dimanche 1 juin 2014

Convergence francilienne

Nous étions environ 3000, venus de toute l'Île-de-France, depuis Senlis pour les plus courageux, partis aux aurores. Des sportifs et des moins sportifs, des hommes et des femmes, des militants anti-voiture et des cyclistes du dimanche, des groupes d'amis et des familles... Seulement une trentaine au départ de ma banlieue, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et croyez-moi, quand les cinq branches venues de toutes les directions se sont retrouvées sur la place de la Concorde vers 13h30, cela valait le coup d'oeil.
(Cliquez pour agrandir)
Nous avons vu des vélos de tous les genres : des vélos de ville, des VTT, des vélos électriques, des vieilles bécanes customisées avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, des vélos couchés, un drôle de vélo à trois roues caréné comme un avion, des monocycles, des tricycles, une dizaine de biporteurs, et une demi-douzaine de triporteurs, dont le mien. Nous avons pédalé lentement, en côtoyant plein de gens sympathiques, en échangeant des plaisanteries, des informations sur nos équipements respectifs, ou juste des bavardages amicaux.
J'étais avec le Grand, qui n'a pas osé prendre son propre vélo (et je pense qu'il a bien fait), et les Things. Le Filou, trop petit pour sauter la sieste, est resté à la maison avec son papa. Contrairement à ce que je craignais, ça s'est vraiment très bien passé. Les Things n'ont pas manifesté d'impatience, il n'y a pas eu de dispute, nous avons pu admirer quelques monuments parisiens (l'obélisque, "c'est là où y a Pitou qui arrive dans Caroline" !), et même le trajet du retour, avec des gamins fatigués d'avoir sauté la sieste, n'a pas présenté de difficultés particulières. Trente-deux kilomètres en tout, que j'ai parcourus avec l'assistance électrique du triporteur le plus souvent au minimum – quelques courbatures à prévoir, mais rien de catastrophique. Au milieu, il y avait eu ce pique-nique géant sur l'esplanade des Invalides, au son des tambours venus nous accueillir, avec quelques roulades dans l'herbe en prime, sous un ciel juste assez couvert pour rendre superflu l'emploi de crème solaire.

Sauf catastrophe, croyez-moi, la convergence francilienne 2015, j'en serai !





12 commentaires:

  1. Le drôle de vélo à trois roues caréné comme un avion, c'est un vélomobile ;)

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    1. Je n'en avais encore jamais vus ! Du coup, maintenant que je sais comment ça s'appelle, je viens d'aller lire l'article sur Wikipedia. J'ai donc appris quelque chose, merci !

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  2. Nouvelle venue dans le monde de ceux qui se déplacent à deux roues, quid du port du casque ?
    Autre chose, j'aime bien ce blog monchervelo

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    1. Quel est ta question, au sujet du casque ? J'en mets à mes enfants, et j'en mets moi-même (sur la première photo, ma gamine n'en n'a pas, mais comme tu peux t'en douter, nous étions à l'arrêt, puisque je photographiais au lieu de pédaler). Cela dit, hier, c'était plus pour le principe et l'habitude que pour la sécurité, car à l'allure où nous allions, les risques de chute étaient très faible (et les risques de collision contre une voiture, contre lesquels le casque ne protège de toute façon pas de grand-chose, inexistants).
      Comme beaucoup de cyclistes, je mets toujours un casque, mais je ne suis pas favorable à ce qu'il soit obligatoire, pour plein de raisons (entre autres le fait que les pays où il l'est voient réduire considérablement leur pratique du vélo, et aussi le fait que ce serait un comble de légiférer "contre" les cyclistes à cause d'un danger créé par les voitures...)

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  3. Ma question était : faut-il mettre un casque ou non? Le casque est-il vraiment une protection ? etc.
    Nous réhabitons en ville depuis peu et ma fille, 11 ans, roule en ville sans casque… Moi aussi d'ailleurs ! Et quand nous sommes en vacances en Bretagne où le vélo est notre seul moyen de locomotion, personne ne porte de casque… Bref, en voyant tes photos, je me suis brutalement interrogée sur sa nécessité !

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    1. Lors d'un choc contre une voiture, un casque ne sert pas à grand-chose. En revanche, lors d'une simple chute, un casque peut être très utile. La plupart des gens que je connais qui ont eu des accidents de vélo sont tombés tous seuls : en heurtant une marche, en glissant un jour de pluie, en tournant trop vite en triporteur, ce genre de chose. Dans ces cas-là, un casque peut empêcher un traumatisme crânien. Cela dit, c'est comme au ski, chacun doit juger pour lui-même (et pour ses enfants). Moi, j'en mets toujours un, sauf quand je prends un vélib.

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    2. C'est arrivé à un collègue de ma mère. Il a eu une mauvaise chute en vélo, je crois qu'une voiture l'a doublé de trop prêt. Sa tête a heurté le rebord du trottoir, et il a perdu connaissance.
      Comme c'est un prof au look un peu négligé -ah les écolos ;)-, les gens qui passaient l'ont pris pour un clochard qui cuvait. De précieuses heures ont été perdues avant qu'il ne soit amené à l'hôpital. Je crois me rappeler qu'à partir de là tout s'est bien passé.

      Tiens, ça me fait me rappeler d'un truc qui m'énerve : les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route. Je suis cycliste, je fais attention, je suis patient. Il m'arrive toutefois de contourner un feu en passant en mode "piéton-trotinette" sur les passages cloutés.
      Mais ceux qui grillent les feux rouge pour se faufiler en biais dans la moindre brèche de la circulation contraire, je les trouve dangereux et leur sans-gène m'énerve prodigieusement. (peut-être parce qu'ils donnent une mauvaise image des cyclistes et que j'en suis un)
      Dans la file d'attente devant un feu rouge, mon goût personnel est de bien marqué ma place, plutôt au milieu, bref comme si j'étais une voiture. On va à la même vitesse qu'une voiture, de toute façon, en agglomération. Les conducteurs de voiture peuvent en prendre la mouche mais je pense qu'ils comprennent vite que c'est plus apaisant que d'avoir des vélos qui se faufilent constamment à droite et des motards qui doublent n'importe comment à gauche. De l'importance d'être vu quand on est cycliste.

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  4. Le vélib, symbole de liberté ?!
    en tout cas merci pour ton analyse. je vais y réfléchir.

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  5. "Le vélib, symbole de liberté ?!"

    Bah, ça demande un temps d'adaptation. J'ai vu ça à Marseille.
    Plus on s'en sert plus on sait prendre vite sa carte d'abonnement de 7 jours (une demi-douzaine de menus à faire défiler), prendre vite un vélo (taper un code à 6 chiffres puis son code perso à 4 chiffres), arracher son vélo à la borne (appuyer le bouton, entendre clic 3s après, gérer ce fichu aimant à la con), raccrocher son vélo (le petit son, le feu arrière ne clignote plus).
    Dernier soucis, les stations sans vélo et les stations sans borne pour reposer son vélo lors des heures de pointe : ça arrive, mais l'expérience faisant, on sait où est le parc de vélib le plus proche.
    Je n'en ferais pas un usage quotidien pour aller au travail, mais soyons franc : en agglomération, il faut déjà 15mn pour arriver à se garer, atteindre un métro c'est marcher 3mn x2 et attendre sous terre, alors un petit détour par une borne de vélo c'est très faisable.

    Pour tout ces désagrément le vélib a quand même de super avantages :
    - c'est vraiment pas cher
    - aucun entretient, c'est "sans soucis" : pas de soucis de creuvaison, pas de soucis de vol, toujours prêt et propre
    - la sensation d'équilibre et de vitesse est très agréable. D'autant pls dans une ville du sud où le temps est souvent beau.

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  6. La chute, c'est arrivé à une amie. Elle n'a pas eu besoin d'une collision avec une voiture pour se manger un trottoir dans une descente (les collines ici, ça peut grimper sec) la nuit. Sans casque...mais heureusement qu'il y avait quand même encore une ou deux voitures pour que quelqu'un la voit inanimée et appelle les pompiers. Bon ça s'est bien terminé, à sa sortie d'hosto, elle était aussi folle qu'avant malgré son coup à la tête.
    On rend obligatoire tout et n'importe quoi pour remplacer le bon sens.
    Flâner en vélo à 10 km/h sur une piste entre deux champs de coquelicots ne requiert pas l'équipement d'Iron Man, soit. Si on roule sur la rocade en tee-shirt à moto et qu'on se viande, on n'a qu'à s'en prendre qu'à soi-même en cas de chute.

    Je pense comme Juju : les vélos-voyous sont insupportables (ce sont des chauffards, en somme!), qui se croient affranchis du code de la route, et roulent sur le trottoir au mépris des piétons plus vulnérables, ignorant la piste cyclable.

    Moi j'aimerais bien un tricycle comme pour les petits, mais pour les grands.

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  7. J'ai déjà fait la convergence (2012 et 2013) en vélomobile. C'était très chouette. Le vélomobile est très confortable, protecteur, très rapide sur le plat, très lourd en montée. A conseiller aux cyclistes puissants en plaine, qui valorisent le gain aérodynamique important à grande vitesse.

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    1. Oui, c'est un bel engin ! Je me pencherai sur la question quand je n'aurai plus de gamins à transporter...

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