lundi 5 juin 2017

Coup de soleil

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ai-je cru pouvoir me passer de crème solaire simplement parce que le temps était en partie couvert et que je me mettais à l'ombre à chaque arrêt ? 

J'ai un trait rouge sur chaque bras au niveau des manches, un nez qui ressemble à une petite betterave (et le pire, c'est que je n'aime PAS les betteraves), et un magnifique décolleté où on distingue la marque de la lanière de l'appareil photo.

Bien entendu, les quatre enfants n'ont rien. Mr Thing Two, le seul autre pâlichon de la famille, était en manches longues et portait un casque.
Bon, je reviens vous parler de la Convergence plus tard. Pour l'instant, je vais aller mettre de la Biafine...

dimanche 4 juin 2017

Braquage à l'ancienne



Hier matin, je vous l'ai raconté, la journée a commencé assez péniblement. J'étais donc d'autant plus décidée à aller à un atelier vélo pendant l'après-midi. Cela fait des mois et même des années que j'en ai envie, et je me suis enfin décidée. En fin de matinée, j'ai vérifié l'adresse. Et c'est là que j'ai découvert l’astérisque sous les horaires d'ouvertures :

Ouvert le samedi* de 14h à 19h
* sauf le premier samedi du mois.

Voyons le bon côté des choses : j'aurais pu y aller en poussant laborieusement à la main le vélo mal en point que j'ai rapporté de Grenoble, trouver porte close, et devoir revenir. 12 km à côté d'un vélo, pour rien, ça m'aurait agacée.

Du coup, le soir, je suis allée au cinéma. J'ai choisi un film dont j'étais certaine qu'il me mettrait de bonne humeur : Braquage à l'ancienne. Et j'avais raison, ça m'a mise de bonne humeur. Pas seulement le film lui-même, d'ailleurs, mais aussi les bandes-annonces, les publicités (Ha ha, l'Oasis bon pour la santé, avec des fruits qui parlent, et "exciting" traduit par "trop kiffant" ! Mes voisins ne comprenaient pas pourquoi je riais comme ça...), et surtout le trajet sur une piste loin des voitures, sous une pluie vivifiante à l'aller, dans la nuit au retour, comme une transition toute douce entre la fiction et la réalité. Et puis le film lui-même aussi, bien sûr : pas d'une originalité folle, mais divertissant, avec de bons acteurs, et d'où on est certain de sortir avec le sourire (et quelques questions sans réponse, mais peu importe).

Une bonne soirée, ça fait oublier tous les tracas et contretemps, non ?

samedi 3 juin 2017

Matin chagrin

Samedi matin. Les enfants se réveillent à 7h30, alors que les jours où il y a école, c'est moi qui dois les réveiller. Normal.
Je nourris les monstres. Puis je prépare mon propre petit déjeuner. Thé, tartine.
Il fait gris. Et le Filou et Miss Thing One ont tous les deux invité un copain cet après-midi. Et le Grand va chez un ami. Il y aura donc cinq enfants de 5 à 7 ans, et aucun animateur bénévole de 15 ans. Est-ce que j'ose me rendre à un atelier vélo, comme j'en avais l'intention, et les laisser tous avec Darling ?
Voyons les horaires de l'atelier vélo. Et la météo. S'il ne pleut pas, ils pourront au moins jouer dans le jardin. Mon thé à la main, je vais allumer l'ordinateur.
Il bourdonne. Grésille. Vrombit. S'éteint.
Je coupe le courant. J'attends.
Je rallume. Bourdonnement. Grésillement. Vrombissement. Plus rien.
Allons bon. Qu'est-ce que ça pourrait être ? Un câble mal branché ? Trop de poussière à l'intérieur de la machine ? Voyons ça.
Je vais chercher un tournevis. Je débranche tout. Je dévisse. J'ouvre l'unité centrale. Oui, il y a pas mal de poussière.
Je vais chercher l'aspirateur à la cave (non, je ne l'utilise pas souvent). Je nettoie de mon mieux l'intérieur de l'ordinateur. Enfin, je rebranche tout, soigneusement, pour éviter tout faux contact.
J'appuie sur le bouton. Ça marche ! Ouf. Cela dit, je ne suis pas naïve, je sais que mon ordinateur commence à donner des signes de fatigue et que ce n'est pas un petit coup d'aspirateur qui va beaucoup prolonger son espérance de vie. Un de ces mois, il va falloir que je le change. Gloups. Mon compte en banque ne va pas aimer ça.
Enfin, pour l'instant, le drame est évité. Juste avant d'aller ranger l'aspirateur à la cave, je me dis que mon clavier mérite un petit nettoyage, lui aussi.
Je le savais, pourtant. La mésaventure était arrivée à des collègues traducteurs. J'étais avertie. Mais malgré mes précautions, je n'ai pas seulement aspiré des tonnes de poussière (bon sang, toute cette saleté sous mes doigts !), mais aussi... une touche.
Le Y.
Ça pourrait être pire. Le A. Ou le E. Ou le R. Mais bon, ce n'est pas idéal quand même. J'ai souvent besoin d'écrire "Il y a". Et maintenant que j'y pense, il y a une "Emily" dans ma traduction en cours.
Je n'ai plus qu'à récupérer mon Y.
Je débranche l'aspirateur, je l'ouvre, je sors le sac, et je... fouille dedans. BEURK. C'est sale. Et bien sûr, il est presque plein : ça n'aurait pas pu arriver à un moment où le sac était vide, non.
Mais je trouve ma touche !
Je remets le sac, parce que je n'ai vraiment pas le courage de le changer là maintenant. Je vais me laver les mains. Je referme l'aspirateur. Je le range à la cave. Je vais passer ma touche à l'eau. Je l'essuie très soigneusement. Je la remets sur mon clavier. IL Y A. EMILY. Ouf, ça remarche normalement !
Conclusion : d'après la météo, il y a de fortes chances qu'il pleuve cet après-midi.
Et bien sûr, à ce stade, mon thé était complètement froid.

Il y a des matinées plus pénibles que d'autres, non ?

jeudi 1 juin 2017

Tri de chaussures

Ça, ce sont celles qui traînaient dans l'entrée.


Après, je m'attaque à celles qui sont sur des étagères ou dans des cartons à la cave.

mercredi 31 mai 2017

Soustraction pour le plaisir

Miss Thing One revient de l'école toute contente : ils ont appris à faire des soustractions, aujourd'hui. Elle s'empresse de me montrer comment elle procède avec un exercice pratique : 44 - 15 = ... Elle dessine des dizaines, des unités, puis m'annonce fièrement la solution*. Le Grand arrive sur ces entrefaites.
— Ce sont tes devoirs ? lui demande-t-il.
— Non, nos devoirs, c'est de la lecture.
— Mais alors, pourquoi est-ce que tu fais ça ?
— Ben, comme ça !
Il la dévisage, les yeux comme des soucoupes, et demande, histoire de vérifier qu'il a bien compris :
— Mais... tu veux dire que tu fais des maths pour le plaisir ?

(Personnellement, si j'avais du temps libre, ça m'amuserait beaucoup plus de résoudre une équation ou de démontrer que ABCD est un parallélogramme que de dessiner une carte géographique comme il le fait si souvent – non mais franchement, quelle idée !)

* Vous avez deux heures. L'usage du boulier et du trombone à coulisse sont interdits.

mardi 30 mai 2017

Convergence Francilienne dimanche prochain

J'ai l'habitude de toujours raconter mes sorties ou voyages après les avoir fait, mais on m'a fait remarquer que c'était dommage, car cela pouvait intéresser certains lecteurs du blog... Donc cette fois, je vous l'annonce à l'avance : cette année comme les années précédentes, je ferai la Convergence Francilienne, cette grande balade à vélo organisée chaque année par l'association de cyclistes MDB. Je l'ai faite pour la première fois en 2014 (ici), et j'ai recommencé chaque année depuis (2015 et 2016). Si quelqu'un veut m'y retrouver, il ne peut pas me rater : je serai avec la branche blanche, peut-être en tête de cortège, sans doute avec un gilet bleu de "capitaine", et toujours avec un triporteur et au moins deux enfants dedans (on va voir si Miss Thing One peut prendre son propre vélo).


Il devrait faire gris et pas trop chaud, le temps idéal pour ne pas se transformer en homard. L'allure est extrêmement raisonnable, l'ambiance très sympathique. Allez, les Îledefranciens, on enfourche son vélo et on vient participer !

La carte des points de rassemblement est ici.



dimanche 28 mai 2017

Quatre jours bien remplis

Fin de ce pont de quatre jours où rien ne s'est passé exactement comme prévu. Mais où, finalement, tout s'est bien passé.

Le spectacle de danse de Miss Thing One le jeudi. Ma gamine était souvent légèrement en retard par rapport aux autres, mais il faut dire que c'était la plus jeune du groupe. Et puisque ça lui plaît assez pour qu'elle ait envie de continuer, on remet ça l'année prochaine !

(En bas, ce n'est pas une mère folle de fierté, mais la prof de danse.)
Le voyage à Rouen le vendredi et samedi, avec une nuit dans une auberge de jeunesse très sympa et propre, avec un tour de la ville en petit train touristique (pour reposer les gambettes), un passage par le musée des Beaux-Arts (thème : "De Caravage à Monet, histoire de la peinture européenne, introduction". Résumé : plus ça avance, moins il y a de Jésus et de Zeus, et plus il y a de paysages et d'autres trucs.), un petit tour par la cathédrale où quelqu'un jouait de l'orgue pour de bon ("L'un des instruments les plus sonores qui existent", ai-je avancé. "Moins que le cor des Alpes qui peut s'entendre à cinq kilomètres", m'a rétorqué le Grand, qui a toujours quelque chose à objecter à tout. "Peut-être, mais essaie un peu de jouer un requiem avec un cor des Alpes", ai-je répondu, ce à quoi il n'a rien trouvé à redire, na.), une visite au "Panorama XXL" qui présente une immense fresque à 360°, avec son et lumière, replongeant le spectateur dans l'ambiance de Rouen en 1430 (à l'époque de Jeanne d'Arc) (très impressionnant, surtout pour les enfants), une balade le long de la Seine, et puis deux pique-niques dans un parc et un dîner de pâtes préparées dans la cuisine de l'auberge de jeunesse, ce qui nous a permis d'éviter les restaurants et de limiter le prix du séjour.

L'auberge de jeunesse, dans une ancienne teinturerie

– Y a plein de maisons avec poitrine apparente, maman, m'a dit Mr Thing Two.
– Poutre, mon amour. Poutres apparentes.

Après le pique-nique, on apprend à faire la roue.
(Je suis très fière, j'y arrive encore)

Il faut que quelqu'un parle à cette famille des triporteurs !
Le spectacle au Parc Floral aujourd'hui, "Mais il est où le do", par la compagnie des Châteaux de Sable, une pièce jouée avec des marionnettes par trois acteurs / musiciens (aux instruments parfois étonnants) sur le thème des chansons traditionnelles de notre enfance, spectacle qui a bien plu à mes gamins (même au Filou, qui a bien compris l'intrigue) ; et puis un peu de toboggan, et puis un peu de bac à sable, et puis un trajet à six en triporteur, car ma sœur était venue nous rejoindre avec son bambin, et j'ai réussi à la transporter en plus de mes trois gamins ET de la poussette, ce qui prouve une fois de plus la supériorité du triporteur sur les voitures de taille classique dans lesquelles on ne peut caser que cinq personnes (et en plus, j'ai fait mon sport de la semaine).

C'était un méchant roi qui avait volé le do d'une clarinette
pour empêcher Jeannette d'épouser son ami Pierre...


Bref, des bonnes journées, malgré l'absence de Darling. Des vraies journées en famille, dans la bonne humeur. Peu de disputes ou de râleries, beaucoup de bons moments, de rires et d'émerveillements : des futurs souvenirs précieux, j'espère...