mercredi 20 septembre 2017

Ciré rétréci

— Filou, comment expliques-tu que ce manteau soit beaucoup trop petit pour toi alors qu'il allait encore à Mr Thing Two il y a deux semaines ?
— Ben, ze sait pas.
— Eh bien, je vais te le dire, moi : parce que ce n'est pas le tien !
— Mais si, il est zaune !
— Il est jaune, en effet, mais il n'y a pas de poissons rouges en bas derrière, et les manches ne sont pas les mêmes, et ce n'est ni ton nom ni celui de l'un de tes frères qui est écrit à l'intérieur, et surtout, il est taille 4 ans alors que tu venais d'hériter d'un manteau taille 8 ans !
— Ah oui, c'est vrai !

La prolifération des cirés de marin est une plaie.
(Mais dès demain, il va refaire l'échange à l'école, c'est moi qui vous le garantis !)

lundi 18 septembre 2017

Bouddha peu orthodoxe

Hier, pour les journées du patrimoine, j'ai embarqué mes quatre mômes dans un monastère bouddhiste de ma commune qui ouvrait ses portes ce jour-là. Nous avons été reçus par une dame asiatique très aimable qui nous a fait allumer des bâtons d'encens et nous a incités à nous incliner mains jointes devant le grand bouddha du jardin, puis nous a emmenés faire un petit tour à l'intérieur. Nous avons vu des dragons, des fleurs de lotus, des petites loupiotes, des photos de morts et de noms de morts et des listes de morts, et surtout des bouddhas, partout, partout, avec des offrandes de nourriture devant ("C'est des vraies pommes ?" a demandé Mr Thing Two en tendant déjà la main) et des bouquets tout autour. Nous avons dû nous incliner tant de fois qu'au bout d'un moment, le Filou a pris le parti d'avancer les mains jointes en baissant la tête à intervalles réguliers, histoire d'être certain de ne pas être malpoli (j'avais beaucoup insisté sur le respect des croyances d'autrui).

Une fois la visite terminée, la dame voulait absolument nous inviter à déjeuner, mais la perspective d'attendre près d'une heure dans le tout petit jardin avec les gamins qui jouaient à sauter à pieds joints sur les rochers autour de la mare et qui se demandaient déjà comment attraper les poissons sans canne à pêche m'a passablement effrayée.
— Je vous assure, ils ne nous dérangent pas, nous aimons les enfants ! a insisté la dame.
— Oui mais justement, je voudrais partir pendant que vous les aimez encore...

Nous sommes donc rentrés chez nous en fin de matinée, et pour une fois, au lieu de rentrer immédiatement dans la maison, les trois plus jeunes sont restés jouer dehors. Ils trafiquaient quelque chose autour de la table du jardin. Ce n'est que quand je suis allée prendre des herbes aromatiques que j'ai compris quoi.



Ils avaient fait un bouddha.

dimanche 17 septembre 2017

Premier atelier vélo

Hier, j'ai enfin fait quelque chose que je voulais faire depuis des mois, voire des années : j'ai pris mon courage et mon vélo à deux mains, et je suis allée m'inscrire à l'atelier vélo le plus proche de chez moi (c'est-à-dire à quelques kilomètres, quand même). Pour ceux qui ne connaissent pas, un atelier vélo, c'est un atelier géré par des bénévoles où on va réparer son vélo soi-même, avec l'aide et les conseils de ceux qui s'y connaissent mieux que vous, et avec le matériel à disposition.

Je n'y connais RIEN en mécanique cycliste. Mais vraiment rien. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai acheté un vélo "hollandais", c'est-à-dire avec les vitesses intégrées dans le moyeu (ne croyez pas que je sache ce que ça signifie, j'ai appris la formule par cœur) et pas de chaîne visible, donc quasiment aucun entretien et aucun risque de dérailler. Sauf que tout est dans le "quasiment". Des fois, surtout au bout de quelques années, ça grince, ça chuinte, ça couine. Ou alors le pneu se dégonfle, et on en conclut qu'il faut le changer ("Mais non, juste la chambre à air", me disait-on. "Ah bon, c'est pas la même chose ?" m'étonnais-je...) Ou alors un câble pendouille, et on se dit qu'il faut sans doute mieux le rattacher, à tout hasard : il pourrait servir à quelque chose. Ou alors le vélo se met à faire des zigzags, et ça rallonge les trajets...

Jusqu'ici, pour tous ces trucs-là, j'allais chez mon vélociste préféré, qui me remettait ma monture d’aplomb en deux temps trois mouvements, en me facturant moins d'argent qu'il n'en faut pour se payer un bon repas au resto. Sauf que des fois, quand il me disait "Ben c'est normal que le vélo fasse des zigzags, la roue est voilée, vous n'aviez pas remarqué ?", je me sentais un peu ridicule (d'autant plus que j'ignorais ce qu'il voulait dire par là) (un voile ? Ou ça, un voile ?). Et puis l'année dernière, mon vélociste a déménagé, et il n'y en a plus nulle part autour de chez moi. Et comme j'aime bien faire des trucs manuels, parfois, je me suis dit que j'allais apprendre à me débrouiller sans lui.

Bref, atelier vélo.
Je ne connaissais rien de rien à la manière dont un vélo fonctionne, vous disais-je. Je suis restée trois heures là-bas. Et quand j'en suis ressortie, mon vélo était comme neuf, et j'étais devenue si calée que j'aurais pu prendre la place de mon ex-vélociste.


Vous m'avez cru ?
Vous n'auriez pas dû : c'était une blague.

J'ai très vite compris que non seulement le bénévole était débordé, mais aussi que le côté "vitesses dans le moyeu" de mon vélo hollandais était trèèèèès largement au-dessus de mes maigres capacités. J'ai vaguement tenté de retirer des trucs superflus sur ma bécane, mais quand je n'ai même pas réussi à ôter la lampe arrière cassée depuis trois ans, j'ai renoncé. Je suis allée aider une fille qui s'y connaissait aussi peu que moi et qui ne m'avait strictement rien demandé, et même si elle a été un peu surprise de mon intrusion, nous avons bien ri, mais à force de quémander des conseils, nous avons aussi réussi à redresser sa roue, et j'ai appris des tas de trucs sur la métaphysique des rayons de roues de vélo. Et puis après, on m'a collé entre les mains un vieux vélo hors d'état et j'ai entrepris de le démonter.
Hier, pour la première fois de ma vie, j'ai démonté un dérailleur.
Je vous jure.
En prime, maintenant, je sais ce qu'est un dérailleur.
J'ai même réussi à retirer la chaîne qui pendouillait au bout, à l'aide d'un drôle d'outil dont j'ai oublié le nom et que j'ai cassé illico mais après le bénévole l'a réparé donc tout va bien.

Je suis rentrée chez moi fière comme si j'avais inventé les tournevis, bien décidée à y retourner à la première occasion. Peut-être même avec un vélo à moi en mauvais état (j'en ai récupéré un exprès pour ça, et il n'a PAS les vitesses dans le moyeu, ouf). J'ai raconté à toute ma famille ce que j'avais fait, mais ils s'en fichaient complètement et n'ont été impressionnés que par mes mains noires comme du cambouis même après cinq lavages au savon et trois autres à l'eau de javel. Mais je prendrai ma revanche un jour. Quand les gamins seront grands et qu'ils viendront me voir avec leur propre vélo parce qu'il y a un câble de rayon débranché dans le guidon de leur moyeu et que MOI, je saurai ce qu'il faut faire, ils rigoleront moins...

mercredi 13 septembre 2017

Soupe et politique

Le Filou fait je ne sais quel caprice à table. Mr Thing Two se tourne vers lui et lui lance :
—Allez, mange ta soupe, espèce de communiste !
Oh bon sang. Mais qu'est-ce que le Grand a bien pu encore lui raconter ?

(Ça m'a rappelé Mafalda, "la soupe est à l'enfance ce que le communisme est à la démocratie"... Sauf que, vérification faite, ce gosse n'a pas la moindre idée de ce que signifie ce mot, bien sûr. N'empêche qu'il était très fier de son petit effet...)

lundi 11 septembre 2017

Réunions de rentrée

Je vous l'ai raconté brièvement il y a quelques jours : en fin d'année dernière, la directrice de l'école des Things m'avait appelée pour demander si je voulais qu'ils soient séparés l'année suivante. Ce à quoi j'avais répondu que c'était sans doute une bonne idée, pour achever de les rendre indépendants (chacun ses jeux, ses copains, et donc, son instit, ses devoirs, etc.) et pour éviter qu'ils soient souvent comparés l'un à l'autre. Mais je savais que ce serait parfois compliqué, par exemple au moment des devoirs, mais aussi des réunions avec les parents

Vendredi, j'ai eu un mot dans les deux carnets de correspondance. La fameuse réunion de rentrée.
Miss Thing One : mardi à 18h.
Mr Thing Two : mardi à 18h.

Bah, je m'en doutais. Il n'y a pas tant de jumeaux que ça, il faut dire. C'est déjà bien que les réunions des CP ne tombent pas en même temps que celles des CE1, ou des CE2, etc., parce que là, il y aurait beaucoup plus de parents concernés, avec des enfants de deux ou trois ans d'écart.

Et alors, je fais quoi ? Depuis vendredi, je me pose la question. Je choisis celle qui m'inspire le plus ? Ou le moins, au contraire ? Je tire à pile ou face ? Oui, mais celui des Things dont je n'aurai pas vu la maîtresse sera furieux. Ou alors je fais comme une mère que j'avais vue quitter la première réunion en plein milieu pour aller asssiter à la fin de la deuxième, ce qui avait dû la faire passer pour une malotrue envers la première instit, et pour une retardataire incroyablement sans-gêne envers la deuxième ?

Ce soir, le Grand m'annonce :
— Maman, il y a une réunion parents-profs au lycée, demain. Le prof principal a beaucoup insisté, il dit que c'est très important, il faut absolument que tu y ailles !
— Demain ? Mardi ? A quelle heure ?
— 18h.

Bon. C'est bien. Au moins, le problème est réglé...

dimanche 10 septembre 2017

Premier dimanche soir de Seconde

Devinette : à quoi ai-je passé mon premier dimanche soir depuis la rentrée ?

Réponse : à faire des maths avec le Grand qui :
- n'avait pas ouvert son cartable le samedi, ni d'ailleurs le dimanche matin, ni même le dimanche après-midi ;
- ne comprenait déjà rien à la toute première leçon ;
- n'avait pas noté quels étaient les exercices à faire, de sorte qu'il a fallu faire toute la page.

Le lycée commence très bien.

jeudi 7 septembre 2017

Les mots nés en même temps que moi

Pour fêter ses 50 ans, le Petit Robert propose de découvrir le ou les mots nés la même année que vous. C'est là :
http://jeu50anspetitrobert.lerobert.com/
Si vous êtes de 1976, sachez que j'ai déjà fait le test, et que cette année-là, il y a eu ces deux nouveaux mots :
- Fluo
- Rasta
Avec tout ça, c'est étonnant que j'aie toujours eu un look* si sage, non ? J'ai toujours su que je n'étais pas vraiment de mon époque. Allez, il est encore temps de changer : dès demain, je me fais des dreadlocks et je me mets du maquillage fluo.

* Celui-là, il date de 1977. C'est presque ça.

mardi 5 septembre 2017

Eloge de la nouvelle maîtresse

— Tu sais, maman, ma nouvelle maîtresse, elle est super-gentille ! dit Miss Thing One.
— La mienne aussi ! intervient Mr Thing Two*.
— Oui, mais la mienne encore plus. Elle est même plus gentille que toi, maman.
— Tant mieux, ma chérie.
— En fait, tu sais, je préfère quand je suis à l'école que quand je suis à la maison.

(Si elle préfère son instit à sa mère et ses copines à ses frères, c'est plutôt logique, comme conclusion) (C'est décidément dommage qu'elle n'y aille que 139 jours dans l'année...)

* On m'a téléphoné en fin d'année dernière pour savoir si je voulais qu'ils soient séparés cette année, et j'ai répondu oui sans hésiter. Ça va peut-être compliquer les choses pour les réunions à la même date et les devoirs décalés, mais je pense que ça leur fera le plus grand bien !

lundi 4 septembre 2017

139 jours

Aujourd'hui, pour fêter la rentrée, j'ai fait un petit calcul. Corrigez-moi si je me trompe, mais pour l'année scolaire 2017-2018, les enfants auront en tout 36 semaines de cours. En enlevant les samedi, dimanche, jours fériés ET les mercredi (le maire de ma commune a appliqué la réforme le plus mal possible, avec seulement deux heures ridicules le mercredi et aucune véritable activité périscolaire, du coup il a eu beau jeu de décréter que les parents étaient contre et de revenir à la semaine de quatre jours à la première occasion), cela fait 139 jours d'école dans toute l'année.

139 jours.

Le nombre le plus faible de toute l'Europe. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Le Monde, dans un article daté du 24 novembre 2015 :
La France est le pays où le jour moyen de jours d'école par an dans l'enseignement primaire est le plus bas de tous les pays de l'OCDE.
Et ça, c'était alors qu'on était encore à 4,5 jours par semaine.

Devinez quoi ? Ce n'est pas bon pour les enfants. Les spécialistes le disent, et tout le monde le sait, même si on fait semblant de l'ignorer. Ce n'est pas bon non plus pour les mères, car, oh, surprise, ce sont elles qui prennent des temps partiels pour s'occuper de leurs bambins, ce qui nuit fortement à leur carrière (et là aussi, c'est Le Monde qui le dit dans un article d'il y a trois jours intitulé La réforme des rythmes scolaires : un impact significatif sur l'emploi des femmes).

Rien de nouveau. Z'ont qu'à pas faire de gosses, les bonnes femmes. Ou convaincre leur mari de prendre un temps partiel. Sauf que bon, comme c'est presque toujours monsieur qui a un meilleur salaire, ça a peu de chances d'arriver.
Et pourquoi est-ce que c'est monsieur qui a un meilleur salaire ? Ben tiens, à cause de ces fameux écarts de salaire (de 26% ou 35% selon le mode de calcul) que les patrons justifient, entre autres, par... le fait que les femmes ont des horaires moins souples à cause de leurs gamins, et qu'elles prennent des temps partiels.
Ce ne serait pas ce qu'on appelle un cercle vicieux, par hasard ?


Bon sang, 139 jours sur 365. Même pas un jour sur deux, loin de là. Et dans mon cas, pas question de travailler moins, bien sûr. Donc je travaillerai dans de moins bonnes conditions, voilà tout. Dans le bruit, ou le soir, ou en vacances. Et je ne dormirai pas beaucoup. Pas grave, je suis habituée...

(D'ailleurs, je vais me coucher, tiens.)

samedi 2 septembre 2017

Gentil ?

Paris-Plage. Une aire de jeu. Des gamins qui grimpent sur un faux bateau, dont les miens. Soudain, un bonhomme qui doit avoir 5 ou 6 ans se plante devant Mr Thing Two et l'apostrophe :
— Est-ce que t'es gentil, toi ?
Mr Thing Two le regarde, un peu interloqué, puis répond docilement :
— Ben, oui.

(C'est vrai) (La preuve, il a répondu au lieu de filer une baffe à ce petit indiscret) (qui est ensuite allé signaler au Grand qu'il était assis sur la cheminée du bateau et que ledit bateau risquait donc d'exploser) (Le Grand a donc changé de place) (Bien gentil, lui aussi...)

vendredi 1 septembre 2017

"En fin d'après-midi"

Le Grand va entrer au lycée lundi matin. A quelle heure ? Je l'ignorais, donc hier, j'ai consulté le site internet. L'heure de la rentrée était en fonction de sa classe : 9h, 10h ou 11h selon s'il est en seconde A, B, C, D, E, F, G, ou H. Et "la composition des classes sera affichée vendredi en fin d'après-midi", disait le site.

Cet après-midi, donc, je sors vers 17h45 en espérant que les listes seront déjà affichées, et je me rends devant le lycée. Lorsque j'arrive, il y a une dizaine de personnes qui parlementent avec un homme debout de l'autre côté de la grille. Quelques adolescents, quelques parents, qui ont tous l'air perplexe ou franchement mécontent.

J'inspecte les grilles. Aucune liste nulle part. Je demande à une mère ce qui se passe.
— Les listes ont été affichées entre 15h et 17h, mais elles ont été retirées, m'explique-t-elle, furieuse.
— Hein ?
— Eh oui. Apparemment, il fallait poser son après-midi pour venir !

Je m'approche du type derrière la grille. Il est en train de répondre avec agacement aux récriminations :
— Les listes ont été affichées pendant deux heures, il fallait venir à ce moment-là !
J'interviens :
— Mais enfin, sur le site, il était écrit...
— Il y a plusieurs milliers de lycéens qui sont passés dans l'après-midi, ce qui prouve qu'ils le savaient, eux !
— Mais pourquoi ne pas mettre sur le site...
— Ah non, la composition des classes n'est pas mise sur le site.
— D'accord, mais pourquoi ne pas...
— Pour des raisons de confidentialités.
— Mais...
— C'est comme ça, il fallait venir à l'heure !
— Mais laissez-moi finir ma phrase ! Pourquoi ne pas mettre sur le site "entre 15h et 17h" ? Il était écrit "en fin d'après-midi" !
— Bah, de toute façon votre enfant n'a qu'à appeler un camarade, il y en aura sûrement un qui saura.
— Ah non, il ne connaît personne qui rentre dans ce lycée.
— Alors vous n'avez qu'à appeler à 8h30 lundi matin.
— A l'heure où on doit accompagner les enfants à l'école ? Et même dans deux écoles différentes, dans mon cas ? De toute façon, si vous donnez le même conseil à tout le monde, la ligne sera forcément occupée !
— Eh bien, votre enfant n'a qu'à venir à 9h, et s'il commence à 10h ou 11h, il reviendra plus tard. Bonsoir !

Nous avons de la chance : nous habitons à quelques minutes à pied du lycée. D'autres élèves mettent une demi-heure en transports en commun pour venir. Ceux-là n'auront qu'à patienter une heure ou deux sous l'abribus, j'imagine.

Je suis rentrée à la maison excédée. Dès mon arrivée, le Grand m'a interrogée :
— Alors, je suis dans quelle classe ?
— Aucune idée, mais j'ai le regret de te dire qu'il y a un crétin fini qui travaille dans l'administration de ton lycée. J'espère que ce n'est pas le proviseur.
— Il était comment ?
— Maigrelet, chauve, avec des lunettes.
— Ah si, c'est le proviseur.

Ah.
Bigre.
Ça commence bien.

mercredi 30 août 2017

Joies du retour pour les Things

Peu avant de prendre l'Eurostar pour rentrer à Paris, Mr Thing Two se lamente :
— Je suis triste de partir de Londres !
— C'est bon signe, ça veut dire que tu as passé de bonnes vacances, réponds-je.
— Et à la fois, je suis content, parce que je vais revoir Filou. Il me manque beaucoup beaucoup !
— Ah bon ? s'exclame Miss Thing One, sincèrement surprise.
— Pas à toi ? demandé-je.
Elle n'hésite pas une seconde :
— Non.
— Ton papa et ton grand frère non plus ?
— Non.
— Mais tu es quand même contente de rentrer ?
— Oui, parce que je vais retrouver mes disques des Kids United !

(Je préfère ne pas commenter)

mardi 22 août 2017

Cartes Postales de Londres (à venir)

Je suis actuellement en vacances à Londres avec ma mère, ma soeur ado, et les Things. Nous avons un programme si chargé que je ne trouve pas le temps de bloguer, surtout que j'essaie de travailler un peu malgré tout. Mais à défaut de bloguer, j'ai fait plein de photos. Juste avant le départ, je me suis acheté un nouvel appareil photo (pour remplacer celui qui a été arrosé de peinture, celui qui a été noyé par l'ouverture d'une gourde, celui dont l'écran s'est brisé, celui qui est tombé en panne, et les précédents) (j'adore faire de belles photos, mais il faut bien dire que je n'ai pas tellement de chance avec les appareils).

Et donc, je photographie. Les paysages, les monuments, les enfants, les enfants devant les paysages, les enfants devant les monuments, enfin bref, vous voyez le genre. OK, ce ne sont pas forcément des photos d'une originalité fulgurante, mais j'en ai tout de même fait certaines que j'ai trouvées particulièrement réussies, et je me suis promis de vous faire un magnifique résumé de mon séjour en cartes postales à mon retour.

Hier soir, en sortant d'un théâtre, j'ai fait une grande promenade au bord de la Tamise et j'ai mitraillé les gratte-ciel, les monuments éclairés qui se reflétaient dans l'eau, les scènes insolites ou amusantes. De retour dans le métro, j'ai voulu regarder les photos que je venais de prendre. Normalement, je ne le fais jamais : j'attends de les transférer sur un ordinateur pour les voir sur grand écran. Mais j'avais testé deux programmes "nuit" différents, et je voulais comparer les résultats.

La toute dernière photo était vraiment très bien.
La précédente ne s'affichait pas.
Toutes les autres non plus.
Tiens ? Pourquoi ?
L'appareil m'a donné la réponse : "No memory card".

Non ?
Non !
NON !!!!

Si. Depuis cinq jours, je mitraille Londres avec un appareil photo dépourvu de carte mémoire.

jeudi 17 août 2017

courgettes XXXL

Mon père adoptif avait accepté très gentiment de venir vider notre boîte aux lettres, éteindre une lumière allumée, et faire le tour du jardin. Au téléphone, il m'avait annoncé :
— Je te préviens, c'est une vraie jungle. Tu vas t'amuser, avec ta tondeuse manuelle.
— Ah. Tu as pris des tomates cerises ?
— Elles n'étaient pas encore mûres.
— Des framboises ?
— Il n'y en a aucune.
— Des mûres ?
— Déjà toutes pourries.
— Des courgettes ?
— Ah, je n'ai pas vu de courgettes.

Je ne sais pas comment c'est possible, dis donc.
 (En vrai je sais : c'était vraiment une jungle. Oui, au point de cacher les courgettes.)

(C'est une cruche énorme de deux litres, pas un petit pichet)

dimanche 13 août 2017

Nom de...

Ma mère est quelqu'un de plutôt poli, aimable et d'un tempérament égal. Aussi, lorsque, en arrivant chez elle, nous avons trouvé ce papier couvert de son écriture sage sur la commode, nous avons été pour le moins... surpris.

(Cliquez pour agrandir)
En fait il paraît que c'est une citation cinématographique, donc tout va bien. Du moins, je crois.

(Un applaudissement virtuel à celui qui reconnaîtra la référence.)


vendredi 11 août 2017

Une soirée de débauche

Dernier soir avec mon invité/ami. Le Filou est en voie de guérison, la canicule s'est éloignée, la quille est proche, et si on allait fêter ça quelque part ? Malgré l'insistance de Darling, qui doit rester avec les gamins endormis, le Grand refuse de venir nous chaperonner (il n'a plus que 50 pages du Comte de Monte-Cristo à lire, on peut le comprendre). Tant pis, on part quand même. Direction la ville la plus proche (2000 habitants, à 5 km de mon village paumé). Bonne surprise : il y a même un bar ouvert, à 23h15, c'est fou ! Nous nous dirigeons joyeusement vers la demi-douzaine de personnes installées en terrasse, quand tout à coup, un doute me saisit :
— Euh, dis... on est censé boire quoi, à cette heure-ci ?

Mon invité sait que je n'aime pas l'alcool (ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant). Lui-même n'en boit pas beaucoup non plus. Et nous ne sommes pas de grands consommateurs de jus de fruits. Il réfléchit, et propose d'esquiver le problème :
— Une glace ?
— J'en ai pris une en dessert tout à l'heure. Je n'ai plus faim. Un capuccino ? Décaféiné ?
— Ou alors, soyons fou : un coca !
— Oh ! Tu crois ? Carrément ?
— Light.

Il a même pris un coca zéro. Quant à moi, je n'avais pas tout à fait terminé de digérer mon dernier soda (bu en 2013 ou 2014, il me semble), donc j'ai profité du fait que tous les bars italiens proposent des vrais jus d'orange pressés pour avaler quelques vitamines. Et ensuite, nous sommes rentrés, pour nous coucher avant minuit.

C'était vraiment une chouette soirée. Parfois, ça fait du bien d'être déraisonnable !


mercredi 9 août 2017

Le Grand et le feu au derrière

La voiture de location que j'ai cet été a un système de chauffage intégré au siège du conducteur. C'est la première fois qu'on me fait le coup, donc je ne trouve pas tout de suite le bouton pour l'arrêter. Je me plains :
- Quelle horreur ! J'ai l'impression d'avoir le feu aux fesses !
Mon invité s'esclaffe, ce qui étonne le Grand. J'explique :
- Avoir le feu au cul est une expression qu'on utilise pour parler de quelqu'un qui est... un chaud lapin, disons.
- Un quoi ?
Je soupire :
- Quelqu'un qui a une libido très développée.
Il a l'air toujours aussi perplexe. Je suis désemparée :
- Tu ne sais pas ce qu'est la libido ?
- Non, mais ça me fait penser à "escargot".

mardi 8 août 2017

Fatiguée (bis)

Vous me croirez si je vous dis que le Filou a plus de 39 de fièvre ?
Non non, ce n'est pas une suite de sa chute de l'autre jour, juste un de ses célèbres virus. J'ai des gamins beaucoup plus grands que la moyenne et très costauds en apparence, mais tout fragiles en dessous.
Cela dit, faut pas trop s'inquiéter pour lui. Quand le doliprane lui laisse un peu de répit, il court et saute dans tous les sens. (Oui, bien sûr, avec son plâtre, pourquoi ?)
Moi, par contre, je pense qu'il va me falloir un mois pour me remettre de ces vacances...

samedi 5 août 2017

Le Filou, la terrasse et l'hôpital

Une morne et caniculaire journée s'annonçait. Je devais emmener un invité à la gare le matin, et attendre l'arrivée d'un autre le soir. Je m'étais demandé dans quel lieu climatisé j'allais pouvoir tuer le temps.
Finalement, le Filou a eu la gentillesse de régler le problème. Il était tombé de la terrasse lors d'une de ses acrobaties, s'était cogné la tête et avait mal au poignet. Et depuis, en plein jour, il somnolait sur son lit.
Panique.
Urgences. Gros soulagement : pas de traumatisme crânien. "Juste" une fracture au poignet. Trois semaines de plâtre (sympa, en plein été, sans même parler de la piscine). On l'a quand même gardé pour la nuit (avec Darling), en observation, mais c'était sans doute la douleur qui le faisait somnoler.
En tous cas, j'ai eu ce que je voulais : j'ai passé la journée à l'hôpital.
Climatisé.

PS: si, bien sûr qu'il y a une rembarde autour de la terrasse,  haute d'un peu moins de 2 mètres. Il l'a escaladée. Ça n'étonne personne, si ?

mardi 1 août 2017

Température : prévisions

Hier, 33 degrés celsius.
Aujourd'hui, 34.
Demain, 35.
Jeudi, 36.
Vendredi, 37.
Samedi, 38.
Les prévisions météo de mon téléphone ne vont pas au-delà. Heureusement...

lundi 31 juillet 2017

Fatiguée

Une petite gastro qui passait par là, des mauvaises nuits et un gros manque de sommeil, un jardin assez moche pour cause de travaux, quelques petits soucis techniques agaçants, et la perspective d'une affreuse vague de chaleur à partir de demain.
Ah, et un invité végétarien qui me complique les menus.
On ne peut pas dire que ces vacances italiennes commencent du meilleur pied.
Mais ce n'est pas grave: il y a toujours les glaces, les couchers de soleil, les bains de minuit, l'ami qui arrive bientôt, les bons romans...
(Et l'idée que l'été se terminera par un séjour à Londres !!!)

mercredi 26 juillet 2017

Tour à croquer

"Et si nous faisions des croque-monsieur pour le dîner la veille du départ ? avions-nous pensé. Avec une salade, ce sera simple et rapide..."

Sauf quand on en prépare 14.

(La prochaine fois, des pâtes !)

mardi 25 juillet 2017

Cartes postales de la Drôme

Mon appareil photo est tombé en panne juste avant les vacances (sinon c'est pas drôle). Il n'est toujours pas réparé. Du coup mes photos ont été faites avec un téléphone tout bête. J'en ai pris assez peu, et elles sont très mauvaises. Je n'en ai même pas une seule potable du camping. M'enfin, pour ce que ça vaut, en voilà quelques-unes...

Une rando-canyoning pour les deux frangins.

La mascotte du camping portait un aimant à son collier. Je voudrais bien
savoir pourquoi. J'aurais dû le filmer quand il est resté collé à la boîte
de thon qu'il venait de lécher : j'aurais fait un tabac sur YouTube.
Avec le couteau, c'était pas mal non plus...

Une rando de montagne très sympa...

... qui s'achevait sur une grotte immense, impressionnante !

Le village le plus proche était joli. Tout petit et désertique, mais joli.

Mais pour les gamins, le mieux (à part la piscine),
c'était tout de même les rivières !
Demain, l'Italie. Changement de décor !

samedi 22 juillet 2017

Camping : rapide bilan

J'ai survécu au camping en famille. Aucun enfant ne s'est noyé ou perdu, les autres campeurs ne nous ont pas expulsés au bout de deux jours, et je n'ai pas assassiné Darling quand il me demandait pour le troisième soir de suite où était l'éponge. Donc j'estime que tout va bien, non ? A part le coup de soleil de Mr Thing Two, les trois petits terrorisés par un chaton qui devait peser 800 grammes, la tique sous mon aisselle, les problèmes féminins (non, je ne donnerai pas de détail) (disons seulement que j'ai connu situation plus agréable que me retrouver assise sur le trône, avec une porte et plusieurs personnes entre moi et le lavabo le plus proche, une coupe menstruelle sanguinolente à la main, le papier toilette oublié dans la tente, et un pantalon magnifiquement taché à l'entrejambe) (sans parler du matin où... non, j'arrête), le piquet de tente détruit par Mr Thing Two et le Filou, l'orage diluvien du dernier après-midi qui a trempé l'extérieur des tentes (histoire qu'elles soient encore mouillées au moment du repliage) et l'intérieur de l'une d'elles, et le fait que même les vacances les plus basiques ne sont pas économiques à six, je le répète, tout s'est bien passé. Si.

Les deux choses qui m'ont manqué le plus : une assise avec un dossier (faute de place dans la voiture pleine comme un oeuf, nous n'avons pu emporter ni table ni chaises), et puis ma couette. "Oh la la, il fait chaud, dans la Drôme", m'avait-on dit avec commisération quand j'avais annoncé notre destination. Personne ne m'avait avertie qu'à 500m d'altitude, même dans la Drôme, même en juillet, à 2h du matin, sous la tente, on GÈLE. Je n'avais pas eu aussi froid la nuit depuis mon voyage en Grèce il y a vingt ans.

Mais il y a eu plein de bons moments et, j'espère, des bons souvenirs pour les enfants. Quelques cartes postales demain. Pour l'instant, je vais profiter du fait d'avoir de nouveau un vrai lit à disposition, et surtout une couette. Je tombe de fatigue, va savoir pourquoi !

jeudi 20 juillet 2017

Camping

Sans le savoir, je n'avais pas menti en disant à mon Grand qu'il n'y avait pas de Wi-Fi au camping. En fait, il n'y a même pas de 3G. Ce qui ne nous manque pas trop, à part pour la météo.
Sinon, tout va à peu près bien. Le cadre est magnifique (la Drôme ), j'ai réussi à monter les tentes, le camping bobo-hippie est très sympa, et je dors moins mal que prévu. Un détail, cependant : on ne dira jamais assez les malheurs de la femme aux règles trop abondantes en camping...

samedi 15 juillet 2017

Camping et économies

Le camping, c'est rigolo, mais surtout quand on est enfant. Quand on est adulte, on choisit généralement ce genre de vacances d'abord à cause du prix. Plus on est nombreux, plus on fait des économies. Même dans un camping plutôt chic, à six, on peut passer une semaine sous la tente pour le prix de trois nuits en auberge de jeunesse ou d'une nuit à l'hôtel – sans petit-déjeuner.

Enfin, ça, c'est la théorie.

Parce qu'en réalité, même quand on a déjà tentes, matelas, et sacs de couchage (ou qu'on connaît quelqu'un qui peut vous les prêter), ça donne :— Aller, avant le départ, je vais faire un dernier tour au Vieux Campeur pour m'acheter deux ou trois bricoles qui me manquent. Tiens, ces oreillers de voyage ne sont pas chers, je vais en prendre quelques-uns, ce sera mieux qu'un pull roulé en boule. Oh, une corde, c'est toujours utile, une corde, non ? Et un mousqueton aussi, par la même occasion. Ah, une gourde de plus, ça serait bien pratique. Ça alors, une thermos d'une taille que je n'ai pas encore, je la prends ! Dis donc, ils sont bien, ces sacs à dos/k-way. Et une banane, je n'avais pas dit que je m'achèterais une banane, pour garder mon appareil photo à portée de main ? Un parasol pliable, ça pourrait être une bénédiction : le proprio du camping m'a dit que notre emplacement ne sera pas très ombragé. Regardez-moi ces réchauds, ils sont mille fois plus pratique que celui qu'on m'a prêté ! Et une gamelle plus grande, à six, ce ne serait pas du luxe. Non mais je rêve, un verre à pied incassable pour ceux qui veulent boire leur vin correctement même au camping ? Et si j'en prenais un pour faire une blague à Darling ?

A la fin, bien sûr, ça coûte l'équivalent d'une semaine à l'hôtel, ou presque. Et encore, on a résisté au sac à viande en soie, à la glacière pliable, au hamac gonflable ("Attention, ceci n'est pas un jouet : tenir hors de portée du Filou", disait peu ou prou l'étiquette) et à la tente à monter dans un arbre (ça fait rêver, mais je ne suis pas convaincue que ce soit bien utile, sauf quand on est entouré de lions), aux anoraks de ski en soldes (pour l'hiver prochain), à la lampe solaire en mousse (je vous jure), à la chaise longue ultra-compacte, à la jupe qui fait aussi pull ou chapeau de soleil...

vendredi 14 juillet 2017

Départ en vacances

J'avoue que je suis assez vexée. Quoi, je disparais virtuellement pendant plusieurs jours, sans avertissement, ce que je n'ai jamais fait depuis la naissance de ce blog il y a cinq ans, et pas un seul commentaire affolé pour se demander ce qui a pu m'arriver ? Oui, bon d'accord, j'imagine que tout le monde est en vacances, mais quand même, j'ai mal à l'égo.

En représailles, j'arrête ce blog. Na.

Oh, allez, il y aura bien trois ou quatre lecteurs fidèles pour me supplier de ne pas faire ça, hein ?

Bon, on va dire que oui, et comme je ne veux pas vous faire de peine, j'accepte gracieusement de reprendre. Ouf, vous êtes soulagés.

Donc, en résumé, depuis mon retour du plat pays, j'ai :
- terminé d'organiser nos vacances (il était temps) ;
- acheté une perruque à la Japan Expo où j'ai emmené ma petite sœur pour son anniversaire (des longs cheveux châtains et lisses, alors que j'ai les cheveux courts, frisés et gris) (même que ma propre mère ne m'a pas reconnue) (je vous jure) ;
- participé en famille à une grande chasse au trésor organisée tous les ans par la Ville de Paris (35 parcours, dans tous les arrondissements et pour tous les niveaux, qui permettent de découvrir des coins très sympas ; à refaire absolument !) ;
- essayé de travailler avec les enfants dans les pattes (en un mot : inefficace) ;
- préparé les bagages pour cinq personnes pour un mois (oui, c'est un classique, Darling ne s'occupe que des siens, c'est affreusement cliché, je sais) ;
- conduit une voiture pleine comme un œuf sur 600 km.

Me voilà à présent chez ma mère, en train de me préparer psychologiquement et physiquement à emmener Darling et gamins au camping pour une semaine, pour la toute première fois (en dehors d'une seule nuit l'été dernier). Je ne m'attends pas à ce que ce soit très reposant...

Je reviendrai sûrement vous donner des nouvelles !
(SI quelqu'un me les réclame)
(Non mais sans blague)

jeudi 6 juillet 2017

Dernières cartes postales de Hollande et Belgique

Des toilettes pour tout le monde. Pas de jaloux.

Dans les rues des villes, des fleurs, sur le moindre centimètre carré disponible.
Surtout des roses trémières, partout.

A la campagne, n'en parlons même pas.

(Ils n'ont pas d'enfants ni de chiens, les Hollandais ?
Ni de travail, vu le temps qu'ils consacrent à jardiner ?)

Bien sûr, des canaux magnifiques dans chaque ville.
(Je n'arrêtais pas de penser que je n'aimerais pas y habiter avec Mr Thing Two.)

Un beau trompe l'oeil.

Des animaux, aussi. Plein. Surtout des moutons, mais pas que.

Et puis des vélos ! Beaucoup, beaucoup de vélos !

Des vieux vélos...

Des grands vélos...

Des poubelles penchées exprès pour les vélos...

Des vélos côte à côte...

(Très pratique pour les quasi-centenaires comme celle-ci)

Des tas et des tas de vélos pour deux ou trois personnes,
avec le siège enfant plus souvent à l'avant qu'à l'arrière...

Mais aussi quelques vélos pour quatre personnes,
avec un siège bébé devant...

... ou une selle en plus pour l'aîné !
(Et là, on comprend mieux les difficultés posées par les ponts)

(Et bien entendu, des biporteurs et des triporteurs, cela va sans dire !)

mardi 4 juillet 2017

Carrément bizarre

Retour de Belgique, J2. Le Filou :
— Maman, hier t'avait dit que tu nous faiserait goûter du socolat carrément bizarre !
— Mais je t'en ai donné, hier ! Le chocolat avec les petits morceaux de caramel, tu te rappelles ?
— Oui mais y en avait d'aut', dans ta valise ! Et çui-là, il était pas carrément bizarre. Il était juste bizarre, mais pas carrément !

(Du coup il a eu droit à un morceau de socolat avec des bouts de caramel ET des bouts de meringue, et il a bien voulu admettre que celui-là l'était, carrément bizarre.)

(Demain je poste quelques dernières cartes postales de mon voyage, puis je passe à autre chose)
(Il serait temps : je suis déjà en train de préparer le voyage suivant...)

vendredi 30 juin 2017

Gand (Gent)

Un château, un canal, des fleurs, un ciel bleu pendant quelques minutes. Gent (Belgique), avant-dernière étape de notre voyage. Nous en aurons vu, des belles villes et des beaux paysages, en une semaine...

jeudi 29 juin 2017

Canicule hollandaise (bis)

"Oh mon dieu, il fait presque 20 degrés, il faut absolument rafraîchir ces enfants, vite, mettons-les tout nus sous la fontaine de la grand-place avant qu'ils ne se déshydratent !"
(A part ça, quand notre groupe est parti ce matin pour ses 50 km quotidiens, il pleuvait, donc nous nous étions tous emmitouflés : imperméable, cape, poncho, chapeau de pluie, pantalon k-way, guêtres, etc. Il était 9h, et nous avons croisé tous les Hollandais qui allaient travailler. En t-shirt. Tête nue. "Mais non, il ne pleut pas vraiment : l'air est vivifiant, c'est tout...")

mercredi 28 juin 2017

Avec la mer du Nord comme dernier terrain vague...

Ce matin, j'ai quitté le groupe et je suis partie toute seule avec mon vélo. Une piste cyclable courait sur les dunes en direction de la plus grande digue des Pays-Bas (du monde ?). Marais, roseaux, lacs, champs, moutons. Le ciel était gris, comme il se doit. Tout en pédalant avec acharnement contre un méchant vent contraire, je n'entendais que le bruit des vagues, les cris des mouettes, le sifflement du vent. Et au bout, la mer du Nord. Il est certains paysages qui méritent qu'on les découvre dans la solitude.

mardi 27 juin 2017

Moulins

Ce n'est pas seulement une légende. En plus des moulins que l'on voit encore à l'entrée de chaque ville et qui servaient tout bêtement à faire de la farine, il y a ceux qui pompaient l'eau pour que les champs ne soient pas noyés. Mais pas trop non plus, sinon la terre se ratatinait comme une éponge desséchée, s'affaissait... et donc devenait encore plus inondable.
De nos jours, ce ne sont plus les moulins qui pompent, mais la problématique est la même.
Aujourd'hui, pour faire une pause entre deux dizaines de kilomètres (59 en tout), nous avons visité un musée sur l'inondation terrible de 1953. Depuis, je me dis que même si c'est très joli et très fleuri et surtout très cyclable, ici, je préfère passer mes vacances aux Pays-Bas qu'y habiter...

lundi 26 juin 2017

Incroyables jardins

Pour les vélos, je savais. Mais j'ai découvert le deuxième hobby national des Pays-Bas : le jardinage. Je n'ai jamais vu autant de fleurs en quelques heures. Tous les jardins ressemblent à des décors de cinéma. J'ai l'impression de voyager à travers une immense carte postale. Je n'arrête pas de chercher la vraie vie, en vain...
(Vous remarquerez le toit de chaume)

dimanche 25 juin 2017

Départ d'Amsterdam

C'est un voyage à vélo, comme je l'ai dit, mais notre hôtel nous suit. Un hôtel mobile : une péniche. Nous sommes donc sorti de la ville par les canaux, en faisant ouvrir une quinzaine de ponts sur notre passage, avant de monter enfin sur nos bicyclettes pour une première balade de 20 kilomètres environ. Et puis dîner et nuit à bord. Ma première nuit sur un bateau.
Sur les 24 personnes du groupe, je suis la seule Française, la seule à ne pas être venue en couple, en famille ou entre amis, et à vue de nez, la plus jeune. Et aussi la seule à avoir attrapé un coup de soleil après avoir roulé sous les nuages gris et la pluie avec un énorme chapeau de soleil (si, si), mais qu'importe ! Cela n'entamera pas ma bonne humeur...

samedi 24 juin 2017

Les hauteurs d'Amsterdam

Quand j'ai fait des études comparatives avant d'acheter mon triporteur hollandais, je me souviens avoir été frappée par un argument qui revenait souvent : "Ce vélo-cargo est si maniable que, même sans assistance électrique, vous franchirez les ponts facilement !"
Ce qui me laissait totalement perplexe. Pourquoi diable aurait-on besoin d'une assistance électrique pour franchir un pont ?
Maintenant, je sais. Les ponts, pour les Hollandais, c'est Montmartre, c'est la Croix-Rousse, c'est l'Everest !

vendredi 23 juin 2017

Canicule hollandaise

— Voulez-vous encore de l'eau ? me demande la serveuse amstellodamoise en constatant que j'ai fini mon verre.
— Non merci.
— Vous êtes sûre ? Avec cette chaleur, il faut boire beaucoup. 

Il fait 19 degrés. 

(C'est le noooooooord !)

Randovélo

Tell everybody I'm on my way,
New friends and new places to see...

Depuis hier, j'ai cette chanson de Frère des ours dans la tête. Je suis actuellement dans un train pour Amsterdam, d'où je partirai demain avec un groupe d'inconnus pour une randonnée à vélo qui nous conduira jusqu'à Bruges. C'était mon cadeau d'anniversaire de l'année dernière, pour mes 40 ans. Je n'ai jamais fait de voyage à vélo, je n'ai jamais fait de vacances organisées toute seule (hors UCPA), et je n'ai jamais mis les pieds aux Pays-Bas. Ah, et je n'ai jamais passé huit jours d'affiliés loin de ma famille depuis la naissance des Things.
Bref, l'aventure (organisée).

With blue skies ahead yes I'm on my way...

(En fait, le ciel promet d'être plutôt gris, mais après ces jours de canicule, c'est un soulagement !)

mercredi 21 juin 2017

Crudivorisme raté

— Pff, fait trop chaud, pas envie de cuisiner. Puisque tu vas au magasin, Darling, achète-nous quelque chose de frais, d'accord ? Salade, tomates, concombres...
— D'accord !
Une demi-heure plus tard, il revient avec des poivrons :
— Je me suis dit qu'on pourrait faire une peperonata...
— Hein ?
— Ben quoi ? Ça se mange froid !
— Certes, mais d'abord, les poivrons, il faut les faire cuire !
— Ah ! Oui, c'est vrai, je n'y avais pas pensé. Une salade de riz, alors ?
— ...


(Et pourquoi pas un Darling en carpaccio, plutôt ?)

Horreur nocturne

Nuit.
Chaleur.
Vous dormez ; mal, mais vous dormez.
Et puis tout à coup, un hurlement déchire la nuit.
Vous vous levez d'un bond. Vous vous précipitez,déjà en sueur. Ce n'était pas un "maman, j'ai soif". C'était un hurlement de terreur.
Vous entrez dans la chambre de votre fille, et là, vous la voyez, votre chérie, la prunelle de vos yeux, entièrement couverte de sang. Pyjama, oreiller, draps, tout est rouge vif.
Pour faire passer le hoquet, c'est très efficace...

(Heureusement que ce n'est pas la première fois que ça arrive et que ma sœur avait la même tendance à saigner du nez par fortes chaleur, sinon j'aurais pu m’affoler !)

mardi 20 juin 2017

Cookies mal accueillis

La dernière fois, je m'étais excusée de ne pas leur avoir fait de gâteaux, et dans leur grande indulgence, ils m'avaient pardonnés. Pour compenser, je leur avais acheté des glaces.

La fois suivante, en revenant de l'école, ils m'ont demandé :
— Maman, tu as fait des gâteaux ?
— Oui, j'ai fait des cookies.
— Oh  non ! C'est nul, les cookies, tu en fais tout le temps ! Nous on voulait des glaces ! T'es méchante ! Oiiiinnnnn !

Je jure sur la tête de mon Kitchenaid que je n'exagère pas et que deux d'entre eux se sont mis à pleurer.

Ces enfants ne me méritent pas.



(Je vous rassure, une fois remis de leur déception, ils ont mangé une demi-douzaine de cookies chacun en reconnaissant du bout des lèvres qu'ils étaient "très bon, mais quand même on préfère les glaces".)

dimanche 18 juin 2017

Le Grand a quinze ans

Il a revu ses plus anciens copains, des garçons dont il a fait la connaissance en petite section de maternelle (ça, c'est de l'amitié fidèle, ou je ne m'y connais pas) : trois bonshommes à la grosse voix, à l'appétit vorace et à l'humour potache qui sont venus passer la nuit ici. Pour la quatrième fois depuis notre emménagement ici, ils ont fait un dîner de crêpes et ont enchaîné sur une nuit au cours de laquelle personne n'a beaucoup dormi.

Au matin, ils ont vidé un saladier de viennoiseries, puis ils sont allés jouer au gendarme et au voleur avec les Things et le Filou dans le jardin. Voir ces gaillards désormais plus grands que moi courir dans tous les sens avec de gros rires et faire les pitres avec des mômes de cinq et sept ans avait quelque chose de cocasse.

Puis deux d'entre eux sont partis, mais le troisième, qui était arrivé plus tard, a eu le droit de rester. Une amie à moi venait déjeuner avec compagnon et enfants. J'avais fait un buffet, et nous avons passé l'essentiel de la journée dans le jardin. Les deux ados, eux, ne se sont montrés que pour manger.

Au goûter, il a soufflé ses quinze bougies, et il a déballé ses paquets. En dehors d'un poignard datant de la Seconde Guerre mondiale de la part de son père (sans commentaire), d'une promesse de restaurant japonais de ma part, et d'un saucisson de la part de l'un de ses copains (qui le connaît bien), il n'a eu que des livres. Que des livres. Trois BD humoristiques. Une BD historique. Une BD politique. Une BD de Picsou, parce que c'est ce qu'il voulait. Et puis un exemplaire de Le dessous des cartes, pour faire contrepoids.

Que des livres, donc. Il faut dire que, quand je lui avais demandé quelques jours plus tôt ce qu'il voulait pour son anniversaire, il m'avait répondu :
— Un Picsou, pour ma collection.
— C'est tout ?
— Ben, je n'ai pas d'autres idées.
— Un téléphone ?
— Non. D'abord, je n'en ai pas besoin. Et puis j'ai vu un reportage l'autre jour sur Internet qui montre que pour extraire les composantes nécessaires pour les téléphones, on envoie des enfants dans les mines, parce qu'elles sont trop étroites pour des adultes. Je ne suis pas d'accord.
(Comment lui donner tort ? Je pense donc que l'année prochaine, il sera le seul de tout le lycée à ne pas avoir de smartphone et même pas de téléphone portable tout court...)

Le soir, juste avant de se coucher, alors que j'avais un peu de remords en pensant que cette année, je ne m'étais vraiment pas beaucoup foulé, ni pour lui organiser une vraie fête, ni pour lui trouver un cadeau un peu original, il m'a dit avec satisfaction :
— C'était vraiment un bon anniversaire !
Les bavardages entre copains jusqu'à 4h du matin ? Les crêpes, les gâteaux, et le saucisson ? Les BD et le pavé de géographie ? Un peu tout ça, j'imagine.

15 ans, l'âge où on est encore très mélangé...

vendredi 16 juin 2017

Urgence estivale

Mercredi matin, email :
Chère Fofo,
Je t'écris parce que je voulais te proposer une nouvelle traduction, d'un roman très sympathique dont les droits ont déjà été vendus dans sept langues ! Tu trouveras plus d'information dans la présentation en pièce jointe. J'espère que ça te tentera !
Bien à toi,
Editrice

Jusque-là, j'étais ravie. Et puis j'ai lu le post-scriptum :

PS : Il y a 400 pages, et j'aurai besoin du texte pour fin août.

Ah.
Alors, mettons que je lâche ce que je suis en train de faire actuellement (pas d'urgence : comme j'avais un trou, j'ai pris de l'avance sur mon planning de l'automne) et que je m'y mette immédiatement.
Voyons, du 23 juin au 1er juillet je suis sur un vélo, à partir du 8 juillet les enfants sont à la maison à plein temps, et du 13 juillet au 30 août je suis en vadrouille avec mes mômes. Mettons que je travaille un peu, quand j'ai le temps. Entre les quatre repas par jour (acheter, préparer, cuisiner, laver, ranger) et les deux lessives quotidiennes (trier, étendre, plier, ranger), et bien entendu les sorties avec les enfants (organiser, préparer, conduire, visiter, revenir, ranger), je dois pouvoir faire, disons... entre trois et cinq pages par jour ? Sauf au camping, bien sûr. Et les jours où on voyage. Et ceux où nous avons prévu une grande sortie...
Bon, le calcul est vite fait, en réalité.

Chère éditrice,
J'aurais vraiment aimé accepter, mais avec les vacances scolaires qui arrivent, je ne vais vraiment pas réussi à traduire 400 pages d'ici fin août... Je le regrette beaucoup. J'imagine qu'on ne peut pas repousser la remise à fin septembre ?
Bien à toi,
Fofo

48h de silence.
Ce matin, elle m'appelle :

— Allô, Fofo, écoute, je t'appelle pour en discuter, parce que j'aimerais bien que ce soit toi qui le fasses... Et puis je dois t'avouer que j'ai contacté d'autres traducteurs, et je n'ai eu que des réponses négatives. Tous ceux qui ont des enfants partent en vacances, et même ceux qui n'en ont pas...

(Ces traducteurs, quels flemmards, franchement !)

— Il doit bien y avoir quelques traducteurs qui ne partent pas, non ?
— Il y a aussi ceux dont le planning est déjà plein.

(Ils sont pénibles, ces traducteurs, à prévoir du travail plusieurs mois à l'avance, au lieu d'attendre gentiment près de leur téléphone qu'on leur donne un truc à faire !)

— Mais pourquoi est-ce que c'est aussi urgent ? J'ai vu que le livre en VO va sortir en novembre. Vous espérez le sortir en même temps ?
— Non, non, il est prévu pour janvier, mais on a une réunion des représentants début septembre.

(J'aurais dû m'en douter : c'est toujours à cause de la réunion des représentants.*)

— Et si, fin août, je te donnais un tiers de la traduction, plus un résumé détaillé du reste du livre ? Peut-être que les représentants s'en contenteraient ?
— Mmm... J'aurais aimé leur donner le texte complet.
— Mais vous venez juste de l'avoir, ce texte ? Parce que si tu m'avais contactée il y a deux ou trois semaines, j'aurais peut-être accepté.
— C'est vrai ? C'est dommage ! Non, on l'avait déjà, mais on vient juste de faire notre programme 2018, donc on ne savait pas qu'il allait paraître en janvier.

(Et bien entendu, il n'est venu à l'idée de personne que même s'il devait paraître en mai ou septembre, on pourrait quand même le mettre en traduction tout de suite. Non.)

— Écoute, je suis vraiment désolée, mais c'est trop tard pour annuler mes vacances et inscrire mes enfants dans une colonie !
— Bon, je vais y réfléchir. Je te rappelle d'ici ce soir.


Finalement, elle a accepté la remise partielle fin août et le reste fin septembre. Puisque je m'obstinais à vouloir partir en vacances avec mes enfants...

*Pour ceux qui n'y connaissent rien, les représentants sont les intermédiaires entre éditeurs et librairies : ceux que les éditeurs doivent convaincre que tel livre est super, pour qu'ils convainquent à leur tour les libraires d'en mettre plein d'exemplaires dans leur librairie.

jeudi 15 juin 2017

Indulgence

Retour de l'école :
— Je suis désolée, les enfants, je suis une très mauvaise mère : je n'ai pas eu le temps de faire des gâteaux, aujourd'hui.
— C'est pas grave, maman, me dit Mr Thing Two. Pour une fois, on peut manger des granola.
— Tu n'est pas une mauvaise mère, tu es une bonne mère ! renchérit Miss Thing One.

Ce qui m'a fait le plus rire (sous cape), c'est le sérieux avec lequel ils cherchaient à me rassurer...

Tragédie

Il n'y avait pas UNE SEULE cerise.







(En fait je suis revenue lundi soir, mais il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre)


(Avouez que c'est plus original que "J'ai pas eu le temps de bloguer", comme excuse)

(Allez, promis, je recommence à écrire régulièrement)

vendredi 9 juin 2017

Départ inopiné

Je devais partir dimanche matin, après avoir voté, pour quatre jours dans notre maison de vacances en Italie. Raison officielle : contrôle de l'avancée des travaux entrepris, remontage de meubles, grand rangement en vue de l'été, démarches administratives urgentes. En réalité, j'espérais surtout me gorger de cerises.
Finalement, parce que Darling a besoin d'aller voir sa mère mardi, j'ai dû avancer mon voyage. J'ai appris ça hier soir. Je suis dans le train en ce moment même. Je ne pourrai pas aller à l'atelier vélo demain (je commence à croire à une malédiction). Je ne pourrai pas voter dimanche. Je n'aurai que le lundi matin pour les démarches administratives. L'amie qui devait me rejoindre à partir de dimanche soir ne peut pas venir plus tôt.
Mais surtout, ce qui m'inquiète, c'est : en deux jours seulement, aurai-je le temps de manger toutes les cerises ?

mercredi 7 juin 2017

Citation apocryphe

J'avais dit que je reviendrai parler de la Convergence, mais en fait je n'ai rien de spécial à dire. Rien de plus que les fois précédentes, en tous cas. C'était chouette, voilà. Malgré le coup de soleil (déjà presque parti, heureusement). Je n'ai même pas de photos spécialement rigolotes.

Du coup, trop fatiguée pour chercher un vrai billet à faire, je me suis dit que j'allais vous coller une belle citation sur les vélos et les livres que j'ai lue hier ou avant-hier.

Sauf que je ne la trouve plus.

Pas grave. J'ai lu aujourd'hui un billet de blog de l'auteure jeunesse Clémentine Beauvais qui enquête sur la plus célèbre des citations de Lewis Carroll... qui s'avère fausse. Donc puisque je ne trouve plus ma citation, je vais la réinventer, na. Et je vais l'attribuer à un auteur prestigieux, tant qu'à faire. On verra bien si je la retrouve sur Twitter ou Facebook dans quelques semaines ou mois.

Les vélos et les livres sont deux des plus belles inventions de l'humanité : ils vous permettent de voyager très loin en ne dépendant que de vous-même.
Umberto Eco

(N'hésitez pas à l'envoyer à des amis, à l'afficher au bureau, à la broder sur des coussins...)

(Et si quelqu'un retrouve la citation d'origine, qu'elle soit vraie ou fausse, ça m'intéresse !)

lundi 5 juin 2017

Coup de soleil

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ai-je cru pouvoir me passer de crème solaire simplement parce que le temps était en partie couvert et que je me mettais à l'ombre à chaque arrêt ? 

J'ai un trait rouge sur chaque bras au niveau des manches, un nez qui ressemble à une petite betterave (et le pire, c'est que je n'aime PAS les betteraves), et un magnifique décolleté où on distingue la marque de la lanière de l'appareil photo.

Bien entendu, les quatre enfants n'ont rien. Mr Thing Two, le seul autre pâlichon de la famille, était en manches longues et portait un casque.
Bon, je reviens vous parler de la Convergence plus tard. Pour l'instant, je vais aller mettre de la Biafine...

dimanche 4 juin 2017

Braquage à l'ancienne



Hier matin, je vous l'ai raconté, la journée a commencé assez péniblement. J'étais donc d'autant plus décidée à aller à un atelier vélo pendant l'après-midi. Cela fait des mois et même des années que j'en ai envie, et je me suis enfin décidée. En fin de matinée, j'ai vérifié l'adresse. Et c'est là que j'ai découvert l’astérisque sous les horaires d'ouvertures :

Ouvert le samedi* de 14h à 19h
* sauf le premier samedi du mois.

Voyons le bon côté des choses : j'aurais pu y aller en poussant laborieusement à la main le vélo mal en point que j'ai rapporté de Grenoble, trouver porte close, et devoir revenir. 12 km à côté d'un vélo, pour rien, ça m'aurait agacée.

Du coup, le soir, je suis allée au cinéma. J'ai choisi un film dont j'étais certaine qu'il me mettrait de bonne humeur : Braquage à l'ancienne. Et j'avais raison, ça m'a mise de bonne humeur. Pas seulement le film lui-même, d'ailleurs, mais aussi les bandes-annonces, les publicités (Ha ha, l'Oasis bon pour la santé, avec des fruits qui parlent, et "exciting" traduit par "trop kiffant" ! Mes voisins ne comprenaient pas pourquoi je riais comme ça...), et surtout le trajet sur une piste loin des voitures, sous une pluie vivifiante à l'aller, dans la nuit au retour, comme une transition toute douce entre la fiction et la réalité. Et puis le film lui-même aussi, bien sûr : pas d'une originalité folle, mais divertissant, avec de bons acteurs, et d'où on est certain de sortir avec le sourire (et quelques questions sans réponse, mais peu importe).

Une bonne soirée, ça fait oublier tous les tracas et contretemps, non ?