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mercredi 13 novembre 2019

Entre deux urgences

J'ai survécu, hein. Dès que je peux je vous raconte. Mais au retour, j'ai dû faire 7 lessives (pour de vrai): manteaux, vêtements, couvertures, tente, chaussures,  sacs, TOUT était couvert de boue. Et après, j'ai dû terminer une trad avant un séjour utilitaire de quatre jours en Italie (bénie soit ma mère qui a accepté de venir garder les gamins). J'ai fini de l'imprimer hier à 2h05 du matin. Je me suis levée à 5h10 pour aller prendre mon train. J'ai 347 pages à relire d'ici samedi au rythme de 10 pages par heure (la relecture, c'est lent). Plus un gros album documentaire à traduire et 4 fiches de lecture à rédiger. Et les trucs pratiques et administratifs à régler sur place, bien sûr.

Parfois je me demande si la vie que je mène est bien raisonnable? 

(Non, ne répondez pas. Ou alors mentez-moi.)

vendredi 18 octobre 2019

Chute à vélo : conclusion

 (Suite)

Finalement, d'après le médecin qui m'a envoyée faire une radio séance tenante, c'est le poignet et non le pouce de ma main gauche qui est atteint, et il s'agit sans doute plutôt d'une fracture "non déplacée" plutôt qu'une entorse. A droite, selon lui, j'ai sans doute juste des "muscles meurtris".

Bref, rien à droite, et attelle à gauche (une semaine ou deux) qui laisse les doigts libres. Je peux bosser. Ouf.

Par contre, je ne peux pas dévisser un couvercle, ni porter une casserole, ni découper un oignon (essayez un peu de découper un truc rond alors que vous ne pouvez pas le retenir de l'autre main...), ni faire la vaisselle, etc. Mais ce n'est vraiment pas grave. Et en plus, avec mon attelle, je n'ai quasiment pas mal.

Bonus : aucun de mes enfants n'ose râler quand je les mets à contribution. Hier soir, tout en vidant le lave-vaisselle tandis que Mr Thing Two épluchait laborieusement des carottes et que le Filou mettait la table, le Grand a soupiré :
— Pff, je me demande si tu ne l'a pas fait exprès pour nous faire trimer, en fait.

(Qu'il pense ce qu'il veut : il n'a aucune preuve !)

mardi 15 octobre 2019

Fatiguée

Non non non, je n'ai pas une fois de plus renoncé à alimenter ce blog, mais en plus du boulot à haute dose (une traduction en cours, une traduction à relire avant de la renvoyer, une traduction de documentaire à faire en parallèle, des fiches de lectures urgentes) et des corvées et démarches habituelles, j'ai :
- Deux jours de formation (je vous raconterai) (ou pas) ;
- Une tendinite à l'épaule droite et le genou gauche en vrac ;
- Des toilettes qui fuient et un plombier insaisissable ;
- Un volet roulant coincé (en position fermée : je bosse dans le noir, j'adore) et un service client injoignable et inepte ;
- Un problème d'impôts (on m'a envoyé la taxe foncière pour mon appart à mon ancienne adresse, en m'attribuant un nouveau code fiscal qui ne correspond à rien, ce qui fait que même si j'ai miraculeusement reçu l'avis – en retard – grâce à une ex-voisine, je ne peux pas le payer)
- Des travaux d'électricité dans trois pièces de l'appart (dont ma chambre / bureau) (oui, la pièce au volet est fermé n'a provisoirement plus d'éclairage non plus, vous avez bien compris)
- Environ 358 heures de sommeil en retard.

D'ailleurs je vais me coucher. Je reviens vite. J'espère.

dimanche 1 septembre 2019

Résumé des vacances et cartes postales

Alors, il est temps de mettre fin au terrible suspense : OUI, les enfants sont revenus de colonie, et oui, tout s'est bien passé. Sauf qu'ils n'ont "pas trouvé" le papier à lettre et les enveloppes et les timbres, ce qui explique pourquoi ils ne m'ont pas écrit. Et sauf que la seule et unique lessive a été faite la veille du départ, ce qui explique les vêtements empruntés aux copains (note pour la prochaine fois : leur donner au minimum autant de slips et t-shirts qu'il y a de jours de colonie). Et sauf que j'ai retrouvé dans le sac à dos de Miss Thing One le sandwich que j'avais préparé pour le voyage aller. Un sandwich au jambon laissé bien au chaud pendant quinze jours, oui oui.
Mais bref, la colonie, c'est génial, et l'année prochaine, on y retourne.
(On croise les doigts)

A part ça, pas de mauvaises surprises pendant le reste des vacances. Des moustiques et un soleil de plomb en Italie (d'où un départ précipité dès le quatrième jour), de très belles vacances dans les Alpes avec une grande randonnée et deux nuits en refuge au pied d'un glacier, et un passage dans le Sud-Ouest par une maison de famille qui va bientôt être vendue, et d'où nous avons rapporté une vieille statue d’Eve totalement anachronique sur mes étagères Lundia, deux sacs remplis à ras-bord de biscuits achetés à la biscuiterie locale, et surtout environ 40 kilos de bouquins (je n'exagère pas, il y avait entre autres une vieille encyclopédie en six volumes énormes qui m'a fait de l’œil, et une Histoire de France en QUINZE volumes – grand format, bien sûr – que le Grand a absolument voulu emporter).

Et maintenant, les cartables sont prêts, les affaires étiquetées, ma nouvelle traduction ouverte à la première page sur mon bureau, le réveil réglé, l'agenda tout neuf déjà bien rempli... c'est parti pour cette nouvelle année !

L'Atlas de gauche mesure 55 cm de haut.

Quasiment plus un brin d'herbe, à cette altitude. Impressionnant.

Un paysage nettement plus riant au pied des Pyrénées.
Pendant les randos, le Grand racontait la guerre de Cent Ans ou les Croisades
aux autres pour qu'ils oublient de râler...

samedi 1 juin 2019

Weekend déconnecté

Il faut croire qu'une malédiction (ou bénédiction déguisée?) fait qu'il n'y a jamais le wifi dans les maisons où nous allons en vacances, même quand il est censé marcher.
Mais bon, je ne suis pas trop d'humeur à me plaindre. Vous comprendrez pourquoi quand j'aurai récupéré une connexion et que je pourrai mettre quelques photos.

mardi 28 mai 2019

Allô ?

Il y a encore quelqu'un, ici ?

Sachant que les blogs sont complètement passés de mode à l'heure des réseaux prétendument sociaux, que mes enfants grandissent et que j'ai donc moins souvent des anecdotes rigolotes à raconter, que je ne peux pas garantir un rythme de publication régulier pour cause d'emploi du temps toujours trop rempli, cela vaut-il la peine que je fasse une énième tentative pour réanimer ce blog moribond ?

C'est une vraie question. Je ne suis pas sûre que mes petites histoires familiales très ordinaires intéressent encore beaucoup de monde. Si c'est le cas, j'essaie de m'y remettre pour de vrai. Sinon, je ne veux pas clôturer ce blog sans dire au revoir et merci à tous ceux qui me lisaient.

Alors s'il y a encore quelqu'un, dites-moi très franchement ce que vous en pensez !

dimanche 30 décembre 2018

Coupée du monde

Non, je n'ai pas été attaquée par le Père Noël, et je n'ai pas non plus déjà renoncé à ma résolution de recommencer à bloguer. J'ai juste fait un échange de maison avec une adorable demeure perdue au fond d'une vallée où, en hiver, le soleil n'arrive jamais. Pour de vrai. Et le réseau téléphonique non plus. Comme il n'y a pas de télévision ni de radio et que la box internet est en panne, la Troisième Guerre mondiale peut toujours éclater, ça ne perturbera pas mes vacances...

lundi 3 décembre 2018

Résumé des derniers épisodes...

... que vous avez manqués suite à une interruption des programmes pour des raisons indépendantes de notre volonté (mais c'était trop long, comme titre).

Donc, donc, donc.
En juillet, les enfants sont allés passer quelques jours en Espagne chez leur père pendant que je déménageais. Tout ce que j'ai su, c'est que "tout s'est bien passé". Ça me suffisait, remarquez bien.

A leur retour, ils ont eu moins de 48 heures pour faire la connaissance de notre nouvel appart parisien avant le départ vers les Alpes, chez ma mère. Nous avons fait des randonnées, avec en prime mon neveu Gnafron que je portais sur le dos (ce qui m'a rappelé des souvenirs). De tout l'été, la "douche" prise avec une bassine d'eau (glacée) dans une "cabine" en tissu ouverte sur la vallée, dans un refuge de haute montagne, après une montée éreintante, est peut-être mon moment préféré (en tous cas le plus dépaysant).

Ensuite, en août, nous avons passé une douzaine de jours à Berlin dans le cadre d'un échange d'appartement. Dans l'ensemble, c'était fort sympathique et intéressant. Nous avons révisé intensément l'histoire allemande, vu de bien jolies choses, et très mal mangé (on ne peut pas tout avoir).
Et puis nous avons terminé notre périple par la maison de famille où nous allons tous les ans, et où Darling nous a rejoints quelques jours. Des moustiques horriblement virulents, une chaleur écrasante, et trop de travail pour pouvoir faire des excursions : ce n'était pas, à mes yeux, la meilleure partie des vacances. Mais les enfants s'y plaisent toujours.

(Donc oui, mes mômes ont partagé leurs vacances entre la mer en Espagne, la montagne en France, la grande ville en Allemagne, et la campagne en Italie. Je pense qu'ils ont battu tous les records.) (Tout ça sans une seule nuit d'hôtel ou de location, en plus.)

Et puis ce fut le retour, et puis ce fut la rentrée dans une nouvelle école, en CP pour le Filou, en CE2 pour les Things, tandis que le Grand a fait connaissance avec le RER à l'heure de pointe, puisqu'il a choisi de continuer sa scolarité dans le lycée où il était l'an dernier. Une nouvelle traduction à commencer de toute urgence une fois la précédente enfin terminée, des meubles à monter, des placards et une cuisine à réorganiser, 130 cartons à déballer, et les immanquables formulaires scolaires à remplir et livres à couvrir, en plus des corvées ordinaires et du quartier à découvrir. Autant vous dire que je n'ai pas vraiment vu passer le mois de septembre.

Ni le mois d'octobre. Sauf les quatre jours d'escapade à Vienne avec une amie, pendant que les enfants étaient de nouveau chez leur père. L'occasion de découvrir que Vienne est une ville très, très belle, bourrée de monuments, de salles de concert et de pâtisseries, et de pas grand-chose d'autre. Ça me convient assez bien, remarquez. Surtout les pâtisseries. (Oui oui, les châteaux, et Klimt, et Egon Schiele, et Sissi, et la cathédrale impressionnante, et l'architecture incroyable de Hunderwasser, et les rues piétonnes, et la grande roue, et tout ça, mais quand même, mon meilleur souvenir restera ce Kaiserschmarren exquis pris dans un resto choisi au hasard.)

Après je suppose qu'en toute logique, il y a dû y avoir un mois de novembre, mais je n'en ai aucun souvenir. Ou alors très vagues. Rendez-vous orthoptiste, et banque, et instits, et kiné, et plombier qui ne répond pas aux relances, et livraison IKEA repoussée de semaine en semaine, et cours de natation le weekend pour les gamins, et coupures d'eau à répétition dans l'immeuble, et dossier de demande de tiers-temps à monter pour le Grand, et Filou malade encore et encore, et nouvelles lunettes pour Miss Thing One, et fiches de lectures urgente en plus de la trad en retard, et... oui bon en fait c'est peut-être aussi bien que je ne me souvienne pas de ce mois de novembre, finalement.

Mais, mais, mais. J'aime cet appart. J'aime ce quartier. J'aime ces enfants qui grandissent et sont de plus en plus autonomes. J'aime ma vie de mère célibataire. J'aime ma traduction en cours. J'aime mes projets de vacances. Alors même si parfois, c'est dur, et même si je ne dors jamais assez, et même si j'ai le plus grand mal à trouver quelques minutes de libre, ne serait-ce que pour bloguer (et ne parlons même pas de lire, ou d'écrire, ou de faire du sport, voire de sortir), j'essaie de ne pas perdre de vue l'essentiel : dans l'ensemble, en ce moment, je suis heureuse.
Cela mérite d'être dit, non ?


dimanche 18 mars 2018

Traumatisme

Depuis la dernière fois que je suis passée par ici, je suis allée skier dans les tourbillons de neige et le froid polaire, j'ai été victime d'un virus original qui m'a donné des vertiges à ne plus pouvoir tenir debout, j'ai traduit un bouquin qui se passait dans un camp de concentration et qui ne m'a pas tellement remonté le moral, j'ai visité une douzaine d'appartements, et on m'a volé mon vélo dans mon propre garage.

Dans les jours, semaines ou mois qui viennent, je vais devenir une mère célibataire, vendre ma maison, acheter un appartement dans une tour parisienne, mettre 8000 livres en carton, traduire un bouquin qui se passe au Pôle Nord, faire installer en urgence un puisard dans mon jardin, aller en vacances en Espagne, en Angleterre, en Italie et en Allemagne (oui oui, en plus du déménagement), fêter mes 42 ans et me racheter un vélo. Ou deux.

Mais l'expérience la plus traumatisante de l'année 2018, je l'ai incontestablement vécue aujourd'hui. J'étais en train d'emmener mes enfants voir des cailloux à la galerie minéralogique du Jardin des Plantes (vu le temps, on fait ce qu'on peut) quand j'ai senti, en pleine rue, que j'avais un problème typiquement féminin. Vérification faite, mon pantalon était déjà rouge à l'entrejambe. J'ai toujours une serviette périodique dans mon sac, mais à cette heure matinale, aucun bistrot n'était ouvert. Je n'avais pas le choix : j'ai donc dû aller dans des toilettes publiques.
Beeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerk.

(N'empêche, je suis curieuse : je voudrais bien savoir ce qui est passé par la tête des deux personnes qui ont décidé - délibérément, vu la distance - de déféquer à côté de la cuvette ?)

mercredi 17 janvier 2018

Pause

Catégorie "Mère indigne" :
Que faire quand votre gamin a perdu sa dent de lait, qu'il l'a mise dans une enveloppe et a mis avec confiance l'enveloppe sous son oreiller dans l'attente de la voir remplacée pendant la nuit par une pièce de 2 euros (la petite souris est radine, chez nous), mais que vous découvrez à 1h du matin que vous n'avez pas de pièce de 2 euros, ni de pièces de 1 euro, ou 50 centimes, ou même 20 centimes ?
Eh bien, vous allez piocher une pièce de 2 euros dans la tirelire dudit gamin pour la placer sous son propre oreiller. Il ne compte pas son argent, donc il ne s'en apercevra pas.
(Oui, bon, ça va, je la lui ai rendue, depuis !)

"Théâtre et cinéma" :
J'ai beaucoup fréquenté les salles de spectacle depuis la rentrée et ces dernière semaines en particulier, mais si je ne devais retenir que deux pièces, ce serait Novecento avec un André Dussolier énergique, poétique et quasiment primesautier, et Moi, moi et François B, une mise en abîme à plusieurs niveaux avec François Berléand qui joue son propre rôle (à moins qu'il ne joue le rôle d'un personnage qui joue son rôle...). Génial.

"Tracas"
Une machine à laver hors garantie pour la réparation de laquelle on me réclame le prix d'une neuve ; une chaudière qui se bloque sans arrêt parce que "ah oui, on en a eu plein du même modèle qui faisaient le même coup", mais je ne peux pas le prouver et donc pas plaider le vice caché ; un toit percé qui nécessite un échafaudage gigantesque pour un trou minuscule ; une fuite sous la baignoire qui signifie qu'il va sans doute falloir casser TOUTE la salle de bain ; et deux arbres abattus par la tempête dans une position tellement précaire que l'élagueur me demande une fortune pour m'en débarrasser. Le tout en 15 jours. J'ai personnellement offensé Saint Matthieu, le saint des problèmes de fric, ou quoi ?

"Cuisine"
Dans la série "je tente de diminuer notre consommation de viande", j'ai récemment acheté, sans conviction, des protéines de soja texturées. A ma grande surprise, ça marche très bien : je faisais déjà une bolognaise avec 40% viande et 60% légumes, mais à présent je fais mes lasagnes en divisant encore le pourcentage de viande par deux sans que personne ne bronche, tant les protéines de soja texturées imitent bien la consistance de la viande hachée. Une bonne trouvaille, donc. Par contre, le chef marketing qui a décidé de lancer ce produit sous ce nom ferait mieux de se reconvertir.

"Traduction et vie professionnelle"
— Oui, allô, c'est Fofo, tu n'as pas dû recevoir mon email au sujet de Machintruc II ?
— Euh, peut-être que si...
— Parce qu'en septembre, et aussi en novembre, tu parlais d'une remise fin mars, mais je n'ai toujours pas reçu le livre. Ni le contrat, d'ailleurs.
— Ah ! Mais... tu comptais commencer ta traduction quand ?
— Eh bien, d'ici fin janvier.
— Alors, écoute, je suis embêtée, parce qu'on n'a pas encore acheté les droits... Pour tout te dire, on n'est pas sûrs de le faire. On attend de voir comment se vend le premier volume, qui est sorti en décembre. Mais je te dis ça très vite, d'accord ?

"Vu ou entendu"
Pourquoi, pourquoi, pourquoi les gens n'enlèvent-ils jamais leurs manteaux et parfois même pas leurs bonnets ou leurs gants dans le métro ? Suis-je le seul être humain au monde à transpirer quand je suis trop couverte dans un endroit chauffé ? Les gens pensent-ils qu'ôter un manteau, c'est un geste trop long, trop compliqué, trop fatiguant, trop impudique, que sais-je ? Ou alors ils se sont tous fait des taches de thé ou de café ou de confiture en prenant leur petit-déj, et ils ne veulent pas que ça se voie ? C'est un mystère épais comme un dictionnaire, comme dirait Ficelle.

...

...

...


Bref : oui, j'en aurais des trucs à raconter, si je bloguais encore.
Sauf que je n'y arrive pas.
Parce que, comme ceux qui lisent entre les lignes l'auront deviné, Darling et moi sommes en train de nous séparer, et même l'initiative vient de moi, ce n'est pas facile. Depuis septembre, je me demande à longueur de temps où j'en serai (et même où je serai, géographiquement parlant) dans un mois, dans trois mois, dans six mois, dans un an. Je ne suis pas déprimée, je travaille, je m'occupe des enfants, j'organise des sorties ou des vacances, je gère les nombreux problèmes du quotidien, mais outre que je dors trop peu et que je manque de temps, je ne suis tout simplement pas dans l'état d'esprit qui convient pour des conversations légères – et donc pour bloguer. Car je ne veux pas étaler ici mes problèmes intimes, et encore moins me lamenter sur mon sort. Je veux partager mes enthousiasmes, mes réflexions, et faire rire avec les petites aventures du quotidien. Or, en ce moment, je n'ai pas la tête à ça. Mes nombreuses tentatives faillies de recommencer à bloguer régulièrement l'ont prouvé.

Je vais donc mettre ce blog en pause. Pas trop longtemps, j'espère. Peut-être que dans un mois, je serai déjà de retour. Ou dans deux mois. Au plus tard dans cinq ou six mois, car d'ici-là j'y verrai forcément plus clair (je le jure sur la tête de ma bonne santé mentale). Peut-être qu'en attendant, je passerai ici de temps en temps pour un coup de cœur ou un coup de gueule. Ou pour une photo, comme ces cartes postales qu'on envoyait à nos grands-mères en attendant d'avoir le loisir de leur écrire une vraie lettre. Mais peut-être pas, ou pas très souvent. Malgré tout, j'espère que quelques fidèles seront encore là quand je reviendrai, parce que parler dans le vide, c'est triste...

Alors à bientôt !

PS: Merci à ceux qui ont réclamé des nouvelles. Je reçois toujours une notification à chaque commentaire, donc si vous m'écrivez, je vous répondrai, au minimum en quelques mots, promis.

vendredi 14 juillet 2017

Départ en vacances

J'avoue que je suis assez vexée. Quoi, je disparais virtuellement pendant plusieurs jours, sans avertissement, ce que je n'ai jamais fait depuis la naissance de ce blog il y a cinq ans, et pas un seul commentaire affolé pour se demander ce qui a pu m'arriver ? Oui, bon d'accord, j'imagine que tout le monde est en vacances, mais quand même, j'ai mal à l'égo.

En représailles, j'arrête ce blog. Na.

Oh, allez, il y aura bien trois ou quatre lecteurs fidèles pour me supplier de ne pas faire ça, hein ?

Bon, on va dire que oui, et comme je ne veux pas vous faire de peine, j'accepte gracieusement de reprendre. Ouf, vous êtes soulagés.

Donc, en résumé, depuis mon retour du plat pays, j'ai :
- terminé d'organiser nos vacances (il était temps) ;
- acheté une perruque à la Japan Expo où j'ai emmené ma petite sœur pour son anniversaire (des longs cheveux châtains et lisses, alors que j'ai les cheveux courts, frisés et gris) (même que ma propre mère ne m'a pas reconnue) (je vous jure) ;
- participé en famille à une grande chasse au trésor organisée tous les ans par la Ville de Paris (35 parcours, dans tous les arrondissements et pour tous les niveaux, qui permettent de découvrir des coins très sympas ; à refaire absolument !) ;
- essayé de travailler avec les enfants dans les pattes (en un mot : inefficace) ;
- préparé les bagages pour cinq personnes pour un mois (oui, c'est un classique, Darling ne s'occupe que des siens, c'est affreusement cliché, je sais) ;
- conduit une voiture pleine comme un œuf sur 600 km.

Me voilà à présent chez ma mère, en train de me préparer psychologiquement et physiquement à emmener Darling et gamins au camping pour une semaine, pour la toute première fois (en dehors d'une seule nuit l'été dernier). Je ne m'attends pas à ce que ce soit très reposant...

Je reviendrai sûrement vous donner des nouvelles !
(SI quelqu'un me les réclame)
(Non mais sans blague)

jeudi 15 juin 2017

Tragédie

Il n'y avait pas UNE SEULE cerise.







(En fait je suis revenue lundi soir, mais il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre)


(Avouez que c'est plus original que "J'ai pas eu le temps de bloguer", comme excuse)

(Allez, promis, je recommence à écrire régulièrement)

vendredi 9 juin 2017

Départ inopiné

Je devais partir dimanche matin, après avoir voté, pour quatre jours dans notre maison de vacances en Italie. Raison officielle : contrôle de l'avancée des travaux entrepris, remontage de meubles, grand rangement en vue de l'été, démarches administratives urgentes. En réalité, j'espérais surtout me gorger de cerises.
Finalement, parce que Darling a besoin d'aller voir sa mère mardi, j'ai dû avancer mon voyage. J'ai appris ça hier soir. Je suis dans le train en ce moment même. Je ne pourrai pas aller à l'atelier vélo demain (je commence à croire à une malédiction). Je ne pourrai pas voter dimanche. Je n'aurai que le lundi matin pour les démarches administratives. L'amie qui devait me rejoindre à partir de dimanche soir ne peut pas venir plus tôt.
Mais surtout, ce qui m'inquiète, c'est : en deux jours seulement, aurai-je le temps de manger toutes les cerises ?

mercredi 18 janvier 2017

Boulot : en avoir, ou pas

Je bosse, je bosse, je bosse. Et je bosse. Et je bosse. J'essaie de rattraper le retard pris sur mon planning. Je n'aurais jamais dû accepter ce roman en plus, en novembre. Je me couche tous les soirs à minuit passé. J'ai arrêté de faire du sport. J'ai fait une croix sur l'idée d'aller au cinéma, même si j'ai une place gratuite à utiliser. Je ne coche presque plus de cases de ma liste de choses à faire. Entre deux chapitres, je prends quelques minutes pour regarder sur Internet des recettes de cuisine ou des modèles de boucles d'oreilles que je n'ai pas le temps de faire. Et bien entendu, même si je pique du nez sur mon clavier pendant la journée, une fois le soir venu, je n'arrive pas à m'endormir : passer douze heures par jour devant un écran n'a jamais favorisé le sommeil. Du coup, je passe des heures à calculer le nombre de pages qu'il faudra que je traduise le lendemain ou à repenser avec horreur à toutes les démarches administratives ou aux fiches de lecture que je n'ai pas faites.

Cependant, vous l'aurez remarqué, je continue à bloguer. J'ai songé à m'arrêter quelques semaines, mais je me suis dit que j'allais plutôt publier des textes courts jusqu'à ce que j'arrive à reprendre un rythme normal. J'aimerais bien vous parler du dessin animé Ballerina et de ma sortie avec Miss Thing One, pourtant. Peut-être demain. Ou jeudi. Ou jamais. Il y a plusieurs sorties que j'ai faites à Noël qui attendent encore d'être mentionnées ici...

Allez, je file au lit. Plus que deux semaines et deux jours à tenir. Je devrais y arriver. Je vais essayer, en tous cas.

Et pendant ce temps-là, Darling, lui, s'est retrouvé brutalement au chômage. Certes, cela signifie au moins qu'il peut aller chercher les enfants à l'école, mais la plus grande partie des choses que je dois faire ne peuvent l'être que par moi, ou alors cela prendrait autant de temps de lui expliquer que de le faire moi-même. Donc il passe une partie de ses journées à se tourner les pouces, et à me taper sur les nerfs, que j'ai fragiles, forcément.

Le monde est mal fait, parfois.
(Demain, quelques pollyanneries ?)

jeudi 25 août 2016

Dernière étape

Retour, avec halte de deux nuits chez ma mère. Derniers repas en terrasse, dernière excursion, dernières centaines de kilomètres avalées par la bagnole. Les Things ont un peu du mal à faire la part géographique des choses :
- Oh, maman ! J'ai entendu une dame qui parlait français ! m'a dit Miss Thing One, stupéfaite, à la première halte sur une aire d'autoroute près de Grenoble.
- On peut manger du comté, maintenant ? a réclamé Mr Thing Two, que j'ai visiblement traumatisé par mes râleries répétées sur l'impossibilité de trouver où que ce soit cet ingrédient phare de notre alimentation.

Aujourd'hui, une randonnée magnifique dans la montagne, avec pique-nique près d'un lac. Demain matin, départ aux aurores (enfin, disons à sept heures). Chacun se réjouit de retrouver une connexion internet, un papa, le chat, une grande ville, des copains, du thé correct, des feuilles de brouillon en quantité illimitée, et du comté, donc (je vous laisse attribuer les différentes priorités aux différents membres de la famille).

Allez, c'est parti pour la dernière étape !


PS : Nous n'étions pas du tout dans la zone touchée par le tremblement de terre. Merci à ceux qui se sont inquiétés pour nous.

vendredi 22 juillet 2016

Voyage et étape

Et nous voilà arrivés. Mais non, nous ne sommes pas passés par la Russie, uniquement par le Massif Central, mais nous y sommes restés deux nuits pour nous reposer. Enfin,  nous détendre. Enfin, je veux dire, profiter de la présence de personnes charmantes et de leurs nombreux enfants. Avec les miens, ils étaient onze entre un an et dix ans, plus mon ado, sans compter les fœtus. Autant dire que les tablées évoquaient vaguement des colonies de vacances, et que nous avons fait sensation quand nous sommes arrivés à la piscine du village (et que nous avons eu besoin de nous y reprendre à trois fois pour compter le nombre de billets d'entrée nécessaires). Mais c'était vraiment très chouette, cette étape dans la maison familiale de mon amie d'enfance (rencontrée quand j'avais l'âge des Things), une énorme maison pleine de recoins et de vieux meubles et de détours et de trésors et de livres antiques et, donc, d'enfants. La grand-mère de mon amie a eu 26 petits-enfants, et la génération suivante semble bien partie pour imiter les deux précédentes en terme de numérosité. Inutile de dire que pour une fois, je me sentais complètement dans la norme avec ma petite famille. (Un peu moins du point de vue de mon statut familial, en revanche. Après avoir entendu un débat sur la possibilité de faire servir ou non l'une des gamines à la messe du dimanche, le Grand a lancé avec sa négligence habituelle : "Mais maman, ils savent que vous n'êtes pas mariés, papa et toi ?") (Ça a beaucoup fait rire mon amie.)
Bref, après cette étape aussi dépaysante qu'agréable, nous avons repris la route hier matin et sommes arrivés hier soir. Les petits se sont empressés de sortir absolument tous les jouets des caisses, le Grand s'est empressé de brancher sa tablette, et Darling s'est empressé de mettre un vin blanc au frais pendant que je m'empressais moi-même de préparer le repas du soir (c'est prouvé, je suis la pire féministe de l'histoire du féminisme) (sachant que c'est moi qui avais conduit toute la journée, hein, puisque Darling est assez féministe pour être tout à fait à l'aise dans son rôle d'homme qui n'a pas le permis et qui se fait transporter par son épouse – pardon, sa concubine). Mais ce matin, je me suis enfuie en prétextant que c'était le jour du marché, et après avoir passé un quart d'heure à acheter des fruits et légumes pour trois jours au prix où j'aurais payé deux kilos de tomates à Paris, je me suis affalée sur le canapé rembourré d'un café qui sert des jus d'orange pressés et offre le wifi par la même occasion. Pendant ce temps-là, Darling étend le linge. Enfin, j'espère.
Bref, nous avons posé nos bagages pour cinq semaines. Il fait chaud, il y a des moustiques, j'ai été saluée avec enthousiasme par une inconnue qui m'a reconnue, les fruits sont délicieux, le pain est infect, je suis contente d'y être, mais je m'ennuie déjà. Tout est normal, quoi.
Allez, c'est parti !

lundi 18 juillet 2016

C'est parti !

Et donc voilà, départ demain matin. Une étape en chemin, et ensuite, direction un petit village de l'autre côté de la frontière, ce village qui est à la fois un véritable "ailleurs" où les paysages, les habitudes, la langue, la nourriture, les principes sont très différents de mon quotidien, et à la fois un peu chez moi, puisque c'est le village natal de mon père et que j'y vais plusieurs fois par an depuis ma naissance. Pendant cinq semaines et quelques, il faudra se passer de pain correct, de vélo, et de connexion internet, ce qui n'est pas si facile quand on habituellement un ordinateur allumé en permanence et le réflexe de se précipiter sur Wikipedia, sur Allociné, sur Google map ou sur les Pages Jaunes dès qu'on a un doute au sujet de quoi que ce soit. Mais on s'y fait, je vous jure qu'on s'y fait, surtout si on peut aller vérifier ses emails de temps en temps au café du coin, et peut-être même bloguer un peu, en buvant un cappuccino.
Bon été à tous !

dimanche 17 juillet 2016

Préparatifs de vacances

Désolée, je ne suis plus très présente, ces derniers jours. Pas encore partie, non, mais en plein préparatifs. En plus des nuits trop courtes (cauchemars d'enfants) et de l'actualité déprimante, cela m'a un peu coupé toute inspiration. Pour l'instant, j'ai un peu de mal à me concentrer sur autre chose que sur "Oh et puis il faudra que je jette la litière du chat oh et puis ce serait vraiment mieux que je n'oublie pas les clefs de la maison de vacances oh et puis je n'ai pas encore choisi les livres à emmener pour les petits oh et puis il faut que j'imprime l'adresse du camping où on ira passer deux jours oh et puis il faut que je passe à la pharmacie pour racheter de la ventoline pour le Grand", etc. Il faut dire que nous partons pour plus de cinq semaines (dont deux avec Darling), donc il y a plein de choses à régler et à organiser, sans même parler des bagages.

Franchement, les vacances, c'est parfois très sympathique, mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse trouver ça reposant...

lundi 2 mai 2016

Interrogations créativo-existentielles et pollyanneries

(Je trouve ce titre délicieusement indigeste, pas vous ?)

Je m’essouffle un peu, sur ce blog, ces derniers temps.
Ah bon, vous aviez remarqué ?
Oui, oui, j'avoue, j'ai parfois un peu de mal à me mettre à écrire. Il m'est même arrivé d'oublier complètement. Manque de temps ? Oui, bien sûr, surtout ces deux dernières semaines à cause des vacances scolaires, mais pas plus que quand j'avais un bébé de six mois, deux bébés de deux ans et demi, un pré-ado et une traduction à finir pour avant-hier. J'ai même plutôt moins de travail que d'habitude. Et un planning plein de trous.  C'est peut-être ça qui me met le moral en berne, d'ailleurs. Si je suis tout à fait sensible à la philosophie du carpe diem, tout à fait capable d'apprécier un bon chocolat, une fleur à peine éclose ou le chant d'un oiseau, je fais partie de ceux qui ont absolument besoin de projets pour avoir envie de se lever le matin. Et peu de choses me mettent autant de bonne humeur que recevoir un email professionnel (sauf quand il dit "Au fait, cette série ne se vend pas bien, donc finalement on ne fera pas le volume 3, j'espère que vous n'aviez pas réservé vos mois d'avril et mai pour ça", bien sûr).

Et puis parfois, j'ai l'impression de ne pas avoir grand-chose d'intéressant à dire. Bien sûr, avec quatre mômes, il y a toujours un bon mot, un moment rigolo, une petite anecdote, mais ne parler que des enfants, ça me barbe. Et j'ai l'impression de me répéter. Ou de n'avoir aucune légitimité. Au début du blog, je parlais assez souvent de littérature jeunesse, ou de cuisine, mais finalement, avec tous les blogs culinaires ou littéraires mille fois plus détaillés ou argumentés, est-il vraiment nécessaire que j'ajoute mon grain de sel ? (C'est une vraie question, n'hésitez pas à répondre franchement.) J'ai aussi l'impression de naviguer entre deux écueils : soit je me plains (les "petits tracas" de la vie quotidienne sont souvent ce qu'il y a de plus drôle à lire, à défaut d'être drôles à vivre, mais au bout d'un moment, ça donne l'impression qu'on ne voit que le verre à moitié vide, non ?), soit je m'auto-congratule (hier, soleil, invités, journée parfaite, pavlova délicieuse... oui mais franchement, y a-t-il plus ennuyeux que le bonheur des autres ?).

Bref. Rien de grave, juste une petite crise de motivation. Ça va passer. Désolée pour ces jérémiades assommantes. Je promets d'essayer de reprendre un rythme de publication presque quotidien. En attendant, une petite liste de pollyannerie, histoire de retrouver le sourire ?

- Je suis contente parce que, justement, Pollyanna, ce roman qui m'a tant marqué dans mon enfance, est enfin ressorti en français ! Regardez, c'est ici. Hélas, ce n'est pas moi qui l'ai traduit, et je regrette que les éditrices à qui j'en avais parlé aient laissé passer cette occasion de republier un classique. Mais l'important, c'est que les non-anglophones peuvent enfin le lire, et je vous y encourage vivement. La première chose que j'ai faite après l'avoir acheté, c'est le coller dans les mains du Grands. Qui s'y est plongé en faisant la moue, pour me faire plaisir, et qui l'a lu en trois jours (en alternance avec son Atlas des relations internationales de 1993) avant d'admettre du bout des lèvres que c'était "pas mal". Un sacré compliment.
- Je suis contente parce que ce mois de mai sera riche pour moi en événements, sorties et même voyages. Et je vais revoir des tas d'amis, dont certains que je n'ai pas vus depuis des mois ou même des années. Et ça, c'est presque aussi motivant qu'un contrat de traduction.
- Je suis contente parce que le fait d'avoir moins de travail me laisse plus de temps pour faire autre chose. J'ai rangé certaines parties de la maison auxquelles personne n'avait touché depuis notre emménagement. L'armoire de la salle de bain, par exemple. J'ai retrouvé 37 brosses à dents, et 18 savonnettes. Je vais pouvoir arrêter d'en acheter pendant quelque temps.
- Je suis contente parce que même si Darling part demain pour une semaine, et que ce maudit pont rallonge indûment les vacances, je vais tout de même pouvoir faire des sorties. Parce que s'il y a quelque chose que ces vacances à Nantes a prouvé, c'est que je peux vraiment sortir avec mes gamins sans avoir besoin d'un autre adulte, surtout si le Grand est là. Plus qu'à trouver des endroits sympas où aller. Et à espérer que la météo sera clémente.
- Je suis contente parce que mon père adoptif a emporté mon Kitchenaid pour le faire réparer. Depuis deux ou trois mois, il marchait très mal, et je me rends compte à quel point je m'en servais tout le temps. Actuellement, une fois sur deux, nous n'avons pas de pain, parce que j'oublie d'en acheter, ou parce que celui qu'on achète devient dur au bout de 24h. Mais plus pour longtemps.
- Je suis contente parce qu'en fait, quand je m'y mets, ce n'est pas très difficile de pondre un texte probablement trop long en un temps relativement court... (La seule question qui se pose, c'est si ce texte vaut le coup d'être lu, mais ça, ce sont mes statistiques qui me le diront, n'est-ce pas ?)

mercredi 20 avril 2016

Vacances à Nantes

Vacances à Nantes, avec les enfants et sans Darling. Difficile de me connecter, et difficile de trouver du temps libre (sans blague). Des nouvelles bientôt. Mais pour l'instant, à part les épreuves envoyées ce matin par un éditeur à relire avant vendredi matin, tout va bien...