jeudi 30 avril 2015

Musique et générations

— Non, dis-je à ma soeur de  presque 14 ans, ne prends pas ton lecteur mp3, on va mettre de la musique dans la voiture.
— Heu, d'accord, mais... pas de la musique de vieux, hein?
(Je ne sais pas si elle faisait allusion à Jean-Jacques Goldman, Johnny Cash ou Chopin)
(Les trois, j'imagine)

mercredi 29 avril 2015

Cartes postales

Explorer une grotte ou des ruines gallo-romaines, faire la course sur la route sans craindre les voitures ou comprendre que l'eau peut creuser la roche au point de faire un trou au milieu de la montagne... Je dois l'admettre, les vacances, ça a aussi du bon.
(Pour les enfants, je veux dire.)
(Ah, zut, la mère indigne en moi n'a pas pris de vacances, elle...)





lundi 27 avril 2015

Vacances en maison d'autrui

Parmi les petits problèmes qui peuvent se présenter quand on va en vacances dans une maison quasi inconnue, il y a :
- le chauffage qui refuse de s'allumer,
- les courses où on oublie le papier toilette,
- la machine à laver qui tourne trois heures... sans eau,
- le fouet introuvable au moment de faire une béchamel pour le gratin de chou-fleur (tout comme le plat à gratin, d'ailleurs),
- l'étendoir à linge bien trop petit pour sept,
- les oreillers d'une dimension différente que les taies apportées...
Voilà, à part ça tout va bien, juste ce serait bien d'avoir un peu de beau temps parce que sinon on va tous finir par se taper dessus, merci.

jeudi 23 avril 2015

Pense-bête

Nous partons demain passer une semaine dans la maison de campagne de ma grand-mère, au sud de la France. Cela fait au moins six ans que nous n'y sommes pas allés – nous n'étions que trois, à l'époque. Dernières recommandations de ma grand-mère :
— Tu emportes des draps, hein ? Sinon ça en fera vraiment beaucoup à laver, pour les suivants...
— Oui, ne t'inquiète pas.
— Et prends de quoi faire un dîner rapide en arrivant : il n'y a pas grand-chose dans le garde-manger.
— Oui, j'y ai pensé.
— Et aussi...
— Ne t'en fais pas, voyons, j'ai préparé un long pense-bête, j'ai tout noté : les livres, les jouets, les pulls, les chaussons, la barrière de lit pour le Filou, les couettes, le pique-nique, la carte routière, les lunettes de soleil, les médicaments pour les enfants...
— Et les clefs ?
— ...
— Les clefs de la maison que je t'ai données ?
— Ah oui, tiens, ce serait bien de prendre les clefs...

(Je ne veux même pas m'imaginer arriver là-bas, après avoir conduit pendant 800 kilomètres, pour me retrouver à la porte, à 8h du soir, avec mes gamins...)

mercredi 22 avril 2015

En toute simplicité

Je vais chercher le Filou chez l'assistante maternelle, accompagnée des Things.
— Bonjour les enfants ! les salue l'ass-mat.
— Pas "les enfants" ! corrige le Filou. Akit et Lala !
(Un jour, il saura prononcer leur nom correctement. On y croit.)
L'ass-mat rit :
— Oui, je sais comment ils s'appellent, merci. Et toi, tu es qui, toi ?
— Moi n'a beau blond, moi.
(On est tous modestes, chez nous : c'est de famille...)

lundi 20 avril 2015

A bas les vacances scolaires !

Un petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter, un dîner à préparer ; deux lessives, du tri de vêtements, un lave-vaisselle à vider, des courses en ligne ; un peu de jardinage, un peu de ménage, un peu de rangement ; des nez à moucher, des larmes à essuyer, des cris à faire taire, des activités à distribuer, une culotte à changer ("Maman, a fait pipi, moi !"), des sanctions à donner, des angoisses à calmer ("Maman, à Paris, il y a des météorites ?")...

Et le pire du pire : pendant la seule heure de tranquillité dont j'ai bénéficié, celle où j'ai collé les gamins devant un dessin animé, en début d'après-midi, je me suis endormie sur mon manuscrit.

Forcément, là, il est 23h, et après avoir répondu à trois ou quatre emails professionnels ou administratifs, j'ai à peine traduit quelques paragraphes.

Je ne sais pas si vous avez suivi les disputes au sujet de la date des vacances scolaires de printemps (en gros, l'année prochaine, elles seront plus tôt dans l'année, pour que quelques veinards puissent retourner au ski ; et tant pis pour ceux qui préfèrent avoir des températures plus douces et des journées plus longues ; et tant pis aussi pour les gamins qui auront six semaines entre les vacances d'hiver et celles de printemps, puis onze semaines de suite entre celles de printemps et celles d'été...). En tous cas, moi, au terme de cette première journée de vacances scolaires, j'ai une proposition à faire : si on les supprimait ?

dimanche 19 avril 2015

Angoisses du soir

21h, je couche Mr Thing Two :
— Maman, à Paris, il peut jamais jamais jamais y avoir le feu ?
Ça fait environ trois semaines qu'il ont fait une répétition de la sirène anti-incendie à l'école maternelle, et que tous les soirs, je dois lui promettre que non, la maison ne brûlera pas pendant la nuit avec lui dedans.

21h30, je vais dire bonne nuit au Grand :
— Maman, nos vacances, la semaine prochaine, ce sera où, exactement ?
— Dans le Sud-ouest. Pas loin des Pyrénées. On ira faire des balades dans la montagne...
— Mais dans les Pyrénées, il y a des ours, non ?
Suivent dix bonnes minutes pendant lesquelles j'explique que les ours n'ont aucune raison de s'attaquer à des humains s'ils ne se sentent pas menacés et ne détectent pas l'odeur de nourriture.

22h, le Filou se met à pleurer dans son lit :
— A bobo, revenu, agade !
Et je dois allumer la lumière, et lui prouver que si la croûte de sa petite coupure au doigt est tombée, ce n'est pas parce que le bobo est revenu, mais parce qu'une peau toute neuve a poussé dessous et que donc il est quasiment guéri.

22h15, je me plains à Darling :
— Mais franchement, qu'est-ce qu'ils sont, les garçons de cette famille, à être tous aussi angoissés ?
— C'est parce qu'ils ont conscience des dangers. C'est très bien, c'est un signe d'intelligence.


J'en conclus que Miss Thing One et moi sommes bêtes. À moins qu'il y ait une autre explication ?
(Que les psys qui me lisent ne se fatiguent pas à répondre, c'est une question rhétorique...)