La vie d'une traductrice, mère célibataire de famille nombreuse
samedi 18 avril 2015
6 kilos de corn-flakes
Je ne sais pas encore si c'est moi qui ai commis une erreur, ou si c'est mon supermarché en ligne. A première vue, les deux : apparemment, va savoir comment, j'ai commandé cinq paquets d'un coup au lieu d'un seul. Et le livreur, sympa, en a ajouté trois de plus.
Huit paquets de céréales, donc. Format familial. 750g, ça paraît peu, mais chaque boîte est plus grosse que le plus gros de mes dictionnaires.
Petit calcul :
750g x 8 = 6 kg de corn-flakes.
Sachant que le Grand est à peu près le seul à en manger, disons 60g par petit-déj, soit le double d'une "portion" officielle (certes, ça ne pèse pas très lourd, mais tout de même, 30g, c'est ridicule, non ?), cela nous fait assez de céréales pour un peu plus de trois mois, donc.
Qui sait, peut-être va-t-il enfin arrêter de râler quand ses frères et sœur quémanderont une petite poignée de "ses" céréales ?
PS : Oui, c'est un des produits que je ne prends pas en bio, parce que je n'arrive pas à trouver des corn-flakes bio qui ne deviennent pas de la bouillie au bout de vingt secondes dans du lait ; et cette marque-ci (en théorie réservée aux femmes qui "font attention", mais le Grand ne s'en soucie guère) est sucrée juste ce qu'il faut, ni trop ni trop peu. Mais si vous avez des suggestions pour la remplacer – dans trois mois, bien sûr –, ça m'intéresse.
vendredi 17 avril 2015
BAT
Quand une traduction est achevée, qu'on l'a relue, corrigée, qu'on a fait les derniers choix, qu'on a traqué les coquilles et les répétitions, et qu'on l'a enfin envoyée à l'éditeur, ce n'est pas terminé – normalement. Car pendant qu'on commence autre chose et qu'on attend impatiemment des sous, l'éditeur, lui, lit le texte lui-même et l'envoie à des correcteurs. Ensuite, il y a trois cas de figure :
Il y a les éditeurs "normaux", qui envoient au traducteur le manuscrit corrigé et/ou les épreuves, ce qui permet au traducteur de valider (ou pas) les corrections proposées.
(On dit que le traducteur donne alors son BAT : Bon à tirer.)
Il y a les éditeurs goujats, qui "oublient" d'envoyer les épreuves même quand on les relance plusieurs fois, jusqu'au jour où le traducteur surpris reçoit le bouquin imprimé et découvre avec stupéfaction qu'un correcteur trop zélé, ou peut-être un stagiaire, a remplacé "Il était en vacances" par "Il se trouvait en vacances" pour éviter la répétition du verbe être, ou a changé l'agenouilloir en prie-dieu, terme plus commun, sans doute, mais qui tombe vraiment mal dans ce roman de fantasy ou le peuple adore exclusivement... une déesse.
Et puis il y a les éditeurs vieille école, qui vous font venir dans leurs locaux pour discuter point par point avec vous de chaque modification suggérée, et estiment que, puisque vous signez cette traduction de votre nom, vous avez le droit ultime de décider si oui ou non, le héros peut tapoter contre la vitre au lieu de tapoter contre la fenêtre.
Franchement, ça ne m'est arrivé que deux fois, et je n'en reviens toujours pas...
Il y a les éditeurs "normaux", qui envoient au traducteur le manuscrit corrigé et/ou les épreuves, ce qui permet au traducteur de valider (ou pas) les corrections proposées.
(On dit que le traducteur donne alors son BAT : Bon à tirer.)
Il y a les éditeurs goujats, qui "oublient" d'envoyer les épreuves même quand on les relance plusieurs fois, jusqu'au jour où le traducteur surpris reçoit le bouquin imprimé et découvre avec stupéfaction qu'un correcteur trop zélé, ou peut-être un stagiaire, a remplacé "Il était en vacances" par "Il se trouvait en vacances" pour éviter la répétition du verbe être, ou a changé l'agenouilloir en prie-dieu, terme plus commun, sans doute, mais qui tombe vraiment mal dans ce roman de fantasy ou le peuple adore exclusivement... une déesse.
Et puis il y a les éditeurs vieille école, qui vous font venir dans leurs locaux pour discuter point par point avec vous de chaque modification suggérée, et estiment que, puisque vous signez cette traduction de votre nom, vous avez le droit ultime de décider si oui ou non, le héros peut tapoter contre la vitre au lieu de tapoter contre la fenêtre.
Franchement, ça ne m'est arrivé que deux fois, et je n'en reviens toujours pas...
jeudi 16 avril 2015
Ça plane pour moi
Depuis des années, à chaque fois que je vais faire du ski, je louche du côté des parapentes. Et à chaque fois, quand j'en parle à Darling ou à ma mère, je me fais enguirlander sur le mode "Tu es complètement folle, c'est super dangereux, attends au moins que tous tes enfants soient adultes, espèce d'inconsciente". Je renonce donc à chaque fois, tout en me disant que peut-être, un jour, si je vais skier toute seule, je me laisserai tenter, sans prévenir personne pour que personne ne s'inquiète...Ma mère a dû le sentir, et faire une étude d'accidentologie comparée, car l'année dernière, pour mon anniversaire, elle m'a offert un bon pour un vol d'initiation en planeur.
L'idée m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas eu le temps d'y aller avant l'été. L'automne et l'hiver n'étant pas des saisons très adaptées à ce genre de sport, ce n'est qu'il y a quelques semaines que je me suis à nouveau penchée sur la question et que j'ai choisi une date. Et, mon père adoptif ayant très gentiment accepté de m'accompagner en voiture (l'aérodrome se trouve à quelques kilomètres de Coulommiers, assez loin de Paris, et pas vraiment accessible en transports en commun), j'y suis enfin allée hier.
Après avoir visité Coulommiers et soigneusement vérifié où se trouvait l'hôpital – on ne sait jamais –, nous sommes donc arrivés en début d'après midi à l'aérodrome, où nous avons rencontré une bande de joyeux bénévoles passionnés et tous très sympathiques Nous sommes restés près de deux heures et demi à l'aérodrome : nous avions été avertis qu'il fallait savoir être patient, et qu'il y avait beaucoup de temps morts (attente d'un vent favorable, attente du câble de remorquage, trajet jusqu'à la piste, décollage chacun son tour, etc.) Cela dit, nous ne nous sommes pas ennuyés, car nous en avons profité pour apprendre plein de choses.
Les planeurs ont été sortis du hangar et remorqués par une "golfette" jusqu'à la piste. Pour décoller, ils ne sont pas tractés par un avion à moteur comme je le croyais, mais par un câble d'un kilomètre et demi de long qui se trouve à l'autre bout de la piste et qui s'enroule autour d'un treuil (ce qui est moins cher – et accessoirement, bien plus écologique).
| Devant le hangar. Les planeurs pèsent moins de 300 kg. |
| La golfette qui remorque le planeur jusqu'à la piste. |
| Les ailes sont démontables : utile s'il faut transporter l'engin. |
| Le panneau de commandes. La théorie est assez simple. |
| Décollage. On ne voit pas le câble, très fin. |
| Il est parti ! |
En théorie, il est tout à fait possible de parcourir plusieurs centaines de kilomètres, surtout en été, quand les vents sont chauds ; la seule limite est l'interdiction de voler la nuit. Mais un vol d'initiation dure plutôt entre 20 et 30 minutes, entre autres parce que les pilotes savent par expérience que quand on n'est pas habitué, on peut assez vite avoir la nausée à force de monter et descendre et virer à longueur de temps... Le monsieur qui m'accompagnait n'arrêtait pas de me demander des nouvelles de mon estomac, et quand, au bout d'un bon quart d'heure, au lieu de lui répondre tout de suite "Pas de problème" comme les autres fois, j'ai bredouillé un "Heu...", il a hâtivement conclu :
— Je vais me poser, dans cinq minutes on est au sol !
| Une vue imprenable, bien sûr... |
| Si nécessaire, le pilote peut atterrir dans un champ. |
En conclusion, c'était une expérience vraiment intéressante, et même si je ne crois pas que j'y retournerai, je peux tout à fait comprendre qu'on devienne accro. Ce doit être particulièrement agréable d'être seul, sans aucun moteur ni rien d'autre que l'air pour vous soutenir, dans le silence ou presque (le vent siffle assez fort), libre de sa trajectoire. Une idée vraiment originale de cadeau, un grand moment dont on se souviendra. Merci encore à ma mère qui a eu cette idée et à mon père adoptif qui m'a emmenée !
PS : L'un des instructeurs, à qui j'explique que ma mère m'a sans doute offert ce vol pour que je renonce à mon projet de parapente :
— Ah oui, elle a raison, c'est dangereux. Je n'ai jamais eu d'accident en planeur, c'est vraiment rare, sauf pendant les compétitions ou quand on fait de la voltige ; par contre, j'ai eu un accident de parapente il y a quelques années, je suis tombé dans un ravin, bilan : deux mois et demi dans le coma...
Bon, d'accord. J'attendrai au minimum que le Filou soit majeur, alors.
mardi 14 avril 2015
Une journée ordinaire
Je pourrais vous raconter ça de la manière suivante :
Mais la vérité, c'est que :
- Je me suis régalée à courir dans la forêt, où les oiseaux chantaient si fort et la lumière était si belle que j'en ai oublié ma fatigue et que j'ai trouvé ça beaucoup plus facile que d'habitude ;
- Comme j'étais encore loin de chez moi au bout d'une heure de course, j'ai pris un vélib pour rentrer, et j'ai pédalé joyeusement en chantant à tue-tête sur une piste cyclable bien agréable ;
- Dans la foulée, j'ai passé la tondeuse pour le plaisir de respirer le parfum de l'herbe fraîche, et je me suis encore une fois félicitée d'avoir choisi une tondeuse manuelle qui ne fait aucun bruit et ne produit aucune mauvaise odeur ;
- Après la douche, pour la première fois de la saison, j'ai profité des températures estivales pour mettre un T-shirt à manches courtes ;
- La course du matin m'avait mise de si bonne humeur que même en me mettant au travail vers 11h, une fois les tâches ménagères expédiées, j'ai réussi à abattre autant de pages de traduction que prévu avant 16h, ce dont je suis très fière ;
- Après être allée chercher les enfants, à pied pour les Things, à vélo pour le Filou, et après avoir pris un goûter bien mérité à base de digestive biscuits maison, j'ai encore jardiné une petite heure, m'extasiant à chaque instant sur ce jardin qui revit (mon cerisier bébé vient d'avoir ses premières fleurs ! Ma rhubarbe grandit pour de bon ! Mes tulipes sont splendides ! Mes petits groseilliers sont en bourgeons ! Même la pelouse que j'ai semée a l'air de vouloir pousser, cette fois !)
- Pour le dîner, j'ai fait mes pâtes préférées (lardons/oignons/comté) – mais tout va bien, j'ai grignoté une carotte crue en entrée pour faire taire ma mauvaise conscience ;
- Et après avoir traduit un chapitre de plus, je vais à présent aller me coucher en rêvant à l'aventure que je vais vivre demain*.
Une journée ordinaire, mais qui ressemble au bonheur.
*A suivre !
Oh la la, aujourd'hui j'ai fait un footing de huit kilomètres, et puis j'ai traduit deux chapitres entiers, sans parler des deux lessives et du ménage et des allers-retours jusqu'à l'école et des repas à préparer pour six, et j'ai aussi tondu et arraché des mauvaises herbes, je suis épuisée, la vie est dure.
Mais la vérité, c'est que :
- Je me suis régalée à courir dans la forêt, où les oiseaux chantaient si fort et la lumière était si belle que j'en ai oublié ma fatigue et que j'ai trouvé ça beaucoup plus facile que d'habitude ;
- Comme j'étais encore loin de chez moi au bout d'une heure de course, j'ai pris un vélib pour rentrer, et j'ai pédalé joyeusement en chantant à tue-tête sur une piste cyclable bien agréable ;
- Dans la foulée, j'ai passé la tondeuse pour le plaisir de respirer le parfum de l'herbe fraîche, et je me suis encore une fois félicitée d'avoir choisi une tondeuse manuelle qui ne fait aucun bruit et ne produit aucune mauvaise odeur ;
- Après la douche, pour la première fois de la saison, j'ai profité des températures estivales pour mettre un T-shirt à manches courtes ;
- La course du matin m'avait mise de si bonne humeur que même en me mettant au travail vers 11h, une fois les tâches ménagères expédiées, j'ai réussi à abattre autant de pages de traduction que prévu avant 16h, ce dont je suis très fière ;
- Après être allée chercher les enfants, à pied pour les Things, à vélo pour le Filou, et après avoir pris un goûter bien mérité à base de digestive biscuits maison, j'ai encore jardiné une petite heure, m'extasiant à chaque instant sur ce jardin qui revit (mon cerisier bébé vient d'avoir ses premières fleurs ! Ma rhubarbe grandit pour de bon ! Mes tulipes sont splendides ! Mes petits groseilliers sont en bourgeons ! Même la pelouse que j'ai semée a l'air de vouloir pousser, cette fois !)
- Pour le dîner, j'ai fait mes pâtes préférées (lardons/oignons/comté) – mais tout va bien, j'ai grignoté une carotte crue en entrée pour faire taire ma mauvaise conscience ;
- Et après avoir traduit un chapitre de plus, je vais à présent aller me coucher en rêvant à l'aventure que je vais vivre demain*.
Une journée ordinaire, mais qui ressemble au bonheur.
*A suivre !
lundi 13 avril 2015
Mousse au chocolat au jus de pois chiche
C'est une copine qui m'a signalé ça (merci !). A l'époque où j'avais une vingtaine de blogs de cuisine ans mes marque-pages / favoris et où je les lisais religieusement tous les jours, je n'aurais pas pu rater cette trouvaille, mais ces derniers temps, je m'y promène beaucoup moins souvent, donc ça m'avait échappé. Figurez-vous que quelqu'un a eu l'idée assez, heu... étonnante de remplacer des blancs d'oeufs par du jus de cuisson de pois chiche dans des préparations où les blancs doivent être montés en neige.
Si. Je vous jure.
Complètement dingue, hein ?
Vous pensez bien que je ne pouvais pas ne pas essayer.
Et alors ?
Et alors, ça fonctionne parfaitement. Croix de bois, croix de fer.
D'abord, il a fallu que j'achète des pois chiche : j'en avais, mais secs, et ça prend environ trois jours pour les faire cuire, donc je n'avais pas la patience d'attendre. Un bocal, donc, dont j'ai récupéré avec beaucoup de soin le jus pâle et peu ragoûtant (mais il faut bien dire que des blancs tout seul, ce n'est pas très ragoûtant non plus) (ce n'est même pas blanc, d'ailleurs) (ma sœur en visite l'autre jour a cru que je conservais un échantillon d'urine au frigidaire dans un petit bocal) (miam). J'ai mis le jus dans le bol de mon robot, et j'ai fouetté. Et quelques minutes plus tard, j'avais un truc qui ressemblait à s'y méprendre à des blancs en neige. Promis. Ayant fait fondre du chocolat à côté, j'ai donc pu faire une mousse au chocolat sans œufs ni crème fouettée. C'est fou, non ? Et je vous jure que la mousse était parfaite. Très ferme, et délicieuse. On ne sent pas une seconde le goût du pois chiche.
Alors, pour tout vous avouer, moi, je ne suis pas vegan ou végétalienne ou même végétarienne, donc manger des œufs (bio-et-provenant-de-poules-élevées-en-liberté, bien sûr), ça ne me dérange pas du tout. Même en m'expliquant qu'en fait ce ne sont pas des œufs mais des ovules non fécondés, soit l'équivalent de nos règles, vous n'arriverez pas à me dégoûter. (Ah bon, vous, si ?) (Comment ça, je vous ai coupé l'appétit pour la deuxième fois en dix lignes ?). Néanmoins, je vois deux intérêt à cette expérience :
- D'abord, c'est bien sympa pour les allergiques. Certaines blogueuses ont même réalisé des macarons ou des meringues. Si j'avais un gamin allergique aux œufs, je serais ravie d'avoir un substitut.
- Et ensuite, personnellement, je ne fais jamais de mousse au chocolat parce qu'il faut des œufs extra-frais, et les miens ne le sont jamais (c'est un mystère, comme les chaussettes dépareillées : à chaque fois que j'achète des œufs extra-frais, en quelques jours à peine, un lutin me les vole et me les remplace par des œufs vieux d'une semaine) (je ne vous ai jamais parlé de mes problèmes de planification en cuisine, si ?).
Donc voilà, maintenant, nous pourrons manger une mousse au chocolat même sans œufs extra-frais.
Il suffira que je pense à acheter un bocal de pois chiche, ce qui n'est pas gagné.
Parce que oui, je ne vous ai pas tout dit : ayant lu que ça devait fonctionner avec d'autres légumineuses, y compris des légumineuses sèches cuites à la maison, je me suis empressée de faire cuire une énorme quantité de haricots rouges et de récupérer le jus de cuisson assez épais ainsi obtenu. J'ai fouetté, fouetté, fouetté. Cela n'a rien donné. J'ai juste fait des taches rougeâtres partout dans ma cuisine. Donc de deux choses l'une : soit ça ne fonctionne pas avec toutes les légumineuses, et il faut déterminer lesquelles ; soit mon jus de cuisson n'était pas assez concentré, ou alors il y a une autre manip à faire avec avant que ça ressemble au jus qu'on trouve dans les bocaux du commerce.
D'autres expériences à tenter, donc. J'ai hâte.
En attendant, qui veut venir dîner chez moi un de ces jours ? Au menu : tartines de houmous et chili con carne...
Si. Je vous jure.
Complètement dingue, hein ?
Vous pensez bien que je ne pouvais pas ne pas essayer.
Et alors ?
Et alors, ça fonctionne parfaitement. Croix de bois, croix de fer.
D'abord, il a fallu que j'achète des pois chiche : j'en avais, mais secs, et ça prend environ trois jours pour les faire cuire, donc je n'avais pas la patience d'attendre. Un bocal, donc, dont j'ai récupéré avec beaucoup de soin le jus pâle et peu ragoûtant (mais il faut bien dire que des blancs tout seul, ce n'est pas très ragoûtant non plus) (ce n'est même pas blanc, d'ailleurs) (ma sœur en visite l'autre jour a cru que je conservais un échantillon d'urine au frigidaire dans un petit bocal) (miam). J'ai mis le jus dans le bol de mon robot, et j'ai fouetté. Et quelques minutes plus tard, j'avais un truc qui ressemblait à s'y méprendre à des blancs en neige. Promis. Ayant fait fondre du chocolat à côté, j'ai donc pu faire une mousse au chocolat sans œufs ni crème fouettée. C'est fou, non ? Et je vous jure que la mousse était parfaite. Très ferme, et délicieuse. On ne sent pas une seconde le goût du pois chiche.
Alors, pour tout vous avouer, moi, je ne suis pas vegan ou végétalienne ou même végétarienne, donc manger des œufs (bio-et-provenant-de-poules-élevées-en-liberté, bien sûr), ça ne me dérange pas du tout. Même en m'expliquant qu'en fait ce ne sont pas des œufs mais des ovules non fécondés, soit l'équivalent de nos règles, vous n'arriverez pas à me dégoûter. (Ah bon, vous, si ?) (Comment ça, je vous ai coupé l'appétit pour la deuxième fois en dix lignes ?). Néanmoins, je vois deux intérêt à cette expérience :
- D'abord, c'est bien sympa pour les allergiques. Certaines blogueuses ont même réalisé des macarons ou des meringues. Si j'avais un gamin allergique aux œufs, je serais ravie d'avoir un substitut.
- Et ensuite, personnellement, je ne fais jamais de mousse au chocolat parce qu'il faut des œufs extra-frais, et les miens ne le sont jamais (c'est un mystère, comme les chaussettes dépareillées : à chaque fois que j'achète des œufs extra-frais, en quelques jours à peine, un lutin me les vole et me les remplace par des œufs vieux d'une semaine) (je ne vous ai jamais parlé de mes problèmes de planification en cuisine, si ?).
Donc voilà, maintenant, nous pourrons manger une mousse au chocolat même sans œufs extra-frais.
Il suffira que je pense à acheter un bocal de pois chiche, ce qui n'est pas gagné.
Parce que oui, je ne vous ai pas tout dit : ayant lu que ça devait fonctionner avec d'autres légumineuses, y compris des légumineuses sèches cuites à la maison, je me suis empressée de faire cuire une énorme quantité de haricots rouges et de récupérer le jus de cuisson assez épais ainsi obtenu. J'ai fouetté, fouetté, fouetté. Cela n'a rien donné. J'ai juste fait des taches rougeâtres partout dans ma cuisine. Donc de deux choses l'une : soit ça ne fonctionne pas avec toutes les légumineuses, et il faut déterminer lesquelles ; soit mon jus de cuisson n'était pas assez concentré, ou alors il y a une autre manip à faire avec avant que ça ressemble au jus qu'on trouve dans les bocaux du commerce.
D'autres expériences à tenter, donc. J'ai hâte.
En attendant, qui veut venir dîner chez moi un de ces jours ? Au menu : tartines de houmous et chili con carne...
dimanche 12 avril 2015
Anniversaire des Things
Les temps forts de cette journée pas tout à fait ordinaire :
- La grasse matinée générale de la famille (c'est bien simple, quand je me suis levée à 8h30, j'étais la première) (certes, c'est une grasse matinée relative, mais tout de même) ;
- Le déjeuner dans le jardin, au soleil, pour la première fois de l'année, avec une énorme marmite de pâtes qui a disparu aussi vite que les mauvaises herbes sous les coups de binette du jardinier en chef ;
- Le moment où j'ai fait tomber, du haut d'un escabeau, une boîte contenant au bas mot 150 petits œufs en chocolat (reste de Pâques) (oui, j'en avais acheté trop) et où j'ai eu un tel fou-rire que j'ai dû m'asseoir par terre dans la cuisine au milieu des œufs qui avaient roulé partout ;
- L'arrivée des quatre jeunes invités en début d'après-midi, avec un niveau de décibel multiplié par douze en autant de minutes ;
- Le moment où, après une partie de cache-cache, une de "chat-couleur", une de "chat-famille" et une de course en sac, ma sœur et moi avons réalisé que seuls trois quarts d'heure s'étaient écoulés, et qu'il fallait encore occuper les gamins pendant plus de deux heures (l'année prochaine, juré, je prévois des activités) ;
- Les dix bougies soufflées sur les deux gâteaux (l'un au chocolat, l'autre aux framboises), si vite que nous n'avons même pas eu le temps de prendre une photo ;
- Les deux poupées simili-Barbie déballées coup sur coup par Miss Thing One, pendant que Mr Thing Two recevait des guerriers et des super-héros (que tous ceux qui craignent qu'on ne bouscule les stéréotypes de genre se rassurent, tout va très bien) ;
- L'arrosage en fin de journée, après le départ de tout le monde, qui m'a permis de m'entendre à nouveau penser, au milieu des arbres et plantes qui se développent presque à vue d’œil ;
- Le dîner vite expédié, au cours duquel le Filou n'est même pas venu s'asseoir à table, car il avait dévoré environ l'équivalent de deux paquets de bonbons entre 16h et 18h ;
- Le coup de téléphone d'une amie à 21h15, juste au moment où j'allais proposer à Darling de regarder un film (dans la mesure du possible, je ne travaille pas le dimanche soir), qui m'a forcée de me pencher sur des problèmes d'organisation estivale dont je ne suis sortie qu'une heure plus tard.
Allez, encore un chapitre ou deux de Harry Potter (décidément, je n'aime pas trop le cinquième, L'ordre du Phoenix), et je déclare la journée terminée. Avec un peu de chance, la nuit sera moins mouvementée que celle d'il y a exactement cinq ans...
samedi 11 avril 2015
Moi veux de l'or !
— Moi-veux-de-lor ! MOI-VEUX-DE-LOR !!!
Que les voisins qui ont entendu le Filou hurler cette phrase en boucle vers 19h15 ne s'inquiètent pas. Cet enfant n'a pas encore suivi les traces de son frère aîné, dont le héros est Picsou, et il ne réclamait pas de l'or (et encore moins Delors, je vous rassure). Il voulait simplement rester dehors...
Que les voisins qui ont entendu le Filou hurler cette phrase en boucle vers 19h15 ne s'inquiètent pas. Cet enfant n'a pas encore suivi les traces de son frère aîné, dont le héros est Picsou, et il ne réclamait pas de l'or (et encore moins Delors, je vous rassure). Il voulait simplement rester dehors...
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