lundi 2 octobre 2017

Mac Bouddha

Décidément, notre visite au monastère bouddhiste a influencé les mômes : ils ont décidé de nourrir le petit Bouddha de Darling.
Bon, pas sûr qu'il apprécie le menu proposé, mais c'est l'intention qui compte, pas vrai ?

samedi 30 septembre 2017

Freins à disque

Je reviens de l'atelier vélo, pour la troisième fois de suite. Je suis enchantée, donc même si je sais que tout le monde s'en fiche, j'en parle :
— Aujourd'hui, j'ai dévoilé la roue arrière ! Et j'ai aussi retendu la chaîne, et lubrifié les pédales, parce que ça grinçait quand je pédalais. Bon, après coup je me suis rendu compte que ce n'étaient pas les pédales qui grinçaient, mais la selle. La semaine prochaine je la change.
— Et le frein qui ne freinait pas ? demande le Grand, qui a le mérite d'essayer de suivre.
— J'ai changé le câble pour la troisième fois, et ça va un peu mieux. Cela dit, ça reste un "pince-roues", hein. Ce sont les moins bons freins qui existent. Dès que je serai un peu plus calée, je mettrai des freins à disque.
Le Filou ouvre de grands yeux admiratifs :
— Et ça fera de la musique quand tu pédaleras ?

vendredi 29 septembre 2017

pantalon litigieux

— Au revoir, je pars au lycée !
— Mais mon grand, tu n'as pas sport, aujourd'hui ? Pourquoi n'as-tu pas mis un jogging ?
— J'en avais plus aucun propre.
— Comment ça ? J'en ai lavé plusieurs hier ! Tu es allé voir sur le sèche-linge ?
— Ah non. Tant pis, j'ai pas le temps.
— Tu vas te faire gronder par ton prof ! Et d'abord, c'est quoi ce pantalon que tu portes ? Il a une coupe bizarre, je trouve.
— Je sais pas, il était dans mon tiroir.
— Mais... attends voir... c'est un pantalon à MOI, ça ! Papa a dû se tromper en les rangeant ! Veux-tu bien me rendre mon pantalon tout neuf !
— Non, j'ai pas le temps, il faut que j'y aille, tant pis, au revoir !
— Reviens ici tout de suite ! Mon pantalon ! Tu vas me l'abîmer ! Reviens !
— A ce soir !

Après le pyjama de son arrière-grand-père et les bottes militaires de son grand-père, voilà qu'il porte sans complexe le pantalon de sa mère. Franchement, je n'ai jamais été coquette, mais ce gamin-là bat tous les records, je pense.

mercredi 27 septembre 2017

Urgence (énième épisode)

Quand une éditrice m'avait contactée mi-juin pour une urgence estivale, à défaut de pouvoir respecter les délais qu'elle me proposait, je lui avais proposé le compromis suivant : un tiers du texte fin août, et le reste fin septembre.
Je n'aime pas trop faire une remise de traduction en deux fois, parce que j'aime avoir tout traduit pour être sûre de mes choix, et aussi parce que ça me fait faire deux relectures générales finales : une du premier tiers, et une de la totalité, premier tiers compris (pour avoir une vue d'ensemble). Mais bon, puisque c'était urgent, j'ai envoyé ce premier tiers fin août, comme prévu. Je n'ai pas eu de retour.

La semaine dernière, j'écris à l'éditrice :
Chère éditrice,
J'arrive au bout de ma traduction et vais bientôt commencer ma relecture générale. Si tu as des remarques sur la première partie, c'est le moment de me les faire, pour que j'en tienne compte !

Pas de nouvelle. Tant mieux, ai-je pensé : elle n'a rien à dire. Mon travail est parfait.

Elle m'a écrit aujourd'hui :
Chère Fofo,
J'ai reçu un roman humoristique pour lequel j'ai besoin d'une fiche, je peux te l'envoyer ? Et au fait, je me rends compte que j'ai oublié de répondre à ton message de la semaine dernière... En fait je n'ai pas eu le temps de lire la première partie que tu m'as envoyée fin août. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que ce sera très bien !
À très vite,
Éditrice

Sans commentaire.

dimanche 24 septembre 2017

Un dimanche bien rempli

Quand je me suis réveillée ce matin, je me suis dit que je ne pouvais pas continuer plus longtemps avec le tabouret trop petit et bancal qui me sert de table de chevet. J'avais l'ambition de mettre des étagères Lundia, mais l'heure est plutôt à la restriction budgétaire. Est-ce que je pouvais trouver quelque chose à la cave ?
Après avoir donné le petit-déj aux enfants, nourri le chat, lancé une lessive, lavé les casseroles qui traînaient et imprimé la traduction que j'ai terminée hier, j'ai donc fait un tour à la cave, réfléchi, essayé, et finalement j'ai bricolé une table de chevet correspondant exactement aux dimensions désirées en démontant un vieux tiroir cassé et en y vissant des planches en guise de pieds. Je vais enfin pouvoir poser à la fois ma lampe de chevet, mon réveille-matin et mon livre.

A ce stade, il était 10h40. J'ai réveillé le Grand qui dormait encore, et puis nous sommes partis tous ensemble faire une promenade sur les bords du bassin de la Villette, car j'avais repéré qu'il y avait un festival nommé "Culture au quai" avec plein de bonnes idées de sorties culturelles. J'ai ramassé des programmes, nous avons assisté à un petit concert de rock, et nous avons mangé des crêpes au soleil avant de rentrer.

Une fois à la maison, j'ai étendu le linge, et puis j'ai préparé des scones, pour un véritable "afternoon tea" en famille. Dans la foulée, j'ai laborieusement tondu la pelouse avec ma tondeuse manuelle, histoire de bien digérer. Et j'ai purgé les radiateurs, parce que ça figurait sur ma liste de choses à faire cette semaine.

Ensuite, je suis passée aux choses sérieuses : j'ai ressorti le vieux vélo que j'essaie de retaper (je suis retournée à l'atelier vélo hier, je progresse) et j'ai changé le câble du frein arrière. Pendant que j'y étais, j'ai remis l'antivol en état de marche, démonté le carter pour comprendre pourquoi la chaîne faisait du bruit (j'ai compris, mais ça attendra le prochain atelier), et remplacé les lampes cassées.

Et puis le soir était tombé, et je n'avais plus que le temps de préparer un minestrone plein de bonnes choses pour équilibrer un peu la journée alimentaire. Pendant que j'épluchais et découpais les légumes, j'ai fait faire leurs devoirs aux Things.

Dîner, lavage de dents, livre, bonne nuit les petits. Repos ? Hélas, non : le Grand n'avait pas réussi à faire ses maths. Factorisation, identités remarquables, équations. J'ai passé presque deux heures à jongler avec des X et des racines carrées, et à essayer de ne pas m'énerver ("NOOOON, x divisé par x, ça ne fait pas zéro ! Je vais te le faire copier dix fois !")

Et nous y voici. Dès que j'aurai fini de bloguer, je vais aller me coucher pour terminer la lecture d'un roman pour lequel je dois faire une fiche demain.

Je suis vraiment, vraiment désolée, je sais que ça ne se fait pas, je sais que ça ne se dit pas, je sais que je ferais mieux de le garder pour moi, mais je dois vous l'avouer : des fois, je m'épate moi-même.

mercredi 20 septembre 2017

Ciré rétréci

— Filou, comment expliques-tu que ce manteau soit beaucoup trop petit pour toi alors qu'il allait encore à Mr Thing Two il y a deux semaines ?
— Ben, ze sait pas.
— Eh bien, je vais te le dire, moi : parce que ce n'est pas le tien !
— Mais si, il est zaune !
— Il est jaune, en effet, mais il n'y a pas de poissons rouges en bas derrière, et les manches ne sont pas les mêmes, et ce n'est ni ton nom ni celui de l'un de tes frères qui est écrit à l'intérieur, et surtout, il est taille 4 ans alors que tu venais d'hériter d'un manteau taille 8 ans !
— Ah oui, c'est vrai !

La prolifération des cirés de marin est une plaie.
(Mais dès demain, il va refaire l'échange à l'école, c'est moi qui vous le garantis !)

lundi 18 septembre 2017

Bouddha peu orthodoxe

Hier, pour les journées du patrimoine, j'ai embarqué mes quatre mômes dans un monastère bouddhiste de ma commune qui ouvrait ses portes ce jour-là. Nous avons été reçus par une dame asiatique très aimable qui nous a fait allumer des bâtons d'encens et nous a incités à nous incliner mains jointes devant le grand bouddha du jardin, puis nous a emmenés faire un petit tour à l'intérieur. Nous avons vu des dragons, des fleurs de lotus, des petites loupiotes, des photos de morts et de noms de morts et des listes de morts, et surtout des bouddhas, partout, partout, avec des offrandes de nourriture devant ("C'est des vraies pommes ?" a demandé Mr Thing Two en tendant déjà la main) et des bouquets tout autour. Nous avons dû nous incliner tant de fois qu'au bout d'un moment, le Filou a pris le parti d'avancer les mains jointes en baissant la tête à intervalles réguliers, histoire d'être certain de ne pas être malpoli (j'avais beaucoup insisté sur le respect des croyances d'autrui).

Une fois la visite terminée, la dame voulait absolument nous inviter à déjeuner, mais la perspective d'attendre près d'une heure dans le tout petit jardin avec les gamins qui jouaient à sauter à pieds joints sur les rochers autour de la mare et qui se demandaient déjà comment attraper les poissons sans canne à pêche m'a passablement effrayée.
— Je vous assure, ils ne nous dérangent pas, nous aimons les enfants ! a insisté la dame.
— Oui mais justement, je voudrais partir pendant que vous les aimez encore...

Nous sommes donc rentrés chez nous en fin de matinée, et pour une fois, au lieu de rentrer immédiatement dans la maison, les trois plus jeunes sont restés jouer dehors. Ils trafiquaient quelque chose autour de la table du jardin. Ce n'est que quand je suis allée prendre des herbes aromatiques que j'ai compris quoi.



Ils avaient fait un bouddha.