lundi 14 novembre 2022

Notification nocturne

Dimanche matin, je me réveille, je me lève, je regarde mon téléphone pour voir s'il n'y a pas une notification importante arrivée pendant la nuit, et je trouve un texto du Grand (qui est actuellement en train de dormir dans sa chambre à quelques mètres de la mienne, donc).

Les Démocrates ont gagné le Sénat ! Et maintenant, je vais me coucher.

Heure d'envoi, 3h56.

 

(Il y aurait tant de choses à dire que je ne sais pas quoi dire, donc je vous livre ça tel quel.)


samedi 12 novembre 2022

Vélo de rêve

Il me plaisait déjà beaucoup fermé, ce vélo.
Et puis je l'ai vu ouvert avec les livres et les hamacs...
(Qui vient faire diversion en mettant le feu à l'autre bout de ce salon du livre pour que je puisse le voler discrètement ? Allez, je vous prêterai un hamac!)

jeudi 3 novembre 2022

Le futur sort tragique de Clémentine Beauvais

Moi, qui vient de terminer la lecture de "Sainte Marguerite-Marie et moi", un bouquin totalement improbable de Clémentine Beauvais dans lequel, comme dans tous ses livres, j'ai retrouvé un humour, des valeurs et une sensibilité qui me correspondent exactement :
- Décidément, je veux devenir la meilleure amie de Clémentine Beauvais.

Mon Grand, à qui j'ai déjà parlé plusieurs fois de cette autrice et de ma conviction qu'on s'entendrait bien* :
- Ça commence comme ça, et puis tu finiras par l'assassiner.

On peut toujours compter sur mon fils pour rester modéré dans ses prédictions.



* Je l'ai déjà croisée, et en voyant mes boucles d'oreilles Harry Potter et en apprenant que j'avais reconnu une allusion très discrète à Fantômette dans son dernier roman, elle m'a dit littéralement "on devrait bien s'entendre", après quoi on a bavardé pendant vingt minutes, donc je ne délire pas complétement, promis.


samedi 22 octobre 2022

Mr Thing Two n'est pas un nigaud

Le weekend dernier, Mr Thing Two m'aidait à préparer notre brunch familial du dimanche matin. Tout à coup, il commente :

- Le bircher*, c'est moche, quand même. C'est vrai que ça donne pas envie, alors que c'est super bon !

Je confirme. J'ai même forcé une amie à en goûter, un jour, et elle a reconnu du bout des lèvres que c'était "moins mauvais que ça en avait l'air".

- C'est comme les petits gâteaux italiens que tu as acheté l'été dernier, tu sais, les "moches mais bons"**. Ou les Hello Dollies***, tu te souviens, quand on en avait apporté et qu'aucun enfant n'avait voulu y goûter, alors que c'est les meilleurs petits gâteaux du monde !

Je confirme à nouveau. Il conclut :

- Tout ça, c'est des repousse-nigauds.

 

(Je vous garantis que cette expression va se retrouver dans un de mes romans un de ces jours.)

(Il m'a donné son autorisation.)

 

 

* Un truc suisse, un müsli avec des pommes râpées et des fruits frais en plus des flocons de céréales, noix diverses et fruits secs habituels. La caution "healthy" de tous nos brunchs ; tout le monde adore.

** "Brutti ma buoni" en VO.

*** Ma recette, améliorée par rapport à la version d'origine : une base de shortbread, des noix concassées, du chocolat, et du caramel à base de lait concentré sucré. Rapide, facile, et en effet, les meilleurs petits gâteaux du monde, objectivement.

lundi 3 octobre 2022

Langage chelou

 Pour mes enfants, tout est "chelou". Oui, apparemment "bizarre", "étrange" ou "louche", c'est démodé (et "insolite" ou "baroque", n'en parlons pas).

Ma foi, pourquoi pas ? Je passe mon temps à leur répéter que le propre d'une langue vivante c'est de vivre et donc d'évoluer, que soutenir qu'un mot "n'existe pas" est absurde puisque, logiquement, TOUS les mots que nous utilisons n'existaient pas jusqu'à ce qu'ils soient inventés, que la théorie du "remplacement" du français par des anglicismes est contestée par les spécialistes, que l'Académie Française n'est composée que de vieux croutons qui ne sont même pas linguistes et qui sont payés à ne rien faire, que le rôle des dictionnaires est de suivre l'usage et pas l'inverse, etc.

N'empêche que le "Maman, j'ai vu quelqu'un qui marchait cheloument dans la rue" du Filou, je ne m'y attendais pas.

mardi 27 septembre 2022

Dialogue mère-fille

Miss Thing One et moi, dans l'entrée :

— Tu sors ?

— Oui, je vais au collège.

— Et on peut savoir pourquoi tu as mis des talons ?

— Tu parles de mes bottines ? Ce ne sont pas vraiment des talons...

— Alors si, moi je vois des talons.

— De deux centimètres de haut ! Ça ne compte pas.

— Trois centimètres, au moins. Et cet imperméable chic, d'où il sort ?

— Tu trouves qu'il ne me va pas ?

— Si, très bien, au contraire, mais ça ne te ressemble pas de mettre des trucs comme ça. Ces derniers temps, tu fais plus attention à comment tu t'habilles, on dirait que tu veux te faire belle. Pourquoi, hein ? Pourquoi ?

 

Franchement, vous ne trouvez pas que ma fille exagère ? Si je n'ai plus le droit d'aller à la réunion parents-profs habillée comme je veux...



mercredi 1 juin 2022

Virée en famille chez la dentiste

Je reçois deux lettres de la sécu : à l'occasion des 12 ans des jumeaux, ils sont invités à faire une visite de contrôle chez le dentiste. Maintenant que j'y pense, ça fait un bout de temps qu'ils n'y sont pas allés. Et les autres non plus, d'ailleurs. Et moi non plus. Voyons, il me semble que j'avais prévu de faire ça au printemps 2020, mais...

Oh là là, je suis une mauvaise mère.

J'ai donc pris cinq rendez-vous à la suite, et nous y sommes allés tous ensemble hier soir. C'est chouette, ça faisait longtemps qu'on avait pas fait une sortie en famille.

C'est parti. Je croise les doigts. Des deux mains.

- Le Filou. Encore beaucoup de dents de lait. On verra plus tard l'implantation des dents définitives. Mais il se lave très mal les dents. Non, la brosse à dents électrique n'améliore pas forcément les choses, parfois même elle les empire, car on ne fait plus l'effort d'aller de haut en bas (je le SAVAIS !!!). Veuillez me surveiller tout ça de plus près, madame. Et DEUX fois par jour !

Jusque-là, tout va à peu près bien.

- Le Grand. Hygiène également à revoir, mais pas de caries (l'avantage de préférer le saucisson aux bonbons). Aïe, les dents de sagesse n'auront pas la place de pousser. Il faut les enlever.

(Et là, il a fallu ranimer le grand dadais, qui était heureusement allongé sur le dos dans le fauteuil du dentiste et n'a donc pas pu tomber).

Bon, allez, je ne peux pas dire que je ne m'y attendais pas.

- Mr Thing Two. Oulà. Dès que je vois la radio, je comprends qu'il va y avoir un problème. Gagné : au moins trois dents, pas encore sorties, ne poussent pas droit ; l'une est même carrément inclinée à 45° et part donc vers le palais. Et à part ça, il lui manque deux dents définitives, pas dans le sens où elles n'ont pas poussé mais dans le sens où elles n'existent pas. Bref, grosse opération à prévoir à l'automne, et appareil dentaire ensuite.

Gloups, tout ceci va me coûter cher...

- Miss Thing One. Pareil, en à peine moins dramatique (il ne lui manque qu'une seule dent). C'est moins urgent, mais il faudra revenir dans un an et sans doute faire la même opération qu'à son jumeau. 

Mais c'est pas vrai ! Et dire que tout ça, c'est la faute à Darling. Moi, j'ai une implantation de dents impeccable.

- Fofo. Dents parfaitement alignées, brossage meilleur que celui des enfants (SANS brosse à dents électrique !). Mais dents qui commencent déjà à se déchausser : prévoir un dentier dans quelques décennies. Et émail fragile, donc gros risque de caries, d'ailleurs vous avez un trou, là, vous ne vous en êtes pas rendu compte ? Visiblement une ancienne carie déjà soignée, le pansement a sauté, vous avez de la chance d'être venue avant que ça atteigne le nerf. Ne bougez pas, je vous fait une anesthésie. Ah si si, tout de suite. Cette fois je vais vous mettre un moulage plus solide qui ne risque pas de s'effriter au fil du temps, mais il faut le fabriquer, donc revenez dans 15 jours. En attendant je nettoie et je vous mets un pansement provisoire. 

Bilan de la soirée : quelques centaines d'euros en moins dans mon portefeuille, quelques milliers d'euros à prévoir à l'automne, une mâchoire engourdie pendant des heures de sorte que je n'ai pas pu manger ni même boire mon thé (et ÇA, c'est triste), et des enfants fort mécontents d'avoir passé une heure et demie chez la dentiste au lieu de jouer à la DS ou dessiner ou lire des BD.

Bon.

Aux grands maux, les grands remèdes.

Du coup, en rentrant, après un dîner express, on s'est installés avec des glaces (sauf moi) devant Coup de foudre à Notting Hill, ce qui nous a tous remis de bonne humeur.