- Un coup de fil de la part d'une éditrice avec qui je n'ai jamais travaillé, qui m'appelle parce que quelqu'un d'autre lui a conseillé de s'adresser à moi – ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, mais ça fait toujours très plaisir ;
- Une proposition concernant un roman très littéraire, pour adultes, ce qui me changera ;
- Un rendez-vous avec une éditrice que je connais depuis longtemps, qui a des enfants d'un âge proche des miens, avec qui je papote agréablement, et qui me promet plein de boulot pour les mois à venir ;
- Un album court mais sympa et drôle que je traduis au moins autant pour les exemplaires justificatifs qu'on me donnera que pour la rémunération – pourtant correcte – promise ;
- Cinq ou six bouquins arrivés par la poste que je suis payée pour lire, dont au moins deux qui ont l'air très chouettes ;
- Une nouvelle traduction d'une auteure que j'ai traduite si souvent que je n'ai même plus besoin de lire ce qu'elle a écrit pour le traduire (ou presque) tellement je connais son style par cœur ;
- Un email qui m'annonce qu'un de "mes" bouquins a gagné un prix et que je suis invitée au salon du livre de la ville de Machin, et que je serai payée, en plus...
Je mentirais si je vous disais que cette première semaine de retour à la vie active m'a fait regretter mon congé maternité.
La vie d'une traductrice, mère célibataire de famille nombreuse
samedi 22 septembre 2012
vendredi 21 septembre 2012
Fausse signature
C'est l'histoire d'un enfant de dix ans, de ses parents, et d'une signature falsifiée.
Mais avant de juger trop durement le coupable, il faut que vous connaissiez le contexte.
Nous avons décidé d'inscrire le Grand aux "zéclés" – pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les Éclaireuses et Éclaireurs de France, des scouts laïques. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas enthousiaste. Sauf que, comme tous les parents casse-pieds, par exemple les miens quand j'avais le même âge, je suis convaincue de savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui.
Or, les zéclés ont eu cette idée géniale d'organiser la réunion d'inscription un vendredi soir à 18h au fin fond de l'arrondissement de Paris le moins bien desservi par les transports en commun. Comme j'apprends ça à la dernière minute et comme Darling travaille tard ce soir-là, je fais appel à un monsieur de bonne volonté à qui je laisse le choix : soit aller à la réunion pour inscrire le Grand à ma place, soit garder mes enfants pendant que j'y vais moi-même. Après une hésitation assez courte (un quart de seconde), il choisit d'aller à la réunion.
Pour remercier ce gentil monsieur très serviable et très aimable à qui je voue une reconnaissance éternelle (oui, il lit mon blog, et la réunion a lieu ce soir), je l'invite à dîner. A la fin du repas, je commence à remplir paresseusement feuille d'adhésion, fiche sanitaire de liaison, etc., pour les lui remettre.
Et voilà que je découvre que la demande d'inscription est à signer par les parents et par l'enfant.
Enfant qui dort depuis au moins une heure. Et qui n'aurait sans doute pas envie de signer, de toute façon.
C'est ainsi que Darling et moi avons imité la signature de notre aîné sur un document officiel, après nous être longuement exercés sur un morceau de papier que nous avons ensuite soigneusement déchiré en mille morceaux.
Ne me jugez pas trop mal. Je ne le ferai plus, promis.
Mais avant de juger trop durement le coupable, il faut que vous connaissiez le contexte.
Nous avons décidé d'inscrire le Grand aux "zéclés" – pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les Éclaireuses et Éclaireurs de France, des scouts laïques. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas enthousiaste. Sauf que, comme tous les parents casse-pieds, par exemple les miens quand j'avais le même âge, je suis convaincue de savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui.
Or, les zéclés ont eu cette idée géniale d'organiser la réunion d'inscription un vendredi soir à 18h au fin fond de l'arrondissement de Paris le moins bien desservi par les transports en commun. Comme j'apprends ça à la dernière minute et comme Darling travaille tard ce soir-là, je fais appel à un monsieur de bonne volonté à qui je laisse le choix : soit aller à la réunion pour inscrire le Grand à ma place, soit garder mes enfants pendant que j'y vais moi-même. Après une hésitation assez courte (un quart de seconde), il choisit d'aller à la réunion.
Pour remercier ce gentil monsieur très serviable et très aimable à qui je voue une reconnaissance éternelle (oui, il lit mon blog, et la réunion a lieu ce soir), je l'invite à dîner. A la fin du repas, je commence à remplir paresseusement feuille d'adhésion, fiche sanitaire de liaison, etc., pour les lui remettre.
Et voilà que je découvre que la demande d'inscription est à signer par les parents et par l'enfant.
Enfant qui dort depuis au moins une heure. Et qui n'aurait sans doute pas envie de signer, de toute façon.
C'est ainsi que Darling et moi avons imité la signature de notre aîné sur un document officiel, après nous être longuement exercés sur un morceau de papier que nous avons ensuite soigneusement déchiré en mille morceaux.
Ne me jugez pas trop mal. Je ne le ferai plus, promis.
jeudi 20 septembre 2012
Pickpocket
Transvaser le contenu de son sac à main dans un sac à dos bourré de livres pour être moins chargé, c'est raisonnable.
Prendre le métro, tout le monde le fait.
Piocher un livre dans son sac et commencer à bouquiner, ça n'a rien de répréhensible.
Laisser le sac ouvert, ce n'est peut-être pas très malin.
Se concentrer sur sa lecture au point d'oublier tout le reste, ce n'est pas forcément l'idéal.
Mais quand on est un aimable passager désœuvré, attendre cinq bonnes minutes pour dire à sa voisine plongée dans son roman "Excusez-moi, mais la toxicomane qui est descendue du métro il y a deux ou trois stations, vous la connaissez ? Parce qu'elle a pris un portefeuille dans votre sac...", ce n'est pas non plus formidablement intelligent, si ?
En plus, il m'a interrompu au beau milieu d'un passage palpitant. Franchement, au point où il en était, il aurait pu me laisser continuer à lire tranquillement.
(Trois cartes bleues, deux cartes d'identité – la mienne et celle du grand –, une carte de famille nombreuse, un permis de conduire, une carte vitale, une carte de mutuelle, une carte Vélib', une carte IKEA Family, une carte DPAM, deux cartes de fidélités de librairies, deux cartes de bibliothèque... Et quinze euros en liquide, qui est tout ce que la voleuse pourra utiliser. Elle aurait dû me les demander, je les lui aurais donnés...)
Prendre le métro, tout le monde le fait.
Piocher un livre dans son sac et commencer à bouquiner, ça n'a rien de répréhensible.
Laisser le sac ouvert, ce n'est peut-être pas très malin.
Se concentrer sur sa lecture au point d'oublier tout le reste, ce n'est pas forcément l'idéal.
Mais quand on est un aimable passager désœuvré, attendre cinq bonnes minutes pour dire à sa voisine plongée dans son roman "Excusez-moi, mais la toxicomane qui est descendue du métro il y a deux ou trois stations, vous la connaissez ? Parce qu'elle a pris un portefeuille dans votre sac...", ce n'est pas non plus formidablement intelligent, si ?
En plus, il m'a interrompu au beau milieu d'un passage palpitant. Franchement, au point où il en était, il aurait pu me laisser continuer à lire tranquillement.
(Trois cartes bleues, deux cartes d'identité – la mienne et celle du grand –, une carte de famille nombreuse, un permis de conduire, une carte vitale, une carte de mutuelle, une carte Vélib', une carte IKEA Family, une carte DPAM, deux cartes de fidélités de librairies, deux cartes de bibliothèque... Et quinze euros en liquide, qui est tout ce que la voleuse pourra utiliser. Elle aurait dû me les demander, je les lui aurais donnés...)
mercredi 19 septembre 2012
Du sucre et des couleurs
J'avais fait des cookies aux deux chocolats la veille. Très bons, très sucrés. Du coup, prise de remord, je me suis dit que j'allais faire des douceurs pas-trop-méchantes-pour-les-diabétiques, pour que Darling puisse aussi en profiter. J'ai opté pour des Digestive biscuits ; vous savez, ces machins que les américains utilisent comme base pour leurs cheesecakes, et dont le nom laisse croire que ça va vous aider à digérer, sous prétexte qu'il y a un peu de fibres dedans.
Je devais avoir vraiment beaucoup de remords, car j'ai fait des petits gâteaux que même un diabétologue approuverait : de la farine complète, des flocons d'avoine, et... pas de sucre. Oublié, le sucre.
Mince alors. C'est la première fois que ça m'arrive (par contre, j'ai déjà oublié la levure) (et même confondu le sucre et le sel, un jour où je n'étais pas chez moi) (une triste histoire). Trop tard pour faire quoi que ce soit, les gâteaux sont déjà dans le four. Dois-je décider que ça servira de biscuits salés à manger avec le fromage, ou essayer de rattraper le coup ?
Non mais franchement, des petits gâteaux salés, ce n'est pas du gâchis ?
J'ai donc préparé un glaçage, et pour égayer un peu les choses, j'y ai versé une miette de colorant. (J'ai des colorants en poudre ultra-puissant : une pointe de couteau – pointu, le couteau – suffit à colorer un saladier entier de préparation. Je les utilise très, très rarement. J'en ai l'équivalent de trois petits pots de confiture. D'après mes calculs, mes arrières-petits-enfants devraient encore en profiter.)
Le résultat en image :
J'ai eu un succès fou. Les enfants ont adoré : le Grand, les Things qui semblaient croire que les rouges et les jaunes avaient des goûts différents, et même un copain du Grand venu goûter. Et mes digestive biscuits désormais non seulement assez sucrés, mais encore couverts de produits chimiques, ont été dévorés.
Il n'est rien resté pour Darling.
La morale de l'histoire ?
Aucune idée.
Je devais avoir vraiment beaucoup de remords, car j'ai fait des petits gâteaux que même un diabétologue approuverait : de la farine complète, des flocons d'avoine, et... pas de sucre. Oublié, le sucre.
Mince alors. C'est la première fois que ça m'arrive (par contre, j'ai déjà oublié la levure) (et même confondu le sucre et le sel, un jour où je n'étais pas chez moi) (une triste histoire). Trop tard pour faire quoi que ce soit, les gâteaux sont déjà dans le four. Dois-je décider que ça servira de biscuits salés à manger avec le fromage, ou essayer de rattraper le coup ?
Non mais franchement, des petits gâteaux salés, ce n'est pas du gâchis ?
J'ai donc préparé un glaçage, et pour égayer un peu les choses, j'y ai versé une miette de colorant. (J'ai des colorants en poudre ultra-puissant : une pointe de couteau – pointu, le couteau – suffit à colorer un saladier entier de préparation. Je les utilise très, très rarement. J'en ai l'équivalent de trois petits pots de confiture. D'après mes calculs, mes arrières-petits-enfants devraient encore en profiter.)
Le résultat en image :
J'ai eu un succès fou. Les enfants ont adoré : le Grand, les Things qui semblaient croire que les rouges et les jaunes avaient des goûts différents, et même un copain du Grand venu goûter. Et mes digestive biscuits désormais non seulement assez sucrés, mais encore couverts de produits chimiques, ont été dévorés.
Il n'est rien resté pour Darling.
La morale de l'histoire ?
Aucune idée.
mardi 18 septembre 2012
Sevrage
Le Petit a six mois. Je l'allaite encore. Et j'en ai marre.
Marre de mettre toujours les même deux ou trois soutifs et sept ou huit T-shirts d'allaitement.
Marre de de ne plus pouvoir fermer aucune de mes chemises ni même la plupart de mes vestes ou manteaux.
Marre de devoir dormir avec un soutien-gorge, et de redouter l'engorgement si je m'en passe, comme c'est arrivé récemment.
Marre de ne pas pouvoir m'absenter vingt-quatre heures, de ne même pas pouvoir aller au cinéma ou au restaurant un soir avec une copine.
Marre des tétées nocturnes, du sommeil toujours insuffisant.
Marre de ne pas pouvoir soigner ce rhume qui traîne depuis des semaines, d'hésiter avant de mettre la moindre pommade, d'avaler la moindre pilule.
Marre de recevoir des coups de pieds ou des griffures de la part de cet asticot plein d'énergie.
Marre de ne pas pouvoir recommencer à faire du sport faute de soutien-gorge adapté.
Marre de me demander à chaque douleur au ventre si c'est le retour de couches.
Et puis pas seulement marre, mais aussi envie. Envie de passer à autre chose, de clore presque sans nostalgie – ou alors juste une miette – cette période où j'étais tout, absolument tout, pour ce petit être tout neuf. Ce n'est plus un nouveau-né, c'est un gros bébé en pleine forme qui commence sa vie indépendante. Il mange désormais purées et compotes avec plaisir, s'intéresse même à nos bouts de pain, va joyeusement à la crèche, refuse de s'endormir dans mes bras, remue dans tous les sens, attrape tout ce qui passe à sa portée (y compris les cheveux ou les boucles d'oreille)... Non, ce n'est plus un nouveau-né. C'est bientôt un enfant. L'amorce d'un être humain.
Il doit le savoir, le sentir. Il s'endort de moins en moins souvent au sein. Le biberon qu'il refusait de boire jusqu'à la fin de l'été a soudain trouvé grâce à ses yeux, ou à ses papilles, et il le vide d'un trait. Même quand je l'allaite, il tourne souvent la tête en m'arrachant la peau au passage, veut voir ce qui se passe ailleurs, gigote dans tous les sens ; ce n'est plus un câlin, c'est presque une bagarre.
Il est temps de prendre chacun sa route. Toujours côte à côte, incroyablement proches, mais plus enchaînés l'un à l'autre. Achevons de couper le cordon.
Bonne route, mon petit bonhomme !
Marre de mettre toujours les même deux ou trois soutifs et sept ou huit T-shirts d'allaitement.
Marre de de ne plus pouvoir fermer aucune de mes chemises ni même la plupart de mes vestes ou manteaux.
Marre de devoir dormir avec un soutien-gorge, et de redouter l'engorgement si je m'en passe, comme c'est arrivé récemment.
Marre de ne pas pouvoir m'absenter vingt-quatre heures, de ne même pas pouvoir aller au cinéma ou au restaurant un soir avec une copine.
Marre des tétées nocturnes, du sommeil toujours insuffisant.
Marre de ne pas pouvoir soigner ce rhume qui traîne depuis des semaines, d'hésiter avant de mettre la moindre pommade, d'avaler la moindre pilule.
Marre de recevoir des coups de pieds ou des griffures de la part de cet asticot plein d'énergie.
Marre de ne pas pouvoir recommencer à faire du sport faute de soutien-gorge adapté.
Marre de me demander à chaque douleur au ventre si c'est le retour de couches.
Et puis pas seulement marre, mais aussi envie. Envie de passer à autre chose, de clore presque sans nostalgie – ou alors juste une miette – cette période où j'étais tout, absolument tout, pour ce petit être tout neuf. Ce n'est plus un nouveau-né, c'est un gros bébé en pleine forme qui commence sa vie indépendante. Il mange désormais purées et compotes avec plaisir, s'intéresse même à nos bouts de pain, va joyeusement à la crèche, refuse de s'endormir dans mes bras, remue dans tous les sens, attrape tout ce qui passe à sa portée (y compris les cheveux ou les boucles d'oreille)... Non, ce n'est plus un nouveau-né. C'est bientôt un enfant. L'amorce d'un être humain.
Il doit le savoir, le sentir. Il s'endort de moins en moins souvent au sein. Le biberon qu'il refusait de boire jusqu'à la fin de l'été a soudain trouvé grâce à ses yeux, ou à ses papilles, et il le vide d'un trait. Même quand je l'allaite, il tourne souvent la tête en m'arrachant la peau au passage, veut voir ce qui se passe ailleurs, gigote dans tous les sens ; ce n'est plus un câlin, c'est presque une bagarre.
Il est temps de prendre chacun sa route. Toujours côte à côte, incroyablement proches, mais plus enchaînés l'un à l'autre. Achevons de couper le cordon.
Bonne route, mon petit bonhomme !
lundi 17 septembre 2012
Solution de la devinette
C'est une cafetière, mais attention, une cafetière de camping, qui permet de faire du café sans emporter un réchaud ou faire un feu !
Regardez la photo de l'objet démonté, dans mon message précédent. L'espèce de cône renversé, sur la gauche, contient de l'alcool à brûler. On enlève le bouchon et on l'allume. Puis on place par-dessus le tube grillagé, celui qui est au premier plan. Avec tous les éléments suivants sauf celui de droite, on fait une petite cafetière italienne (pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une cafetière italienne, vous trouverez dessin là et explications là, et vous reconnaîtrez sans peine les filtres). On met l'eau, le café moulu, on visse le tout au dessus pour que tout tienne en place malgré la pression. Et puis on prend la tasse qui était cachée dans le tube, on ouvre les anses, on la place là où le café va sortir, et on obtient ça :
Je ne vous étonnerai pas si je vous dis que c'est un objet italien... J'ignore de quand il date ; si ça se trouve, j'en obtiendrais une fortune en le mettant sur eBay, mais je n'en ai pas l'intention. Ce que je trouve très drôle avec ce truc, c'est l'idée que si on va camper, on peut à la rigueur se passer de réchaud et manger froid, mais on ne peut pas se passer de café – et attention, pas du café soluble, mais un véritable espresso ! Quelqu'un m'a même suggéré qu'il s'agissait peut-être d'un objet militaire, faisant partie de la panoplie de base des soldats. Un soldat italien peut avoir faim, froid, des ampoules à chaque orteil, il peut manquer de cigarettes, de nourriture, de vêtements, de sommeil, mais il aura un bon café !
Voilà, donc Bougri n'était pas très loin, FFFF non plus en devinant que c'était une cafetière italienne + autre chose, Clo a vu juste même si sa réponse manque de précisions, les autres sont restés dans le bon thème... Conclusion, vous êtes tous invités à boire un cappuccino chez moi quand vous voulez !
(PS : Je vous en parle avec beaucoup d'aisance, mais quand j'ai trouvé ce machin au fin fond de la cave de ma grand-mère, il m'a tout de même fallu une bonne demi-heure et l'aide de deux autres personnes pour comprendre enfin ce que c'était et comment il s'utilisait...)
Regardez la photo de l'objet démonté, dans mon message précédent. L'espèce de cône renversé, sur la gauche, contient de l'alcool à brûler. On enlève le bouchon et on l'allume. Puis on place par-dessus le tube grillagé, celui qui est au premier plan. Avec tous les éléments suivants sauf celui de droite, on fait une petite cafetière italienne (pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une cafetière italienne, vous trouverez dessin là et explications là, et vous reconnaîtrez sans peine les filtres). On met l'eau, le café moulu, on visse le tout au dessus pour que tout tienne en place malgré la pression. Et puis on prend la tasse qui était cachée dans le tube, on ouvre les anses, on la place là où le café va sortir, et on obtient ça :
Je ne vous étonnerai pas si je vous dis que c'est un objet italien... J'ignore de quand il date ; si ça se trouve, j'en obtiendrais une fortune en le mettant sur eBay, mais je n'en ai pas l'intention. Ce que je trouve très drôle avec ce truc, c'est l'idée que si on va camper, on peut à la rigueur se passer de réchaud et manger froid, mais on ne peut pas se passer de café – et attention, pas du café soluble, mais un véritable espresso ! Quelqu'un m'a même suggéré qu'il s'agissait peut-être d'un objet militaire, faisant partie de la panoplie de base des soldats. Un soldat italien peut avoir faim, froid, des ampoules à chaque orteil, il peut manquer de cigarettes, de nourriture, de vêtements, de sommeil, mais il aura un bon café !
Voilà, donc Bougri n'était pas très loin, FFFF non plus en devinant que c'était une cafetière italienne + autre chose, Clo a vu juste même si sa réponse manque de précisions, les autres sont restés dans le bon thème... Conclusion, vous êtes tous invités à boire un cappuccino chez moi quand vous voulez !
(PS : Je vous en parle avec beaucoup d'aisance, mais quand j'ai trouvé ce machin au fin fond de la cave de ma grand-mère, il m'a tout de même fallu une bonne demi-heure et l'aide de deux autres personnes pour comprendre enfin ce que c'était et comment il s'utilisait...)
dimanche 16 septembre 2012
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