vendredi 31 mai 2013

Météo et mauvaise humeur

Franchement, je n'en peux plus. Ça commence réellement à me taper sur les nerfs. Tous les matins, quand je regarde le ciel, mon moral s'effrite. Tous les jours, en enfilant encore un T-shirt à manches longues, je soupire. Oh, non, encore ! Encore un jour où tout le monde va se plaindre de la météo !

Je vous le dit tout net, j'en ai marre. Même en travaillant à la maison, on n'y échappe pas. On se promène sur un blog de cuisine, et on y trouve une recette de salade qui commence par "Je me doute bien que vous auriez préféré une recette de soupe bien chaude avec ces températures hivernales". On feuillette Télérama, et on trouve un article consacré à Monsieur Météo qui part à la retraite et nous laisse en pleine crise. On bavarde sur un forum consacré à la traduction, et on y trouve des définitions humoristiques du soleil, dont tout le monde aurait oublié l'existence. On veut acheter des vêtements en ligne, et on est accueilli par un petit texte nous promettant que l'été va finir par arriver, mais si, ha ha. On va acheter du pain chez la boulangère, et on est sommé de fustiger ce printemps pourri. Il paraît même que France 2 a commencé un soir son journal télévisé par un reportage sur le mauvais temps et l'effondrement des ventes des crèmes solaires (il faut croire qu'il ne s'était rien passé dans le reste du monde ce jour-là).
Au secours !

Alors, pour ceux qui ne sont pas directement concernés (vendeur de crème solaire, ou puéricultrice de la crèche qui ne peut pas laisser sortir les enfants dans la cour, ou maraîcher dont les légumes n'arrivent pas à mûrir, etc.), je vous propose de jouer à Pollyanna. Je commence, d'accord ?
- Je suis contente parce que je n'ai pas besoin de me poser trop de questions en m'habillant le matin ;
- Je suis contente parce qu'avec toute cette pluie, il n'est finalement pas impossible que l'herbe que j'ai semée et négliger d'arroser pousse malgré tout ;
- Je suis contente parce que je n'ai pas eu besoin d'acheter de la crème solaire bio très chère en triple exemplaire pour la crèche ;
- Je suis contente parce que je peux faire du vélo sans lunettes de soleil ;
- Je suis contente parce que, si l'été est effectivement frais comme on semble le prévoir, on dormira mieux que s'il fait 35° ;
- Je suis contente parce qu'il y aura moins de moustiques ;
- Et puis aussi, tout simplement, je suis contente parce que j'aime bien la pluie, que j'aime bien le "mauvais temps", que c'est beau à voir, avec plein de nuances différentes. Mais si, je vous assure. Prenez le temps de le regarder, ce ciel gris honni. Ou les gouttes de pluie qui glissent sur la vitre. Ou les branches des arbres secouées par le vent. Objectivement, qui peut dire qu'il fait "moche" ?

Comprenons-nous bien : je serais aussi très contente d'avoir du soleil, de ne plus avoir besoin de mettre manteaux et chaussettes aux trois gamins chaque matin, de pouvoir les emmener jouer au square, d'avoir moi-même un peu plus de cette énergie qui vient avec la luminosité. J'aime le "beau temps", j'aime l'été, j'aime la chaleur. Aussi. Mais en attendant qu'ils arrivent, dans quelques jours ou quelques semaines, ne pouvons-nous profiter de ce que nous avons ?

Alors arrêtez de vous plaindre, bande de rouspéteurs, parce que franchement, ça commence à bien faire, y en a marre à la fin, c'est insupportable, il faut que ça cesse, non mais sans blague, je n'en peux plus, ça suffit, après tout, est-ce que je râle, moi ?

jeudi 30 mai 2013

Goujaterie

Je m'apprête à aller dîner avec un ami de longue date. Comme je suis une bonne âme, je prends le temps de donner des douches aux enfants pendant que Darling prépare le dîner (= met la picardise dans le four). Puis je regarde l'heure.
— Ah, zut, je n'ai pas vraiment le temps de me changer.
Darling m'examine de haut en bas.
— Tu ne vas pas y aller comme ça, quand même ?
Ben quoi ? Je porte un pantalon et un T-shirt. Comme tous les jours, quoi.
— Pourquoi, je suis mal habillée ?
— Disons qu'on dirait une SDF.
Ah. A ce point-là ? Et moi qui avait choisi parmi les cinq T-shirts qui me vont le mieux dans ma garde-robe...
— Pourquoi ne mets-tu pas la robe en lin, tu sais, avec le gilet long ? suggère Darling.
Parce qu'il faudrait que je mette des collants, et aussi un débardeur parce qu'elle est trop transparente, et donc il faudrait que je les trouve, et puis je ne suis pas sûre qu'elle m'aille encore, et puis j'ai pas le temps, et puis j'ai la flemme, voilà. J'aime pas m'attifer. Même pour un bel homme.
Entre parenthèses, j'ai toujours eu du mal à comprendre comment Darling pouvait à la fois être vaguement jaloux quand je sors en tête à tête avec un homme (surtout celui-là) et exiger que je m'habille le mieux possible. Est-ce bien logique ?
Je me contente de changer de T-shirt. Darling n'insiste pas (trop). Il sait que c'est inutile. Mais au moment où je sors, il me lance la flèche du Parthe :
— Bonne soirée ! Au moins, je suis tranquille, habillée comme ça, tu ne risques pas de me tromper...

(Non mais franchement, si on ne pouvait séduire les hommes qu'en portant des tenues sexy, je serais encore célibataire, hein !)

mardi 28 mai 2013

Crèche sauvage (bilan)

Bilan de cette matinée avec deux bébés et trois troizans dans un appart ? Fastoche. Fermer un maximum de portes, laisser les mômes faire la java et ne ranger quelques jouets que quand le niveau monte tellement qu'on risque de perdre un bébé sous les légos et les peluches, laisser le plus petit mijoter dans sa couche sale en se disant qu'il n'en mourra pas s'il attend deux heures avant d'être changé, apporter le pot dans la salle à manger pour les autres, ne pas boire trop de thé pour ne surtout pas avoir besoin d'aller aux toilettes et devoir laisser cinq gamins sans surveillance, intervenir autant de fois que nécessaire pour éviter que les disputes dégénèrent en batailles rangées, décider que les voisins du dessous peuvent supporter une matinée de boucan puisqu'on va bientôt les quitter pour de bon, faire des pâtes assaisonnées à la soupe en brique pour tout le monde, nourrir les deux plus jeunes avec une cuillère dans chaque main pendant que les autres se débrouillent, coller les plus grands devant Mimi la souris quand on en peut vraiment plus, laisser les corvées de lessives/lave-vaisselle à plus tard.
Fastoche, je vous dis. Je pourrais faire ça tous les jours.

Je vous laisse, j'en ai encore pour deux heures à déblayer les décombres avant de pouvoir de nouveau circuler dans l'appart, et puis j'ai décidé de prendre quelques minutes pour faire des petits gâteaux aux employées de la crèche envers qui je ressens ce matin une affection sans borne.

lundi 27 mai 2013

Crèche sauvage

A l'heure où vous lirez ces lignes, je serai enfermée dans mon appart avec CINQ enfants entre un et trois ans. Toute seule. Pendant quatre heures, de huit heures et demie à midi et demie.
La crèche est fermée, et un papa qui avait une réunion à laquelle il devait absolument aller m'a refilé ses deux petits, respectivement de l'âge du Filou et des Things, en me promettant en échange de prendre aussi les miens l'après-midi. Ben voyons. Pendant la sieste, c'est ça ?
Sans mentir, j'irais beaucoup plus volontiers faire la tournée des éboueurs ou déménager le contenu d'un appart de grands lecteurs au quatrième étage sans ascenseur.
Bien entendu, Darling doit faire l'ouverture à sa librairie, donc il partira tôt. Le plus tôt possible, ai-je cru comprendre. Je pense même qu'il est possible que pour une fois, il soit en avance.

Si je survis, je vous raconterai.

dimanche 26 mai 2013

Mon parcours professionnel : comment je suis devenue traductrice

Une peut-être-future-traductrice m'a demandé récemment comment j'avais atterri dans ce métier. Comme c'est une question récurrente, je me suis dit que j'allais répondre sur ce blog afin que tout le monde en profite (et surtout, comme ça, la prochaine fois, je pourrais répondre par un lien) (flemmarde, moi ?).

Quand j'étais petite, je voulais être actrice à la Comédie Française, ou peut-être fermière, ou écrivaine, ou éventuellement institutrice... Enfin, je n'avais pas les idées très claires sur la question. Une seule chose était certaine : je ne voulais pas être traductrice. En effet, beaucoup de gens, surtout parmi mes camarades de classe, s'imaginaient que je m'orienterais tout naturellement dans cette direction, puisque je parlais deux langues. Et j'avais toujours bien du mal à leur expliquer la difficulté de passer d'une langue à l'autre, de traduire une idée quand les concepts ne se recoupent pas, de faire cette gymnastique mentale qui consistait à trouver deux manières de dire presque la même chose. Je leur racontais qu'à chaque fois que j'allais en vacances chez ma grand-mère, à l'étranger, je cherchais mes mots pendant deux jours, et qu'à mon retour, il me fallait aussi un certain temps pour recommencer à parler français sans hésitations. Ma certitude sur ma non-vocation me fait sourire aujourd'hui, mais ça prouve que j'appréhendais déjà, bien plus qu'un monolingue, la complexité de l'exercice.
Ensuite, au lycée, j'étais nulle, mais vraiment très nulle en anglais, donc je me suis jurée de ne pas faire un métier qui impliquerait l'usage de cette langue.

Après le bac, j'ai fait Science-po dans la vague intention de devenir membre de la Commission Européenne, mais quand j'ai réalisé qu'il n'y avait pas  beaucoup de postes à pourvoir et beaucoup de candidats, j'ai renoncé. Une fois mon diplôme obtenu, après un stage de quelques mois dans une toute petite maison d'édition dirigée par un Anglais, j'ai pris le taureau par les cornes et l'Eurostar jusqu'à Londres. Je vous raconterai peut-être un jour mon séjour là-bas, mais en résumé, quand je suis revenue un an et demi plus tard, je parlais anglais, je jouais (un peu) au piano, j'avais une expérience professionnelle sur mon CV (en librairie), et j'avais même trouvé un Darling, donc dans l'ensemble, bilan positif. Sur le conseil d'un proche travaillant dans ce milieu, j'ai postulé auprès d'une agence qui s'occupait de vendre en France les droits de traduction de livres étrangers. La patronne était marteau, mais ça m'a donné une première vision des mécanismes de la vente de droits, ce qui m'a permis, après mon congé maternité, de retrouver assez vite un travail dans une "vraie" maison d'édition, en tant qu'assistante au département des droits étrangers, justement. Boulot pas toujours passionnant, mais qui a complété ma connaissance de la chaîne du livre – et puis l'ambiance était drôlement sympa, ce qui ne gâte rien.

En attendant, je continuais à lire, beaucoup, beaucoup (genre trois ou quatre livres par semaine quand je n'avais pas de gamins) (soupir). Plein de choses, mais surtout des grands classiques et des livres pour les enfants, en alternance. Je faisais ça déjà quand j'étais ado, je m'enfilais un Fantômette en prenant mon goûter avant d'enchaîner avec un Zola une fois que je m'étais un peu reposé les neurones. La différence, c'était que maintenant, je lisais dans plusieurs langues. Et c'est comme ça qu'un jour, je suis tombée sur un bouquin étranger pour les 11-12 ans vraiment très bien, intelligent, drôle, palpitant, partant d'une idée originale. Et pour la première fois, je me suis demandé comment c'était possible que ce machin n'ait pas été traduit en France.
Parallèlement, je m'étais fait une copine à l'agence qui était ensuite devenue traductrice, ce qui m'avait donné des idées.
Donc voilà, je me suis dit que ça ne coûtait rien d'essayer, j'ai appelé l'éditeur d'origine pour savoir si les droits français étaient libres, j'ai traduit les trois ou quatre premiers chapitres pour voir si j'y arrivais et si j'aimais ça, j'ai contacté une éditrice française qui avait publié un autre livre de cet auteur mais pas celui qui me plaisait tant, et je lui ai donné tout le matériel que j'avais rassemblé : le bouquin, les premiers chapitres traduits, un synopsis assez détaillé, une fiche de lecture, et même quelques articles de journaux élogieux que m'avait envoyé l'éditeur d'origine.

Et le miracle est arrivé : l'éditrice m'a dit... qu'elle ne voulait pas de ce bouquin, merci, mais qu'elle avait besoin d'une lectrice pour faire des fiches de lecture, et que si ça m'intéressait, elle penserait à moi la prochaine fois qu'elle aurait un bouquin à traduire. C'est comme ça que j'ai mis un pied dans la porte. Un an plus tard, j'ai traduit mon premier livre pour elle (et quelques années après, elle m'a même fait traduire celui que je lui avais présenté au début !). Et puis j'ai contacté d'autres maisons d'édition. J'ai travaillé comme lectrice pour deux ou trois maisons, et commencé à faire des traductions au compte-goutte : une la première année, deux la deuxième, trois la troisième... (Rassurez-vous, je ne suis pas montée à dix traductions la dixième année). Certains contacts ont été très précieux, d'autres m'ont promis monts et merveilles et m'ont laissée le bec dans l'eau ; j'ai connu des grosses déceptions, et aussi des grandes joies ; j'ai eu des ras-le-bol, des youpi, et petit à petit, j'ai creusé mon trou. Au bout de quelques années, j'ai dû renoncer à mon poste d'assistante, même à temps partiel, car mes trois demi-journées de libre par semaine ne me suffisaient plus. Lorsque je me suis retrouvée sans salaire fixe, j'ai dû beaucoup prospecter pour combler ce manque à gagner, mais finalement, il s'avère que j'ai fait le bon choix, car je gagne désormais nettement mieux ma vie. Ces derniers temps, je travaille régulièrement pour les mêmes trois ou quatre éditeurs, qui me proposent souvent des nouvelles traductions sans trop que j'aie besoin de les relancer, ce qui m'a permis de moins prospecter et de faire moins de fiches de lecture (boulot plutôt sympa, mais très mal payé en taux horaire : je ne peux plus me le permettre, vu le peu de temps dont je dispose).

Je voudrais tout de même insister sur quelques points, à l'attention des traducteurs en herbe qui pourraient atterrir sur ces pages :
- Une de mes chances principales est de traduire depuis plusieurs langues, dont des "langues rares" (définition de "langue rare" : langue qui n'est pas l'anglais. Si, je vous jure.) A chaque fois, sans aucune exception, que j'ai réussi à mettre le pied dans une nouvelle maison d'édition, ou même qu'on est venu me chercher, c'était pour une autre langue que l'anglais. La concurrence est beaucoup plus rude pour les traducteurs qui ne bossent qu'en anglais, malheureusement.
- Même avec un bon CV, une renommée flatteuse, une solide expérience, on n'est jamais à l'abri d'un revers. Je vous l'avais raconté il y a quelques mois : il suffit d'un coup de malchance ou d'une combinaison de problèmes pour se retrouver tout à coup au chômage. Pour moi, ça s'est assez vite arrangé, mais ce n'est pas toujours le cas.
- Mon récit peut donner l'impression que je suis devenue traductrice par hasard. Ce n'est pas le cas. Pour devenir traducteur littéraire, il faut aimer lire (ça paraît évident), et surtout, il faut aimer écrire. Je n'ai pas suivi de formation spécifique pour devenir traductrice, mais j'ai lu des milliers de bouquin dans ma vie, et j'ai toujours énormément écrit, depuis l'époque où j'abreuvais ma meilleure amie de lettres de huit pages jusqu'à aujourd'hui, où je profite de la sieste de mes gamins pour alimenter mon blog au lieu de bosser. Une chose à savoir : pour devenir un bon traducteur, le plus important, ce n'est pas de maîtriser à 100% la langue-source (la langue que l'on traduit), mais de savoir utiliser au mieux la langue-cible (la langue vers laquelle on traduit).

Je vous parlerai peut-être un autre jour des avantages et inconvénients de ce métier, des aspects pratiques de la vie d'un traducteur, des qualités requises, des spécificités de la traduction jeunesse, etc. Mais pour le moment, je vais essayer de terminer ma dernière traduction, justement...

jeudi 23 mai 2013

Des bourses petites ou grosses

(Quoi, il n'est pas bien, mon titre ?)

Nouvelle commission, aujourd'hui. Des bons dossiers, des dossiers moyens, des dossiers médiocres. Et puis un dossier excellent. Une auteure qui prépare un album qui sera illustré par des photographies de broderies qu'elle réalise elle-même, sur un sujet original et très intéressant, avec un graphisme superbe, et un texte très poétique. Et en plus, c'est quelqu'un qui a déjà publié deux ou trois bouquins, mais qui se renouvelle vraiment dans ce projet. Sans compter qu'il est évident qu'elle va devoir y consacrer des mois, vu le travail que ça demande. Et qu'elle a des revenus très faibles.
Pour une fois, tous les membres de la commission sont unanimes ! Du jamais vu, ou presque. Aucun doute : on lui accorde la bourse maximale, qui devrait lui permettre de prendre une année sabbatique pour réaliser son projet.
Sauf que cette auteure, en plus de ses autres qualités, est modeste. Probablement par peur qu'on la trouve trop exigeante, elle a juste demandé une petite bourse.
Et alors, on ne peut pas augmenter la somme ?
Non, on ne peut pas, sauf si elle en fait la demande. On peut baisser la somme demandée, mais pas l'augmenter. C'est comme ça.
Bon. Alors on lui donne la petite bourse, et on l'incite vivement à demander davantage à la prochaine commission ?
Ah, mais non. Quand on reçoit une bourse, on n'a plus le droit d'en demander une autre pendant trois an.
Grrr. Alors on lui dit que la commission, enthousiaste, se propose de lui accorder la bourse maximale, et qu'elle doit modifier son dossier de demande ?
Problème : il est strictement interdit d'annoncer qu'un dossier a reçu un avis favorable tant que ce n'est pas promulgué officiellement. Et une fois que c'est promulgué, on ne peut plus modifier la somme, bien sûr.

Nous passons une demi-heure à retourner le problème dans tous les sens. Nous ne nous pouvons pas nous résoudre à ne lui donner qu'une somme modique, alors qu'il est tellement évident qu'elle mérite plus, et qu'elle a besoin de temps libre pour son projet.
Et puis la secrétaire de la commission nous annonce qu'elle a une idée et s'éclipse. Quand elle revient, elle a un sourire jusqu'aux oreilles et un papier à la main :
— Je viens de lui téléphoner, je lui ai dit que j'avais fait une grosse bêtise, que j'avais égaré sa lettre de demande, et que du coup je ne me souvenais plus si elle postulait pour une aide petite ou grande, qu'il fallait qu'elle me faxe une autre lettre tout de suite... Et je lui ai glissé qu'elle avait tout intérêt à demander le maximum, même si on ne pouvait pas être certain du résultat... Et c'est ce qu'elle a fait !

Nous étions tellement contents que nous l'avons applaudie.
N'empêche, pourquoi est-ce tellement plus simple de donner moins que de donner plus ?

mercredi 22 mai 2013

Hello Dollies

Un monument aux Etats-Unis, paraît-il. Je ne connaissais pas du tout, et j'ai hésité avant de me lancer. J'ai eu tort. Depuis j'en ai fait quatre fois. Dans l'ordre :
- Une couche de sablés réduits en miettes et mélangés avec du beurre, comme une base de cheesecake (n'ayant pas de biscuits industriels dans mon placard, je fais tout simplement une base de shortbread) :
- Par-dessus, des noix de pécan grossièrement concassées ;
- Par-dessus, des pépites de chocolat ;
- Par-dessus, une boîte de lait concentré sucré, qui va se transformer en caramel pendant la cuisson au four.
(Je viens de découvrir que la recette originale prévoyait aussi une couche de noix de coco râpée avant le chocolat. J'essaierai la prochaine fois.)
Dix minutes de préparation (en comptant la confection du shortbread, trois ingrédients qu'on mixe ensemble), vingt minutes au four, trente minutes pour laisser refroidir, deux minutes pour découper en carrés... et dix secondes pour en manger cinq d'affilée. Ma découverte sucrée de l'année, carrément.
(Sacrebleu, que c'est bon !)