lundi 29 juillet 2013

Orages

Darling et le Grand s'en vont. Il faut une heure environ pour les conduire jusqu'à la gare ; si on part une heure et demie plus tôt, ça suffira donc largement, pas vrai ?
Vrai.
Sauf si un orage d'une violence rare nous oblige à conduire à 40 km/h même sur l'autoroute.
Résultat, nous sommes arrivés là-bas à 10h20. Pour prendre un train qui partait à 10h15.
Oui, mais... mais le train avait été pris sous l'orage, lui aussi.
Rarement ai-je été aussi contente d'apprendre qu'un train voyageait avec un quart d'heure de retard...

vendredi 26 juillet 2013

Repos au resto

Soirée au restaurant avec les enfants. Bilan : une grosse chute, un pipi-dans-la-culotte, un caca-par-terre-dans-les-toilettes, quinze piqûres de moustique, des assiettes de riz délaissées au profit des grissini, mon dessert disparu dans la bouche des petits, vingt courses pour rattraper in extremis un enfant en train de faire une bêtise, et quarante-douze cris en tous genre.
"Mais si, allons-y, avait dit Darling. Ça nous reposera, de ne pas avoir à préparer le repas ni faire la vaisselle..."

jeudi 25 juillet 2013

Nocturne

Jardin, quatre heures du matin. Je me balance doucement sur le hamac, un bébé dans les bras. J'entrevois la lune presque pleine à travers le feuillage. Une brise fraîche souffle, bien agréable après la chaleur étouffante de la journée. Franchement, si ça ne faisait pas deux heures que le Filou, fiévreux, n'arrive pas à dormir, j'apprécierais presque ce moment volé.

J'écoute les bruits de la nuit. Le vent dans les branches. Un chien qui aboie. Un coq en avance. Une cigale (ou est-ce un grillon ?) Tout un groupe de chouettes, ou de hiboux, ou les deux. Et puis cet oiseau, au loin, qui pousse un cri bizarre, très régulier, inlassablement...

Ah non, j'ai compris. C'est une alarme de voiture...

samedi 20 juillet 2013

Bien la peine...

J'étais venue en juin préparer le terrain, demander au voisin de vider MON garage et de retirer le tas de bois dans le jardin, demander à l'électricien de remettre la lumière dans les futures chambres d'amis (dans une dépendance), demander au plombier de remettre l'eau dans la salle de bain des chambres d'amis (c'est un minimum), demander à d'autres gens de m'apporter des meubles, demander à l'intendant de sécuriser la maison pour que mes gosses ne tombent pas dans une bouche d'égout ou par-dessus un muret, ce genre de choses.
Rien de tout cela n'a été fait. Rien.
Du coup ma voiture est dans le jardin, la bouche d'égout est recouverte par une vague planche, et mes amis vont loger dans des pièces sans lumière, ni eau, ni lit (sauf miracle auquel je travaille d'arrache-pied).
J'aurais dû téléphoner tous les jours pour connaître l'avancée des travaux. Malgré mon déménagement. Si j'avais eu le téléphone...

jeudi 18 juillet 2013

Deux jours fievreux

Deux jours de voyage, c'est beaucoup.
Mille kilomètres à conduire seule, c'est beaucoup.
Quatre enfants, c'est beaucoup.
38,7 de température deux heures avant de prendre le volant, c'est beaucoup. Peut-être même trop ?
(Je n'ai même pas osé l'avouer à ma mère... Mais ça y est, je suis arrivée à bon port, je n'en bouge plus pendant cinq semaines, et mon téléphone 3G fonctionne donc je peux même bloguer : la vie est belle !)

mercredi 17 juillet 2013

Fourmis

— Maman ! Y a au moins trente fourmis dans la salle de jeu !
Le genre de nouvelles qui fait plaisir quand on vient d'emménager, surtout à la veille d'un départ en vacances.
Darling est allé passé l'aspirateur. Trois minutes plus tard, c'était lui qui hurlait :
— Plus j'aspire, plus il y en a qui sortent de la rainure du parquet !
Au bout de dix minutes, l'aspirateur, en surchauffe, a rendu l'âme. Ah oui, c'était aussi ça que je voulais faire avant de partir : acheter un nouvel aspirateur.
Bon. Nous avons juste veillé à ne pas mettre de valises juste à cet endroit-là, nous avons vaguement aspergé le parquet d'un jet d'insecticide bio, et nous en sommes restés là. M'en fous. Demain, je pars.

— J'espère que ce ne sont pas des termites, conclut Darling, sinon, dans six semaines, tu risques d'avoir une mauvaise surprise en revenant...

lundi 15 juillet 2013

Derniers préparatifs de départ

Alors :
- J'ai commandé des lits pour la maison de vacances, qui arriveront sans doute après mes invités, mais c'est l'intention qui compte ;
- J'ai appelé mon assurance, qui m'a confirmé que j'étais bien assurée en cas de cambriolage, mais qu'il n'y avait rien à faire pour empêcher ledit cambriolage ;
- J'ai acheté des chaussures pour les trois petits, mais pas pour le Grand, alors que c'est la condition sine qua non pour que ma mère l'emmène en vacances ;
- J'ai trouvé le siège auto qui nous manquait, mais je n'ai pas pu aller le chercher car quand je suis arrivée à l'adresse donnée par la dame, je me suis rendu compte que j'avais oublié son numéro de téléphone, et qu'elle n'avait pas songé à me donner son nom, donc je dois y retourner ;
- J'ai fait plein de lessives, mais je n'ai pas pu tout faire sécher car malgré mes efforts, je ne trouve pas d'endroit où mettre un fil à linge dans le jardin, et le sèche-linge travaille à plein régime.
- J'ai fait la démarche pour la réexpédition du courrier à la Poste, mais elle ne sera effective que dans cinq jours.

Reste encore à :
- Contacter mon opérateur mobile pour que mon portable accepte de fonctionner à l'étranger, cette fois (j'ai eu une mauvaise surprise la dernière fois) ;
- Téléphoner à la copine qui doit nous loger à mi-chemin pour lui dire quel jour nous arrivons (ça me semble un minimum) ;
- Retourner dans mon vieil appart pour y vider le congélateur, prendre le courrier accumulé dans la boîte aux lettres, rapporter ce qui a été laissé accroché au mur, et surtout rapporté le vélo "oublié" par les déménageurs dans le local à vélo ;
- Faire les valises pour tout le monde, sachant que les trois quart des vêtements et choses à emporter sont encore en carton ;
- Ranger la maison, du moins les pièces auxquelles on peut accéder, et ramasser les 45 jouets et machins divers qui traînent dans le jardin.

Tout ça demain, car nous comptons partir mercredi matin.
Yapuka.


A part ça, ce matin, après six réveils nocturnes du Filou, je me suis découverte malade. 38,5 de fièvre, tremblements, nez bouché, sueurs, quasiment incapable de descendre l'escalier, tout ça.
— Ça, c'est ton corps qui te signale qu'il faut que tu te reposes ! me dit mon père adoptif.
— Oh, ce n'est rien ; va prendre un café et un doliprane, et ça ira mieux... me dit Darling.