(Que cet avertissement crypté ne vous inquiète pas, cependant : la situation est compliquée, mais je vais bien.)
A part ça, il y a aussi eu les vacances scolaires, qui sont la malédiction des parents qui travaillent à domicile. Parce que financièrement, je ne peux pas me permettre de prendre 17 semaines de vacances par an comme mes chères têtes blondes et brunes, et je ne peux pas non plus me permettre de mettre les trois petits au centre de loisirs dans cette commune qui ne pratique pas du tout un tarif dégressif. Donc les vacances, c'est la quadrature du cercle, les périodes où j'essaie d'être parent/animatrice à temps plein ET de travailler aussi à temps plein. Spoiler : je n'y arrive pas. Même en rognant sur les heures de sommeil.
Malgré tout, je suis contente de ces vacances. Parce qu'à défaut de bloguer et de dormir, après mon retour d'Italie, j'ai fait plein de choses la deuxième semaine. Parfois même en tête-à-tête. Je suis allée au cinéma et à la crêperie toute seule avec Miss Thing One. Je suis allée traquer les œuvres de Niki de Saint Phalle à Beaubourg avec Mr Thing Two. Je suis allée voir Douze hommes en colère au théâtre avec le Grand. (Non, rien avec le Filou, qui n'a pas songé à protester. Sans doute se rend-il compte qu'il n'a pas vraiment la plus mauvaise place dans la fratrie et qu'il ne peut guère se plaindre, dirait ma mère.)
Tous ensemble, nous avons aussi fait un tour à l'Aquarium (la baaaaarbe) (déjà que les zoos me gonflent, mais alors les poissons...), et puis nous sommes montées sur les tours de Notre-Dame et descendus dans sa crypte (mais oui, en passant par l'église au milieu !), et nous sommes allés à Cluny admirer les licornes et les "croix de Jésus" (dixit le Filou, qui était super content de me les signaler avec enthousiasme à chaque fois qu'il en voyait une) (dans un musée consacré au Moyen-Âge, il a pu s'en donner à cœur joie), et nous avons fait du vélo dans la forêt, et nous avons arpenté les ex-voies sur berge en révisant pour la énième fois les monuments de Paris, qu'ils commencent à bien connaître (j'ai failli tuer le Grand qui avait hasardé "Le Louvre" en face de la Conciergerie, mais en fait il se fichait de moi, donc il s'en est tiré avec une paire de claques) (virtuelles).
| Centre Georges Pompidou (Beaubourg) |
| Du haut de Notre-Dame. |
Et il y a même eu une soirée surprise, le 31 octobre, quand à 17h30, Mr Thing Two a protesté :
— Pourquoi les autres ils fêtent Halloween et pas nous ?
— Parce que ce n'est pas dans nos traditions, mon poussin. Quand j'étais petite, personne ne connaissait Halloween, en France.
Après une dispute brève mais violente avec Darling qui contestait ce point alors qu'il n'a pas grandi en France, la discussion a continué :
— Oui mais quand même, on pourrait se déguiser et aller demander des bonbons !
— Il est hors de question que je vous laisse sortir ennuyer les voisins. Je suis désolée, mais c'est non.
— Alors on pourrait pas le fêter quand même, sans sortir ?
— Euh... Hum... ça te ferait vraiment plaisir ?
— Oh oui, oh oui !
— Oui, oui, oui, oui, oui, oui ! interviennent Miss Thing One, le Filou et le Grand (je crois que ça voulait dire qu'ils étaient d'accord).
— Bon, alors on pourrait décorer la maison avec les moyens du bord, se déguiser tous, même les parents, et faire un repas spécial Halloween ? Ça vous dirait ?
— OUAIIIIIIS !!!!
Et voilà comment je me suis retrouvée à décorer des légumes et découper des sacs poubelles pendant les trois heures qui ont suivi. Je mérite une médaille.
| Toujours avoir quelques courges en stock en cas d'urgence. |
| Elle est pas belle, ma toile d'araignée ? |
| (Même nos vraies araignées domestiques étaient impressionnées) |
| J'ai bien cru que j'avais trop bien réussi mon coup et que personne n'allait manger les œufs-yeux et les saucisses-doigts. |
| (Par contre, pour le cheesecake et les meringues, même avec des vraies araignées, ce serait parti) |
Et pendant ce temps-là, tous les éditeurs avec qui je travaille, de retour de la Foire de Francfort, m'ont envoyé des trucs à lire (avec peu de doublons, ce qui est bien dommage), et j'ai dû continuer ma traduction, ce qui a impliqué de faire des longues recherches sur un astronome russe du XIXe siècle, sur la technique des trains à sustentation magnétique, et sur les mines de pierres précieuses du Tadjikistan. Si, je vous jure. (Mais oui, c'est un vrai pays) (contrairement à la Moldavie, qui est une invention du Grand).
Je vous laisse, j'ai un chapitre à terminer, et ensuite un rendez-vous avec un éditeur, et après un appart à visiter, avant de faire les devoirs et préparer le dîner. Mais j'essaie de revenir bientôt. Promis.