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dimanche 14 novembre 2021

Le Petit Palais avec le Filou



 Aujourd'hui, les Things devaient aller aux scouts, mais pas le Filou, qui n'est plus dans le même groupe qu'eux. Je lui avais donc annoncé que je l'emmènerai faire une sortie et déjeuner quelque part, pour profiter de ce très rare moment en tête-à-tête.

Sauf que lui, il avait surtout envie de traîner à la maison, de lire des BD et de jouer aux Lego. Mais je sais par expérience que quand on est tous les deux, une fois qu'il a surmonté sa flemme de bouger, ça se passe souvent très bien, et qu'au fond, il est plutôt content. Il est encore capable de s'intéresser à ce qu'il voit, il a toujours des remarques pertinentes, et comme il a une mémoire ahurissante, il retient plein de choses. J'ai donc insisté.

J'ai fait une présélection et je lui ai donné le choix entre plusieurs sorties : le château de Vincennes ? Le Petit Palais ? Le musée Picasso ? Celui des Arts et Métiers ? Une balade-énigme à la découverte d'un arrondissement ? Une randonnée en forêt ?
Il a choisi le Petit Palais.
Pourquoi ?
Il ne l'a pas dit, mais je sais comment il raisonne. Je le connais, le môme.
Parce que j'ai eu le malheur de lui dire que c'était gratuit.
Et alors, me direz-vous ?
Eh bien, il s'est dit que s'il en avait marre au bout de trois quarts d'heure, j'accepterais plus facilement de partir si je n'avais pas payé trente euros les deux billets d'entrée. Cet enfant est retors, il faut le savoir.*

Bref, nous voilà partis au Petit Palais. Et comme toujours, alors qu'il me parlait de complètement autre chose et avait l'air de ne pas prêter la moindre attention à ce qui l'entourait, il m'a estomaquée. Il a reconnu la place de la Concorde et l'Obélisque, et bien sûr la tour Eiffel et l'Arc de Triomphe ; bon, ça, c'est facile. Il ne se souvenait plus du nom de l'Assemblée Nationale mais savait que c'était "le truc de la démocratie, là". Il a reconnu les tulipes de l'artiste "qui fait des trucs comme des ballons" (Jeff Koons). Il savait évidemment que le Grand Palais avait un toit en verre et s'est souvenu, alors que j'avais moi-même oublié, que c'était là que nous étions allés patiner sur une grande patinoire éphémère, il y a deux ans. Et par la même occasion, il se rappelait qu'il y avait une statue du général de Gaulle à l'avant. Enfin, à l'intérieur du Petit Palais, il a reconnu du premier coup d’œil un tableau de Monet. "Ben c'est facile, il suffit de voir la lumière sur l'eau", m'a-t-il dit négligemment. Inutile de dire qu'aucun de ses trois frères et sœur ne saurait sans doute distinguer un tableau de Monet d'un Matisse ou d'un Raphaël – je pense même que les Things ne sauraient même pas qui c'est.

Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d'hiver | Petit Palais

Il y avait une exposition, au Petit Palais. Des perles de couleur, d'un certain Othoniel, un artiste dont je n'avais jamais entendu parler, mais dont les œuvres me rappelaient furieusement la station de métro devant la Comédie Française. J'ai été très fière en découvrant que c'était effectivement de lui.
(J'en ai parlé aux autres à notre retour :
— C'était comme des très grands colliers colorés, entortillés, d'un certain... Comment il s'appelle, déjà ? O... O quelque chose...
— Ohtoniel, a complété le Filou en levant à peine le nez de son bouquin. Jean-Michel Othoniel.)



 

Bref, comme prévu, au bout de trois quarts d'heure, il en a eu marre et a réclamé à manger. Nous sommes allés jeter un coup d’œil au café du musée, mais le menu ne nous inspirait pas. Heureusement, j'avais apporté deux petits sandwichs, deux pommes et deux barres de chocolat. Et comme il y avait des tables libres, nous sommes allées manger tout cela assis à une des tables dans le jardin, entre les perles dorées d'Othoniel – pardon, de Jean-Michel Othoniel.

Voulant tout de même lui faire plaisir avec quelque chose qui sorte de l'ordinaire, je lui ai proposé ensuite :
— Tu veux qu'on aille boire un capuccino et manger un gâteau quelque part ?
— Mmm... On peut pas le faire à la maison ?
— Euh, si, éventuellement. Je dois avoir un mousseur à lait quelque part... Et il reste du gâteau d'hier...
— Je préfère à la maison, alors.

Ce qui fut fait.

Bilan : une sortie très agréable, et qui m'a coûté exactement le prix de deux tickets de métro...


* Je l'avais mal choipeauté, il y a six ans – il faut dire qu'il était encore très petit. Il a beau être casse-cou, il est clairement serpentard, comme le Grand... (Ou à la rigueur serdaigle)






dimanche 5 janvier 2020

Vacances de Noël

Après avoir travaillé comme une folle – quand je le pouvais – en novembre et décembre, j'avais vraiment besoin de me changer les idées et de me reposer une fois ma traduction rendue. J'ai donc très peu travaillé pendant ces vacances. Par contre, j'ai fait tout plein d'autres choses.

Il est chouette, mon sapin en bois de récup et tissu, non ?


J'ai emmené mes trois gamins + mes deux neveux (respectivement 4 ans et 6 mois)
voir les vitrines animées et déco des grands magasins. Un jour de grève des transports.
Même pas peur.

"Océans en voie d'illumination", au Jardin des Plantes.

Magnifique. Je l'avais raté l'année dernière, je suis bien contente d'y être allée cette année.

Au gré de nos déplacements dans Paris, en partie à pied
pour cause de grève, on voyait des trucs rigolos...

Le cirque, le lendemain de Noël, c'est un must, non ?
Plus de lions ni d'éléphants, mais des numéros très sympas.

La patinoire éphémère sous la verrière du Grand Palais.
Là aussi, nous avons tous adoré !

Goûter dans le parc du château de Malmaison, après avoir visité l'expo Sempé
(merci à mon père adoptif de nous y avoir emmenés !)

Un autre truc très chouette : "L'Histoire de France en Playmobil" aux Invalides.
Ici, la libération de Paris.

Et là, je vous laisse deviner qui fait le siège de la Rochelle...

Cette Annonciation avec l'ange à droite, à l'expo Alana
du musée Jacquemart-André, est dédiée à une amie (qui se reconnaîtra)

Ce matin, le musée Rodin était gratuit.
Le Filou est resté songeur devant cet affreux Balzac...

Mr Thing Two, lui, a beaucoup apprécié la fête foraine des Tuileries !

J'ai COUSU des sacs à cadeau réutilisables.
Je n'en reviens toujours pas moi-même.
Après le réveillon pour 16 personnes préparé la veille,
il nous restait largement de quoi faire un bon brunch en famille le 25.
Le moment tant attendu de l'ouverture des cadeaux
(Au point du jour, ainsi que vous pouvez le constater)

Et puis le Grand Rex et la fééries des eaux, et puis Les filles du docteur March avec Miss Thing One, et puis le dernier Star Wars pour moi, et puis un gros roman qui attendait que j'aie enfin le temps d'y consacrer une quinzaine d'heures, et puis une promenade / jeu de piste ponctuée d'énigmes dans un quartier mal connu, et puis un grand parcours à vélo pour découvrir les pistes cyclables toutes neuves, et puis un 31 décembre en famille mais néanmoins dansant (où Miss Thing One faisait du "modern jazz", moi de la salsa, Mr Thing Two de la danse africaine, et le Filou du hip-hop, le tout sur les musiques de jeux vidéos que nous choisissait le Grand), et puis des tas de petits gâteaux de Noël...


Bref, de très bonnes vacances, même si nous n'avons pas quitté Paris. Plein de souvenirs pour tout le monde.
Mais je vous avoue que je ne suis pas fâchée de retrouver ma routine à partir de demain !

lundi 10 juin 2019

Des sorties à volonté

Ce qu'il y a de bien, à Paris, c'est qu'il se passe toujours, toujours, toujours quelque chose. Et même plein de choses. Tous les weekends, il y a une fête, une journée portes ouvertes, un événement exceptionnel, etc. Bien souvent gratuits. Ce qui nous fait des sorties culturelles illimitées pour le prix d'un ticket de métro.

Par exemple, ce weekend, c'était la journée de l'océan, et en cet honneur, les deux aquariums parisiens étaient gratuits, alors qu'ils sont assez chers en temps normal. Miss Thing One est allée dans l'un des deux, celui du Trocadéro, avec une copine et sa mère. Du coup, j'ai décidé d'emmener Mr Thing Two et le Filou à l'autre.

Ce qu'il y a de moins bien, à Paris, c'est que c'est une ville où il y a beaucoup d'habitants. Et figurez-vous que certains d'entre eux ont l'outrecuidance d'être abonnés aux mêmes lettres d'informations ou magazines que moi. Ce qui signifie qu'ils savent aussi bien que moi ce qui se passe, où, et quand.

Par exemple, samedi après-midi, quand nous sommes arrivés devant l’aquarium de la Porte Dorée, nous avons trouvé une queue interminable. J'aurais dû y aller le matin à l'ouverture, bien sûr. Normalement, c'est ce que je fais, mais là, j'avais dû attendre la livraison de mon sèche-linge.

Mais ce qu'il y a de bien, à Paris, c'est que où qu'on soit, il y a toujours un plan B dans le coin. Parfois même plus intéressant que le plan A. Tout simplement parce qu'il y a tellement, tellement, tellement de choses à faire, tout le temps. (Je vous ai déjà dit que j'adorais Paris, non ?)

Par exemple, samedi, quand nous avons vu la queue, nous avons traversé l'avenue et nous sommes allés louer une barque sur le lac du bois de Vincennes, à la grande joie des deux garçons qui ont même ramé. Et après avoir rendu la barque, nous avons visité la grotte de l'île, et nous avons découvert avec ébahissement l'existence d'un paon albinos qui se pavanait au milieu de ses congénères colorés. Je n'avais encore jamais vu une bête pareille.



A part ça, il y a eu :
- dimanche matin, la virée à la piscine de quartier qui consacre deux heures chaque semaine uniquement aux familles, avec bouées, tapis, ballons etc ;
- dimanche soir, en l'absence des Things partis à une pyjama-party, une grande promenade avec le Filou et le Grand qui s'est terminé par des glaces exquises et un spectacle virtuose, impromptu et gratuit de danseurs en rollers sur les voies sur berge ;
- lundi matin, un petit déjeuner en face du Louvre avec une ancienne amie de... primaire (mais oui, elle m'a reconnue !) que je suis vraiment enchantée d'avoir retrouvée ;
- lundi après-midi, une sortie en vélo avec le Grand qui n'avait pas pédalé depuis au moins un an mais qui a redécouvert qu'il aimait ça.

Et je vous passe le brunch du dimanche et le thé avec scones du lundi. Et les moments passés à terminer la lecture à voix haute de Harry Potter et la chambre des secrets, écoutée avec passion par les quatre (si, si) enfants.

Des weekends comme celui-ci, c'est du bonheur en barres.

dimanche 10 février 2019

Râleries du Filou et oeuvres de Bordalo II

(Désolée pour mon absence de ces derniers jours. Quand les enfants sont malades, les parents trinquent. Je suis sûre que vous me comprenez.)

Après une semaine assez pénible, samedi, je propose une sortie. J'ai récemment fait la liste de tous les musées et monuments que nous n'avons pas encore vus à Paris, et même en ne comptant que ceux qui sont vraiment intéressants (je passe mon tour sur le musée de l'éventail, par exemple, ou celui de la contrefaçon), ça en fait un gros paquet. Je propose trois options. On vote. C'est le musée des arts asiatiques, le musée Guimet, qui gagne.

Sauf que juste après, je me rappelle qu'il y a une expo que je voulais voir avant qu'elle disparaisse. Il s'agit des œuvres d'un artiste, Bordalo II, qui dénonce la pollution en transformant des ordures en sculptures, qui représentent entre autres des animaux en voie de disparition (à cause des ordures, justement, vous suivez ?) C'est beau, c'est écolo, ET c'est gratuit, ce qui ne gâte rien. Allez, on y va.

Hurlements du Filou.
Forcément.

Il faut savoir que le Filou est un grand, un immense râleur. Depuis l'époque où il se roulait par terre tous les soirs quand il voyait le contenu de son assiette, il a un peu changé, mais pas tant que ça : il ne se lamente plus trop au sujet du menu, mais il est devenu très, très casse-pied pour... tout le reste, en fait. Un rien, la moindre contrariété, la plus petite déception, la plus insignifiante moquerie, le fait monter dans les aigus et éclater en sanglots. La seule chose qui le rend supportable, c'est qu'il n'a pas le moindre atome de rancune ou de bouderie, donc ça passe toujours en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour écrire ce paragraphe. N'empêche que parfois, c'est pénible.

Bref, il s'écroule par terre comme si le plus grand chagrin du monde venait de lui tomber dessus, réclame le musée "Guillemet" à cors et à cris, me traite de vilaine méchante, devient rouge de colère, trempe son t-shirt de larmes, et je vous jure que je n'exagère pas. Qu'importe : cinq minutes plus tard, nous voilà parti. Dans l'ascenseur, il est déjà aussi joyeux que les autres.

Bordalo II fait des trucs sympas. Si ça vous intéresse, c'est à la galerie Mathgoth, dans le 13ème arrondissement. Regardez donc (cliquez sur les images pour les voir en plus grand) :






Après la visite, nous rentrons en suivant des balises, nous traversons un parc original, nous courons dans des ruelles charmantes. Le Filou s'amuse comme un fou. Dans l'ascenseur, en remontant chez nous, je lui demande :
— Alors, Filou, suis-je si méchante que ça ? Ça valait la peine de faire une crise pareille ? Est-ce que c'était vraiment "nul", cette sortie ?
Il se renfrogne, mi-agacé, mi-honteux, et soupire :
— Oh, zut. Z'espérais que t'allais oublier de me dire ça.

samedi 7 juillet 2018

Le restaurant et la barrière de la langue

Pour fêter les vacances, hier soir, nous sommes allés dîner dans un restaurant bon marché (les prix grimpent vite, avec quatre enfants) qu'on nous avait recommandé, non loin de notre futur appartement :
— Les enfants, on va aller dîner au restaurant chinois !
— Mais non, on peut pas ! s'affole le Filou.
— Pourquoi ?
— Mais pask'on parle pas comme en Chine ! On va rien comprendre !

On lui jure que les serveurs devraient parler français, en tous cas suffisamment pour prendre la commande. Il accepte d'entrer mais reste dubitatif. Le serveur nous distribue des menus. Le Filou en prend un, l'ouvre, aperçoit des caractères chinois (la liste des plats est bilingue), et déclare :
— Tu vois, c'est tout écrit en chinois, ze comprend rien du tout !

Sachant qu'il va bientôt entrer en CP et donc qu'il ne sait donc PAS lire, même en français, je vous laisse apprécier sa mauvaise foi...


dimanche 8 octobre 2017

Nuit Blanche 2017

Samedi soir, nuit blanche. Cette année, le programme ne m'enthousiasmait pas beaucoup, mais les enfants, à qui j'en avais parlé, voulaient absolument y aller.
— On va vraiment faire une nuit blanche ? Ou on va dormir un petit peu ? avait demandé Mr Thing Two, enchanté à cette perspective.
— On va pas dormir la moité de la nuit, et l'autre moitié, on va dormir ! avait proposé le Filou.
(Inutile de dire qu'à 22h30, ils pleurnichaient déjà qu'ils étaient mooorts de fatigue, et qu'ils voulaient "zuste aller dans mon lit", dixit le Filou qui s'est endormi sur mes genoux avant même de faire une seule station de RER).

Et donc, nous avons fait un petit tour. Nous avons vu des gens couverts de paillettes danser au forum des Halles, nous avons vu l'intérieur de l'église St-Eustache avec une vidéo bizarre sur grand écran, nous avons vu des lettres géantes qui disait "Le quai des mots" sur les bords de Seine, mais à l'envers (ce n'est qu'après coup que nous avons compris qu'on était censé lire le message depuis la rive opposée). Et c'est à peu près tout.

Mais ce n'est pas ça que nous retiendrons de cette soirée. C'est cette rencontre avec un homme qui nous a demandé très poliment, en anglais, la permission de nous interviewer deux minutes pour la radio, parce qu'il avait du mal à trouver des gens de plus de trente ans, et surtout des familles, qui habitaient à Paris depuis plusieurs années et parlaient correctement l'anglais. Il travaillait pour la BBC, et avait un accent britannique d'une pureté telle que j'aurais pu me faire interviewer toute la nuit rien que pour l'entendre parler, lui. Un grand moment de cette petite soirée !

lundi 18 septembre 2017

Bouddha peu orthodoxe

Hier, pour les journées du patrimoine, j'ai embarqué mes quatre mômes dans un monastère bouddhiste de ma commune qui ouvrait ses portes ce jour-là. Nous avons été reçus par une dame asiatique très aimable qui nous a fait allumer des bâtons d'encens et nous a incités à nous incliner mains jointes devant le grand bouddha du jardin, puis nous a emmenés faire un petit tour à l'intérieur. Nous avons vu des dragons, des fleurs de lotus, des petites loupiotes, des photos de morts et de noms de morts et des listes de morts, et surtout des bouddhas, partout, partout, avec des offrandes de nourriture devant ("C'est des vraies pommes ?" a demandé Mr Thing Two en tendant déjà la main) et des bouquets tout autour. Nous avons dû nous incliner tant de fois qu'au bout d'un moment, le Filou a pris le parti d'avancer les mains jointes en baissant la tête à intervalles réguliers, histoire d'être certain de ne pas être malpoli (j'avais beaucoup insisté sur le respect des croyances d'autrui).

Une fois la visite terminée, la dame voulait absolument nous inviter à déjeuner, mais la perspective d'attendre près d'une heure dans le tout petit jardin avec les gamins qui jouaient à sauter à pieds joints sur les rochers autour de la mare et qui se demandaient déjà comment attraper les poissons sans canne à pêche m'a passablement effrayée.
— Je vous assure, ils ne nous dérangent pas, nous aimons les enfants ! a insisté la dame.
— Oui mais justement, je voudrais partir pendant que vous les aimez encore...

Nous sommes donc rentrés chez nous en fin de matinée, et pour une fois, au lieu de rentrer immédiatement dans la maison, les trois plus jeunes sont restés jouer dehors. Ils trafiquaient quelque chose autour de la table du jardin. Ce n'est que quand je suis allée prendre des herbes aromatiques que j'ai compris quoi.



Ils avaient fait un bouddha.

mardi 30 mai 2017

Convergence Francilienne dimanche prochain

J'ai l'habitude de toujours raconter mes sorties ou voyages après les avoir fait, mais on m'a fait remarquer que c'était dommage, car cela pouvait intéresser certains lecteurs du blog... Donc cette fois, je vous l'annonce à l'avance : cette année comme les années précédentes, je ferai la Convergence Francilienne, cette grande balade à vélo organisée chaque année par l'association de cyclistes MDB. Je l'ai faite pour la première fois en 2014 (ici), et j'ai recommencé chaque année depuis (2015 et 2016). Si quelqu'un veut m'y retrouver, il ne peut pas me rater : je serai avec la branche blanche, peut-être en tête de cortège, sans doute avec un gilet bleu de "capitaine", et toujours avec un triporteur et au moins deux enfants dedans (on va voir si Miss Thing One peut prendre son propre vélo).


Il devrait faire gris et pas trop chaud, le temps idéal pour ne pas se transformer en homard. L'allure est extrêmement raisonnable, l'ambiance très sympathique. Allez, les Îledefranciens, on enfourche son vélo et on vient participer !

La carte des points de rassemblement est ici.



dimanche 28 mai 2017

Quatre jours bien remplis

Fin de ce pont de quatre jours où rien ne s'est passé exactement comme prévu. Mais où, finalement, tout s'est bien passé.

Le spectacle de danse de Miss Thing One le jeudi. Ma gamine était souvent légèrement en retard par rapport aux autres, mais il faut dire que c'était la plus jeune du groupe. Et puisque ça lui plaît assez pour qu'elle ait envie de continuer, on remet ça l'année prochaine !

(En bas, ce n'est pas une mère folle de fierté, mais la prof de danse.)
Le voyage à Rouen le vendredi et samedi, avec une nuit dans une auberge de jeunesse très sympa et propre, avec un tour de la ville en petit train touristique (pour reposer les gambettes), un passage par le musée des Beaux-Arts (thème : "De Caravage à Monet, histoire de la peinture européenne, introduction". Résumé : plus ça avance, moins il y a de Jésus et de Zeus, et plus il y a de paysages et d'autres trucs.), un petit tour par la cathédrale où quelqu'un jouait de l'orgue pour de bon ("L'un des instruments les plus sonores qui existent", ai-je avancé. "Moins que le cor des Alpes qui peut s'entendre à cinq kilomètres", m'a rétorqué le Grand, qui a toujours quelque chose à objecter à tout. "Peut-être, mais essaie un peu de jouer un requiem avec un cor des Alpes", ai-je répondu, ce à quoi il n'a rien trouvé à redire, na.), une visite au "Panorama XXL" qui présente une immense fresque à 360°, avec son et lumière, replongeant le spectateur dans l'ambiance de Rouen en 1430 (à l'époque de Jeanne d'Arc) (très impressionnant, surtout pour les enfants), une balade le long de la Seine, et puis deux pique-niques dans un parc et un dîner de pâtes préparées dans la cuisine de l'auberge de jeunesse, ce qui nous a permis d'éviter les restaurants et de limiter le prix du séjour.

L'auberge de jeunesse, dans une ancienne teinturerie

– Y a plein de maisons avec poitrine apparente, maman, m'a dit Mr Thing Two.
– Poutre, mon amour. Poutres apparentes.

Après le pique-nique, on apprend à faire la roue.
(Je suis très fière, j'y arrive encore)

Il faut que quelqu'un parle à cette famille des triporteurs !
Le spectacle au Parc Floral aujourd'hui, "Mais il est où le do", par la compagnie des Châteaux de Sable, une pièce jouée avec des marionnettes par trois acteurs / musiciens (aux instruments parfois étonnants) sur le thème des chansons traditionnelles de notre enfance, spectacle qui a bien plu à mes gamins (même au Filou, qui a bien compris l'intrigue) ; et puis un peu de toboggan, et puis un peu de bac à sable, et puis un trajet à six en triporteur, car ma sœur était venue nous rejoindre avec son bambin, et j'ai réussi à la transporter en plus de mes trois gamins ET de la poussette, ce qui prouve une fois de plus la supériorité du triporteur sur les voitures de taille classique dans lesquelles on ne peut caser que cinq personnes (et en plus, j'ai fait mon sport de la semaine).

C'était un méchant roi qui avait volé le do d'une clarinette
pour empêcher Jeannette d'épouser son ami Pierre...


Bref, des bonnes journées, malgré l'absence de Darling. Des vraies journées en famille, dans la bonne humeur. Peu de disputes ou de râleries, beaucoup de bons moments, de rires et d'émerveillements : des futurs souvenirs précieux, j'espère...

samedi 6 mai 2017

Quand ça veut pas...

(Suite de ceci)

Mauvaise nuit pour le Filou, mauvaise nuit pour Mr Thing Two, très mauvaise nuit pour moi, mais pas pour Miss Thing One, donc quand le réveil a sonné à 5h30 du matin (ou plutôt, quand je l'ai arrêté avant qu'il sonne, puisque j'étais réveillée depuis 3h30), je me suis dit qu'on allait tenter le coup du weekend avec la moitié de la famille. J'ai réveillé le Grand, qui s'est levé en grommelant que c'était vraiment trop tôt ; j'ai réveillé Miss Thing One, qui m'a annoncé avec joie qu'elle n'avait plus mal à l'oreille ; et nous sommes partis.

Nous sommes arrivés à Rouen à 9h, dans une ville encore ensommeillée, aux magasins fermés. Nous avons marché en admirant les vieilles maisons à poutres apparentes, nous avons visité consciencieusement la cathédrale, nous avons fait un tour par l'office du tourisme. A 10h et quelques, il s'est mis à pleuvoir. Miss Thing One en avait déjà assez de faire du tourisme et voulait aller se reposer à l'auberge de jeunesse, et il a fallu lui expliquer que la chambre ne serait disponible qu'à 17h30. Le Grand ne se remettait toujours pas de sa nuit écourtée, et il traînait les pieds. Mais j'ai obstinément gardé le moral.

J'ai entraîné les deux autres visiter "Le Gros-Horloge" ("Mais c'est n'importe quoi, on dit une grosse horloge", a protesté Miss Thing One, très choquée). Nous avons refusé les audioguides et avons découvert ensuite qu'aucun panneau explicatif n'était prévu pour ceux qui n'avaient pas envie de faire la visite avec un téléphone vissé à l'oreille. Pas grave, du coup c'est allé vite. La vue panoramique, du haut du clocher, était largement obscurcie par la pluie qui continuait à tomber dru. Tant pis.


Midi. Les enfants réclament une pizza. Je m'installe dans la première pizzeria venue. Pas terrible, ces pizzas. Beaucoup de sel pour masquer le manque de goût des ingrédients. Miss Thing One chipote. Le Grand termine sa pizza, mais annonce qu'il n'a pas assez faim pour un dessert. Voilà qui est étrange. Il a l'air toujours aussi fatigué. D'ailleurs, il dit qu'il a mal aux yeux. Et à la tête. Et à la gorge. Et il grelotte de froid, malgré son pull bien chaud.

OK, j'ai compris.

J'ai jeté l'éponge. A un moment donné, il faut savoir reconnaître une défaite. Nous avons pris le premier train qui repartait dans l'autre sens. Du coup, non seulement j'ai perdu les aller-retours des autres et la chambre de l'auberge de jeunesse, mais j'ai même dû racheter des billets de retour pour nous.

Quand nous sommes arrivés à la maison, le Grand s'est effondré sur son lit, visiblement atteint du même virus que les autres (pas de goûter, pas de dîner : aucun doute, il est gravement malade). Mr Thing Two avait dépassé les 40°C. Le Filou, malade sans discontinuer depuis lundi, pleurait pour un oui pour un non (dans son état, le simple fait de mettre des chaussons à l'envers ou de se tromper de pull déclenche une grosse crise de larmes). Miss Thing One, très déçue suite au voyage écourté (elle ne regrette pas tellement le musée, mais elle avait très envie de dormir "à l'hôtel", et aussi de rester seule avec le Grand et moi), n'a pu être consolée que par l'achat d'un nouveau livre (qu'elle a lu aussitôt) ET par une barre de chocolat ET par la promesse d'une promenade en vélo demain quel que soit le temps ET par la permission de dormir dans le grand lit avec moi cette nuit (ce qui ne va pas améliorer mon sommeil).

Vous savez quoi, je n'en peux plus. J'ai beau me répéter en boucle "ça va passer", mes 97 heures de sommeil en retard me font voir tout en noir. Bien sûr, ça va passer, mais QUAND ?

Dans ce genre de situation, il n'y a qu'une solution (à part se coucher tôt, ce que je vais m'empresser de faire). Demain, une liste de pollyanneries, d'accord ?



PS : N'oubliez pas d'aller voter. Ne faites pas comme ces parents qui ne font pas vacciner leurs enfants contre des maladies même gravissimes parce qu'ils savent que les autres parents, eux, vont faire le nécessaire. Laisser les autres faire le sale boulot est horriblement égoïste. Oui, demain j'irai voter pour un capitaliste qui se fiche de l'écologie et de la culture, quelqu'un dont le programme me désole. Parce que cela vaut mieux que quelqu'un qui se fiche des droits de l'homme (et de l'écologie et de la culture aussi, d'ailleurs). Ne jouez pas les autruches. Ne me laissez pas me salir les mains en exigeant de garder les vôtres bien propres. Ne prétendez pas que, si vous aviez le choix entre la grippe et le choléra, vous laisseriez à d'autres le soin de décider. Allez voter.

dimanche 16 avril 2017

Vacances de Pâques

Ces journées de vacances filent comme le vent, ma chaise de bureau n'a jamais eu aussi rarement l'honneur de soutenir mon illustre popotin, et quand je m'y installe enfin à 21h passées, c'est soit pour faire une fiche de lecture urgente, soit pour chercher pendant des heures un bon plan pour l'été prochain (je vous en parlerai bientôt – si ça marche). Il y a eu l'anniversaire des Things, avec les cadeaux à acheter et les gâteaux à préparer. Il y a eu une sortie au Louvre en famille (Louvre médiéval, Joconde, Victoire de Samothrace, Radeau de la Méduse, couronnement de Napoléon, impressionnistes, antiquités grecques, antiquités orientales, sculptures, cour Marly, maquettes de l'histoire du Louvre, bijoux de la couronne, tout ça en deux heures : à faire pâlir d'envie le plus pressé des Japonais !) (bon, par contre, nous n'avons pas enchaîné sur la Tour Eiffel, Notre-Dame et l'Arc de Triomphe pour terminer la journée à Disneyland). Il y a eu la traditionnelle chasse aux œufs ce matin, avec un repas de Pâques tout aussi traditionnel (première fois de ma vie que je fais un gigot le jour de Pâques) (je vieillis, vous croyez ?). Il y a eu des heures passées au jardin à arracher des truc, à semer des trucs, à ratisser des trucs, à déplacer des trucs, à nettoyer des trucs, parce que tout à coup, j'ai décidé que ce jardin ne pouvait pas rester à l'état de jungle miteuse une saison de plus. Et avec tout ça, repas-lessives-rangement etc. pour six personnes, à temps plein.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne m'ennuie pas.
Néanmoins, je pense que je serai plutôt contente de retrouver un rythme à peu près normal, mardi...

Ah oui, j'oubliais la traditionnelle escalade
du pyramidion, après la visite du Louvre.

Le jour de Pâques, c'est LE jour où on comprend vraiment l'intérêt
d'avoir un jardin (tant qu'on a des enfants)

Et aussi l'intérêt de ne pas trop désherber
(sinon c'est vraiment trop facile)
(Comment ça, des excuses ?)

Cette année, mon jeune neveu a même participé
pour la première fois (mais en fait, les cailloux
l'intéressaient plus que les œufs) (et étaient
tout aussi comestibles, dans son opinion)

mercredi 12 avril 2017

Bilan d'une semaine à la montagne

Retour à la maison. Voyage sans histoire : nous n'avons même pas raté le train, alors que nous avons erré trois quart d'heures autour de la gare de Grenoble pour essayer de trouver l'entrer de ce #*£&% parking où nous devions rendre la voiture de location (moi au volant, et Darling, avec le plan donné par le loueur de voiture dans une main et le téléphone en mode GPS dans l'autre, qui répétait toutes les trois minutes "Je ne comprends même pas si on est dans la bonne direction" – ce en quoi il avait une excuse, puisque plan en papier et GPS indiquaient deux directions différentes). Avantage : nous n'avons pas eu besoin d'attendre une heure à la gare, avec les enfants qui couraient dans les tous les sens, comme nous le redoutions, puisque quand j'ai enfin pu déposer les clefs sur le comptoir du loueur de voiture, le train était déjà à quai. Les enfants sont restés à peu près sagement assis pendant les trois heures du trajet, Miss Thing One a évité sa nausée habituelle grâce à la demi-nautamine donnée préventivement (note à moi-même : à refaire systématiquement pour tout trajet supérieur à 1h), le Grand a boudé parce qu'on l'avait séparé de Mr Thing One (du coup il a somnolé et on ne l'a pas entendu), et j'avais même pensé à charger le lecteur DVD pour la dernière partie du trajet, donc c'était vraiment l'un des voyages en train tous ensemble les plus tranquilles que nous ayons jamais fait. Nous n'avons même pas renversé de gourde ou de thermos, c'est dire.

Bref, nous sommes rentrés, et ces derniers jours seront consacrés à des vacances (quasi) parisiennes, en attendant la reprise de l'école. Je ne m'en plains pas, car j'aime aussi ma vie quotidienne, sans compter que chacun de nous est heureux de retrouver quelque chose (en gros, je dirais : Darling, la télévision ; le Grand, une chambre rien qu'à lui ; Mr Thing Two, ses pokémons ; le Filou, les playmobils ; Miss Thing One, ses livres préférés qu'elle s'exerce à lire laborieusement ; et moi, mon vélo). N'empêche que nous avons passé des vacances excellentes, dans un cadre splendide, avec un temps magnifique. De quoi nous donner très envie d'y retourner bientôt...

(Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en grand)

Sans doute la randonnée la plus dépaysante, dans le Vercors,
avec de la neige, des cailloux, et de moins en moins de végétation
au fur et à mesure que nous montions. J'ai adoré.

Franchement, ça ne vous donne pas envie d'y passer la nuit, vous ?

Cela dit, cette autre randonnée avec pique-nique dans cette clairière
n'était pas mal non plus...

Et l'arrivée au sommet ne nous a pas déçus. Waouh.

Un château à visiter absolument la prochaine fois.

Pour cette fois, nous nous sommes contentés du parc,
qui n'était, disons, pas trop laid...

La vue, le soir, depuis la terrasse de ma mère. Pas désagréable.

mercredi 5 avril 2017

Randonnée en altitude

Déjà, samedi et lundi, à Lyon, nous avions bien marché. Hier, pour notre première journée à la montagne chez ma mère, nous nous sommes mis en jambes avec une longue promenade dans la forêt et les verts pâturages. Aujourd'hui, nous sommes passés aux choses sérieuses.
Un paysage splendide, extrêmement dépaysant pour des petits Parisiens. Pas un seul autre randonneur sur le sentier. Des taches de neige encore ici et là. Et un refuge d'altitude dont nous sommes tous tombés amoureux, et où nous nous sommes promis de venir passer la nuit... quand il fera moins froid. Chiche.
Ah, que j'aime la montagne...

dimanche 2 avril 2017

Quais du Polar, à Lyon

Cela faisait un certain temps que mes ami lyonnais m'en parlaient : chaque année à la même époque, à Lyon, a lieu un salon du livre consacré aux romans policiers qui se double d'une sorte de chasse au trésor dans la ville sous le prétexte d'une enquête de détectives. Or, si je ne lis quasiment jamais de polars (pour adultes, du moins), l'idée de jouer les Fantômette tout en découvrant la ville me plaisait beaucoup.

Ce week-end, nous nous sommes donc réunis à 13 (en comptant les enfants) au musée des Confluences, au départ du parcours. Nous avons eu de la chance : il faisait un temps pluvieux et venteux, donc les participants étaient assez peu nombreux (voir le verre à moitié plein, toujours). Et toute la journée, nous avons sillonné la ville en comparant la couleur d'un monument avec celle des lunettes d'un suspect, en comptant les personnages d'une fresque pour trouver la composition d'un poison, en bavardant avec un savant bègue et avec une clown qui avait reçu une dent de mammouth sur la tête, en écoutant une chanson connue pour trouver le prénom de l'assassin, en jouant au Scrabble pour connaître l'identité de sa victime, etc.

C'était très, très chouette. L'histoire était complètement tirée par kes cheveux, mais le parcours était bien conçu, les indices juste assez mystérieux, les acteurs très convaincants : bref, une réussite. Et tant pis si les Things n'ont rien compris. Ils ont fait leur 12 kilomètres presque sans râler et ont particulièrement apprécié la performance des clowns.

La seule chose que je ne comprends pas, c'est pourquoi, alors que nous avons fait tant d'efforts (j'ai même téléchargé une application dont je n'avais nul besoin, et nous avons failli rater un bus qui passait toutes les 50 minutes pour déposer nos bulletins réponse dans l'urne), aucun de nous n'a encore reçu le coup de fil l'informant qu'il avait gagné le voyage au bout du monde pour deux personnes ?

mardi 28 mars 2017

Musée de la marine, berges rive gauche et panne de kindle

Et donc, dimanche, nous devions aller au Louvre. Sauf que le Grand n'en avait pas envie, et qu'il a réussi à convaincre son frère de changer d'avis. Direction le Musée de la Marine, au Trocadéro. Alors, franchement, je ne voudrais pas faire ma snob, mais quand on a visité le Musée de la Marine de Gênes, qui est extraordinaire, aller voir ensuite celui de Paris, c'est un peu comme admirer trois poissons rouges dans un bocal après être allé au Grand Aquarium de Saint-Malo. C'est-à-dire qu'il y a des maquettes de bateaux, et puis des jolis tableaux de bateaux, et puis quelques instruments de navigations, et puis encore des maquettes, mais quand on ne voit pas la différence entre un voilier et un porte-avion (disons qu'il y a moins de mâts) et qu'on ne s'y intéresse pas plus que ça, on s'y ennuie vite.

Heureusement, c'était gratuit. Et comme le musée est sur le point de fermer pendant plusieurs années pour se moderniser un peu, ce qui ne sera pas du luxe, il y avait quelques animations sympas. Les trois petits sont même revenus avec des tatouages éphémères d'encres, d'étoiles de mer et de bateaux (mais j'ai réussi à éviter le stand "nail art", ouf).

Après quoi nous avons fait une longue promenade sur les berges rive gauche, celles qui sont piétonnes depuis suffisamment longtemps pour que plus personne n'y trouve rien à redire. Jardins, hamac, marelles, jeux divers : sympa. Et en plus, tous les cyclistes ont réussi à éviter Mr Thing Two qui courait dans tous les sens et faisait de son mieux pour se jeter sous leurs roues. Un grand bravo à eux.

Des jumelles gratuites, c'est rare. Et très apprécié.

On remarquera que le Filou gagne (mais je crois qu'il avait triché)

Un labyrinthe rigolo (là, c'est Darling que je soupçonne d'avoir triché)


Inutile de vous dire qu'au retour, le RER n'avait pas fait deux stations que le Filou s'était endormi, très vite imité par Miss Thing One.

Bref, une belle journée, sauf qu'elle a été marquée par un drame. Figurez-vous que ma gourde s'est ouverte dans mon sac. Ah non, je n'ai pas de chance avec les gourdes, ces derniers temps. Quand je m'en suis aperçue, il y avait trois centimètres d'eau au fond de mon sac à dos en cuir (dont l’étanchéité est donc désormais prouvée). Pour le porte-bébé (utilisé quand le Filou s'est ouvert le genou vers la fin de la balade), le porte-monnaie, les biscuits (pour une fois, j'ai apprécié le sur-emballage), et même l'agenda (un peu gondolé, mais je m'en fiche), ce n'était pas grave. Le portable et l'appareil photo étaient plus haut, heureusement. En revanche, celui qui a bien trempé dans l'eau, c'est mon kindle.

Après l'avoir secoué et essuyé de mon mieux, j'ai essayé de l'allumer, et voilà le drame dont je vous parlais : message d'erreur. Votre appareil a besoin d'être réparé. Problème de batterie.
Si, c'est un drame. Surtout juste avant Bologne. (Et là, je suis bien consciente que seuls quelques happy few vont comprendre la référence*). D'accord, j'ai un autre kindle, mais pas tactile (donc impossible de "feuilleter" les livres), et surtout sans rétroéclairage, donc pas moyen de lire le soir au lit quand on dort dans la même chambre qu'un enfant pendant les vacances !

Mais attendez, ne versez pas trop vite des larmes de sang sur mon sort pathétique. De retour à la maison, je me suis dit que qui ne tente rien n'a rien, que je n'avais rien à perdre, que de toute façon je n'avais plus le temps de le faire réparer avant de partir en vacances, et que bon sang de bonsoir, je n'étais pas plus idiote qu'une autre. J'ai donc cherché en ligne un tutoriel sur la façon de démonter l'appareil. Et je l'ai fait.

(Le verre à liqueur, ce n'est pas pour me donner du courage,
c'est pour y mettre les vis minuscules.) (Je précise, juste)


J'ai essuyé toutes les pièces, surtout la batterie ; j'ai laissé sécher ; j'ai remonté la machine. Ensuite, puisque l'écran restait figé sur le message d'erreur, j'ai cherché et trouvé le moyen de la réinitialiser. Et... ta-dam... ça a marché !

Voilà, je suis très fière de moi, qu'on se le dise. Et surtout, j'ai un kindle qui fonctionne, ouf.

(Il me faut des nouvelles gourdes, par contre)



* Pour les autres, je vais être sympa : c'est la plus grande foire du livre jeunesse en Europe, où se négocient un grand nombre de droits étrangers, d'où fiches de lecture urgentissimes demandées par les éditeurs, avec email en plein milieu de la nuit – ils ne dorment pas beaucoup, là-bas – et réponse souhaitée dans 24h.