samedi 16 novembre 2019

Une application aux conclusions hâtives

Il y a une application "santé" sur mon téléphone, qui était pré-installée et que je n'ai jamais désinstallée parce que ça m'amuse, occasionnellement, de regarder le nombre de kilomètres que j'ai parcourus dans la journée. Mais bien sûr, sachant que j'utilise fort peu mon portable, l'appli tire des conclusions à partir du peu de données à sa disposition. Si je ne touche pas à mon téléphone de 17h à midi le lendemain, par exemple, elle me félicite de ma nuit de 19h. Si je fais 20 km à vélo, elle pense que j'étais en voiture et que je n'ai pas fait assez d'activité. Pareil si je suis allée courir sans mon portable, ou nager.

Hier, elle est allée trop loin. Comme j'ai bossé toute la journée sur ma traduction, sauf quand j'ai repeint une porte, étendu le linge, fait des courses et jardiné, elle a affiché en message d'accueil:

Vous n'avez pas atteint vos objectifs aujourd'hui. Vous avez beaucoup de temps libre ; pourquoi ne pas tenter d'augmenter de 10 minutes votre activité quotidienne? 

Il va falloir qu'elle fasse gaffe à ce qu'elle me dit, parce que j'ai la gachette "désinstaller" facile quand on m'énerve...

jeudi 14 novembre 2019

Météo inattendue

Oui, alors, en venant ici mi-novembre, je n'avais PAS prévu la neige.
C'est ma mère qui va être contente si je ne peux pas rentrer dimanche, tiens.

Un rêve surprenant

J'ai rêvé que Laeticia Halliday écrivait une trilogie fantastique (avec un lion en couverture, type Narnia) sous la direction de Renaud (oui, le chanteur) et que pour ce faire, ils avaient tous les deux consommé de l'héroïne qui leur faisait voir tout (y compris le crottin de cheval) (véridique) beau et gracieux, grâce à un mélange de ralenti et de couleurs tamisées comme les elfes dans le Seigneur des anneaux.

Je jure que je n'avais pas consommé de substances illicites moi-même avant d'aller me coucher.

mercredi 13 novembre 2019

Entre deux urgences

J'ai survécu, hein. Dès que je peux je vous raconte. Mais au retour, j'ai dû faire 7 lessives (pour de vrai): manteaux, vêtements, couvertures, tente, chaussures,  sacs, TOUT était couvert de boue. Et après, j'ai dû terminer une trad avant un séjour utilitaire de quatre jours en Italie (bénie soit ma mère qui a accepté de venir garder les gamins). J'ai fini de l'imprimer hier à 2h05 du matin. Je me suis levée à 5h10 pour aller prendre mon train. J'ai 347 pages à relire d'ici samedi au rythme de 10 pages par heure (la relecture, c'est lent). Plus un gros album documentaire à traduire et 4 fiches de lecture à rédiger. Et les trucs pratiques et administratifs à régler sur place, bien sûr.

Parfois je me demande si la vie que je mène est bien raisonnable? 

(Non, ne répondez pas. Ou alors mentez-moi.)

samedi 9 novembre 2019

camping en conditions extrêmes

Je suis actuellement sous une tente, dans un sac de couchage premier prix augmenté d'une mini couverture. Dehors, il fait 5 degrés et il pleut des cordes. 
Le pire, c'est que je suis venue de mon plein gré.
Si je ne meurs ni noyée ni congelée, je vous raconterai. 

jeudi 7 novembre 2019

Remerciements de l'auteur

Cela se fait beaucoup dans certains pays comme le Royaume-Uni, beaucoup moins dans d'autres comme la France. A la fin d'un livre, parfois, il y a tout une page, voire deux ou trois pages de remerciements.
Je remercie mon agent, mon éditeur, l'illustrateur de couverture, le maquettiste, les représentants, le service de presse, les correcteurs, bref tout le personnel de la maison d'édition, et puis aussi tous ceux et celles qui m'ont aidé dans mes recherches, les libraires qui ont vendu mon livre, les lecteurs qui ont acheté mon livre, les blogueurs et journalistes qui ont parlé de mon livre, sans oublier mon conjoint, mes enfants, mes parents sans qui je ne serais rien, le bar du coin de la rue où je vais boire un café quand je suis coincée au milieu d'un chapitre, les chats qui viennent me tenir compagnie quand je suis en train de travailler...
Vous voyez le genre ?
(Tous les exemples cités sont tirés de vrais remerciements que j'ai traduits un jour ou l'autre) (Oui, même le bar et les chats)

Personnellement, j'aime bien ces quelques lignes. Parce que ça rend l'écrivain un peu plus humain, ça rend hommage aux tâcherons de l'ombre sans qui l'Artiste ferait son art tout seul et crèverait de faim, ça nous donne quelques indications drôles ou attendrissantes sur la vie privée de l'auteur ou l'autrice ("Merci aux sages-femmes qui m'ont aidée à trouver la meilleure position pour continuer à écrire alors que j'étais coincée à la maternité pendant deux mois pour une grossesse difficile") ("Merci à mon neveu pour qui j'ai écrit ce roman parce qu'il ne savait jamais quoi lire quand il était petit, même si finalement, le temps que le livre soit publié, il avait grandi et ne l'a jamais lu"), bref, j'aime bien.

Mais tout de même, j'ai toujours un petit regret. Parce que même les auteurs ou autrices qui sont abondamment traduit à l'étranger, qui ont des lecteurs dans des dizaines de pays, ne pensent jamais à l'éditrice allemande qui a acheté les droits du bouquin, l'illustratrice italienne qui a fait une nouvelle couverture encore mieux que l'originale, le libraire turc qui l'a mis en vitrine, etc.
Et puis aujourd'hui...

Merci aux merveilleux éditeurs et agents à l'étranger, et aux traducteurs qui permettent à mes paroles de voyager à travers le monde.

Aujourd'hui, pour la toute première fois, j'ai traduit un remerciement qui m'était destiné.
C'est bête, mais après avoir passé plus de deux mois sur ce bouquin de 500 pages, ça m'a touchée. Tellement que j'ai presque envie d'écrire à l'auteur pour lui dire merci...

samedi 2 novembre 2019

Une sortie pour le Grand

— Mon Grand, puisque les trois petits moyens sont invités chez des copains ce soir, on sort tous les deux.
— Ah, chic, on va au restaurant japonais ?
— Non.
— Oh. Zut. Tu es sûre qu'on ne peut pas aller au restaurant japonais ?
— Non, j'ai prévu autre chose.
— Un autre restaurant, alors ?
— Non, on ne va pas manger.
— Oh. Ça c'est triste.
— Mais ne t'inquiète pas, ça devrait te plaire.
— Bon, d'accord.

Une minute plus tard, le voici qui revient :
— On va voir l'exposition Tolkien à la Bibliothèque Nationale de France ?
— Oui ! Comment as-tu deviné ?
— Ben, je me suis demandé ce qui pouvait me plaire à part manger, donc c'était forcément quelque chose en rapport avec l'Histoire ou avec Tolkien, du coup c'était facile.

L'avantage d'avoir un nombre de centres d'intérêt très limité.



(Verdict : c'est une très belle expo, mais il y avait trop de monde, et surtout, le Grand savait déjà absolument tout tout tout, donc même s'il ne s'est pas plaint j'ai l'impression qu'il s'est un peu ennuyé.)
(Au cas où vous vous poseriez la question : oui, il a réussi à me convaincre de lui acheter de quoi manger en sortant de la BNF, bien sûr.)