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mardi 1 février 2022

Rêve droitiste et fruité

J'ai rêvé que j'allais faire un tour en forêt, mais je prenais du retard pour une raison quelconque (je crois que je pêchais des saumons), et le soir tombait. J'étais donc très ennuyée, car j'allais me faire disputer par ma maman, qui m'avait dit que la forêt était dangereuse la nuit. Elle n'avait d'ailleurs pas tout à fait tort, car je finissais par rencontrer deux tigres. Je tentais de les tenir à l'écart avec un balais, aidée par le fait que l'un des deux était aveugle. J'avais un peu peur de me faire manger et vraiment très peur de me faire gronder, parce qu'il faisait désormais nuit noire.

Finalement je parvenais à leur échapper et à atteindre une habitation troglodyte, fermée par une porte ronde, aussi épaisse qu'un coffre-fort de banque. Mais les gens qui habitaient à l'intérieur ne voulaient pas me laisser entrer : ils étaient de droite et ne voyait pas pourquoi ils devraient porter secours à une étrangère*, même poursuivie par des tigres.

Heureusement, sur ces entrefaites arrivait Sarkozy en voiture, ce qui rendait tout de suite les pseudo-hobbits plus aimables : ils se décidaient enfin à nous ouvrir. Il leur expliquait alors qu'il suffisait de nourrir les tigres avec des fruits, et qu'il était lui-même membre d'un Comité de Nourrissage des Tigres avec des Fruits, ou un truc du genre**. D'ailleurs, il avait des rondelles d'ananas et des morceaux d'abricots collés aux joues et aux paupières.

Et puis je me suis réveillée avant de me faire gronder par ma maman, ouf.


Et vous, votre nuit ?


* Désolée, je ne suis pas responsable des conclusions hâtives de mon inconscient.

** Je trouve que mon inconscient aurait pu prendre la peine de trouver un acronyme potable.

mercredi 6 octobre 2021

Profil similaire

Discussion avec une amie à moi, qui me raconte :

— L'autre jour j'ai une connaissance qui m'a dit qu'elle trouvait que c'était une drôle d'idées d'emmener les enfants au musée.

— Ah bon ? Mais pourquoi ?

— Je ne sais pas, je crois qu'elle pense que ça ne leur apporte rien. Je lui ai dit "Tu sais, moi j'ai une amie qui emmenait toujours ses quatre enfants au musée, et même si maintenant ils commencent à grandir et ça les intéresse un peu moins, avant ils adoraient ça et ils en redemandaient".

— Mais oui, bien sûr, et c'est pareil pour les miens !

Elle me regarde bizarrement :

— Euh, oui, d'ailleurs c'est d'eux que je parlais...

(Je ne pouvais pas deviner, moi : elle aurait pu avoir cinq ou six amies qui traînaient toujours leurs quatre mômes dans les musées, non ?)

lundi 1 mars 2021

Choix d'une oeuvre pour dissertation de géographie urbaine

Je reviens de vacances, et je compte donc recommencer à poster régulièrement.

En attendant, je vous demande, à tout hasard, si l'un de vous aurait une idée. Le Grand doit faire un devoir qui porte sur des enjeux urbains contemporains à travers une œuvre de fiction. Sachant qu'il n'est vraiment pas cinéphile et qu'il lit plutôt des romans historiques ou fantastiques, même en nous creusant la tête, nous n'arrivons pas à trouver grand-chose. Il nous faudrait donc :

- une bande dessinée ;

- un roman (court) ;

- un film (pas trop violent et disponible en DVD) ;

- ou même une chanson

qui évoque des problèmes de géographie urbaine : enjeux sociaux, environnementaux, ségrégation, transformations, n'importe quoi.

Si ça se passe en France, c'est mieux, mais pas obligatoire.

Quelqu'un a une idée lumineuse ?

jeudi 28 janvier 2021

Un beau livre sur Paris, ça n'a pas de prix

Je collectionne les livres sur Paris. Je veux tout, tout, tout savoir sur ma ville chérie. J'ai des guides, des atlas, des livres d'histoire, des albums pour les enfants, des recueil de photographies, etc. Ce que je préfère, bien sûr, ce sont les bouquins à la fois beaux et instructifs.

Et voilà que je vois passer, au  hasard de mes pérégrinations sur Internet, un ouvrage dont le titre m'attire immédiatement : L'histoire de Paris par la peinture. En plus, regardez comme il est beau !

L'histoire de Paris par la peinture

Celui-là, c'est décidé, il me le faut. A tout prix.

Je vais donc faire un tour sur Place des libraires et Paris Librairie, pour voir.

Il n'est plus disponible.

Heureusement, on le trouve quand même, d'occasion.

A 485 euros.

...

...

...

Non, mais "à tout prix", c'est juste une façon de parler, hein. Et j'ai déjà tant de bouquins en attente...


lundi 30 novembre 2020

J'ai succombé à la tentation sucrée

Depuis des années, j'essaie de manger moins de sucre. Beaucoup moins de sucre. Je réduis petit à petit, et c'est très très très difficile, parce que j'adoooooore les gâteaux et les sucreries. Je me suis d'abord interdit de grignoter quoi que ce soit en dehors des repas (des quatre repas, hein, cela va sans dire !). Il y a quatre ou cinq ans, j'ai arrêté de prendre des desserts systématiquement. Il y a deux ou trois ans, je suis passée au petit-déjeuner salé. Puis j'ai arrêté le sucre dans le thé. Puis, l'été dernier, dans mon café au lait occasionnel. Et là, en ce moment, j'essaie de venir à bout de la dernière poche de résistance : le goûter. Si j'ai faim, un fruit, quelques noix, un thé au lait ; de temps en temps un gâteau à index glycémique le plus bas possible (tarte aux pommes, pain d'épices à la farine complète sucré au miel, gâteau à l'orange et à la courge...).

 C'est dur, mais j'y arrive de plus en plus souvent. Il faut vraiment que je le fasse, parce que vu mon histoire familiale et mes antécédents gestationnels, le diabète me pend au nez, sans parler des autres problèmes de santé bien connus dus aux sucres rapides.

Bref, tout ça pour dire que dans l'ensemble, je résiste de mieux en mieux à l'appel de la tablette de chocolat et de ses consœurs, sauf quand je suis en manque de sommeil chronique (j'ai mis du temps à faire le lien, mais c'est systématique) ou quand mon quotidien est trop morose (trop de boulot, plus le temps de faire quoi que ce soit d'autre : je me console avec un chocolat chaud accompagné de biscuits pendant que je bosse...).

Ceci étant posé, puis-je me considérer satisfaite de n'avoir mangé QUE sept chocolats au caramel Quality Street ce soir, sachant que je viens de remplir de friandises, une par une, les 96 cases des calendriers de l'avent des enfants ?

(Oui, hein ? Dites-moi que oui. Je ne suis pas une sainte !)

lundi 23 novembre 2020

Variantes de la lecture à la lampe de poche

 Au dîner, nous discutons de la bonne vieille technique de lire avec une lampe de poche sous ses draps. Je raconte :


— Moi, quand j'étais petite, je n'avais pas de lampe de poche, et de toute façon je trouve qu'on étouffe très vite sous les draps... Alors j'avais trouvé une autre tactique. Il faut savoir que j'avais des rideaux épais, pas des volets. Et comme vous le savez, nous étions au deuxième étage, et nos fenêtres donnaient sur un grand carrefour, bien éclairé. Du coup, quand mes parents m'avaient dit bonne nuit et avaient éteint la lumière, je me relevais, et j'allais me glisser entre les rideaux et la fenêtre, et je lisais comme ça, debout, dos à la vitre, à la lueur des lampadaires de la rue.
— Oh là là, ça ne devait pas être très confortable ! dit Mr Thing Two.
— Non, surtout que j'y passais parfois des heures. Mais il y avait surtout un autre inconvénient...
— Lequel ?
— Tiens, viens ici. Colle-toi dos à la fenêtre, comme ça. Qu'est-ce que tu sens ?
— Il fait froid !
— Exactement. On n'avait pas de doubles vitrages, comme ici, donc en hiver, il y avait même parfois du givre sur la vitre. J'ai souvenir d'avoir terminé un nombre incalculable de Fantômette ou d'autres romans à minuit passé en grelottant... Je me demande combien de rhume je me suis pris, comme ça !
— J'imagine si Mouna t'avais surprise comme ça ! dit le Grand.
— C'est arrivé, une fois. Elle est entrée dans ma chambre pour je ne sais quelle raison, et elle s'est rendu compte que je n'étais plus dans mon lit...
— Oh là là ! Et qu'est-ce que tu as dit ? demande Miss Thing One.
— Je te vois très bien en train de bredouiller "Euh, je voulais juste regarder la rue..." s'amuse le Grand.
— Ben voilà, c'est à peu près ce que j'ai dit, et elle ne m'a pas cru une seconde, et elle n'était pas contente !
— C'est pas une très bonne technique, conclut le Filou.
— Ben oui, mais à son époque, elle avait sûrement un réveil à aiguilles, et pas un réveil électronique ! explique le Grand.
— ... ?
— Elle ne pouvait pas juste régler sur la luminosité maximale, le prendre dans sa main et lire avec cette lumière, continue-t-il.
Puis il voit mon expression estomaquée :
— Sérieux, tu savais pas ?
— Non mais on le fait pas souvent du tout, maman ! me jure Miss Thing One. Seulement quand tu nous empêche de finir notre page, c'est tout, je t'assure !


Moralité : un enfant qui veut finir son chapitre sera toujours plus malin que le parent qui veut l'en empêcher.

(J'y CROIS PAS que ça ne m'était même pas venu à l'idée !)


mercredi 1 avril 2020

Mot d'excuse

Voici le mail que j'ai envoyé aux trois instituteurs ce matin :

Bonjour à tous,
Je suis au regret de vous annoncer que les enfants ne pourront pas faire leur travail aujourd'hui, à cause d'un concours de circonstances déplorable !
- Miss Thing One révisait ses leçons hier soir dans son bain quand tous ses cahiers et ses livres ont glissé dans l'eau : il a fallu tout mettre à la poubelle.
- Mr Thing Two faisait une expérience avec le coffret du petit chimiste que lui a offert sa grand-mère quand un liquide s'est enflammé. Il n'a rien, mais son cartable a entièrement brûlé.
- Quant au Filou, il a fait une partie de cache-cache avec ses frères et sa sœur ce matin, et depuis, il est totalement introuvable.
Je vous remercie de votre compréhension,
Mme Fofo


jeudi 14 novembre 2019

Un rêve surprenant

J'ai rêvé que Laeticia Halliday écrivait une trilogie fantastique (avec un lion en couverture, type Narnia) sous la direction de Renaud (oui, le chanteur) et que pour ce faire, ils avaient tous les deux consommé de l'héroïne qui leur faisait voir tout (y compris le crottin de cheval) (véridique) beau et gracieux, grâce à un mélange de ralenti et de couleurs tamisées comme les elfes dans le Seigneur des anneaux.

Je jure que je n'avais pas consommé de substances illicites moi-même avant d'aller me coucher.

samedi 9 novembre 2019

camping en conditions extrêmes

Je suis actuellement sous une tente, dans un sac de couchage premier prix augmenté d'une mini couverture. Dehors, il fait 5 degrés et il pleut des cordes.
Le pire, c'est que je suis venue de mon plein gré.
Si je ne meurs ni noyée ni congelée, je vous raconterai. 

vendredi 11 octobre 2019

Rêves imbriqués

— J'ai rêvé que je voulais boire un verre de lait, dis-je en bâillant au Grand pendant le petit-déjeuner.
— Ah.
— Comme je savais que je dormais, j'ai rêvé que je me réveillais et que j'allais prendre un verre de lait.
— Ah.
— Sauf qu'après, je me rendais compte que ce n'était pas vrai, et que je rêvais toujours. Donc j'en concluais que je devais me réveiller pour de bon, si je voulais vraiment boire mon verre de lait.
— Ah.
— Et puis en essayant de me réveiller, je me retournais dans le lit, du côté de la table de chevet, et là, je voyais le verre de lait.
— Ah.
— Du coup, dans mon rêve, je me disais que j'avais rêvé quand j'avais rêvé que j'avais rêvé, et que donc je n'avais pas rêvé même si j'avais rêvé que si, et que j'étais réellement allée chercher un verre de lait, et que ce n'était que dans mon rêve que c'était un rêve. Et donc je tendais la main pour prendre le verre de lait, mais ma main n'a touché aucun verre, et c'est ça qui m'a réveillée. Pour de vrai. Enfin, je crois.
— Ah.
— Ça m'arrive assez souvent, de faire ce genre de rêve.
— T'es bizarre, conclut le Grand.

N'empêche que maintenant je sais d'où le scénariste du film Inception a tiré son inspiration.
(Parce que je ne peux pas être la seule à rêver que je rêve ou même à rêver que je rêve que je rêve, hein ? Dites-moi que je ne suis pas la seule...)

samedi 14 septembre 2019

Premiers cours d'anglais

J'essaie de donner quelques notions d'anglais aux trois petits (devrais-je désormais les appeler les trois moyens ?) :
— Donc, quand ce n'est ni un homme ou un garçon ou un animal mâle, ni une femme ou une fille ou un animaux femelle, bref quand c'est un objet ou une créature dont vous ne connaissez pas le noms, ce n'est pas "he" ni "she", c'est "it".
Perplexité du Filou :
— Mais non, ça veut dire frapper, c'est le Grand qui me l'a dit !
— Pardon ? Ah, non, ça c'est "hit". Avec un h devant.
Perplexité de Mr Thing Two :
— Mais hier, tu nous as dit que "it", ça voulait dire "manger" !
— Ah oui mais non, ça c'était "eat", avec un i plus long que "it", tu entends la différences ?
Perplexité de Miss Thing One :
— Y a trois mots presque pareils ?
— Eh bien, euh, il y a aussi "heat", avec un i long ET un h au début. Ça veut dire "chaleur".

Là, il y a eu un moment de flottement. Et moi qui avais réussi à les convaincre, conjugaison du verbe "to love" à l'appui, que l'anglais était une langue très simple...

(Et encore, je n'ai pas osé leur dire que "eat" et "heat" s'écrivaient sans le moindre i.)

mardi 3 septembre 2019

Flirt

L'autre jour, je bavardais avec le sympathique papetier du quartier, qui se plaignait d'être fatigué :
— Forcément, pour faire l'ouverture je me lève à 5h, alors quand je fais aussi la fermeture, ça fait des journées longues.
— Vous êtes tout seul ?
Il me regarde d'un air interloqué. Je ne comprends pas pourquoi, mais je précise :
— Il n'y a pas quelqu'un d'autre qui vous relaie, dans la boutique ?
— Ah ! Je croyais que vous me demandiez si j'étais tout seul dans ma vie...
J'éclate de rire :
— Je ne me permettrais pas !
— Oh, si, si, vous pouvez vous permettre, parce que c'est le cas actuellement... Mais dans la boutique, par contre, il y a quelqu'un qui me remplace quelques heures par jour, heureusement !

On parle encore quelques minutes, et quand je pars, il me lance qu'il espère me revoir bientôt. Allons bon, voilà que j'ai dragué mon papetier sans le vouloir. Déjà que la fois précédente, il avait fait un commentaire – tout à fait poli – sur mes beaux yeux...

Aujourd'hui, j'y retourne en urgence, parce que les instits des jumeaux veulent des agendas et non des cahiers de texte (alors que celles de l'année dernière voulaient des cahiers de texte, et non les agendas que j'avais acheté...). Le papetier m'accueille avec un grand sourire :
— Ah, vous revoilà ! Je savais bien que mon charme avait opéré !
Je réponds sur le ton de la plaisanterie :
— C'est sûr, vu que je vous ai même demandé si vous étiez seul...
— Exactement ! Et, d'ailleurs, au fait... et vous ?
J'hésite une seconde, et je me lance :
— Eh bien, ça dépend, en comptant mes quatre enfants, ou pas ?

La tête qu'il a faite... Quand j'y repense, j'en ris encore.
(Ça ne l'a cependant pas empêché de continuer à flirter joyeusement, une fois remis de son choc !)

dimanche 14 juillet 2019

Bilan au bout d'un an

Ça fait exactement un an que j'habite ici. C'est donc l'heure du bilan.
(Ne vous inquiétez pas, ça devrait être rapide.)

Dans l'ensemble, l'année n'a pas été facile, surtout les premiers mois. Le travail ET les enfants en solo ET les démarches variées ET le rangement inévitable après un déménagement, ça faisait beaucoup. Et tout n'est pas terminé, loin s'en faut. Mon cagibi est encore en bazar, les fournitures scolaires ne sont pas triées, toutes les étagères de la maison sont un peu penchées faute de cales, il y a encore des ampoules nues ici et là. Ma connexion internet est mauvaise. Il faut que je vende mon triporteur que je n'utilise plus. J'ai mis des mois à trouver un opticien qui sait s'occuper des enfants, un kiné à l'écoute, une retoucherie correcte, une benne à vêtements, un médecin traitant, etc., et il me manque encore quelques bonnes adresses.

Bref, autant dire que depuis un an, je ne dors pas beaucoup, je ne fais pas beaucoup de sport, je ne lis guère et je n'ai presque pas mis les pieds au théâtre ou au cinéma. Mais tout cela va s'améliorer. Cela s'améliore déjà. Depuis environ deux mois, j'ai l'impression de toucher terre.

Donc, problèmes conjoncturels mis à part, qu'est-ce qui a changé en mieux ou en moins bien pour moi depuis juillet 2017, avant la séparation et le déménagement ?

Points négatifs :
- Je n'ai plus d'herbes aromatiques fraîches à volonté. J'ai bien essayé d'en faire pousser dans des pots sur le rebord de la fenêtre, mais elles sont mortes très vite. Je dois utiliser des herbes congelées ou séchées, et il faut reconnaître que ça a beaucoup moins de goût.

Points positifs :
- Tout le reste.


Voyez, je vous avais dit que ce serait rapide.

(Qu'est-ce que je suis bien dans cet appart, bien dans ma vie de célibataire, bien dans mon quartier !)

jeudi 13 septembre 2018

Contrepétrie involontaire

— Mon Grand, tu peux aller ramasser le singe qui lèche ?

Ce n'est qu'en voyant sa mine totalement ahurie que je me suis rendu compte que quelque chose n'allait pas dans ma phrase.

(Franchement, il aurait pu faire un effort : je désignais la salle de bain !)

jeudi 19 juillet 2018

Couloir hanté

— Quand j'aurai fini la chambre de la miss, j'attaquerai le couloir hanté, m'annonce l'homme qui me refait la peinture de l'appart.
Je suis ahurie. Comment connaît-il l'existence de Gus, notre fantôme maison, celui qui nous suit à chaque déménagement et qui fait grincer des portes, déplace facétieusement des objets, et se nourrit sans doute de chaussettes dépareillées ? Aurait-il déjà eu affaire à lui ?
— Tu as croisé un revenant dans le couloir ?
Il me regarde avec perplexité pendant quelques secondes, puis il comprend et s'exclame :
— Je parle du couloir en T, en forme de lettre T !
Ah, d'accord. Dommage, c'est moins drôle...

dimanche 15 juillet 2018

Terrible danger

Je suis inquiète. Sachant qu'il n'est permis de klaxonner en ville qu'en cas de danger immédiat, je pense qu'il se passe quelque chose de très, très grave actuellement à Paris (et peut-être aussi ailleurs). Un épouvantable carambolage, ou quelque chose du genre. Cela expliquerait aussi tous ces hurlements (d'horreur, certainement) de la part des piétons. Que c'est triste.

jeudi 12 juillet 2018

Le mystère des 45

Les déménageurs arrivent demain matin à 8h. J'ai vidé TOUTE la maison et j'ai tout mis en carton, avec l'aide de ma mère. Tous les meubles sont démontés. Il n'y a plus rien qui traîne, nulle part.
Et au fait, mon lave-linge remarche. Le réparateur a trouvé un bout de plastique dans le filtre. Rien d'autre.
Et pourtant, il reste 45 chaussettes dépareillées dans ma boîte (plus un gant).
Je n'ai aucune explication.

jeudi 1 février 2018

Sondage historique

A votre avis, en France, aujourd'hui, lequel de ces deux hommes d'état étrangers est le plus connu : Cromwell ou Bismarck ? Si vous les connaissez tous les deux, sur lequel des deux pourriez-vous en dire davantage ?

(Je vous en prie, répondez, même les timides !)
(Nous sommes en désaccord, le Grand et moi, et je n'ai pas les moyens de me payer un sondage IFOP)
(C'est là qu'un compte Facebook actif aurait son utilité.)
(Blanche ou bleue, la robe ?)

jeudi 26 octobre 2017

Rencontre onirique

— Allez, bonne nuit! m'avait dit Darling au téléphone, hier soir. Je te laisse rêver que tu es avec un bel acteur, de ton choix!
Sauf qu'en fait, j'ai rêvé que je rencontrais JK Rowling et qu'on parlait littérature et poids des mots. (Quand je me suis réveillée, j'étais encore en train de lui expliquer à quel point j'aurais aimé que Les animaux fantastiques soient un excellent roman plutôt qu'un assez bon film.)
Et vous savez quoi, je n'ai vraiment pas été déçue.

vendredi 13 octobre 2017

Erreurs linguistiques de jeunesse

Le gratin de finnois du Filou a suscité un certain nombre de commentaires savoureux sur la manière dont on comprend de travers certaines expressions quand on est petit... Pour ceux qui n'ont pas lu les commentaires, florilège :
- Personnellement, je n'ai appris que bieeeen trop tard que "Les Mains Sales" de Sartre ne parlait pas d'une sorte de gruyère bizarre qui s'écrirait "L'Emmençal".
- Je me suis longtemps demandé pourquoi on parlait de trouver le poteau rose alors que ni EDF ni les PTT ne peignaient leur matériel de cette couleur.
Et une amie pensait que les petits étaient appelés enfants en basage car ils apprenaient les bases.
- Petite je confondais "tiramisu" et "kama sutra" (sans connaître la définition, ni de l'un ni de l'autre).
Plus tard j'ai écrit "Sainte Jeune Perse" au lieu de Saint John Perse.
Et on m'a longtemps raconté l'histoire de cette collégienne à qui le prof dictait une leçon sur les "bas salaires", et qui avait mécaniquement retranscrit "les basses à l'air"...

Deux autres, dans ma famille :

Ma mère m'a raconté que petite, elle ne comprenait pas pourquoi, sous prétexte qu'il était né le divin enfant, on devait aller jouer au bois pendant que résonnaient les trompettes. Et ensuite, on attendait "cette retant", mais c'était quoi, une "retant" ? (Pour ceux qui ne sont pas trop calés sur les chants de Noël, les paroles d'origine sont ici).

Ma petite sœur, à qui je chantais des chansons engagées quand elle était petite, a longtemps chanté avec moi "La balade nord-irlandaise", où Renaud invite à se débarrasser des religions : "Tuez vos dieux / A tout jamais / Sous aucune croix / L'amour ne se plaît..." Mais elle ne comprenait pas très bien à qui s'adressait ce "Tu es vodieux" (ce qui était sans doute particulièrement odieux).

A mon tour :

- Pendant toute mon enfance, j'ai cru que plein d'Espagnols se prénommaient Nicolas, puisque leurs chansons répétaient à l'envi "Nicolas son" (en admettant que "son" veuille dire "je suis", comme en italien). Jusqu'à ce que je découvre que Pepito parlait de "mi corazon" et pas d'un éventuel prénom.

- Par ailleurs, j'ai cru jusque récemment (jusqu'à enfin voir les films, en fait) que les jedis de Star Wars manipulaient des "life saviour". Vu que ces machins colorés leur sauvaient la vie à longueur de temps, ça me semblait parfaitement logique. Ce qui l'était moins, c'était la mystérieuse raison qui avait poussé les traducteurs français à traduire ce joli nom par "sabre laser".

- Et j'ai été persuadée jusque tard (mais vraiment tard) qu'il existait en Suisse (et pas ailleurs, va savoir pourquoi) un animal, le grison, qui donnait une viande savoureuse. Probablement un quadrupède gris ressemblant à la fois à un grizzly et à un bison.

Maintenant, je suis grande, et pourtant, à chaque fois qu'on me parle de viande des Grisons, de "light sabre" ou de "mi corazon", pendant une fraction de seconde, c'est ce que j'en avais fait qui me vient à l'esprit. Magie des mots et des interprétations de notre inconscient... Un peu comme les minuscules étoiles qui brillent dans les rayons de soleil passant à travers les vitres, dont on comprend un jour que ce sont des simples grains de poussière, mais qui gardent une fascination magique pour qui n'a pas complètement tourné le dos à son enfance.

Et vous, quelle erreurs linguistiques ont creusé définitivement leur trou dans vos esprits ?