Cette année, encore une fois, j'ai fait l’interprète auprès d'auteurs étrangers invités au Salon du livre pour la jeunesse à Montreuil. Comme d'habitude, je suis épuisée, mais contente de m'être changé les idées. Quelques extraits :
La toute première rencontre entre une auteure et une classe, jeudi matin :
— Bonjour les enfants ! Je suis très contente d'avoir l'occasion de rencontrer mes lecteurs français. Donc, nous sommes ici pour parler du thème de mon livre. Alors, qui veut me dire quelques mots sur la manière dont le sujet est abordé dans le roman ? Avez-vous trouvé que j'exagérais, ou au contraire que je n'allais pas assez loin ?
— ...
— Ne soyez pas timides. Le harcèlement à l'école, ça doit être un thème qui vous évoque quelque chose, non ?
— ...
Le silence devenant pesant, l'instit qui accompagne la classe lève la main :
— Ben, heu, en fait... Nous avions commandé 28 exemplaires du roman, pour l'étudier et pour préparer des questions, mais... le paquet n'est jamais arrivé. Personne n'a lu votre roman. Même pas moi.
(Ça commençait bien.)
Une autre auteure, plus tard :
— Donc, je m'appelle Machine et j'ai écris un livre centré sur ce personnage, Trucmuche. Je vais vous le présenter un peu. Donc, Trucmuche vit avec ses parents, blablabla, et puis avec sa grande soeur qu'il déteste, blablabla, et son meilleur ami à l'école, blablabla, et ses grands-parents, blablabla...
Je traduis fidèlement, mais au bout de cinq bonnes minutes, je profite d'une pause pour glisser à l'oreille de la dame :
— Pst, d'après ce que m'a dit la prof, ça fait trois mois qu'ils étudient le livre en classe... Je crois qu'ils savent déjà tout ça...
(Problème inverse, donc.)
Une autre auteure/illustratrice distribue des feuilles et fait faire un dessin aux enfants. Quand tout le monde a fini, elle enchaîne :
— Et maintenant, je vais vous apprendre à faire un pétard qui claque avec une feuille de papier, comme mon héros !
Pliage de feuille, explications, recommencements, et enfin, tout le monde y arrive. Résultats : une quarantaine de gamins excités comme des puces font claquer leurs feuilles dans tous les sens. Les deux instits fusillent l'auteure du regard. Elle essaie de ramener l'ordre :
— Maintenant, nous allons dessiner autre chose. Asseyez-vous ! Du calme. Écoutez-moi !
Peine perdue, bien sûr. Tout le monde est debout, saute et crie, et on ne s'entend plus. Il reste une demi-heure de "conférence". L'auteure se tourne vers moi, un brin désemparée :
— Je crois que j'aurais dû garder ça pour la fin...
(Je crois aussi, oui.)
Dernière rencontre, avec un auteur qui a écrit un roman dont je suis certaine qu'il plaira au Grand. Je demande à l'auteur de dédicacer un exemplaire pour mon gamin. (Au tout début, je demandais parfois une dédicace pour moi-même, mais ça fait longtemps que ça ne me fait plus grand effet.)
L'auteur écrit :
"Pour le Grand. Ta mère a été fantastique !"
J'ai donné le bouquin au gamin. Preuve qu'il n'est pas encore complètement ado : non seulement il n'a pas eu honte de moi, mais il a même trouvé ça super et l'a montré à tous ses copains...
La vie d'une traductrice, mère célibataire de famille nombreuse
samedi 30 novembre 2013
mercredi 27 novembre 2013
Huit mètres cubes de caca
Vérification faite, la fosse septique que nous avons découverte, et dont seul le trop-plein était raccordé aux égouts, contenait huit mètres cubes d'excréments. Le double de ce qu'avait estimé le technicien venu vérifier l'installation.
En trois jours, les ouvriers ont pompé tout ça, désinfecté, rempli de sable, créé une canalisation, vérifié l'écoulement, ajouté une trappe, bétonné l'ouverture.
Ils viennent de repartir avec huit mètres cubes de matière fécale puante, et un chèque de trois mille cinq cent euros.
Heureusement que l'argent n'a pas d'odeur...
En trois jours, les ouvriers ont pompé tout ça, désinfecté, rempli de sable, créé une canalisation, vérifié l'écoulement, ajouté une trappe, bétonné l'ouverture.
Ils viennent de repartir avec huit mètres cubes de matière fécale puante, et un chèque de trois mille cinq cent euros.
Heureusement que l'argent n'a pas d'odeur...
mardi 26 novembre 2013
Un ouvrier bavard
Depuis hier matin, j'ai cinq ouvriers dans mon jardin. Ils sont là pour me débarrasser de la vieille fosse septique, des odeurs immondes et des moustiques (ceux-ci ne sont pas mentionnés sur le devis, mais ça va avec, du moins on espère). Je les bichonne (les ouvriers, pas les moustiques), d'abord parce que je n'aimerais pas être à leur place, et ensuite parce que je veux qu'ils soient motivés et qu'ils fassent du bon boulot. Je leur sers le café dans des tasses à fleurs avec un sucrier assorti, je leur propose de l'eau, je leur offre même des biscuits faits maison.
Hier, en début d'après-midi, quatre d'entre eux sont partis avec le camion chercher du sable et des matériaux divers et variés. Le cinquième est resté là à les attendre. Au bout de quelques minutes, je me suis rendu compte qu'il était assis tout seul dans le jardin, désœuvré et transi. J'ai eu pitié, et je lui ai proposé de venir à l'intérieur. Il a pris place sur une chaise, face à un café fumant, et moi je suis retournée m'asseoir à mon bureau :
— Excusez-moi, je dois travailler.
Alors, où en étais-je... Ah oui, au milieu de cette page. Donc... Les magiciens sont dangereux, lui dit...
— Vous travaillez chez vous ? Vous faites quoi ?
— Je suis traductrice.
— Ah oui ? Qu'est-ce que vous traduisez ?
— Des livres pour enfants et pour adolescents.
Reprenons. Les magiciens sont dangereux, lui dit Sally. C'est...
— Dans quelle langue ?
— Depuis trois langues, mais toujours vers le français, parce qu'on traduit toujours vers la langue qu'on maîtrise le mieux.
— Et vous travaillez combien d'heures par jour ?
— Eh bien, je suis censée faire un temps plein, donc comme je n'ai pas le temps de travailler assez en journée avant d'aller chercher mes enfants, surtout si j'ai quelque chose à faire ou si on me dérange, je dois m'y remettre tous les soirs jusqu'à 23h, au moins.
Peut-être a-t-il compris le message ? Allons-y. ... lui dit Sally. C'est pour ça que la reine...
— Et après, il y a votre nom sur la couverture ?
— Parfois, mais le plus souvent c'est à l'intérieur du livre, en page de garde.
— Vous pouvez me montrer un livre que vous avez traduit ?
— Oui, tenez, regardez, celui-ci, Journal de Machintruc, c'est moi qui l'ai traduit. Mon nom est là, vous voyez. Tenez, je vous le prête.
Avec un peu de chance, il va se mettre à lire. Alors, voyons... C'est pour ça que la reine a ordonné...
— C'est un journal intime ? Comme celui d'Anne Frank ?
— Heu, oui, c'est ça, mais c'est plus gai. C'est un roman humoristique. Alors que celui que je traduis en ce moment est plus dramatique. Plus difficile à traduire. Il faut que je me concentre beaucoup plus.
Ce n'est pas vrai, bien sûr (un roman humoristique peut même être plus difficile, surtout s'il est bourré de plaisanteries et jeux de mots), mais j'espère que cette fois, il va saisir l'insinuation. Je me remets à taper. ... que la reine a ordonné que les magiciens...
— Alors comme ça, votre prénom c'est Fofo ? Moi je m'appelle Henri.
— Ah oui ?
— Je viens de Martinique, vous savez. Je suis arrivé ici l'année dernière.
— Vraiment ?
... ordonné que les magiciens... Attends un peu, je n'avais pas déjà le mot "magiciens" à la phrase précédente ?
— Au début j'étais couvreur, mais j'ai eu des problèmes avec mon patron, patati patata, alors voilà, je suis dans cette société d'assainissement.
— D'accord.
— Mais il n'y a pas de sot métier, pas vrai ? Et puis c'est utile, au moins, comme boulot.
— Tout à fait.
Si, je viens déjà d'utiliser le mot "magicien". Reformulons. La magie est dangereuse, lui dit Saly. C'est pour ça que la reine a ordonné que ceux qui la pratiquent...
— Cela dit, vous, vous faites un métier plus reposant.
— Mmm.
— Mais il faut beaucoup réfléchir, non ?
— Oui, il faut absolument pouvoir se concentrer. C'est pour ça que je ne peux pas travailler quand mes enfants sont là, ou quand on me parle.
Cette fois, j'ai été directe, non ? Il va sûrement se taire. Je m'y remets. ... que tous ceux qui la pratiquent soient immédiatement...
— Vous avez une belle maison. Elle date de quand ?
Les autres ouvriers ont mis deux heures pour faire l'aller-retour avec leur camion. Deux heures.
J'ai traduit trois lignes en deux heures.
— Quand tu lui as proposé de venir prendre un café pendant que ses collègues et ton mari étaient absents, il a dû se faire des idées, s'est esclaffé Darling, le soir, quand je me suis lamentée. Dans les films, enfin, dans certains films, c'est comme ça que ça se passe...
Hier, en début d'après-midi, quatre d'entre eux sont partis avec le camion chercher du sable et des matériaux divers et variés. Le cinquième est resté là à les attendre. Au bout de quelques minutes, je me suis rendu compte qu'il était assis tout seul dans le jardin, désœuvré et transi. J'ai eu pitié, et je lui ai proposé de venir à l'intérieur. Il a pris place sur une chaise, face à un café fumant, et moi je suis retournée m'asseoir à mon bureau :
— Excusez-moi, je dois travailler.
Alors, où en étais-je... Ah oui, au milieu de cette page. Donc... Les magiciens sont dangereux, lui dit...
— Vous travaillez chez vous ? Vous faites quoi ?
— Je suis traductrice.
— Ah oui ? Qu'est-ce que vous traduisez ?
— Des livres pour enfants et pour adolescents.
Reprenons. Les magiciens sont dangereux, lui dit Sally. C'est...
— Dans quelle langue ?
— Depuis trois langues, mais toujours vers le français, parce qu'on traduit toujours vers la langue qu'on maîtrise le mieux.
— Et vous travaillez combien d'heures par jour ?
— Eh bien, je suis censée faire un temps plein, donc comme je n'ai pas le temps de travailler assez en journée avant d'aller chercher mes enfants, surtout si j'ai quelque chose à faire ou si on me dérange, je dois m'y remettre tous les soirs jusqu'à 23h, au moins.
Peut-être a-t-il compris le message ? Allons-y. ... lui dit Sally. C'est pour ça que la reine...
— Et après, il y a votre nom sur la couverture ?
— Parfois, mais le plus souvent c'est à l'intérieur du livre, en page de garde.
— Vous pouvez me montrer un livre que vous avez traduit ?
— Oui, tenez, regardez, celui-ci, Journal de Machintruc, c'est moi qui l'ai traduit. Mon nom est là, vous voyez. Tenez, je vous le prête.
Avec un peu de chance, il va se mettre à lire. Alors, voyons... C'est pour ça que la reine a ordonné...
— C'est un journal intime ? Comme celui d'Anne Frank ?
— Heu, oui, c'est ça, mais c'est plus gai. C'est un roman humoristique. Alors que celui que je traduis en ce moment est plus dramatique. Plus difficile à traduire. Il faut que je me concentre beaucoup plus.
Ce n'est pas vrai, bien sûr (un roman humoristique peut même être plus difficile, surtout s'il est bourré de plaisanteries et jeux de mots), mais j'espère que cette fois, il va saisir l'insinuation. Je me remets à taper. ... que la reine a ordonné que les magiciens...
— Alors comme ça, votre prénom c'est Fofo ? Moi je m'appelle Henri.
— Ah oui ?
— Je viens de Martinique, vous savez. Je suis arrivé ici l'année dernière.
— Vraiment ?
... ordonné que les magiciens... Attends un peu, je n'avais pas déjà le mot "magiciens" à la phrase précédente ?
— Au début j'étais couvreur, mais j'ai eu des problèmes avec mon patron, patati patata, alors voilà, je suis dans cette société d'assainissement.
— D'accord.
— Mais il n'y a pas de sot métier, pas vrai ? Et puis c'est utile, au moins, comme boulot.
— Tout à fait.
Si, je viens déjà d'utiliser le mot "magicien". Reformulons. La magie est dangereuse, lui dit Saly. C'est pour ça que la reine a ordonné que ceux qui la pratiquent...
— Cela dit, vous, vous faites un métier plus reposant.
— Mmm.
— Mais il faut beaucoup réfléchir, non ?
— Oui, il faut absolument pouvoir se concentrer. C'est pour ça que je ne peux pas travailler quand mes enfants sont là, ou quand on me parle.
Cette fois, j'ai été directe, non ? Il va sûrement se taire. Je m'y remets. ... que tous ceux qui la pratiquent soient immédiatement...
— Vous avez une belle maison. Elle date de quand ?
Les autres ouvriers ont mis deux heures pour faire l'aller-retour avec leur camion. Deux heures.
J'ai traduit trois lignes en deux heures.
— Quand tu lui as proposé de venir prendre un café pendant que ses collègues et ton mari étaient absents, il a dû se faire des idées, s'est esclaffé Darling, le soir, quand je me suis lamentée. Dans les films, enfin, dans certains films, c'est comme ça que ça se passe...
lundi 25 novembre 2013
Hunger Games
Ça s'est passé en mai ou juin dernier. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Quelques jours plus tôt, j'avais acheté le premier volume de Hunger Games, en anglais. Normalement, je ne lis pas énormément de littérature pour "Young Adults" en dehors du travail, car j'en ingurgite déjà bien assez comme ça. Mais quand un roman a vraiment beaucoup de succès, je finis par le lire pour pouvoir juger si les romans pour lesquels je dois faire des fiches de lecture n'en sont pas des pâles copies, ou s'ils s'en inspirent de près ou de loin.
Bref, Hunger Games. Je l'avais entamé la veille, et j'avais lu le premier tiers, peut-être la moitié. Ce soir-là, je suis allée me coucher assez tôt parce que j'étais épuisée : les mauvaises nuits se succédaient, à l'époque. Du coup, je me suis dit que je pouvais lire quelques pages, allez, un petit quart d'heure.
Quand j'ai terminé le livre, il était plus de deux heures du matin. Non, vraiment, ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi déraisonnable.
Mais que voulez-vous que je vous dise ? J'avais été totalement incapable de reposer le roman avant de l'avoir fini. Il faut dire que c'est un excellent roman. Une dystopie effrayante dans un monde post-apocalyptique pas forcément complètement crédible mais très bien décrit, dans lequel on peut voir un parallèle évident avec notre propre société. Mais aussi des personnages tous nuancés, intéressants, plus vrais que nature, même les personnages secondaires les moins importants. Une héroïne / narratrice très réussie, pas trop parfaite, à laquelle il est impossible de ne pas s'identifier. De l'action, et un suspense à couper le souffle (ou à empêcher de dormir). Des scènes pleines d'émotion. Une histoire d'amour palpitante. Ah, et j'oubliais cette idée de base fantastique, la télé-réalité poussée jusqu'à ses limites les plus extrêmes, qui met parfois le lecteur dans la peau de ce téléspectateur malsain qui ne veut pas perdre une miette de l'histoire (comment ne pas le comprendre ?). Bref, un de mes coups de cœur de l'année.
Normalement, quand je lis ces succès anglo-saxons déjà traduits en français, je me contente du premier volume, parce que j'ai si peu de temps pour lire "gratuitement" que je préfère souvent lire autre chose que de la littérature moderne pour enfants et adolescents, pour changer un peu. Je n'ai jamais lu les suites d'Eragon, Percy Jackson, Les orphelins Baudelaire ou Artemis Fowl. Mais cette fois, je n'ai pas résisté. J'ai lu le deuxième volume, et je crois bien que je l'ai également terminé à une heure indue, même si je m'étais méfiée (le premier soir, j'avais demandé au Grand de cacher le bouquin dans sa chambre).
Et puis j'ai lu le troisième, et là, j'avoue que j'ai été très déçue. Je ne dis pas qu'il est mauvais en soi, simplement, il n'est plus dans la veine des deux premiers. Les scènes d'action prennent le pas sur les scènes d'ambiance, et ce ne sont même plus des dangers variés ou des bagarres entre individus, mais des batailles, des vraies scènes de guerre, les bombes, les pistolets, les canons, les courses-poursuites, rien que des choses qui ne me plaisent pas tellement. Les personnages s'effacent, perdent de leur importance au profit de scènes grandioses mais qui ne me "parlent" pas. La mort d'un ami de l'héroïne est si vite racontée qu'on risque presque de la manquer si on lit trop vite, alors que la mort de sa jeune alliée faisait tellement pleurer, dans le premier volume. Et par-dessus le marché, l'histoire d'amour est négligée, et sa fin est expédiée en trois paragraphe, de la manière la plus frustrante qui soit. J'imagine que c'est surtout ça que je ne pardonne pas à l'auteure : après nous avoir baladés pendant si longtemps dans une histoire si romantique et si forte, paf, un dialogue de deux phrases (littéralement !), un épilogue mi-figue mi-raisin qui se déroule vingt ans plus tard, et contentez-vous de ça. Mais, heu ?

(Au sujet de ce troisième volume, je me suis demandé si l'auteure ne l'aurait pas par hasard rédigé après avoir su que les droits cinématographiques de la trilogie allaient être achetée, et si elle ne l'avait pas pensé davantage comme un scénario que comme un roman, en gardant en tête ce que donneraient les effets spéciaux. Cela expliquerait la baisse de l'émotion au profit des descriptions .)
(A propos : je précise que je n'ai pas vu les films, et n'irai pas les voir. Je n'aime voir les adaptations des romans que j'ai appréciés.)
Mais bon, en dehors de mes réserves sur ce troisième volume, je recommande très chaudement cette lecture à ceux qui aiment ce genre de littérature et qui seraient encore passés à travers. Cette histoire très forte restera dans ma mémoire, et je suis certaine de ne pas l'oublier de sitôt !
Bref, Hunger Games. Je l'avais entamé la veille, et j'avais lu le premier tiers, peut-être la moitié. Ce soir-là, je suis allée me coucher assez tôt parce que j'étais épuisée : les mauvaises nuits se succédaient, à l'époque. Du coup, je me suis dit que je pouvais lire quelques pages, allez, un petit quart d'heure.Quand j'ai terminé le livre, il était plus de deux heures du matin. Non, vraiment, ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi déraisonnable.
Mais que voulez-vous que je vous dise ? J'avais été totalement incapable de reposer le roman avant de l'avoir fini. Il faut dire que c'est un excellent roman. Une dystopie effrayante dans un monde post-apocalyptique pas forcément complètement crédible mais très bien décrit, dans lequel on peut voir un parallèle évident avec notre propre société. Mais aussi des personnages tous nuancés, intéressants, plus vrais que nature, même les personnages secondaires les moins importants. Une héroïne / narratrice très réussie, pas trop parfaite, à laquelle il est impossible de ne pas s'identifier. De l'action, et un suspense à couper le souffle (ou à empêcher de dormir). Des scènes pleines d'émotion. Une histoire d'amour palpitante. Ah, et j'oubliais cette idée de base fantastique, la télé-réalité poussée jusqu'à ses limites les plus extrêmes, qui met parfois le lecteur dans la peau de ce téléspectateur malsain qui ne veut pas perdre une miette de l'histoire (comment ne pas le comprendre ?). Bref, un de mes coups de cœur de l'année.
Normalement, quand je lis ces succès anglo-saxons déjà traduits en français, je me contente du premier volume, parce que j'ai si peu de temps pour lire "gratuitement" que je préfère souvent lire autre chose que de la littérature moderne pour enfants et adolescents, pour changer un peu. Je n'ai jamais lu les suites d'Eragon, Percy Jackson, Les orphelins Baudelaire ou Artemis Fowl. Mais cette fois, je n'ai pas résisté. J'ai lu le deuxième volume, et je crois bien que je l'ai également terminé à une heure indue, même si je m'étais méfiée (le premier soir, j'avais demandé au Grand de cacher le bouquin dans sa chambre).
Et puis j'ai lu le troisième, et là, j'avoue que j'ai été très déçue. Je ne dis pas qu'il est mauvais en soi, simplement, il n'est plus dans la veine des deux premiers. Les scènes d'action prennent le pas sur les scènes d'ambiance, et ce ne sont même plus des dangers variés ou des bagarres entre individus, mais des batailles, des vraies scènes de guerre, les bombes, les pistolets, les canons, les courses-poursuites, rien que des choses qui ne me plaisent pas tellement. Les personnages s'effacent, perdent de leur importance au profit de scènes grandioses mais qui ne me "parlent" pas. La mort d'un ami de l'héroïne est si vite racontée qu'on risque presque de la manquer si on lit trop vite, alors que la mort de sa jeune alliée faisait tellement pleurer, dans le premier volume. Et par-dessus le marché, l'histoire d'amour est négligée, et sa fin est expédiée en trois paragraphe, de la manière la plus frustrante qui soit. J'imagine que c'est surtout ça que je ne pardonne pas à l'auteure : après nous avoir baladés pendant si longtemps dans une histoire si romantique et si forte, paf, un dialogue de deux phrases (littéralement !), un épilogue mi-figue mi-raisin qui se déroule vingt ans plus tard, et contentez-vous de ça. Mais, heu ?

(Au sujet de ce troisième volume, je me suis demandé si l'auteure ne l'aurait pas par hasard rédigé après avoir su que les droits cinématographiques de la trilogie allaient être achetée, et si elle ne l'avait pas pensé davantage comme un scénario que comme un roman, en gardant en tête ce que donneraient les effets spéciaux. Cela expliquerait la baisse de l'émotion au profit des descriptions .)
(A propos : je précise que je n'ai pas vu les films, et n'irai pas les voir. Je n'aime voir les adaptations des romans que j'ai appréciés.)
Mais bon, en dehors de mes réserves sur ce troisième volume, je recommande très chaudement cette lecture à ceux qui aiment ce genre de littérature et qui seraient encore passés à travers. Cette histoire très forte restera dans ma mémoire, et je suis certaine de ne pas l'oublier de sitôt !
vendredi 22 novembre 2013
Raplapla
Ayant dû retourner à mon ancien appart aujourd'hui, j'ai décidé d'y aller en vélo, malgré le vent et la froidure. Quand j'arrive au bout de trente-cinq minutes de pédalage intensif, mes mains gantées sont glacées, et mon dos en sueur.
Tout ça pour découvrir que la personne avec qui j'avais rendez-vous avait décommandé cinq minutes auparavant.
Bon.
Retour en vélo, bien sûr. J'aurais dû prendre un vélib à l'aller, au moins j'aurais pu me reposer dans le RER au retour. Mais bon, je passe par des jolis coins. Même si ça grimpe.
J'arrive dix minutes avant l'heure à laquelle je dois faire la tournée des maternelles (l'école et l'assistante) pour récupérer mes gamins. Je change de T-shirt et je repars. Après une heure et quart d'exercice et des cuisses en comportes, mon triporteur me semble moins séduisant que d'habitude, mais c'est pas grave, je mettrai l'assistance électrique au maximum, pour une fois.
N'empêche, me dis-je au bout de quelques tours de roue, j'ai dû bien me fatiguer, parce que même avec l'assistance, je trouve ça plus difficile que d'habitude.
Ce n'est qu'en arrivant face à une côte que je me suis rappelé que j'avais oublié de recharger la batterie et que celle-ci était complètement à plat...
(En tous cas, la preuve est faite, je peux faire ce trajet même sans l'assistance électrique. La dernière montée fut rude, mais j'en suis venue à bout sans faire descendre les mômes. Demain, courbatures à prévoir.)
Tout ça pour découvrir que la personne avec qui j'avais rendez-vous avait décommandé cinq minutes auparavant.
Bon.
Retour en vélo, bien sûr. J'aurais dû prendre un vélib à l'aller, au moins j'aurais pu me reposer dans le RER au retour. Mais bon, je passe par des jolis coins. Même si ça grimpe.
J'arrive dix minutes avant l'heure à laquelle je dois faire la tournée des maternelles (l'école et l'assistante) pour récupérer mes gamins. Je change de T-shirt et je repars. Après une heure et quart d'exercice et des cuisses en comportes, mon triporteur me semble moins séduisant que d'habitude, mais c'est pas grave, je mettrai l'assistance électrique au maximum, pour une fois.
N'empêche, me dis-je au bout de quelques tours de roue, j'ai dû bien me fatiguer, parce que même avec l'assistance, je trouve ça plus difficile que d'habitude.
Ce n'est qu'en arrivant face à une côte que je me suis rappelé que j'avais oublié de recharger la batterie et que celle-ci était complètement à plat...
(En tous cas, la preuve est faite, je peux faire ce trajet même sans l'assistance électrique. La dernière montée fut rude, mais j'en suis venue à bout sans faire descendre les mômes. Demain, courbatures à prévoir.)
jeudi 21 novembre 2013
Thermomètre infrarouge
Depuis mardi, le Filou a une otite, une bronchiolite, et à mon avis également une angine, car il ne mange plus rien. Oui, ça faisait longtemps ; par rapport à l'automne-hiver-printemps dernier, c'est même franchement miraculeux que je n'aie pas eu à ressortir le thermomètre pendant plus de deux mois après la rentrée. Justement, le thermomètre. Contrairement aux autres, qui se laissaient plus ou moins faire – pas de gaîté de coeur, mais avec résignation –, le Filou ne supporte pas la prise de température rectale. Et il faut avouer qu'au milieu de la nuit, quand il fait quinze degrés dans la maison, déshabiller un pauvre bébé mal en point et lui ôter sa couche semble bien cruel. Même de jour, d'ailleurs, il n'est guère agréable de lui faire subir ça plusieurs fois de suite pour vérifier si oui ou non, le doliprane fait de l'effet (la réponse est bof).
Hier, je décide donc de me moderniser et d'acheter un nouveau thermomètre. Il était temps, au quatrième enfant. L'assistante maternelle m'ayant vanté les mérites de son thermomètre infrarouge, je débourse cinquante euros pour rapporter chez moi ce magnifique engin. Il faut avouer que c'est rigolo comme tout. D'abord, il mesure non seulement la température du corps, mais aussi celle des liquides (plus besoin de plonger le coude dans le bain pour voir s'il est trop chaud) et même de la pièce (ah, bigre, 17,6°C ? Je me disais aussi que j'avais froid...). Et puis il parle. En trois langues, s'il vous plaît. "La température de la pièce est de dix-huit virgule deux degrés celcius" (j'ai monté le thermostat, entre-temps), en français, en anglais, ou en espagnol. C'est rigolo. Il peut aussi se taire, par bonheur. Pratique, on peut prendre la température d'un gamin qui dort sans même le toucher, sans faire le moindre bruit ! OK, je n'aurais jamais l'idée d'aller voir un môme qui ne pleure pas en pleine nuit pour voir s'il n'est pas brûlant de fièvre, mais si je voulais, je pourrais le faire. Sympa !
Allez, je teste sur le bambin. Malgré son état de serpillière, ça semble l'amuser, que je vise sa tempe avec mon drôle de pistolet. Un bon point, donc. 38,3°C. C'est tout ? Tiens, j'aurais cru davantage. On recommence. Après avoir attendu une minute : la notice insiste bien là-dessus. 38,9°C. Ah, tiens, ça augmente. Peut-être que je me suis rapprochée ? Nouveau test. 39,5°C. Ça correspond à peu près à ce que j'aurais dit grâce à la bonne vieille méthode du bisou sur la tempe (bien plus fiable que la main sur le front : je devine généralement le résultat à un degré près). Mais pourquoi est-ce que ça monte comme ça ? Une minute plus tard, rebelote. 40,3°C. Carrément ? Il risque de convulser, non ? Sauf que c'est bizarre, ce résultat qui change tout le temps. Une dernière tentative. 41,3°C !
A ce stade, j'ai ressorti le bon vieux thermomètre rectal, immobilisé le gamin hurlant, et constaté qu'il avait 39,7°C. C'est dommage que je n'aie pas continué avec l'autre, j'aurais peut-être découvert que le petiot dépassait les 42°C, en fin de compte ?
Un peu perplexe, je me suis dit que quelque chose avait dû détraquer l'engin. Pourquoi est-ce que celui de mon assistante maternelle donnerait toujours un résultat exact à 0,2° près, et pas le mien ? Peut-être étais-je trop près d'un radiateur, ou peut-être n'avais-je pas réussi à garder toujours la même distance, ou peut-être n'était-il fiable qu'au bout de quelques heures de fonctionnement. J'ai donc laissé l'engin se reposer, et je l'ai ressorti en fin d'après-midi, après avoir ramené les Things de l'école. J'ai fait un nouveau test sur eux et moi : plus facile que sur un bébé pleurnichard.
Miss Thing One avait une température normale, 37,5°C.
Mr Thing Two était en hypothermie : 36,2°C. En pleine forme, à part ça, et remuant comme un tonneau de singes, comme d'habitude.
Quant à moi, je ne m'étais pas du tout rendu compte que j'étais malade moi-même : 38,6°C.
Aujourd'hui, je suis allée échanger mon magnifique pistolet à infrarouge contre un thermomètre auriculaire, comme celui qu'on vous fourre dans l'oreille dix fois par jour dans les hôpitaux, y compris à la maternité, à six heures du matin, juste au moment où le nouveau-né s'endort enfin après sa quatrième tétée de la nuit. Il paraît que ça n'est pas très précis, surtout pour les petits enfants qui ont tendance à avoir des bouchons de cérumen dans les oreilles, mais d'après ce que j'ai pu constater à plusieurs reprises aujourd'hui, ça fonctionne tout de même nettement mieux que l'autre machin à infrarouge.
Le seul problème, c'est que le Filou se débat avec autant d'énergie que lors des prises de température rectale. Il déteste qu'on lui mette un truc dans l'oreille, je l'ai déjà constaté les rares fois où j'essaie de le récurer avec un coton-tige. Chaque nouvelle prise de température est une bataille (et bien sûr que je fais ça du côté où il n'a pas d'otite, je ne suis pas idiote). Pour un résultat fiable à un degré près, dit la notice. A peu près aussi difficile que le thermomètre dans les fesses, donc, et à peu près aussi précis que le bisou-sur-la-tempe.
Je ne suis pas certaine d'avoir fait une affaire.
Hier, je décide donc de me moderniser et d'acheter un nouveau thermomètre. Il était temps, au quatrième enfant. L'assistante maternelle m'ayant vanté les mérites de son thermomètre infrarouge, je débourse cinquante euros pour rapporter chez moi ce magnifique engin. Il faut avouer que c'est rigolo comme tout. D'abord, il mesure non seulement la température du corps, mais aussi celle des liquides (plus besoin de plonger le coude dans le bain pour voir s'il est trop chaud) et même de la pièce (ah, bigre, 17,6°C ? Je me disais aussi que j'avais froid...). Et puis il parle. En trois langues, s'il vous plaît. "La température de la pièce est de dix-huit virgule deux degrés celcius" (j'ai monté le thermostat, entre-temps), en français, en anglais, ou en espagnol. C'est rigolo. Il peut aussi se taire, par bonheur. Pratique, on peut prendre la température d'un gamin qui dort sans même le toucher, sans faire le moindre bruit ! OK, je n'aurais jamais l'idée d'aller voir un môme qui ne pleure pas en pleine nuit pour voir s'il n'est pas brûlant de fièvre, mais si je voulais, je pourrais le faire. Sympa !
Allez, je teste sur le bambin. Malgré son état de serpillière, ça semble l'amuser, que je vise sa tempe avec mon drôle de pistolet. Un bon point, donc. 38,3°C. C'est tout ? Tiens, j'aurais cru davantage. On recommence. Après avoir attendu une minute : la notice insiste bien là-dessus. 38,9°C. Ah, tiens, ça augmente. Peut-être que je me suis rapprochée ? Nouveau test. 39,5°C. Ça correspond à peu près à ce que j'aurais dit grâce à la bonne vieille méthode du bisou sur la tempe (bien plus fiable que la main sur le front : je devine généralement le résultat à un degré près). Mais pourquoi est-ce que ça monte comme ça ? Une minute plus tard, rebelote. 40,3°C. Carrément ? Il risque de convulser, non ? Sauf que c'est bizarre, ce résultat qui change tout le temps. Une dernière tentative. 41,3°C !
A ce stade, j'ai ressorti le bon vieux thermomètre rectal, immobilisé le gamin hurlant, et constaté qu'il avait 39,7°C. C'est dommage que je n'aie pas continué avec l'autre, j'aurais peut-être découvert que le petiot dépassait les 42°C, en fin de compte ?
Un peu perplexe, je me suis dit que quelque chose avait dû détraquer l'engin. Pourquoi est-ce que celui de mon assistante maternelle donnerait toujours un résultat exact à 0,2° près, et pas le mien ? Peut-être étais-je trop près d'un radiateur, ou peut-être n'avais-je pas réussi à garder toujours la même distance, ou peut-être n'était-il fiable qu'au bout de quelques heures de fonctionnement. J'ai donc laissé l'engin se reposer, et je l'ai ressorti en fin d'après-midi, après avoir ramené les Things de l'école. J'ai fait un nouveau test sur eux et moi : plus facile que sur un bébé pleurnichard.
Miss Thing One avait une température normale, 37,5°C.
Mr Thing Two était en hypothermie : 36,2°C. En pleine forme, à part ça, et remuant comme un tonneau de singes, comme d'habitude.
Quant à moi, je ne m'étais pas du tout rendu compte que j'étais malade moi-même : 38,6°C.
Aujourd'hui, je suis allée échanger mon magnifique pistolet à infrarouge contre un thermomètre auriculaire, comme celui qu'on vous fourre dans l'oreille dix fois par jour dans les hôpitaux, y compris à la maternité, à six heures du matin, juste au moment où le nouveau-né s'endort enfin après sa quatrième tétée de la nuit. Il paraît que ça n'est pas très précis, surtout pour les petits enfants qui ont tendance à avoir des bouchons de cérumen dans les oreilles, mais d'après ce que j'ai pu constater à plusieurs reprises aujourd'hui, ça fonctionne tout de même nettement mieux que l'autre machin à infrarouge.
Le seul problème, c'est que le Filou se débat avec autant d'énergie que lors des prises de température rectale. Il déteste qu'on lui mette un truc dans l'oreille, je l'ai déjà constaté les rares fois où j'essaie de le récurer avec un coton-tige. Chaque nouvelle prise de température est une bataille (et bien sûr que je fais ça du côté où il n'a pas d'otite, je ne suis pas idiote). Pour un résultat fiable à un degré près, dit la notice. A peu près aussi difficile que le thermomètre dans les fesses, donc, et à peu près aussi précis que le bisou-sur-la-tempe.
Je ne suis pas certaine d'avoir fait une affaire.
mercredi 20 novembre 2013
Moustiques septiques
La mauvaise nouvelle, c'est que la vidange, la désinfection, le comblement et la fermeture hermétique de la fosse septique dont nous venons de découvrir l'existence sous la terrasse à l'arrière de la maison va nous coûter 3000 euros.
L'autre mauvaise nouvelle, c'est que lors d'une transaction immobilière, le vendeur doit certifier que la maison est bien raccordée aux égouts comme le prévoit la loi, mais n'est pas obligé de garantir la conformité du raccordement. En plus de la fosse septique immonde à peine dissimulée sous une planche, il peut donc y avoir mélange des eaux pluviales et des eaux usées (c'est presque certain), absence de trappes et de regards (c'est avéré), et autres mauvaises surprises, sans qu'il soit possible de se retourner contre le vendeur.
La mauvaise nouvelle corollaire, c'est que la mise en conformité est obligatoire dans un délai de deux ans après l'achat, et qu'elle risque de nous coûter entre 3000 et 5000 euros de plus, vu la disposition des lieux.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai enfin compris pourquoi les moustiques continuent à tournicoter par dizaines chez nous, le 20 novembre, alors que les températures avoisinent les 5°C, et aussi pourquoi il règne à l'arrière de la maison cette odeur affreuse que même le vent ne parvient pas chasser. Et surtout, la bonne nouvelle, c'est que nous devrions enfin être débarrassés de ces désagréments en début de semaine prochaine.
(Quand je pense à l'endroit d'où venaient ces affreuses bestioles qui nous ont piqués férocement tout l'été, y compris sur le visage, à tel point que les passants croyaient que les Things avaient eu la varicelle, j'en ai la nausée.)
L'autre mauvaise nouvelle, c'est que lors d'une transaction immobilière, le vendeur doit certifier que la maison est bien raccordée aux égouts comme le prévoit la loi, mais n'est pas obligé de garantir la conformité du raccordement. En plus de la fosse septique immonde à peine dissimulée sous une planche, il peut donc y avoir mélange des eaux pluviales et des eaux usées (c'est presque certain), absence de trappes et de regards (c'est avéré), et autres mauvaises surprises, sans qu'il soit possible de se retourner contre le vendeur.
La mauvaise nouvelle corollaire, c'est que la mise en conformité est obligatoire dans un délai de deux ans après l'achat, et qu'elle risque de nous coûter entre 3000 et 5000 euros de plus, vu la disposition des lieux.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai enfin compris pourquoi les moustiques continuent à tournicoter par dizaines chez nous, le 20 novembre, alors que les températures avoisinent les 5°C, et aussi pourquoi il règne à l'arrière de la maison cette odeur affreuse que même le vent ne parvient pas chasser. Et surtout, la bonne nouvelle, c'est que nous devrions enfin être débarrassés de ces désagréments en début de semaine prochaine.
(Quand je pense à l'endroit d'où venaient ces affreuses bestioles qui nous ont piqués férocement tout l'été, y compris sur le visage, à tel point que les passants croyaient que les Things avaient eu la varicelle, j'en ai la nausée.)
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