le savez, je suis contre les voitures. J'estime que dans 90% des cas, il existe ou il devrait exister d'autres moyens de se déplacer, et j'espère vraiment que je verrai le jour où les voitures individuelles disparaîtront au profit des vélos, des cars, des bus, des trams, des trains, bref, de tout ce qu'on utilisait il y a à peine quelques décennies, lorsque même les villages reculés étaient desservis par des lignes de cars et que les plus petites villes voyaient passer un train plusieurs fois par jour.

Ce que vous ne savez peut-être pas encore, c'est que je suis contre l'avion, essentiellement pour les mêmes raisons écologiques. Certes, contrairement à la voiture, les avions ne tuent pas des milliers de personnes, n'encombrent pas les villes de manière inacceptable,  ne modifient pas le paysage péri-urbain (sauf aux environs des aéroports, bien sûr) et ne causent pas les mêmes nuisances sonores (idem, sauf près des aéroports). Mon militantisme anti-avion est donc bien moins virulent, et moins quotidien. Reste tout de même que l'avion pollue atrocement, et que je pense, là aussi, qu'on pourrait largement diminuer son usage, même si on n'accepte pas de réduire ses déplacements. Quel est l'intérêt de faire Paris-Marseille en avion, franchement ? Si on compte le trajet porte à porte, ça va plus vite en train, et de loin. Et c'est nettement plus confortable, en plus (et on peut garder son téléphone allumé) (sur vibreur) (sinon je vous assomme). Tous les vols intra-nationaux pourraient être supprimés sans soucis.

Quand la distance dépasse les 1000 ou 1200 kilomètres, on peut être tenté de préférer l'avion, surtout s'il n'y a pas de ligne de TGV, parce que cinq ou six heures dans un train, ça peut paraître long – et là, je pense en particulier aux enfants, incapables de tenir en place pendant si longtemps. Sauf quand ils dorment. D'où une solution de bon sens : le train de nuit. Imparable. Vous partez de Paris le soir, et vous êtes à Rome au petit matin, où vous pouvez encore aller prendre un capuccino et un morceau de focaccia avant d'attaquer votre visite de la cathédrale. Ou alors, vous vous réveillez à Barcelone, et c'est avec un chocolat chaud ultra-épais et des churros que vous commencerez la journée. Ou encore, vous émergez à Berlin, et le café de la gare vous proposera charcuterie et fromages pour vous mettre en forme. Peu de fatigue, peu de pollution, et une nuit d'hôtel en moins à payer. Génial, non ?

Sauf que non. La liaison de nuit Paris-Rome a été supprimée il y a plusieurs années. La liaison Paris-Barcelone, l'année dernière. Et la liaison Paris-Berlin le sera en décembre prochain. Pourquoi ? Parce que c'est cher. Entre autres, parce que les trains payent des taxes dont les compagnies aériennes sont exemptées. Et donc, plutôt que subventionner, on laisse tomber. De toute façon, cela fait des décennies qu'on laisse peu à peu tomber les trains de nuit au profit des TGV et de l'avion. Le matériel n'est pas renouvelé, et comme il est vétuste et parfois sale, les usagers s'en détournent ; les compagnies ferroviaires ont ensuite beau jeu de dire "voyez, il n'y a plus assez de demande". Donc maintenant, pour aller à Turin, par exemple, c'est cinq heures et demie de train. Pas long ? Essayez donc avec des enfants en bas âge, soit les vôtres, soit ceux des autres voyageurs. Reste l'avion. Absolument pas indispensable pour un trajet aussi court, mais voilà, puisqu'il n'y a plus le train de nuit...

Bref, si vous aussi vous aimeriez conserver les trains de nuit, par conscience écologique, ou parce que vous avez peur dans les avions, ou parce que Le crime de l'Orient-Express est votre roman préféré, ou parce que vous êtes parisien et vous aimez l'idée de pouvoir arriver à Berlin un matin et en repartir le soir sans passer par la case "hôtel", ou parce que vous voulez pouvoir emporter votre vélo pour visiter la ville de destination, ou pour n'importe quelle autre bonne ou mauvaise raison, je vous invite à aller voir ici :
http://www.jordensvanner.se/trafik/save-the-european-night-trains

lundi 27 octobre 2014

Le Kindle à l'usage

Au printemps dernier, j'avais acheté un Kindle : je vous avais annoncé ça ici.Maintenant que ça fait un peu plus de six mois que je l'ai, je me suis dit que ça pouvait vous intéresser de savoir ce que j'en pense. (Attention, ça va être long.)

(Il est question ici du Kindle 6, désormais retiré de la vente, et qui a pour principale différence avec les versions suivantes de n'être pas tactile, ce que j'apprécie beaucoup, car je peux le manipuler sans précaution particulière. Mais ce détail ne compte presque pas dans mon appréciation, qui concerne plus généralement tous les Kindle, et même toutes les liseuses.)

Alors, en vrac :

- La raison principale pour laquelle je l'ai acheté, c'est parce que je suis une grande stressée du "rien à lire". C'est ridicule, et ça prouve sûrement quelque chose de pas très glorieux à mon sujet et d'ailleurs si vous voulez bien on va éviter de se pencher là-dessus, mais en gros, la simple idée de me retrouver coincée quelque part sans rien à lire me donne des sueurs froide. Cinq heures dans un ascenseur bloqué, ou dans une voiture en panne, ou dans une salle d'attente aux urgences, ça ne me fait pas particulièrement paniquer : je ne suis absolument pas claustrophobe. Mais si je n'ai rien à lire, alors là, c'est l'angoisse. Encore plus que si je n'ai rien à manger, c'est dire. Mais maintenant, avec le Kindle, j'ai toujours sur moi de quoi tenir le temps qu'arrive la dépanneuse, et comme j'utilise finalement assez peu ma liseuse, il n'y a aucune chance qu'elle soit déchargée au bout d'une demi-heure. Et ça, c'est chouette.
[Anecdote : Il y a quelques années, j'avais dû subir une opération urgente dans un hôpital quelque part dans le Massif Central. En quatre jours, Darling n'avait pu venir me rendre visite qu'une seule fois, et m'avait apporté le seul livre sur lequel il avait réussi à mettre la main : un essai d'Umberto Eco. Fort long, certes, mais pas suffisamment pour me durer quatre jours ; et fort intéressant, sans aucun doute, mais tout de même un peu moins palpitant que Les mystères de Paris, par exemple. J'avais dû rationner les 500 pages indigestes, alors que j'aurais préféré pouvoir m'évader par la lecture d'une aventure passionnante...]

- A ma grande joie, je lui ai aussi trouvé une utilisé professionnelle. Comme vous le savez déjà, je suis aussi lectrice professionnelle, entre deux pages de traduction : je lis des romans en langues étrangères et je fais une fiche de lecture pour les éditeurs français, afin qu'ils décident s'ils veulent ce roman dans leur catalogue ou pas. Or, jusqu'ici, quand on m'envoyait un roman pas encore paru afin que je donne mon avis rapidement, on me l'imprimait sur d'énormes liasses de papier qu'il était peu commode de lire, surtout au lit (et dans le métro, n'en parlons pas). A présent, c'est fini ! Après bien des recherches, j'ai réussi à trouver un petit programme, k2pdfopt, qui permet de convertir les pdf (car ils sont souvent au format A4, donc bien trop grands pour être lus sur une liseuse) ; et avec les .doc, c'est encore plus facile, car la conversion se fait automatiquement quand on envoie le roman sur le Kindle par email. Pas de temps perdu, pas de papier gâché, pas de feuilles qui s'envolent. Mes éditeurs sont ravis, et moi aussi.

- Je suis bien consciente qu'Amazon n'est pas une entreprise très recommandable de bien des points de vue (fiscalité, droit du travail, concurrence faites aux "vraies" librairies, etc.). J'essaie d'acheter le moins possible de livres chez eux, et bien entendu, le Kindle n'étant pas compatible avec d'autres formats de livres numériques, quand on en achète un, on est forcément un client captif... Sauf que personnellement, je n'ai vraiment pas beaucoup engraissé Amazon après avoir payé ma liseuse 47 euros. J'ai téléchargé presque uniquement des classiques dans le domaine public (donc gratuits), et des romans envoyés par les éditeurs (voir plus haut). Concernant les classiques, ce sont des livres que j'ai déjà chez moi, sur papier, donc les librairies traditionnelles n'y ont rien perdu.

- La grande utilité du Kindle, c'est en déplacement, bien sûr. Je me rappelle si bien ces étés où j'allais passer trois semaines chez ma grand-mère à la campagne, et où je calculais qu'à raison de 300 pages par jour en moyenne, il fallait que j'emporte donc 6000 pages environ, soit au minimum une dizaine de pavés dont au moins deux ou trois de la collection Bouquins ou Omnibus... Plusieurs kilos de bouquins à trimbaler, qui remplissaient la moitié de ma valise, alors que je voyageais en train avec plusieurs changements. Fini, ça aussi – et pas seulement parce que j'ai beaucoup moins le temps de lire ! La dernière fois que je suis partie en déplacement professionnel, je n'ai emporté que ma liseuse, avec un roman de 500 pages dessus pour lequel un éditeur m'avait demandé une fiche. J'ai terminé le roman plus vite que prévu, au milieu du voyage de retour. Qu'à cela ne tienne, j'ai entamé Vingt ans après dans la foulée, et tout ça pour un poids de 160 grammes ! De même, en partant en Espagne, je n'ai emporté que ma liseuse (et un petit poche au cas où elle tomberait en panne) (ceinture ET bretelles) (je me demande si la rienàlirophobie a un nom scientifique ?).

- Dans le même ordre d'idées, la possibilité de télécharger des livres n'importe où (du moment qu'il y a du wi-fi, ou juste du réseau téléphonique pour les Kindle dernier cri) est tout de même assez extraordinaire. Cet été, j'avais commencé une trilogie anglaise (pas – encore ? – traduite, désolée). Je lis rarement des séries en entier : le premier volume me suffit, j'ai si peu le temps de lire que je préfère passer à autre chose. Mais là, je ne pouvais pas m'arrêter, c'était trop palpitant ! J'ai donc cherché un café avec du wi-fi dans ma campagne reculée, et une fois le Kindle relié à Internet, j'ai pu acheter et télécharger le volume suivant en moins d'une minute, alors que pour commander la version papier, j'aurais dû trouver une librairie qui accepte de faire venir un livre d'Angleterre, et même si je l'avais trouvée (ce qui n'avait aucune chance d'arriver, dans la région), je l'aurais ensuite attendue au moins deux ou trois semaines...
(Par contre, je vous avouerai qu'à mon retour, je me suis empressée d'acheter le livre "en vrai" via la librairie de Darling : l'idée qu'il ne soit pas sur mes étagères me désolait, surtout que je suis certaine de le relire un jour. J'ai donc payé deux fois. Tant pis, l'auteur le mérite, et l'éditeur aussi, du coup.)

- Maintenant, un point négatif, peut-être le seul : si je continue à trouver normal que des nouveautés qui sortent à la fois en librairie et en version électronique coûtent quasiment aussi cher dans les deux versions, d'abord pour la sauvegarde des librairies, et ensuite parce que le coût de fabrication d'un livre ne représente qu'une petite partie de son coût total, je trouve ça nettement moins logique qu'un roman électronique coûte plus cher que le poche, et je rejoins l'avis de ceux qui m'avaient signalé cette anomalie. Et puis moi, ce que j'apprécie, c'est d'avoir toujours sur moi mes bouquins préférés. L'autre jour, en déplacement, j'ai voulu citer une fable de La Fontaine aux enfants, et j'ai été ravie de l'avoir dans mon sac à main, sur mon Kindle. C'est formidable de pouvoir vérifier une citation d'un livre à tout moment. Mais je ne peux faire ça qu'avec des romans qui sont dans le domaine public, et ça, c'est bien dommage ! Je voudrais avoir toujours Harry Potter dans mon sac à main, mais pas si je dois payer 60 euros pour le télécharger, alors que nous avons déjà la version anglaise ET la version française. De même, je comprends la frustration de ceux qui voudraient récupérer tous les romans d'Agatha Christie, mais pas à 6 euros pièce ! Et bien entendu, je ne rachèterai pas les 52 Fantômette (que j'ai déjà en triple ou quadruple, pour ceux qui ont été illustrés plusieurs fois) : à 4,49 € chacun, cela ferait 233 euros... Ce que je souhaiterais, ce serait avoir à la fois la version papier et la version électronique, un peu comme j'ai à la fois des CD et les chansons qu'ils contiennent sur mon lecteur MP3. Cela répondrait à mon rêve d'autrefois, à l'époque où j'étudiais à Toulouse ou je travaillais à Londres, et où c'était un déchirement pour moi d'être si loin de ma bibliothèque, de ne pas pouvoir relire à volonté le chapitre où Aramis est sur le point de se faire ordonner prêtre, ou la déclaration d'amour d'Octave Mouret à Denise, ou le passage où Ficelle explique un jeu de carte à Françoise et Boulotte, ou le moment où le Dr Floyd découvre que la vie existe sur la planète Europe... Pour Les trois mousquetaire et Au bonheur des dames, je peux désormais le faire, mais pas pour Fantômette et l'île de la sorcière ou 2010 Odyssée deux, et je le regrette.

- Une dernière chose : autrefois, j'aurais dit que je ne pouvais pas me passer du contact du papier. Ce n'est plus le cas. Lire sur la liseuse ne me dérange pas du tout, je trouve ça très pratique (on peut tourner les pages d'une seule main, ce qui est très appréciable dans le métro ou quand on se lave les dents !), léger (très confortable au lit), et l'ergonomie me convient tout à fait. Je n'ai qu'un léger regret pour la couverture (j'aimais que chaque livre ait sa propre identité visuelle), et aussi pour l'épaisseur des pages qu'on sent fondre entre les doigts (ce qui permet de comprendre intuitivement où on en est bien mieux que le petit curseur en bas de l'écran). Ah, et puis il faut bien reconnaître que pour feuilleter simplement un livre, cet appareil non tactile n'est vraiment pas au point. Mais ce ne sont que des inconvénients mineurs.

Voilà, désolée pour ce pavé. Si vous n'avez pas eu le courage de tout lire, en résumé, mon avis est que ça valait largement les 47 euros que j'ai dépensé pour cet appareil !

mercredi 21 mai 2014

Un nouvel amour, un nouveau companion...

Je m'étais bien promis que ça ne m'arriverait plus. J'avais cadenassé mon cœur, j'étais certaine que je n'irais pas chercher ailleurs, que le temps des folles passions était terminé, que j'avais trouvé l'équilibre. Je ne voulais pas d'un autre, je me disais que j'étais heureuse ainsi, et que je n'avais besoin de rien de plus.
Et puis mes yeux se sont posés sur LUI. D'abord une fois en passant, par hasard. Puis une deuxième fois, peut-être plus tout à fait par hasard. Et de nouveau, de plus en plus souvent. J'ai tenté de résister, pourtant. Pendant plusieurs mois, j'ai essayé de penser à autre chose, j'ai refusé de suivre mon inclination, j'ai essayé de me convaincre que tout pouvait rester comme avant
Et finalement, j'ai craqué.
Pour mon anniversaire, je suis allée chez Darty, et je me suis achetée le nouveau robot-cuiseur de Moulinex, le Cuisine Companion.
(Vous avez vraiment cru que j'avais fait une faute d'orthographe pareille ?)


Alors, c'est vrai, j'avais déjà le Kitchenaid (un robot pâtissier, mon chouchou), le Bamix (un mixer plongeant), et le Magimix (un robot ménager), sagement alignés sur mon minuscule plan de travail. Mais le Companion, voyez-vous, en plus de mixer ou de mélanger, il cuit. En cela, le seul appareil auquel il ressemble est le Thermomix, un robot très célèbre et efficace, paraît-il, vendu uniquement en réunion. J'avais même fait venir une démonstratrice à l'époque où j'hésitais encore avec le Kitchenaid, et finalement, je n'avais pas été convaincue. Pourquoi donc ai-je craqué sur le Cuisine Companion ? Franchement, je ne sais pas. Je ne vous ferai pas la liste de leurs avantages et inconvénients respectifs, mais vous la trouverez sur plein de sites ou blogs spécialisés. Personnellement, j'ai aimé son look, la simplicité de sa programmation, et surtout sa (relativement) grande contenance. Ah, et puis aussi son prix, moins cher que celui du Thermomix.

Donc voilà, je vais revendre d'occasion mon Magimix qui m'a finalement très peu servi, puisqu'en dehors de la fonction mixage, toutes les autres (mélangeur, fouet, pétrin, blender, presse-agrumes...) faisaient double emploi avec mes autres robots, et je vais m'amuser avec mon nouveau joujou. J'ai déjà testé une soupe de légume improvisée (on jette n'importe quels légumes et de l'eau, on appuie sur le bouton "soup", et une demi-heure plus tard, c'est prêt et déjà mixé), un riz au lait (quand j'en fais à la casserole, il est rare qu'il ne déborde ou n'attache pas), et un sabayon (le genre de desserts que je n'ai quasiment jamais fait, car rester un quart d'heure penchée sur une casserole avec un batteur à oeufs, ça me rend folle). Demain, île flottante au programme ! C'est surtout pour ça que je l'ai acheté : les soupes, les desserts et les sauces. Pour mijoter un boeuf bourguignon, je continuerai à préférer ma bonne vieille cocotte en fonte, d'abord parce que ce genre de plat n'attache pas et donc n'a pas plus besoin de surveillance à la cocotte qu'au robot, et ensuite parce que certaines de mes cocottes sont très grandes, et nous sommes de gros mangeurs. Mais l'idée de pouvoir faire mes crèmes desserts (chocolat, vanille, caramel, citron et autres) sans avoir besoin de fouetter sans cesse, ou d'improviser une soupe encore plus facilement, ou de ne pas craindre de rater une crème anglaise ou une sauce hollandaise (ça ne m'est jamais arrivé, mais sait-on jamais ?) me plaît bien.

Je sais, j'avais promis. Mais en cuisine, j'ai le coeur d'une midinette...

dimanche 4 mai 2014

Vive les draisiennes !

Ce n'est que récemment que mon Grand a appris à faire du vélo. Après quelques années de tricycle, j'avais bien essayé de le lancer sur un vélo sans petites roues quand il avait quatre ou cinq ans, mais ça avait été un échec total. Trop peur, trop instable, pas assez motivé, et puis pas de bon endroit pour s'exercer, des parents pas en forme pour divers raisons... Bref, j'avais fini par abandonner.

Pour les Things, je m'étais promis que je ne commettrais pas la même erreur. Et au lieu de tricycles, à Noël 2012, je leur ai offert des draisiennes : vous savez, ces vélos sans pédales, où l'enfant avance en "courant" avec les pieds, un peu comme une trottinette avec une selle. Au début, le gamin pose un pied devant l'autre, prudemment ; mais au bout d'un moment, il découvre qu'il peut rouler bien plus vite qu'il ne peut courir, et il finit par lever les deux pieds à la fois. A ce stade, il a compris comment conserver l'équilibre, ce qui représente 60% de l'apprentissage du vélo. Avec un petit tour occasionnel sur un tricycle, il apprendra à pédaler, soit environ 30% de plus, mettons. Ne restera plus qu'à savoir freiner avec les freins du guidon, et à démarrer.

Pour leur anniversaire récent, j'ai acheté des vrais vélos (d'occasion, bien sûr) (ils n'y ont vu que du feu) aux Things, et je me suis empressée d'ôter les petites roues. Je les ai mis dessus une première fois au retour des vacances, et une deuxième fois hier matin. Résultat : en deux séances seulement, Miss Thing One roule déjà toute seule (il faut juste la soutenir au démarrage), et Mr Thing Two en prend le chemin, même s'il faut encore courir à côté de lui pour le rattraper au vol lorsqu'il perd (littéralement) les pédales. Quant aux draisiennes, que j'avais pris soin de prendre de deux tailles différentes, elles ont été "prêtées" au Filou.

Le moment où nous pourrons faire des balades en vélo tous ensemble se rapproche, donc. Plus qu'à convaincre Darling de s'y remettre. Malheureusement, il n'en a pas fait depuis longtemps, et redoute la reprise.
Je me demande si ça existe, une draisienne pour un vénérable monsieur de 1,90m ?