dimanche 16 février 2020

Nuit glacée

La dernière fois j'étais dans la gadoue sous une tente (tiens je ne vous ai toujours pas raconté), cette nuit je vais faire encore plus fort...

jeudi 16 janvier 2020

Un goûter monotone

Un copain de Mr Thing Two vient souvent à la maison depuis le début des grèves.* Pour le goûter, il a eu droit une fois à une tarte aux pommes, une fois à des cookies, une fois à des biscuits de Noël. Hier, devant les financiers aux framboises, il s'étonne :

— Mais vous avez souvent des goûters variés**, ici ?

Mr Thing Two fait la moue, et répond :

— Ben, non. C'est tous les jours des gâteaux.

 

* Depuis début décembre, l'école des gamins est fermée une fois par semaine pour cause de grève. Je soutiens à 100% les revendications des instits et des profs, bien sûr. Et même si ça ne me facilite pas la vie, heureusement que je bosse à la maison. Tout le monde n'a pas cette chance. Résultat, je me suis retrouvée deux ou trois fois avec quatre ou cinq gamins au lieu de trois, pour rendre service à d'autres parents.

** Je cite. Mr Thing Two s'est lié avec les gamins les plus intellos de sa classe. Je me demande bien pourquoi ?

dimanche 5 janvier 2020

Vacances de Noël

Après avoir travaillé comme une folle – quand je le pouvais – en novembre et décembre, j'avais vraiment besoin de me changer les idées et de me reposer une fois ma traduction rendue. J'ai donc très peu travaillé pendant ces vacances. Par contre, j'ai fait tout plein d'autres choses.

Il est chouette, mon sapin en bois de récup et tissu, non ?


J'ai emmené mes trois gamins + mes deux neveux (respectivement 4 ans et 6 mois)
voir les vitrines animées et déco des grands magasins. Un jour de grève des transports.
Même pas peur.

"Océans en voie d'illumination", au Jardin des Plantes.

Magnifique. Je l'avais raté l'année dernière, je suis bien contente d'y être allée cette année.

Au gré de nos déplacements dans Paris, en partie à pied
pour cause de grève, on voyait des trucs rigolos...

Le cirque, le lendemain de Noël, c'est un must, non ?
Plus de lions ni d'éléphants, mais des numéros très sympas.

La patinoire éphémère sous la verrière du Grand Palais.
Là aussi, nous avons tous adoré !

Goûter dans le parc du château de Malmaison, après avoir visité l'expo Sempé
(merci à mon père adoptif de nous y avoir emmenés !)

Un autre truc très chouette : "L'Histoire de France en Playmobil" aux Invalides.
Ici, la libération de Paris.

Et là, je vous laisse deviner qui fait le siège de la Rochelle...

Cette Annonciation avec l'ange à droite, à l'expo Alana
du musée Jacquemart-André, est dédiée à une amie (qui se reconnaîtra)

Ce matin, le musée Rodin était gratuit.
Le Filou est resté songeur devant cet affreux Balzac...

Mr Thing Two, lui, a beaucoup apprécié la fête foraine des Tuileries !

J'ai COUSU des sacs à cadeau réutilisables.
Je n'en reviens toujours pas moi-même.
Après le réveillon pour 16 personnes préparé la veille,
il nous restait largement de quoi faire un bon brunch en famille le 25.
Le moment tant attendu de l'ouverture des cadeaux
(Au point du jour, ainsi que vous pouvez le constater)

Et puis le Grand Rex et la fééries des eaux, et puis Les filles du docteur March avec Miss Thing One, et puis le dernier Star Wars pour moi, et puis un gros roman qui attendait que j'aie enfin le temps d'y consacrer une quinzaine d'heures, et puis une promenade / jeu de piste ponctuée d'énigmes dans un quartier mal connu, et puis un grand parcours à vélo pour découvrir les pistes cyclables toutes neuves, et puis un 31 décembre en famille mais néanmoins dansant (où Miss Thing One faisait du "modern jazz", moi de la salsa, Mr Thing Two de la danse africaine, et le Filou du hip-hop, le tout sur les musiques de jeux vidéos que nous choisissait le Grand), et puis des tas de petits gâteaux de Noël...


Bref, de très bonnes vacances, même si nous n'avons pas quitté Paris. Plein de souvenirs pour tout le monde.
Mais je vous avoue que je ne suis pas fâchée de retrouver ma routine à partir de demain !

dimanche 15 décembre 2019

Traduction contrariée

Dimanche 1er décembre : salon de Montreuil avec un auteur.
Lundi : dernier jour du salon de Montreuil, participation à une table ronde.
Mardi : après-midi chez un éditeur.
Mercredi : kiné le matin. Et les trucs habituels du mercredi après-midi avec les gamins, danse et piano et compagnie.
Jeudi : école fermée pour cause de grève.
Vendredi : ma sœur me confie mes deux neveux de 7 mois et quatre ans.
Samedi : toujours les mioches de ma sœur (en plus des miens). Et un concert le soir.
Dimanche : le Filou est malade. Gastro.
Lundi : Filou malade (mais moins)
Mardi : école fermée pour cause de grève.
Mercredi : un mercredi, quoi. Et une réunion le soir.
Jeudi : Miss Thing One malade. Si malade qu'on passe la journée aux urgences. Pneumopathie.
Vendredi : Miss Thing One malade (mais moins)

Devinette : aujourd'hui, samedi 14 décembre, ai-je un peu, beaucoup, ou énormément de retard sur ma traduction à rendre impérativement pour vendredi prochain ?


(Bon, enfin, je me plains, je me plains, mais 24h après avoir survécu de justesse à un incendie, mon héros vient de tomber dans de l'azote liquide, à environ -200°C. Ça fait relativiser, non ?)



mercredi 4 décembre 2019

Normal ou pas

Fiche de lecture. Un roman sur le racisme aux Etats-Unis. L'histoire d'un garçon noir qui découvre la discrimination systématique, le racisme parfaitement assumé par une grande partie de la population, la différence de traitement entre lui et son ami blanc alors qu'ils font exactement la même chose. Un roman sur le fait que c'est "normal" d'être blanc et que quand on ne l'est pas, on est toujours "l'autre".
 
Un roman poignant, sans aucun doute. Mais moi qui l'ai lu sous sa forme de manuscrit, sans quatrième de couverture ni résumé ni rien, j'ai eu besoin de lire plus de quinze pages avant de comprendre si le narrateur était un narrateur ou une narratrice. L'auteur n'a pas songé un instant qu'il était nécessaire de préciser le sexe de son personnage. Ben oui, c'est "normal" d'être un garçon, non ?

On est toujours l'autre de quelqu'un.

(Sauf peut-être, en France, si on est blanc, homme, cisgenre, hétérosexuel, de famille catholique, parisien, neurotypique, valide, français, grand, en bonne santé physique et mentale, riche, omnivore, automobiliste... qu'est-ce que j'oublie ?)
(Et ça fait quel pourcentage de la population ?)

mercredi 27 novembre 2019

Interrogatoire de l'orthodontiste

Visite chez l'orthodontiste avec Miss Thing One (qui a sucé son pouce pendant des années) et le Filou (qui continue à zozoter).
On me demande la date de naissance, et puis :
— Leur taille, s'il vous plaît ?
— ...
— Leur poids ?
— Euh, la dernière fois que je les ai pesés elle faisait cinq kilo et cinq centimètres de plus que lui, mais... je ne sais plus le poids et la taille de départ...
— Ça ne va pas nous aider, alors. Ils se lavent les dents combien de fois par jour ?

(Je veux mon avocat)

— Une seule, le soir...
— Ce serait bien de passer au minimum à deux. Dorment-ils la bouche ouverte ou fermée ?
— Euh... Je ne dors pas dans la même chambre qu'eux, donc...
— (Soupir.) L'âge de leur première dent de lait ?
— ...
— Oh, quand même ! Vous ne vous rappelez pas de l'âge à laquelle ils ont eu leur première dent ?
— Ben, non. J'ai arrêté de les allaiter vers six mois, donc c'était après, c'est tout ce que je peux vous dire...
— Bon. Votre fille a deux incisives définitives, et deux autres qui sont tombées et n'ont pas encore repoussé. Elles sont tombées il y a longtemps ?
— ...

(Je veux mon avocat, vous dis-je !)

— Fais-moi un grand sourire, ma petite. Non, un vrai sourire. Non, pas une grimace... Madame, vous pouvez la chatouiller, s'il vous plaît ?
— Ah oui, ça je peux !
— Parfait, j'ai vu ce que je voulais voir.

Voilà, je suis une très mauvaise mère, mais je sais chatouiller mes enfants.

(Verdict : aucune urgence. Le Filou a une dentition quasi normale, et si Miss Thing One a besoin d'un appareil, ça peut attendre au moins deux ou trois ans de plus. Ouf. Ça me laisse le temps de réviser les réponses avant le prochain rendez-vous...)

dimanche 24 novembre 2019

A bas, a bas, a bas le patriarcat!

Un jour j'aurai le temps de vous raconter des choses, par exemple mon weekend campé. En attendant je vous offre une photo de mes trois gamins qui scandent "So-so-solidarité / avec les femmes / du monde entier" au milieu de 50.000 personnes venues manifester contre les violences sexistes et sexuelles.
(Z'avez vu, j'avais même réussi à trouver 2 manteaux de la bonne couleur)