vendredi 26 mai 2017

Rouen, deuxième tentative

Jusqu'ici, tout va bien.
(Et en plus il fait très beau)
(Dommage pour Darling)

jeudi 25 mai 2017

Un pont contrarié et contrariant

Vu que, par la faute du lobby des professionnels du tourisme, les enfants de la zone C, cette année, allaient avoir 12 SEMAINES de cours d'affilée entre les vacances de printemps et celles d'été (après avoir eu 5 semaines entre les vacances de Noël et celles de février) (je préfère ne pas trop en reparler, ça me met en rage), j'avais pensé que le pont de l'Ascention pourrait faire office de mini-vacances. Nous serions partis le mercredi juste après la classe, nous aurions passé quatre jours chez ma mère ou chez ma tante ou ailleurs, et cela aurait fait une coupure sympa, une occasion de profiter du joli mois de mai.

Et puis j'ai appris que le spectacle de danse de Miss Thing One allait avoir lieu le jeudi 25 mai, dans l'après-midi. Avec répétition de deux heures le matin. Dans un théâtre assez loin de chez moi.

Bon. Tant pis. Trois jours, cela devenait trop court pour aller se mettre vraiment au vert. Mais pourquoi pas une excursion non loin de Paris ? Juste deux jours, pour ne devoir payer qu'une seule nuit quelque part ? Après de longues recherches, j'ai découvert que l'auberge de jeunesse de Montargis était en bordure de forêt. Parfait. On y va le vendredi matin, on revient le samedi soir. J'ai réservé un dortoir pour six. J'ai payé, même. J'ai réservé le billet aller.

Et puis j'ai appris qu'il y avait des travaux sur la ligne et qu'aucun train ne circulerait le samedi 27 entre Montargis et Paris. Retour impossible.

Bon, eh bien, on trouvera autre chose pour le vendredi et samedi. Quant au dimanche, puisque tout le monde rêve de forêt, allons à Fontainebleau ! J'ai étudié les horaires de train. J'ai acheté une carte IGN. J'ai cherché une balade réalisable par des jeunes enfants. J'ai cherché ce qui pourrait les intéresser.

Et puis j'ai appris qu'il y avait un spectacle auquel je voulais vraiment emmener mes enfants. Au Parc Floral. Un dimanche après-midi. En mai. Gloups.

Bon. Tant pis pour le dimanche : ce sera bain de foule et non bain de nature. Et pour le vendredi-samedi, alors ? Rouen, alors, puisque nous n'avons pas eu le temps de voir grand-chose la dernière fois, avant que le virus ne nous achève ? J'ai contacté l'auberge de jeunesse de Rouen, qui m'a confirmé très gentiment que je pouvais réutiliser ma réservation. Pas très champêtre, certes, mais ça pourrait être chouette. On va l'avoir, notre premier vrai weekend à six. Et on va en profiter !

Et puis j'ai appris que la mère de Darling, hospitalisée hier après-midi pour une grave infection à la jambe, s'est enfuie de l'hôpital hier soir dans un moment de délire paranoïaque. Darling a dû prendre le train ce matin aux aurores.

Mais bon sang, qu'est-ce que je lui ai fait, à ce pont de l’Ascension ?

mardi 23 mai 2017

Liste d'objets préférés, par Mr Thing Two

Consigne : Je fais la liste de mes cinq objets préférés.

Réponses de Mr Thing Two (7 ans, CP) :

- des jouê
- de larjan
- un diaman
- des bonbon
- du poulê

(C'est moi qui me fais des idées, ou il ressemble de plus en plus à son grand frère ?)

samedi 20 mai 2017

Travaux de peinture et anniversaire

Et donc, qu'ai-je fait, pendant ces quelques jours chez ma mère ?
Eh bien, pour la première fois de ma vie, j'ai joué les peintres en bâtiment. Il faut savoir que l'état de mes murs m'importe peu : dans notre ancien appartement, nous avions tout fait repeindre avant d'emménager, et n'avons plus touché à rien avant de déménager, onze ans plus tard. Ma mère, elle, a déjà dû peindre une bonne cinquantaine de pièces dans sa vie (à la fois parce qu'elle a beaucoup eu la bougeotte au cours des deux dernières décennies, et parce que la déco l'intéresse plus que moi). Mais cette fois, il y avait une difficulté supplémentaire : l'un des murs concerné était couvert de papier peint, et elle ne voulait pas se lancer toute seule.

Quand je suis arrivée, dimanche, après un bon déjeuner sur la terrasse pour nous donner des forces, nous avons donc déplacé les meubles, dont une armoire gigantesque (heureusement que ma sœur de 16 ans et son copain étaient là pour nous prêter main-forte) et nous avons entrepris d'arracher le papier peint. Qui avait été collé avec beaucoup de soin, croyez-moi. Eau chaude et griffoir ont un peu aidé, mais il nous a tout de même fallu quelques heures pour en venir à bout.

C'est bête, j'ai oublié de vérifier ce que ça voulait dire
avant de tout arracher.
  Le lundi matin, le mur était débarrassé de toute trace de papier, mais il était passablement écaillé. Nous avons donc attaqué une opération que nous n'avions jamais réalisée auparavant ni l'une ni l'autre : étaler de l'enduit, après avoir regardé (plusieurs fois) un tutoriel où un certain Alexandre nous expliquait plein de choses au sujet d'angles, de consistances, de direction du geste, et de sardines (?).  Autant dire que ça n'a pas été sans mal, surtout au début. Mais en quelques heures, nous sommes venues à bout du mur, même si nous n'avons pas pu respecter la consigne d'aller toujours "du sec vers le mouillé" (ben oui, mais au bout d'un moment, c'est mouillé partout !).

Peut-être qu'il n'aurait pas fallu
commencer en plein milieu, en fait.
Pour terminer d'occuper notre journée, nous avons dégondé les trois portes qui donnaient sur l'entrée et les avons repeintes, pour ne pas faire de jaloux.

Le mardi, l'enduit était sec. Il fallait désormais le poncer. D'où les courbatures. Car nous n'avions que des ponceuses à huile de coude. Et ça nous a pris un certain temps. Mais devant nos yeux émerveillés, le mur qui nous avait paru si irrégulier la veille est devenu presque parfaitement lisse. Face à ce résultat, qu'importe si nous avons avalé environ trois kilos de poudre d'enduit au passage !

A la fin de l'opération, les cheveux
de ma mère étaient aussi gris que les miens.
Après, il a encore fallu lessiver les murs, et passer l'aspirateur partout, et poser du scotch sur tout ce qui dépassait, et tapisser le sol de plastique, et puis nous avons attaqué la peinture proprement dite, en commençant par le plafond. Moi qui n'avais jamais tenu un rouleau en main de ma vie, je me suis lancée héroïquement.

Bien sûr, nous en avons tout de même
fichu partout dans la maison.

Miraculeusement, je ne me suis pas cassé
la figure (mais j'ai failli)

Mercredi matin, j'étais désormais tellement aguerrie que j'ai passé toute seule la deuxième couche partout dans la pièce (sauf au plafond, qui nous avait paru déjà bien assez blanc).
Mercredi après-midi, il ne restait plus qu'à rebrancher les lampes (d'où une brève leçon d'électricité : je n'avais quasiment jamais vu de domino, mais comme, avec ma délicatesse naturelle, j'avais tout arraché au début des travaux, il a bien fallu être intelligente), et puis à remettre des meubles. Et l'entrée était terminée.

On dirait presque du travail de pro (quand on ne regarde pas les coins)

— On n'aura qu'à dire que pour ton anniversaire, je t'ai offert un cours de bricolage, m'a dit ma mère.
(Sauf qu'en fait elle m'a aussi offert un délicieux dîner dans un resto fort sympathique. J'espère que ce n'était pas mon cadeau de Noël à l'avance.)

Voilà, maintenant je sais repeindre un mur et même refaire un enduit. Et j'en suis très satisfaite.
— Chic, tu vas pouvoir commencer à repeindre la maison, a commenté Darling quand je suis revenue. Je sais que tu n'as pas beaucoup de temps, mais une pièce à la fois,ça devrait aller, non ?

(La prochaine fois, pour mon anniversaire, je veux poser un carrelage. Chiche.)

jeudi 18 mai 2017

Un vélo dans le TGV

Mais pourquoi n'ai-je pas blogué ces derniers jours ? Parce que j'étais chez ma mère, et que j'étais bien trop occupée. Je suis revenue cet après-midi, avec un nouveau jouet.

Oui, je sais, la photo est pourrie
(Et le vélo aussi, un peu)


Ma mère l'avait eu pour ses quarante ans, mais dans la montagne où elle habite à présent, un vélo de ville est à peu près aussi utile qu'une voiture dans le 1er arrondissement. Du coup, j'ai profité de l'un de ces TGV qui ont un compartiment vélo, et je l'ai rapporté chez moi. Il va falloir au minimum changer les pneus, les câbles de frein, et la selle, et puis lubrifier à peu près tout ce qui peut l'être, mais j'ai décidé que j'allais le faire moi-même. J'ai même déjà acheté les pièces de rechange (on voit les pneus neufs sur la photo). Je vais m'inscrire à un atelier vélo (depuis le temps que je veux le faire !), démonter entièrement l'engin s'il le faut, le remonter, et ensuite, je n'aurai plus besoin de me présenter avec une mine penaude chez le vélociste à la moindre crevaison ou roue voilée ou vitesse déréglée. Et en prime, quand ma mère viendra séjourner chez moi, elle n'aura plus aucune excuse pour ne pas m'accompagner partout avec SON vélo.

Entre parenthèses, c'est bon à savoir : un certain nombre de TGV ont ce compartiment au bout de la voiture 8 (la dernière), avec de la place pour cinq vélos (je crois), et la possibilités de les attacher avec un antivol. Cela coûte 10 euros par vélo, à payer en même temps qu'on prend son propre billet. Dans le même compartiment, y a aussi un grand espace pour mettre des bagages encombrants ou une éventuelle remorque. Un vélo de taille standard rentre tout juste dans un ascenseur de gare, donc on peut à peu près éviter de le porter dans les escaliers. Bref, à retenir, pour les vacances ou les séjours dans des endroits ou on aimerait bien emporter son moyen de transport, quand on n'a pas la chance d'avoir un vélo pliant.

Et sinon, à part ça, à quoi étais-je si occupée ces derniers jours ? Je vous raconterai ça demain. Pour l'instant, je vous dirai juste que j'ai des courbatures aux bras, et que je suis assez fière de moi...

dimanche 14 mai 2017

Le piège du miroir

Le dîner touche à sa fin. Je demande à Darling :
— Tu peux aller chercher la compote et des coupelles ?
Il part dans la cuisine. J'aide le Filou, toujours très lent à manger, à terminer son risotto. Une minute passe. Le Grand chahute et me tape sur les nerfs. Deux minutes passent. Les Things s'impatientent. Moi encore plus. Je me retourne et je vois Darling, la compote dans une main, debout face au miroir, en train de lisser sa moustache.
— Mais qu'est-ce que tu fais ? Et ce dessert ?
Il semble se réveiller brusquement :
— Ah oui, désolé ! Ce n'est pas ma faute, il y avait le miroir sur le chemin...

(Bon sang, on m'a souvent reproché de n'être pas assez coquette, mais trop, c'est trop, non ?)
(Plus qu'à remplacer le miroir par une affiche, ou à la recouvrir des dessins des enfants...)

samedi 13 mai 2017

Chick-litt et Manwhohasitall

Il y a quelque temps, la blogueuse Caroline avait parlé, parmi d'autres choses, d'un bouquin qu'elle avait bien aimé : Mon midi, mon minuit, d'Anna McPartlin. Avec cette phrase : "J'aime la chick-litt quand elle est bien tournée, ce qui est le cas de ce bouquin, dévoré en un après-midi (...)"
Curieuse, j'étais allée chercher un résumé en ligne. Le voici :
"À la suite d'un drame, le monde d'Emma, jusque-là rempli de promesses, s'effondre. La jeune femme plonge dans le désespoir. Ses amis font alors bloc autour d'elle pour tenter de lui redonner le goût de vivre...
Comment survivre à la perte et au chagrin ?
Quel courage l'existence peut-elle parfois exiger de nous ?"
Je n'ai pas lu ce livre. Ma PAL est déjà horriblement haute. Mais je me suis posée une question : en quoi ce roman peut-il être qualifié de "chick-litt" ? Est-ce parce qu'il est optimiste et se termine bien ? Parce que ce n'est pas de la grande littérature (comme l'immense majorité des romans qui sortent tous les mois) ? Parce qu'il parle de sentiments ?

Aujourd'hui, sur Twitter, j'ai lu une phrase qui m'y a fait repenser. L'auteur de cette phrase est "Manwhohasitall" : un homme (?) qui, jour après jour, pose des questions, fait des plaisanteries et rapporte des commentaires en inversant systématiquement les genres. Un exemple d'aujourd'hui même : "Ma femme respecte vraiment les hommes, nous dit Matt, 35 ans. Elle pense qu'ils sont aussi intelligents que les femmes. Elle est vraiment formidable. J'ai beaucoup de chance."
J'adore ce compte, parce qu'au delà-de la plaisanterie, même moi, très sensible à tous les clichés, il me fait parfois réfléchir.
Bref, aujourd'hui, Manwhohasitall a écrit :
"Débat du jour : devrions-nous cesser d'appeler les livres écrits par des hommes et qui parlent d'hommes Dick Lit ?"

Ce qui a répondu indirectement à ma question. Mon midi, mon minuit est de la chic-litt parce que c'est un roman écrit par une femme qui met en scène une femme.
C'est triste.


PS : Quelques autres phrases de Manwhohasitall :

Aux garçons : votre genre ne doit pas vous empêcher de vous épanouir, quoi qu'en dise l'éducation, la littérature, le cinéma, l'art et la culture populaire, jour après jour !

Pourquoi les hommes dans notre pays essaient-ils d'améliorer leur condition, alors que les hommes dans les autres pays du monde sont beaucoup plus mal lotis ? Cela dessert leur cause.

Messieurs, la fête des pères est VOTRE journée. Pourquoi ne pas demander à votre femme de garder les enfants une heure ou deux pour que vous puissiez trier les vêtements tranquillement ?

Vos enfants dorment ? Votre femme regarde la télé ? Détendez-vous et lisez un magasine masculin pour comprendre tout ce cloche dans votre corps, votre maison, votre vie. Prenez soin de vous !

Messieurs, n'oubliez pas de sourire le plus souvent possible. Les femmes aiment les hommes positif.

"Ça ne me dérange pas du tout qu'on parle des Droits de la Femme, parce que je sais que le mot "Femme" recouvre à la fois les femmes et les hommes", nous dit Dan, 47 ans. Très raisonnable.

Bravo à toutes les femmes qui sacrifient volontairement leur temps libre pour aider leur mari à faire le ménage de printemps ce weekend. Merci, mesdames !

"Je refuse de faire les bagages de ma femme en plus de celui des enfants. C'est une adulte, elle peut le faire seule !" s'énerve Dan. Quel paresseux !

Sondage du jour : quel prince Disney rêviez-vous d'être quand vous étiez petit ?

"Je ne veux pas être appelé une femme de loi mais un HOMME de loi", s'énerve Peter, avocat, comme si ça avait la moindre importance.

"Ma femme se plaint quand je lui demande de l'aide pour le ménage. Que faire ?" nous demande Rob. As-tu essayé de lui trouver des corvées faciles ou qu'elle apprécie davantage ?

"Je respecte les hommes. J'ai même arrêté de sortir avec des beaux mecs : maintenant, je préfère les hommes capables de tenir une conversation", nous dit Claire, 52 ans. Bravo, Claire.

"Ils veulent qu'on les respecte, et ils se baladent avec des chaussures d'homme et des chemises sexy. C'est complètement incohérent !" nous dit Claire, PDG. C'est vrai.

(Si vous en voulez d'autres, c'est ici) (en anglais, bien sûr)